The Voodoo purple girl – Portrait d’une femme qui roule à moto !

Tout le monde le sait aujourd’hui, faire de la moto, ce n’est plus seulement un truc de mecs. Que vous soyez en ville, en milieu rural ou même encore sur un circuit de vitesse, les femmes sont sur leurs deux roues et elles assurent !

A #DBDLT, les femmes sont venues nous rejoindre pour nos balades franciliennes dès le début de l’aventure. Il faut dire qu’on est plutôt cool ;-). Depuis quelques mois, il y en a une qui a roule avec nous régulièrement et à l’occasion de notre dernière sortie du côté de Chartres, on en a profité pour lui poser un tas de questions. Elle s’appelle Stéphanie et on est ravis de vous la présenter.

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STEPHANIE, PARLE NOUS UN PEU DE TOI

J’ai dépassé la quarantaine, je suis parisienne et mon scooter me transporte depuis 6 ans au gré des bouchons de notre belle capitale. Je travaille dans la finance ou plus exactement je cherche un boulot car je suis au chômage en ce moment. D’ailleurs si vos lecteurs ont du travail pour moi, qu’ils n’hésitent pas !

COMMENT ES-TU PASSEE DU SCOOTER À LA MOTO ?

La moto et moi, c’est une histoire vieille de 12 ans environ. Je venais de rencontrer mon futur mari, qui lors de notre premier rendez-vous est venu me chercher chez moi avec sa moto, un Seven Fifty. Je m’en souviendrai toujours, c’était à la fois excitant et un peu effrayant. Après avoir compris qu’il fallait suivre le mouvement de la machine, j’ai rapidement pris du plaisir à jouer le rôle du sac de sable comme on dit dans notre jargon de motard. Nous avons enchainé les weekend à nous balader ensemble et j’ai découvert ce que voulait dire l’expression « liberté de rouler ». Plus tard, lorsque nous avons décidé de nous marier, il me propose de rompre le cliché du voyage de noces sur une île paradisiaque et me dit « ça te dirait de faire un Road Trip en Harley en Australie ? ». Original, non ? J’ai tout de suite dit oui et aujourd’hui, ça reste un des plus beau Trip jamais fait.

OK, MAIS TU N’AS PAS REPONDU A LA QUESTION

J’y viens, patience 🙂 . Il y a plus d’un an, à côté de moi à un feu rouge dans Paris, une nana très Rock n’Roll déclenche une pointe de jalousie. Elle est trop canon sur sa moto ! Une Bonneville.

Le soir même, je rentre et j’annonce à la maison « je passerai bien mon permis moto maintenant, j’en ai envie, je suis prête ! ». Le weekend suivant, je m’inscrivais. Maintenant que je l’ai, je peux le dire, j’en ai bavé ! Il est devenu dur à avoir ce permis, enfin surtout le plateau, et le stress de l’examen m’a joué quelques tours. Aujourd’hui, ca fait plus de 6 mois que j’ai réussi ce fameux permis A et c’est un pur bonheur ! Je me demande souvent pourquoi je ne l’ai pas passé avant, j’ai l’impression d’avoir perdu des années de plaisir à rouler sur ma bécane…

Mais je me rattrape, je passe mon temps à guetter le moindre rayon de soleil pour sortir et rouler. J’insiste sur « Rouler » car c’est bien ça que je cherche dans la moto. Je ne suis pas branchée « club ou chapitre ». C’est sans doute sympa et ça facilite les rencontres mais ce n’est pas ma came. Passionnée de voyages en tout genre, j’aime rouler et si aujourd’hui, je suis encore en phase d’apprentissage, j’espère bien dès 2015, me projeter sur un petit périple. Pour commencer, je tenterai de partir quelques jours, histoire de voir mon niveau de résistance.

MAIS AU FAIT, TU ROULES SUR QUOI ET POURQUOI ?

