Utiliser des bouchons d’oreilles en Harley : bonne idée ou hérésie ?

Quand j’ai annoncé que je faisais un test des bouchons d’oreilles pour rouler avec ma Harley, j’ai reçu pas mal de commentaires d’incompréhension.

Une Harley c’est un son inimitable alors pourquoi vouloir s’en priver ? On pourrait même penser que le son est donc trop fort et finit par nous gêner tout comme il peut gêner nos voisins et autres personnes que nous croisons.

Pour certains adeptes des pots vides la question peut en effet se poser mais les verbalisations vont aussi ramener les excès vers un bruit compatible avec notre environnement.

Donc parlons d’une moto qui bénéficie de pots homologués mais améliorés comme nous en trouvons sur nos catalogues préférés, ou de pots un peu libérés. Le bruit est plus sourd à l’accélération mais reste compatible avec des relations de voisinage apaisées.

Si vous prenez votre Harley pour faire quelques kilomètres chaque jour la question peut se poser de l’intérêt de ces bouchons d’oreilles qui rajoutent du temps à votre préparation. Pour ma part au-delà de 20 minutes je les prends avec moi désormais.

Maintenant prenons le cas de nos grandes virées de plusieurs heures et centaines de kilomètres et là il faut expliquer ou rappeler que dépassé les 100 km/h ce n’est pas le bruit du moteur seulement mais tous les autres bruits qui accumulés produisent une réelle fatigue : le bruit du vent, le casque et la visière ou les lunettes, les sangles, le blouson qui bouge et le bruit de la circulation.

Imaginez rouler dans une voiture fenêtres ouvertes pendant des heures à 120, 130 km/h et rouler dans une voiture haut de gamme parfaitement insonorisée …

Alors j’ai essayé les bouchons d’oreilles de couleur que l’on donne dans les avions, les boules quies, mais franchement pas mal de désavantages en termes d’efficacité car on entend tout ou plus grand-chose et ça peut être dangereux. Donc j’ai testé les bouchons d’oreille Alvis MK 4 et Mk5 envoyés par le fournisseur.

Mk5_White

Les deux sont assez impressionnants en terme d’efficacité mais ça ne se met pas comme des boules quies non plus hein, il faut du doigté et l’oreille consentante !

Ne déchirez pas l’emballage comme bien sûr je l’ai fait car le mode d’emploi est écrit dessus! De toute manière leur site explique bien le choix entre différents modèles et tailles et la façon de les utiliser.

Je n’ai pas trouvé de différence d’efficacité entre les deux en revanche et j’ai préféré le modèle MK4 que j’ai trouvé bien plus facile à installer et tout aussi confortable que les MK5. Je n’ai en revanche pas dépassé les 2 h de test consécutifs donc à voir sur une journée en septembre avec une sortie en Normandie.

Le Mk5 est plus difficile à installer et remplit moins bien son rôle que le MK4 car il a tendance à ressortir. De plus les mousses des embouts semblent assez fragiles mais il y a un jeu de rechange.

Les deux bouchons d’oreilles bénéficient de deux niveaux d’atténuation du son avec un petit clip (clapet de fermeture) qui permet de fermer complètement le bouchon et réduire encore les bruits. Je n’ai pas trouvé nécessaire de l’utiliser.

La grande différence c’est la disparition des bruits très présents auparavant dans mon casque jet du vent, des bruits des différents éléments. Le moteur reste bien audible comme ceux des autres utilisateurs 😉 mais de manière moins forte et moins agressive.

Il en ressort un réel confort et nous validons à 100% leur utilisation.

Une mise à jour à venir après notre grande balade en Normandie 🙂

L »équipe DBDLT vous proposera d’autres tests dans les mois qui viennent 🙂

De Paris à Grimaud, donnez un CVO à un poireau et il prendra le melon ! – Jour 3

Et voila le dernier épisode du poireau en CVO qui vous a bien amusé de Paris à Grimaud on espère.

Je voulais tout de même vous raconter le bout de la route car ce fut le plus intéressant. Le temps avait décidé de se mettre au beau fixe , on a attaqué les routes magnifiques des gorges du Tarn et massif des Cévennes.

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

 

Rappelez-vous, Gérard nous avait prévenu la veille après une bonne bouteille « Si tu prends bien les deux premiers virages, les deux cent autres suivront… sinon … » (voir l’épisode 2 de Paris à Grimaud). Autant dire que je me suis appliqué à bien relire mes notes sur la trajectoire idéale, le point de corde et de sortie, les doubles rétro pédalage, euh non là je m’enflamme.

Le lendemain j’ai l’œil vif et la poignée alerte pour rencontrer mon destin ! J’ai bien en tête le massage hypnotique et je passe les deux premiers virages dans un style impeccable et coulé mais ça ne m’a pas empêché de serrer sacrément les fesses dans certains des 200 autres virages à suivre!!

Le secret c’est le rythme, comme au golf, comme au taichi sans rythme il n’y a pas de grâce et que des efforts, des tensions et donc pas de plaisir. Il faut savoir placer la machine et ne pas vouloir la guider de force mais sentir que le pied intérieur, le corps vont permettre de trouver le placement idéal. Le problème c’est quand le poireau s’enflamme sur 3, 4 pifs pafs et commence à prendre des courbes de plus en plus larges et stylées en oubliant que la route n’a pas été spécialement fermée pour lui !