Je roule sur un 883 Iron couleur Voodoo Purple Harley Davidson. J’adore cette moto et cette couleur, je kiffe ! Et en plus, chaque fois que je vois ce modèle, je vois toujours le noir Denim,  du coup, j’ai l’impression d’avoir un exemplaire unique ! D’ailleurs, je ne vous l’ai pas dit, je n’avais pas encore mon permis qu’elle était déjà dans le box. Un sacré cadeau de Noël, offert par mon mari, qui s’est transformé en supplice. Imaginez une boîte de bonbons fermée à clé à la vue d’un enfant gourmand et vous comprendrez ce que j’ai pu endurer. Sans parler de la pression supplémentaire pour le passage de l’examen ! Pour palier à cette frustration, il m’emmenait rouler dans la zone portuaire de Genevilliers, totalement en inactivité le dimanche.

Après, pourquoi Harley ? Pourquoi pas ! J’ai longuement hésité avec d’autres marques comme Triumph ou Moto Guzzi et même Honda puisqu’au permis je roulais sur un Hornet. L’hiver dernier, je suis allée au Mondial du 2 roues, histoire de les essayer toutes…. Enfin sauf Harley qui a fait l’impasse sur le salon… J’ai même passé pas mal de temps sur le stand Royal Enfield. J’ai finalement choisi l’Iron car je trouvais que ce modèle très Rock me correspondait bien. Bon d’accord, j’ai fini par le prendre violet pailleté 🙂, preuve qu’il y a un peu de girly chez moi tout de même.

MERCI STEPHANIE ET A TRES VITE SUR LES ROUTES

D’accord, et à ce sujet, prévenez-moi quand vous organisez la prochaine sortie #DBDLT !

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Martel en tête… de bielles !

Bon pour tout vous avouer à #DBDLT on est plus big twin que flat-twin sans être sectaire. Alors c’est vrai que les Teutones avec des selles en forme de brioches dorées commencent à courir les rues mais il faut reconnaître que certaines vieilles mémères peuvent nous tirer un sourire nostalgique voire une moue respectueuse quand le travail de restauration et d’esprit vintage dépouillé est bien réalisé.

C’est le cas de l’ami Fabrice Martel croisé lors d’une sortie au Motors and Soul, amoureux de ce flat twin mais qui a eu le plaisir d’essayer une customisation d’une des dernières BMW la R nine T. Vous le prononcez comme vous-voulez mais c’est sur que c’est moins facile que Fat Bob ou Street, Slim… 😉 De plus Fabrice n’est pas totalement tombé du côté de la force obscure car vous verrez qu’il garde pour le Big Twin une belle place dans son cœur et son garage.

Bon bref on a rencontré Fabrice !

Fabrice qui es-tu ?

Je suis motard depuis maintenant quinze ans et je roule tous les jours en moto.

J’aime les choses artisanales, les détails, le soin apporté aux objets tant par la conception que par leur fabrication.

Je travaille dans le prêt à porter féminin principalement dans le secteur du luxe, de par ma fonction de modéliste, je conçois des vestes, manteaux, robes, jupes, etc  en employant des étoffes parfois très légères et délicates en travaillant de paire avec des artisans de métier très qualifiés. C’est ce que j’aime retrouver dans mon style de vie.

Lorsque j’étais gosse mon chemin a croisé celui de cette motocyclette assez étrange avec son moteur qui est disposé de part et d’autre de la machine. C’était dans les années ’70 et cette image m’est restée. Plus tard je me suis intéressé à cette moto si particulière qui a un côté brut, racé et en même temps dégage une certaine prestance. J’ai passé mon permis pour pouvoir conduire cette moto et je suis à mon troisième flat (R60/6, R90/6 et aujourd’hui un R 100S de ’79 préparé). J’ai en même temps possédé un Sportster 1200R de ’04 carbu préparé. J’ai depuis ’08 un Crossbones Harley Davidson préparé également.

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La moto de caractère c’est le WE et pour des sorties sous le soleil ?

J’utilise mes deux motos tous les jours en alternance pour me rendre à mon travail, pour me balader et depuis mars ’14 pour effectuer des rides avec le groupe dont je fais parti, The Parisians, avec lesquels j’ai pu découvrir les régions du Vexin ou de La Vallée de Chevreuse entre autres.

Comment connais tu Daniel Motos et Louis qui sont à l’origine de ce projet d’une BMW tranchante ?

Il y a des prénoms qui reviennent plus souvent lorsque vous fréquentez le milieu des flats anciens, dit de caractère, et celui de Louis revenait assez souvent. On m’a à maintes reprises vanté ses mérites tant au niveau de ses qualités professionnels, de son expérience,  de ses qualités humaines et de son humilité.