La spécialité du coin c’est le véhicule utilitaire conduit par un kamikaze du volant ou un local qui a une très forte envie de vous montrer qu’il connait chaque gravillon de la route… Soit vous l’avez au cul, soit devant-vous avec la magie du CVO pour profiter de 300 mètres de ligne droite pour le déposer tout en sachant qu’il en faudra plus que ça pour le larguer dans la suite de virage qu’il prendra s’il le faut sur 3 roues !

A dire vrai je préfère les routes plus ondulantes et avec plus de visibilité de la crête des Cévennes et ce paysage grandiose. Ouahhh notre ouest Américain !

Bon ayant une fâcheuse tendance à jouer au poisson rouge pour tout événement qui a dépassé 15 minutes je ne vous ferai pas un compte-rendu de la route mais les sensations restent et franchement elles furent au zénith avec cette belle équipe, ce soleil, ce parcours bien choisi par le staff Harley.

De Paris à Grimaud … Biker’s Land

Nous arrivâmes à Grimaud dans les embouteillages et bienvenue à biker Land, ses boutiques, restos, concerts et surtout la foule des amoureux du big twin.

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

De Paris à Grimaud pour le rassemblement HarleyOn a bien rigolé les pieds dans le sable avec un verre à la main, croisé les charmantes RP de Harley et d’autres blogueurs ou blogueuses mais croyez le ou pas le lendemain la seule envie était de repartir du village pour redécouvrir l’arrière pays. Ca tombait bien puisque Christophe devait faire quelques photos pour son magazine #followed.

Tiens au passage Valérie un casque pour toi 😉

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

Le casque pour les gorges du Tarn 🙂

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

Le massif des Maures

Au guidon des deux Street Glide on a sillonné la côte, trouvé un chouette resto au bord de la mer et une cuisine des plus fraîches et appétissantes avant d’attaquer le massif des Maures.

Route incroyable que l’on a du prendre dans le mauvais sens car nous croisions les groupes de motards au lieu de les suivre !

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

On a trouvé un bout de route pour les clichés et le poireau magnifique sera donc dans le prochain numéro du magazine followed.

Et là sur cette route le poireau découvre qu’il n’est plus vraiment un poireau car tous les groupes semblent se traîner vu le rythme adopté depuis ces deniers jours. Ils nous laissent d’ailleurs passer au bout d’un moment et filer pour savourer virages sur virages cette dernière sortie avec des Harley d’exceptions.

La fin du poireau

Ces motos sont fantastiques vous l’avez compris si vous avez la bougeotte et aimez les grands espaces. En revanche elles ne raffolent pas des virages en épingles et dévers comme ces petites routes peuvent nous en proposer mais en revanche sont finalement hyper polyvalentes. On aura roulé un peu sur tous types de route et même les graviers, le sable, sous la flotte, le vent, la mitraille et les grenades… Euh non ça c’est pour Paris et le retour.

Merci donc à mes co-équipiers et à Harley France pour ce voyage inoubliable et m’avoir décerné le permis Touring pour leur avoir ramené les machines sans une égratignure après toutes ces grandes aventures pour un petit poireau !

Je garde mon Street-Bob mais après être passé sur CVO lui il est passé en Stage 1 mais ce diable rouge de CVO est une sacré belle machine à rouler et à rêver !

De Paris à Grimaud et l’éveil du poireau face à 450 kg de Harley – Jour 2

Le second jour du roadtrip de Paris à Grimaud nous voit frais et dispos après un peu d’étirements et un bon petit déjeuner avec le reste de l’équipe. Très frais même puisque nos selles sont recouvertes de givre ! On doit friser les 3 degrés et les machines s’ébrouent lentement au rythme du doux son des pistons, d’un soleil radieux et du chant des petits oiseaux guillerets. On part sur un filet de gaz de ce village bien tranquille vers la ROUTE !

Une Electra Glide royale

Les routes sont parfaites et permettent enfin de profiter de cette Electra Glide CVO, de ses poignées chauffantes et de son moteur enjôleur. Bon voilà j’écris comme un journaliste de Paris Match depuis le début de cet article maintenant !

De Paris à Grimaud en Harley-Davidson Electra Glide
Bon bref on se sent en confiance et si hier était à la prudence vues les conditions dantesques et le test grandeur nature de l’efficacité du carénage, aujourd’hui permet de mieux analyser le confort de cette machine.

Oubliés les coups de raquette vicieux des vieux Sportser et mêmes de certaines Dyna qui demandent de passer par la case customisation. Là on est direct sur du pudding entre une assise bien confortable et une suspension permettant de préserver son dos sans jouer au yoyo en cas de conduite plus rapide.

Il est fier votre serviteur Poireau sur son magnifique destrier, enfin jusqu’au moment où le parcours nous mène vers des sous-bois. Imaginez, un soleil printanier, une route qui ondule et s’aventure au milieu de la forêt avec les jeux de lumière, la faisant scintiller de mille feux… Oh la si elle scintille à 3 degrés au soleil, à l’ombre ça sent limite la plaque de verglas !