Lors de ma première rencontre avec Louis, on est rentré dans le vif du sujet sans chichi. C’était il y a peut-être une dizaine d’année, je me suis présenté à l’atelier de la concession Daniel Motos pour un problème sur mon flat, les jeunes de l’atelier ont commencé à rire en la voyant car pour eux c’était une source de problème et rien qu’une vieille moto. Louis est arrivé et a remis les choses à plat.

Messieurs, lorsque vous saurez faire des diagnostiques sur une machine comme celle-ci et régler les carbus à l’oreille ou faire une synchro sans brancher une mallette, vous aurez franchi une étape et vous commencerez dans le métier. Une moto de plus de trente ans qui roule encore très bien tous les jours, c’est pas par hasard.

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Toi qui aime les anciennes BM, tu la trouvais comment la R Nine T ?

J’avais vu la première version sur le Café racer festival de ’13 avec la version originale et celle de Roland Sand. Et auparavant des articles ici et là notamment dans le magazine Moto Heroes. Je lis rarement les fiches techniques des motos car un essai vaut plus qu’une série de chiffres et les sensations au guidon sont tellement subjectives. Je savais par contre qu’elle me plaisait et que sa ligne si particulière pour un engin sportif et ses cylindres à plat ou ce son rauque et mélodieux étaient plébiscités.

Tes 1eres sensations sur la Barenstark 00 de Daniel Motos?

Les premières sensations apparaissent lors de sa découverte sur sa béquille latérale et que j’ai tourné autour. Je retrouve plusieurs détails qui ont bien entendu évolué mais que l’on reconnaît. Les cylindres à plat, le moteur en croix de dessus, les ailettes, la transmission secondaire par cardan et les boîtiers d’injection en lieu et place des carbus BING ou DEL’ORTO. Chaque chose a une fonction bien définie et pensée, c’est ce qui rassure et que j’aime chez BMW.

Un fabricant de moteur d’avion qui a pour logo une hélice devant un ciel bleu est un gage de fiabilité. Au démarrage on entend la pompe à essence, l’injection et le moteur qui part, ce son est envoûtant, sauvage et me rappelle que ces aînés étaient des machines de caractère créées et conçues par des passionnés. La première enclenchée  est précise et net, une légère accélération et la voici qui se meut, son cri s’intensifie, je pars de la concession, je sens au bout de quelques tours de roues que je la retiens, elle attend que la route se défile sous ses gommes.

Alors une moto exigeante ou une prise en main assez rapide comme c’est souvent le cas chez BMW ?

La prise en main est assez simple, l’ergonomie est bonne et logique. Moi qui ne suis pas très commande reculées, je suis à l’aise en calant mes cuisses autour de son réservoir, l’assise est étonnement confortable malgré la finesse du rembourrage, au bout d’une heure environ j’ai pris mes marques et dans le flot de la circulation durant les heures de pointes à Paris centre , les arrêts aux feux et départs répétés s’enchaînent sans difficultés.

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Est-ce que les sensations sont au niveau du look de cette machine ?

Je suis sur une machine moderne, puissante, coupleuse  mais en même temps avec la sonorité des anciennes Clubman que j’affectionne particulièrement. Je suis bien. Un peu plus tard dans la soirée, Paris by night, aux abords de la Seine, de ses monuments et de la ville qui se vide, on a cette étrange impression que la ville nous appartient, cette sensation de liberté est amplifiée en traversant les tunnels et en se délectant de son chant mélodieux.  Elle produit son petit effet à l’arrêt, en marche et lorsqu’on la quitte, on connait tous ce moment où en partant, on se retourne une dernière fois comme pour se rassurer et conserver son image, ses lignes et profiter de ses courbes et c’est à cet instant que l’on sait que c’est la bonne.

Changerais-tu ton flat pour cette belle machine?

Pour autant, je n’échangerais pas mon 100s contre la nine T car cette moto aussi précise que ses lignes a une utilisation et fonction première qui n’est pas d’être polyvalente et personnellement c’est ce que j’attendrais d’elle.
En revanche, encore une fois par rapport à mon utilisation, ce pourrait être une troisième moto, celle que l’on prend pour son plaisir égoïste, cette machine à sourire est efficace et je pense que c’est ce que l’on attend avant tout.