A 550 kg machine, pilote et bagages on devient prudent voir pusillanime sur ce type de parcours ! Mais devant, emmenée par un Gérard confiant dans ses machines, le train ne ralentit pas. En cinq minutes ils m’ont déjà mis un boulevard mais moi je suis prudent et pas adepte du « Ca passait c’était beau » ni du « Celui qui freine est un lâche ! ».

Les routes sèchent peu à peu et on quitte la forêt mais ça tourne toujours autant et là force est de constater que si sur mon Sportster ou mon Street-Bob je pouvais jouer au pilote et attaquer les virages avec des trajectoires free-style, je suis bien embarrassé sur une touring. C’est un rail cette Electra et tu as intérêt à bien la poser dans la courbe et bien enrouler en prenant de l’angle… ce qui ne va pas de soi quand on découvre cette machine.

Alors merci au moteur CVO qui permet dans chaque ligne droite de rattraper un peu de retard, de freiner bien trop sagement en début de virage et de relancer le jeu de la catapulte en sortie. C’est pas du pilotage mais c‘est efficace !

Me voilà tout de même le poireau de l’étape avec le support moral de Xavier qui assure mes arrières en profitant du paysage mais on va commencer un nouveau jeu très amusant avec Gérard le boss farceur qui décide nous prouver qu’une touring ça peut t’emporter 350 km plus loin même si tu as le témoin qui s’allume depuis 30 bornes !

Magnifique découverte, le GPS se met alors en marche automatiquement t’avertissant que ta situation commence à être sérieuse puis désespérée et te propose de te guider à la station la plus proche de ton choix. Génial ! Ah ben non on a un GPS humain devant qui décide à aller à l’inverse de chaque indication du malheureux GPS Harley. Mon dernier km d’autonomie vient de disparaître quand, souverain, Gérard nous trouve la station perdue qui va bien… On rejouera souvent à ce jeu et toujours gagnant !

Découverte de la Street Glide CVO, Red Devil

On repart ensuite pour finir par notre halte déjeuner dans un charmant village où la moyenne d’âge au restaurant comme dehors doit avoisiner les 80 piges ! Je suis rincé par la concentration que m’a demandée l’Electra et je décide de la laisser au profit de la Street Glide CVO rouge flambant aussi.

De Paris à Grimaud en Harley-Davidson Street Glide Cvo
Photo du CVO de Christophe Boulain

La Street est un poids plume avec ses 380 kg. Elle a autant de chevaux sous la selle que dans les sacoches avec une hi-fi qui me donne la banane en balançant du bon gros son de notre clef USB préparée par Harley mais aussi en bluetooth de ma playlist.

Ah ah je retrouve du mordant et les petites portions d’autoroute virevoltantes sont un pur bonheur entre la machine qui monte dans les tours dans un son bien particulier. Seul bémol des suspensions arrières un peu souples qui n’aiment pas les franches décélérations ou le vent latéral, problème réglé en grande partie le lendemain matin sur le bord de la route par le boss et sa mallette magique.

Bon j’avoue on en vient à regretter le petit dosseret de l’Electra pour essorer la poignée comme un goret sur ce parcours taillé pour la belle et ma conduite. Car là tu les sens bien les chevaux dans les bras et dans le bas du dos hein Brigittte ! On a le droit à la minute culture et contempler l’ouvrage d’art de Gustave qui s’était perdu dans le coin et à qui il restait quelques bouts de ferraille avant de repartir et reprendre de belles départementales.

Faut vous avouer que les virages sans visibilité et si je ne conduis pas un char Leclerc ça me stresse, tu ne sais pas si il va s’ouvrir gentiment, se fermer vicieusement ni non plus ce que tu va croiser en face. Hé bien là la visibilité elle manque un peu et on repart dans l’épisode du poireau raisonnable debout sur les freins et qui tourne avec une moto quasi debout mais réaccélére dès qu’il y a de la visibilité. Ah ça les freins je les ai testés et ma foi ils sont parfaits un ABS royal, une endurance admirable au service d’un gros moteur.

Vidauc Eiffel à Garabit
On arrive à notre halte du soir avec encore du soleil pour aller prendre quelques clichés et observer le travail de Mister Bullit que vous découvrirez dans le prochain numéro de « followed ».

Le soir un vrai esprit de groupe s’est créé et ça rigole pas mal. J’en profite pour prendre un cours de pilotage mode touring.

Euh comment vous faites pour relever vos bécanes sans devenir tout rouge ?

Hé bien mon poireau au lieu de venir t’asseoir sur ta monture bien droit et de tirer avec les bras tu redresses déjà la roue et tu ramènes la moto avec le poids du corps. Très bon exercice de taichi petit scarabée surtout si tu n’oublies pas de serrer le frein avant….

De Paris à Grimaud en Harley-Davidson Electra Glide CVO

Euh comment vous faites pour prendre les virages aussi vite sans rien voir ?

Si le premier passe, les autres suivent !

Bon si non on m’explique la technique de la courbe large et du point de sortie que j’avais il faut le dire un peu oubliée …

Demain sera un autre jour !!!!

De Paris à Grimaud en Harley : l’aventure de 6 riders et un poireau

Grimaud vous connaissez ? Coincé entre St Tropez et St Maxime mais surtout siège des Harleyistes de toute l’Europe chaque année au début du mois de mai. Et l’occasion de faire un joli trajet de Paris à Grimaud …

Quoi de mieux comme destination pour tester la dernière gamme Touring Harley. Bon la Route 66 vous me direz, mais en France c’est déjà une belle aventure. Laissez-moi donc vous présenter les riders et les motos de ce road trip.
Harley_street_glice_CVO

Les 7 mercenaires du ride

Gérard Staedelin Yellow ManLe Big boss, Gérard Staedelin

Patron de Harley France et meneur de notre troupe sur les routes variées de cet essai.

L’homme est d’une efficacité remarquable aussi bien dans ses trajectoires sur la route que dans son rôle de poisson Harley pilote sans GPS.

En revanche il déteste les stations à essence et est de nature optimiste sur les capacités d’autonomie des machines.

Signe particulier : roule sur Yellow man comme un frelon dopé !

Xavier Crépet Harley France

Mister cool, Xavier Crépet

Xavier est lui Responsable marketing chez Harley France.

Il a assuré le rôle de St Bernard tout au long du voyage.

Xavier sait faire preuve d’une bienveillance et d’un calme royal sans renier à ses notes d’humour indispensables vue l’équipée.

Signe particulier: Xavier est toujours à la recherche des clefs et des papiers de toutes les machines Harley 🙂

Alain SpiraL’artiste comique, Alain Spira

C’est clair, Alain ne peut rester plus de trois minutes sans sortir un bon mot ou une vacherie mais toujours avec tendresse.

On retrouve dans le style de conduite d’Alain l’audace dont il fait preuve dans les rues de Paris avec sa trottinette électrique.

Signe particulier : Alain est obsédé par les poignées chauffantes des Harley CVO !

Olivier PéretiéGentleman rider, Olivier Péretié

Olivier c’est la classe tout British, on le verrait plus rouler en Royal Enfield.

Mais reconnaissons que vu sa taille il préfère l’Electra.

Signe particulier : N’a jamais trop chaud et opte pour tenue de pluie à St Tropez

Jean-Philippe BarberotLe Schtroumf discret, Jean-Philippe Barberot

Jean-Philippe c’est le point d’équilibre de personnalités assez fortes par un calme et un sérieux rassurant et apaisant.

Un bon compagnon de route qui ne nécessite pas d’investir dans les bouchons d’oreille.

Signe particulier : A tendance à tester la solidarité du groupe pour relever 450 kg d’acier américain

Christophe BoulainMister Bullit, Christophe Boulain

Un sérieux client à moto ou à table en mode épicurien et recherche du meilleur.

Le grain de folie qui va bien et la verve en soutien pour des repas de groupe mémorables.

Signe particulier : Un appareil photo greffé à sa main et adepte du ça passait c’était beau

Vincent BerthelotLe poireau, Vincent Berthelot

Votre serviteur et rédacteur du jour.

Vierge de la conduite en touring avant ces rencontres traumatisantes et contaminé depuis.

Signe particulier : Le rire en stage 1

Le Road trip

Premier jour

Le premier jour Harley-Davidson crée les poignées chauffantes selon Saint Spira. Ce premier jour fut le déluge et nous avons échappé à la noyade grâce à une station-service en guise d’arche de Noé.

harley touring

Tout avait bien commencé avec les présentations très urbaines des participants, un plateau repas, un brief et le choix des motos. Bon là clairement moi qui trouvais déjà mon Dyna imposant après mon Sporster 883 R je me fie aux recommandations de Coach Xavier pour monter sur l’Electra de la mort super équipée car CVO avec les fameuses poignées chauffantes dont nous aurons l’occasion de reparler.

touring

Pour bien me faire comprendre que je ne suis pas sur le solex de mamie on peine à s’extraire d’embouteillages et je sens bien l’Electra comme le meneur dans notre couple surtout en dessous de 20 km/h. On est comme dans un fauteuil pullman qui peut prendre 200 km/h et des accélérations permettant de ne pas trop se poser de question quand on double mais un fauteuil pullman c’est pas pratique pour remonter les files de voiture…

Bon bref nous voilà sur l’autoroute et là le bonheur d’un vaisseau amiral pour cruiser en bénéficiant du régulateur de vitesse, du carénage et du pare-brise pour nous épargner d’être complètement trempé après quelques kilomètres. Tu rajoutes la musique, un écran digne d’un avion de chasse et tu te souviens des conseils de Gérard de ne pas trop tripoter ces boutons pendant que tu conduis après deux trois écarts.

Seulement voilà après la pluie, vient une alternance de grêle, de neige et des températures descendant vers 2 degrés. Moi qui avais prévu de faire le malin avec le jet et le masque californien je me retrouve comme un poisson rouge dans un aquarium que plus personne ne veut nettoyer. Au secours je ne vois plus que du gris, des flocons de neige, quelques lumières. Bon je descends à 90 j’enlève le masque, me planque derrière le pare-brise. Malin le poireau ! Sauf que le pare-brise se couvre de givre, de neige, de … Arghhh Warning et sortie express !