Merci Fabrice et see you soon on the road 🙂

Nota : Merci à Gaëlle Levy pour l’idée de cette ITW

Au passage et avec notre touche de social media on conseille Daniel Motos de vite refaire son site web 😉

Harley et les amortisseurs… une histoire pas toujours d’amour !

Une Harley on craque sur son look, son moteur, sa conduite si spécifique mais vite on change pas mal de choses dont les amortisseurs. Pour avoir eu un sportster cela passait encore, sur un touring pas la peine car le confort est roi. En revanche avec une Dyna Street Bob si vous n’êtes pas adepte de rodéo, de coussin en noyaux de cerise il faudra soit changer la selle soit les amortisseurs pour retrouver un peu de confort.

Et là vous rentrez dans une autre dimension car les combinaisons, les choix sont pléthoriques : Progressive Suspension, EMC, Ohlins, Fournales, le catalogue Harley…la liste est longue et après un peu de recherche sur le forum FSB et deux trois mail à Mike à Capon je me suis décidé pour une paire d’amortisseur Shock Factory.

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L’homme de l’art m’explique que « D’origine votre machine est montée avec les amortisseurs 12″ (environ 305mm) avec un débattement à la roue assez limité de 79mm. C’est le manque de débattement accouplé avec une hydraulique peu efficace qui provoque les coups de raquettes quand les amortisseurs arrivent en fin de course (talonnage). » Il me conseille alors de prendre des amortisseurs en 13″ pour justement gagner en confort. Au passage je demande des ressorts rouges pour coller avec les jantes de mon édition spéciale et c’est parti !

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Très rapidement le colis arrive et au déballage on a du sérieux , rien à voir avec les amortisseurs stocks.

Bon là ensuite vous avez le choix soit vous allez avec vos amortisseurs dans votre concession H-D prendre rendez-vous et débourser environ 70 € soit vous vous êtes grand, soit vous avez un copain sympa et chez France Street bob ils le sont.

Donc direction le copain Eric qui m’épate par son calme, organisation et rapidité pour enlever la selle et mettre la moto en l’air avec un petit pont élévateur afin de pouvoir retirer sans problème les deux amortisseurs d’origine et surtout replacer les nouveaux qui font du 13″ et non du 12 « . Il faut ensuite replacer les boulons puis rabaisser la moto et bien visser. Un petit tour pour voir si tout va bien et une bière pour fêter cela.
Vous ne pourrez pas reprendre les caches amortisseurs d’origine qui ne s’adaptent pas sur ceux-là mais j’aime autant le look ainsi.

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Du point de vue look cela correspond à mon attente d’avoir une note de couleur rouge en accord avec ce modèle et l’augmentation de hauteur n’est guère frappante. a ce sujet votre béquille ne nécessite pas d’être rallongée mais ne béquillez pas trop en pente car la moto penche plus avec cet arrière plus haut.

Du point de vue du réglage je laisse de nouveau la parole à Mike : « Les amortisseurs sont livrés avec les ressorts pré-réglés. Le réglage du ressort serve a régler l’hauteur de la machine. De comprimer ou de détendre les ressorts n’a aucun effet sur leur dureté. Le réglage de base pour les ressorts de FX est établi comme suivant. Avec les amortisseurs plein ouverts (sur centrale ou sur latérale et tirez vers la gauche) mesurez la longueur des ressorts. Le réglage de base est de 204mm. Pour roulez en duo ou chargé il faut ajouter de la précontrainte par 2/3 tours du ressort Hydraulique. Les deux molettes ont chacun 14 crans de réglage. Plus qu’on serre les molettes plus que la suspension est ferme. Le réglage de base est de 6 crans a partir du minimum. »

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Alors pour ajuster rien de tel que des essais, à mon avis le réglage d’origine sera un bon compromis pour la grande majorité mais perso vu les routes pourries du 77 j’ai mis bien bas le réglage à deux crans seulement et le confort est vraiment là désormais. Pas de méchant coup de raquette après un nid de poule ou une déformation de la route qui affecte la conduite mais surtout vos vertèbres. La tenue de route est plus précise on sent moins de flottement lors des raccords sur la route dans le train arrière et avec le guidon hollywood le street bob devient pour le coup très joueur sur les départementales.