Je constate que le temps a de jolis effets sur mes compères dont certains jouent aux schtroumpfs farceurs avec les mains bleues. Je paie une tournée générale de chocolat dans une bonne ambiance de biker rebelle et là Gérard dont le sourire me rappelle celui d’Anthony Hopkins nous informe que ça va durer mais que les CVO ont des poignées chauffantes ! Ah ah ça tombe bien j’ai un CVO et quand on repart je savoure car on a beau être tough & rough des bonnes poignées chauffantes dans la tourmente ça réconforte un homme. Certains font déjà leur pleureuse car sur des montures plus frustres ils doivent se contenter de voir notre profonde béatitude à réchauffer l’un de nos organes les plus importants et sensibles.

troupe

On continue la partie de plaisir avec quelques départementales (bien différentes des bouts droits de la RN7) et une accalmie qui permettent de mesurer le souffle des bestiaux. Le 110 Screaming Eagle déjà essayé sur le Fat Boy S fait merveille sur l’Electra et dans des courbes avec visibilité.

On arrive à bon port avec l’ultime exercice de garer nos motos en épis dans une cour gravillonnée. Je suis aussi sur de moi que pour jouer les livreurs de pizza avec Joey Star mais je m’en sors. La décence et la fraternité biker me retiennent de décrire celui d’entre-nous qui soudain d’un cri déchirant appelle à l’aide pour relever son Road-Glide qui a pris un joli angle.

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Tout se termine bien et on prend possession de nos chambres ou l’on terminera tous dans un bain bouillant en mode yakuza afin d’embrayer sur une chouette soirée qui nous voit passer par les caves de la cuisine pour parvenir à notre table.

Ce premier repas sera comme tous les autres à la fois succulent (bon j’oublie le poisson saignant du 2ème jour) bien arrosé (le soir) et surtout bien animé. Le plaisir de se retrouver pour ce ride est évident avec pourtant certains d’entre nous qui pourraient être blasés vu les essais des véhicules les plus prestigieux dans le monde entier. Mais non ça raconte des anecdotes, des belles rencontres, ça s’envoie des bonnes vannes dans une vraie chaleur humaine avec un fin qui sent bon la fraternité.

Je vends du rêve là hein ? Alors suivez le prochain épisode du ride avec la découverte des virages par un poireau.

Le Fat Boy S ou une Harley sans défaut ?

Le pitch !

Fin octobre on se prévoit un restaurant vers la Normandie entre copains adeptes du Street-Bob. Vu le temps ce sera l’autoroute et franchement pas la tasse de thé du Street Bob ni de son conducteur que de s’en prendre plein la quiche sur l’autoroute vu les températures.

Comme j’avais envie de tester un autre modèle de chez Harley après quelques échanges, le Road King allant au salon de la moto on me propose d’essayer le Slim S ou le Fat Boy S. Le Fat Boy c’est tout de même une référence chez Harley alors je décide de voir si la bête a bien vieilli depuis Arnold !

Premiers tours de roue

Le jour J je vais percevoir le monstre noir auprès de Fabrice le magicien de H-D qui concède qu’avec ce moteur Screaming Eagle, lui qui roule sur des H-D en stage 4, on commence à trouver la mécanique sympathique.

Me voilà donc parti avec toute la prudence qu’invite une moto de plus de 330 kg avec un couple de camion US et une chaussée humide.

Parvenu sur le petit tronçon d’autoroute j’ouvre un peu et je commence à me dire que l’essai va être sympa. Je suis assez surpris par la bonne maniabilité du Fat malgré ses kilos et ses grosses roues dès qu’on décolle des 5 km/h. En revanche prudence sur les petites manœuvres, car devers, nids de poule, chaussée détériorée et la moto peut vite embarquer !

Test essai Harley-Davidson Fatboy S

La ballade test de la Terminator S

Le samedi un beau soleil m’accompagne pour les 170 km me séparant du restaurant et là tout le temps de profiter enfin de ce fameux 110 Screaming Eagle.

Comme dirait un ami poète du burn-out « Ca envoit du pâté ! ». Sur l’autoroute j’ai arrêté de jouer passé certaines vitesses qui même la tête sur le réservoir, les pieds sur les repose-pieds arrières, te conduisent à un arrachement des cotes ou déboîtement des cervicales.

Clairement la bécane a de l’allonge mais n’est pas faite pour cruiser au-delà de 130 Km/h. Remarque si c’était mon objectif : ce n’est pas chez Harley et surtout pas ce modèle vers lequel je me serais tourné donc rien de surprenant ni d’affligeant dans cette limite de vitesse répréhensible stabilisée sur autoroute.  Par contre tu doubles en un clin d’œil n’importe quel véhicule entre 80 et 120 km/h d’une torsion du poignet droit avec en plus un très joli son d’origine. Si tu te mets en mode essorage de poignée, là un conseil bien se caler et prévoir large ! La 6 est une overdrive qui vient t’afficher un petit 6 vert tout mignon sur le compteur

Ayant accumulé assez de tensions pour justifier ma fréquentation assidue du massage thai je décide de quitter l’autoroute avant la fin et prendre de jolies petites routes vers Acquigny.

Là c’est le…PLAISIR… cette moto a une bonne tenue de route avec un amortissement très correct et un moteur FANTASTIQUE !! L’effet catapulte déjà présent sur le Street Bob en 1700 devient ici une véritable expérience du je tourne la poignée, je freine avec une pédale frein arrière impecc, je penche, je remets les gaz et ainsi de suite avec une vraie mélodie dans les sons. Ca grogne, ça s’envole et le rupteur il faut vraiment allez le chercher, non pas chez ta voisine, mais vers 140 pour la 3ème par exemple… ce qui te met l’arrêt des gaz à 5500 tours.

On a beaucoup moins d’inertie et d’élasticité que sur les moteurs 103 de la gamme, dans les tours ça tabasse de suite et gaffe dans les embouteillages à bien maîtriser cette fougue !

La moto est massive mais belle avec l’avant imposant, ses pots et son filtre travaillé, les tubulures en acier, le confort remarquable en série, le moteur époustouflant, un freinage progressif mais efficace. Vous allez me dire le prix alors et oh surprise, correct, et même intéressant par rapport au reste de la marque.

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Des points négatifs ou 10/10 technique et expression?

Bon on n’est pas au patinage et je n’ai pas eu de franches dérobades d’ailleurs sur les accélérations franches dès la seconde.

Deux points à mon avis:

  • La position de conduite est confortable pour rouler gentil mais on a envie de tout sauf d’être gentil en compagnie de l’épaisse brute. Alors tu ouvres les gaz comme un goret et là tu te raccroches vite au guidon avec le poids sur le bas du dos ou ton noble séant car les plateaux sont trop en avant. Je rêverais de commandes médianes comme sur mon Street pour mieux piloter cette machine.
  • La consommation est conséquente, mon Street-Bob est un chameau par rapport au Fat qui porte bien son nom et consomme gras. Si vous avez l’envie de jouer à la catapulte, aux accélérations grandioses, ne comptez pas faire plus de 230 km avec un plein .

Pour certains ce sera la garde au sol mais on m’avait tellement prévenu que j’ai enroulé et frotté une seule petite fois et j’ai pris de belles courbes sans appréhension. Bon je vous concède aussi que je n’ai pas non plus le genou à 3 centimètres du sol ni les reposes pieds du Bob affûtés comme un coupe-chou. A voir donc avec un artiste du point de ligne mais ce qui devait être un handicap n’a pas du tout gâché mon plaisir.

Alors cette Fat Boy S au final ?

Franchement c’est une machine coup de cœur mais une très bonne machine qui peut s’accommoder du quotidien tout de même car j’ai survécu à quelques bouchons bien parisiens.

Si vous étiez intéressé par un Fat Boy, réfléchissez bien car là plus besoin de Stage 1, avec les pots, la carto, le filtre qui ne vous donneraient pas le même moteur de toute manière (les gens de chez Harley vous expliqueront les arbres à came, taux de compression et zeste de Terminator si vous leur demandez pourquoi)

Elle est tout à fait apte à faire des longs trajets si on roule plus cool et vous pouvez essayer de vous allonger un peu plus dans ce fauteuil comme dans un rocking chair pour atténuer le vent. Vous n’aurez pas de méchants coup de raquette comme sur un Street-Bob.

Elle a un look d’enfer, pas de prise de tête de personnalisations ou améliorations indispensables non plus. Par rapport au Street Glide que j’avais essayé, elle est 10 fois plus enivrante à conduire. Reste à tester un Road Glide par exemple avec cette motorisation (Hein Monsieur Harley!)

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Conclusion

Ce Fat Boy S c’est avant tout un MOTEUR et si c’est ce que vous recherchez, vous vous ferez à ces petits défauts qui sont au demeurant des appréciations personnelles.

Je ne changerai pour l’instant pas mon Street-Bob de 1700 même avec deux barils d’huile pour celle-là mais comme seconde moto elle serait en tête de liste. En fait mon Street Bob édition spéciale, il est rare, j’adore sa position de conduite et son agilité de bobber dépouillé. En revanche après cet essai je vous le dis ce sera la case stage 1 musclé dès 2016 !

On rêvait tous d’un livre sur la liberté des bikers – Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté : Merci Henri !

Quel livre… « On rêvait tous de liberté »  est le dernier livre de Henri Loevenbruck et c’est un hymne à la route, à la fraternité et à la liberté pour la face Ying

Pour la face Yang c’est le prix à payer lorsque l’on assume pleinement cette liberté de ne plus vivre selon les codes de la société mais ceux de notre plaisir, de nos rêves ou celui de renoncer justement à celle-ci.

On est pris par cette histoire et elle résonne j’en suis sûr de manière bien différente selon les lecteurs. Pour ma part durant toute la première moitié du roman j’imaginais cela dans les années 70-80 en France ! Bon bien sûr on était plus Zundapp Ks50, 400 et 750 four ou 350 RDLC plus tard mais l’atmosphère étouffante, le besoin de liberté, les blousons noirs étaient bien là aussi. En ne donnant pas trop de détails sur l’environnement  social, politique Henri Loevenbruck permet au lecteur de mettre les images dans nos têtes sur ses mots.

Ce roman c’est plusieurs romans à la fois. J’y ai retrouvé une mystique de l’amour de la mécanique du traite du Zen et de l’entretien des motocyclettes, une ode au voyage de Kerouac et certains passages de pure poésie qui m’apportait des réminiscences de la lecture de Baudrillard. C’est un rythme aussi, celui profond et cogneur du bicylindre qui produit un effet assez hypnotisant à la lecture.

Henri Loevenbruck

On se plonge rapidement dans cette histoire d’une bande de copains qui se lient d’une profonde amitié faite de code mais surtout d’amour de la Harley, bichonnée, préparée, trafiquée pour des virées magiques entre potes.