De bons amortisseurs c’est vraiment du plaisir en plus, reste la selle qui malgré son apparence accueillante est plus proche d’une selle de cheval que d’un pullman. Elle est parfaite pour aller au bout de la nuit à Paris un peu moins pour envisager des road trip mais là encore chacun son confort et ses habitudes de roule.

Let’s screw it 🙂

Le Microsillon vous invite !

Grâce à  #‎DBDLT, le Microsillon vous invite, comme VIP de Harley‬ !

Jeudi 16 octobre concert de Chelsea « An american man »  de 20h à 22h répertoire folk et pop.
A cette occasion sur présentation de votre  clef de Harley, un bière vous sera offerte au bar !

Vous pouvez aussi accompagner cette mousse d’un bon dîner alors  n’hésitez pas à leur  téléphoner pour réserver.

Tel: 01-46-28-17-03

Leur site :

Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes

Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes est un best-seller pour plusieurs raisons, la qualité de son écriture, l’intrigue ou les intrigues, sa poésie et sa philosophie distillées sans lourdeur au fil des pages.

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Je dois dire que sa lecture a été pour moi comme le voyage entrepris par l’auteur et son fils entre émerveillement, agacement et incompréhension. Il est plus question de folie que de zen dans cet ouvrage et comment un homme obnubilé par la qualité à en devenir fou retrouve la paix par un retour à la mécanique d’une bonne vieille moto.

J’ai adoré ses recommandations autour du choix des itinéraires pour trouver le plaisir à moto : ne jamais prendre des routes droites sur la carte mais celles qui se tortillent ! La description du plaisir de simplement rouler en prenant son temps et sans connaitre son itinéraire par cœur.

Intéressant aussi de le voir faire la liste des choses à emporter dans son paquetage et on se demande comment il arrive à faire tenir tout cela sur sa machine.

C’est aussi des pages sur l’amitié qui se créent quand on partage la route et l’éducation que l’on peut donner à ses enfants ainsi que la difficulté des rapports père-fils dans l’éducation et l’aide que l’on peut leur apporter à grandir parfois en surpassant des crises.

Laissez-vous donc emporter à cette époque des BMW 60 et devinez quelle moto conduit l’auteur 🙂

Vous connaissez Virage 8 mais connaissez vous Stéphane ?

La communauté moto de caractère, qui comprend aussi bien les big twin que les anglaises et les réalisations custom, est de plus en plus riche. Nous vous proposons d’en découvrir les acteurs au travers d’Interview qui nous permettrons de mieux connaitre ou découvrir ceux qui sont derrière des blogs connus, des garages, des boutiques, des associations ou MC…

Pour lancer cette rubrique c’est Stéphane Lhuillier de Virage 8  qui nous a fait le plaisir de se livrer un peu 🙂

Stephane Lhuillier@Motors and Soul 2014

Bonjour Stéphane,

Virage8 c’est juste le plaisir de partager ta culture de l’univers de la moto de caractère ou un projet à plus grande envergure ?

Virage8 est né de notre envie de partager, Etienne et moi, notre passion de la Culture Moteurs. Chemin faisant, les Runs et Balades que nous avons organisés depuis un an nous ont conduits à organiser l’événement Motors and Soul les 6 et 7 septembre derniers. Cet événement a dépassé toutes nos attentes avec plus de 500 véhicules de caractère – motos et autos – réunis durant ces deux jours. Les commentaires que nous lisons sur les réseaux sociaux nous encouragent à envisager un second Motors and Soul en 2015.

Le succès tu l’attribues à quoi ?  Vos contenus, vos événements, votre réseau ?logo-virage8-rectangle

Oh là, je ne parlerais pas de succès!  Simplement, les trois mots-clés qui animent tout ce que nous faisons – Passion, Partage et Plaisir – semblent appréciés par celles et ceux qui nous suivent et qui désirent venir vivre un moment avec nous.

Quel est ton regard sur l’évolution du monde de la moto avec un public qui change au fur et à mesure des influences des mouvements hipsters, bobos, neo-retro et aficionado d’une marque clivante comme BMW, Harley ou Norton?