Ce roman est à tiroirs et on pourra le lire comme une simple aventure ou comme une pièce à la Shakespeare ou la trahison plane et finit par vous abattre mais plus encore comme un roman à une bande son de Springsteen entre ballades nostalgiques, riffs puissants et sentiments profonds, dévastateurs.

La fin est déchirante, sombre et fera certainement couler quelques larmes mais elle s’inscrit naturellement dans la trajectoire d’un idéaliste en lutte avec le système. Cela rappelle quelques épisodes réussis de la série S.O.A. La grande différence  est que Bohème refuse de tomber dans le travers des MC devenus sédentaires et marchands, oubliant peu à peu la route et la fraternité, les kilomètres avalés, au profit de l’argent accumulé.

Maintenant que le temps a passé, la magie opère encore dans nos balades que ce soit à trois ou bien plus tant que ce n’est pas en troupeau mais plus en meute. C’est d’ailleurs le meilleur moment cet été pour déguster ce livre et aller ensuite rouler au petit matin ou au soleil couchant !

On devait se voir avec Henri ce midi pour discuter tranquille à Espace France Asie et je comptais bien sur la redoutable efficacité des masseuses pour lui faire avouer ses secrets d’auteur mais comme j’ai galéré dans un embouteillage monstre et refait un pot de scooter avec le repose pied autoroute du brave street Bob… Raté !

Damned on s’est manqué à quelques minutes mais nos roues tournent et finiront bien par nous rapprocher donc partie remise pour la rentrée et une belle interview

Parcours d’un Harleyiste pas manchot !

Bon vous me direz c’est plus pratique pour conduire une moto (si si!!) mais c’est surtout les dons de Philippe en préparation Harley et mécanique qui m’ont donné envie de vous le présenter.

Salut Philippe , tu peux te présenter à nos lecteurs.

Je m’appelle Philippe Ochin. J’ai 55 ans et je suis dans le milieu HD depuis 1990 date à laquelle j’ai passé mon permis, uniquement pour rouler en HD. En fait, je suis tombé dans le « rêve américain » à l’âge de 16 ans à travers la musique, le blues, le rock et enfin le bluegrass, qui est ma vie depuis 1977. La moto est arrivée un peu plus tard, notamment lorsque j’ai vécu dans le Sud des USA,  entre Alabama et Tennessee, dans les années 80. De retour en France et pour perpétuer cet « american dream », j’ai pensé que la Harley serait la bonne solution et me voilà, 25 ans plus tard, toujours aussi passionné et avec plein de projets.

Ton parcours Harley est aussi long que la route 66 mais tu peux nous en donner les grandes étapes ? :

J’ai importé ma première Harley en 1990 depuis la Caroline du Nord : un Heritage Softail 1987 que j’ai gardé 10 ans et qui a subi plusieurs transformations qui allaient du maximum de chromes au début vers une grosse prépa mécanique à la fin avec culasses Edelbrock, carbu Mikuni HSR 42, fourche Ceriani inversée, double freinage PM à l’avant, arbre à came Leineweber, allumage Crane HI4, échappement Supertrapp, pneu de 200 à l’arrière (bien avant la mode …)

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Puis j’ai rencontré Manu, à l’époque patron de la concession Spirit of Eagle à Seynod qui m’a fait une offre que je ne pouvais pas refuser pour l’achat d’un Dyna Sport 1999 que j’ai également préparé « racing » avant de le revendre à un ami fin 2002 pour revenit vers un Softail Night Train Anniversaire avec lequel je suis allé au centenaire de HD à Milwaukee en août 2003 : 8500 km aux USA pendant 4 semaines, de San Francisco à Baltimore avec ma femme et 4 potes. Que de bons souvenirs !

De la prépa racing tu as ensuite évolué vers l’univers Chopper ?

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Au retour, j’ai fait désossé entièrement la bête et j’en ai fait un chopper à longue fourche avec, là-aussi, des grosses transfos, allant jusqu’à faire modifier le cadre par une équipe à côté d’Angoulême : Chopper Engineering qui bossait super bien. J’ai beaucoup roulé avec cette moto et j’ai adoré ça.

Dyna street bob
Dyna street bob

Entre temps, j’ai racheté un Dyna Street Bob à un ami qui roule en Panhead rigide de 60 car cette bécane me plaisait bien et je m’étais un peu lassé du chopper dont la conduite n’était pas toujours facile. La vente d’une moto aussi radicale n’a pas été aisée et c’est finalement la concession HD de Strasbourg qui m’a fait une offre de reprise contre un Crossbones. Il a donc fallu que je vende le Street Bob, à contre-cœur mais bon …

Le Crossbones a subi quelques transfos sympathiques mais sans excès.

Déjà là tu as rempli plusieurs vies de Harleyiste mais toi qui avait mis la main à la clef de 12 pour tes 50 ans tu as succombé à un cadeau…empoisonné:-)

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chopphil

Old School vue gauche 1

En effet on comprend vu le résultat que ta bougeotte en deux roues commence à se calmer mais on ne serait pas étonné à #DBDLT que tu nous donnes des nouvelles dans pas longtemps d’un nouveau chantier!