Je pense que nous sommes tous des motards quelque soit la marque ou le style de notre moto. Le plus important à mes yeux, c’est l’attitude, par exemple, un bon état d’esprit, une attitude positive ou le respect des autres. Lors de nos événements, j’aime à regarder des motards de marques ou de styles différents discuter entre eux, regarder chacun la moto de l’autre. Là, je sais que la passion s’exprime.

Pour toi le look ça fait partie du plaisir de faire la moto ? Tu serais plutôt barbour ou cuir avec patch 🙂

Plutôt les deux à vrai dire 🙂 mais plus que le look, j’ai découvert il y a peu de temps que la qualité des vêtements fait partie du plaisir de rouler à moto. J’ai récemment investi dans un excellent casque, une veste mythique, un pantalon cuir fabriqué par un petit atelier dans Paris et des bottes hyper confort, et je m’en réjouis chaque fois que je vais faire un tour.

Quelle est pour toi la limite entre ce qui est cool et ce qui devient superficiel  dans cet univers ?

Seule l’attitude prime.

Ton choix de moto pour visiter la Toscane ce serait Ducati et gazz ou Harley et potatopotato ?

Les deux en fait ! J’étais en Emilie-Romagne début juillet pour essayer la nouvelle Ducati Monster 821 et j’ai pris grand plaisir à tourner la poignée dans le coin. De même, quand mes obligations professionnelles me le permettent, je monte sur mon Electra et je pars pour quelques heures ou plusieurs jours de potatopotato. Dans les deux cas c’est un intense plaisir.

Peux-tu nous donner ton dernier coup de cœur que ce soit en équipement, en machine ou contenu ?

Des coups de cœur, on en publie tous les jours sur Virage8. Aujourd’hui c’est la vidéo du film l’Affaire Thomas Crown avec Steve McQueen et Faye Dunaway sur une chanson de Michel Legrand interprétée par Sting. Un grand bonheur !

Ta dernière belle rencontre grâce à Virage8 ?

Tous les gens cool que j’ai croisés à Motors and Soul début septembre.

On est très social media sur #DBDLT alors on aimerait savoir comment à Virage8 vous voyez la complémentarité entre  votre blog et votre page Facebook mais aussi Pinterest et Twitter que vous avez commencé à défricher.

Euh … joker ! On se contente d’utilise les réseaux sociaux pour présenter brièvement les articles que nous publions sur notre site. Peut-être y a-t-il une meilleure complémentarité. Vous savez vous ?

Oui un peu on en reparlera 😉 mais en gros pour nous le blog constitue le coeur de la présence sur le web, facebook permet de gréer une communauté de rentrer en conversation avec plus facilement, twitter de couvrir les événements et toucher un public souvent plus pro et enfin Pinterest permet de séduire et communiquer par l’image. Tout cela rentre en synergie avec un bon community management pour améliorer la visibilité des contenus et développer la communauté. Mais le plus important c’est le contenu et en ce domaine vous-êtes TOP chez Virage8 🙂

Enfin en conclusion peux-tu nous dire quelques mots sur les projets de Virage 8 dans les mois qui viennent ?

Nous avons deux gros projets pour cet automne. Le premier, c’est le lancement de l’Association Virage8, créée pour plus de rencontres, plus de balades mais aussi pour bénéficier de réductions chez certains commerçants, etc.

L’Association Virage8 est ouverte à celles et ceux qui veulent aller plus loin, qui veulent faire partie de l’aventure plus encore moyennant une cotisation annuelle. Pour y adhérer, il suffit d’envoyer un mail à run@virage8.com.

Notre second projet, c’est de repérer les 4 balades d’une semaine que nous organisons l’année prochaine.

Pour 2015, nous avons choisi

  • la Corse,
  • les Pyrénées,
  • les cols Suisses
  • l’Andalousie

Ça fait déjà un beau programme de repérage, mais ça va surtout faire de belles balades entre mai et septembre 2015 en groupe de 10 motos et autos sous la conduite d’un guide. Des moments inoubliables en perspective. Pour obtenir plus d’informations, il suffit d’envoyer un mail à run@virage8.com.

Merci Stéphane pour ton temps et good vibes !

Merci Vincent, c’était un plaisir. Bonne route à Des bielles dans la tête. On aura plaisir à vous suivre 😉