Alors pour finir cet entretien peux-tu nous donner tes bonnes adresses

 pour info, je joue et je chante dans un groupe de bluegrass qui s’appelle BLUEGRASS 43 

Pour les potes et professionnels qui m’ont aidé dans ce cheminement :

Denis Michaud (Denis Speed Shop à Mâcon) : le vrai PRO de la mécanique Harley et un super mec !

Jean-Marie Servignat : Préparateur privé capable de monter (ou démonter) une moto de A à Z et qui fabrique dans son garage, les cadres, les réservoirs, les guidons, tout !

Christal Composite : mes peintres basés à Reyrieux (01) Ils ont peint toutes mes brèles ou presque depuis 20 ans.

Aéro Jean-Do : le pinstriper et spécialiste du lettrage au Breuil (71) Un grand de la profession !

Atelier Allegoria à Bonneville : Stéphanie Dutruel est une vraie artiste de l’aérographe et des peintures qui vont bien

L’équipe du Zombie Chopper Run et notamment mes potes Mig (Panhead 1960) et Franck (Mr Shovel)

Les concessions HD : Harley Grand Lyon (69) / Central Twin Avenue à Sevrey (71)/JB Motorcycles à Dijon (21)

Chopper Local Hervé à Chasse-sur-Rhône (38) au sud de Lyon est un mec très cool et son atelier est top !

Test de la veste Douglas de chez Helstons

Il fait bien froid et pour espérer rouler un peu on a intérêt à trouver des vêtements adaptés mais digne de notre look de rider de bobber 🙂

Bon à dire vrai le choix est vaste mais ayant déjà 2 blousons de cuir j’avais envie de changer et pouvoir disposer d’un vêtement pouvant faire l’affaire en ville. Ah oui mon blouson Harley est parfait mais le Skull dans le dos c’est moyen pour les rendez-vous d’affaires.

Me voilà donc parti sur des veste 3/4 et (comme les cuirs pèsent un âne mort) sur du tissu type Belstaff, Barbour qui viennent de suite à l’esprit. Cependant deux choses réduisent vite mon ardeur, le prix et certains retours sur justement le rapport qualité prix de ces icônes de la moto classique. Je suis alors tombé sur la marque française, oui mon bon monsieur !, Helstons. Je connaissais leurs cuirs, qui pour le coup sont très chauds, mais très « moto » et lourds, rendant un autre usage que celui de vous tenir au chaud et en sécurité sur votre monture plutôt réduit…

J’ai découvert alors qu’ils faisaient de nombreux autres modèles dont ces fameuses vestes se rapprochant du style anglais recherché.

Je vous la fait courte et copier/coller sur la description

Fiche technique

– Matière: Coton enduit avec finition carbone, résistant à l’abrasion et aux déchirures
– Doublure des manches en coton, resistante aux brûlures et à l’abrasion
– Doublure chaude en coton amovible, poche portefeuille et téléphone
– Doublure fixe en maille aérée avec 2 poches zippées
– Membrane 100% étanche et respirante
– Protections homologuées CE au niveau des coudes et des épaules
– Dorsale homologuée CE
– Serrage par boutons pression au niveau des poignets et de la ceinture
– Fermeture du col avec bouton pression
– Multiples poches extérieures, pour plus de praticité
– Brassards réfléchissants amovibles

Test de la veste Helston Douglas Test de la veste Helston Douglas

Les photos vous montrent la qualité du vêtement avec une doublure bien chaude disposant à l’intérieur de deux poches à fermeture comme la veste elle-même, de pattes de serrage aux poignets, double fermeture de la doublure, de la veste, boutons pressions et ceinture en plus! Autant dire rien ne passe… par contre le jean, les gants et le magnifique Jet m’ont vite fait comprendre qu’on était VRAIMENT en hiver…

La ceinture contrairement à certaines critiques ne pose aucun problème si on met le crochet dans le bon sens 😉

J’ai choisi une veste taille L sur les bons conseils du revendeur alors que j’avais demandé sur la Page Facebook officielle et que j’attends encore leur réponse… L et pourtant je fais un peu plus de 1M80 avec des kilos répartis idéalement ;-).

Helstons

L’avantage de la veste c’est que avec doublure et protections amovibles dos, épaules, coudes vous allez au bout du monde et en Himalaya pour certaines, vous retirez ensuite ce que vous voulez pour rouler ou se balader en ville en toutes saisons.

Cerise sur le gâteau comme Helstons renouvelle fortement sa gamme chaque année, regardez bien et vous trouverez facilement un revendeur sur Internet pour toucher cette veste à environ… 100 € !

De rien c’est cadeaux de #DBLT 🙂

helstons

Salon Moto Légende : ce que vous y verrez !

Un petit tour au salon Moto légende aujourd’hui et un CR rapide si vous voulez y aller encore demain dimanche 22.

Le salon se tient à Vincennes au Parc Floral et rencontre un beau succès donc si vous ne voulez pas vous énerver à faire la queue venez le matin ou prenez votre billet sur internet !

Dès l’entrée vous tombez sur le stand de Virage 8 et du chic parisien avec le groupe The Parisian. Stéphane dont vous avez pu lire une ITW ici est déjà sur les rotules vu l’affluence et les demandes mais a des beaux projets plein la tête avec une envie de tracer la route en 2015 et de renouveler l’événement Motors and soul.

A chaque mètre vous trouvez une moto mythique et une foule d’associations consacrées à des modèles comme la VMax ou la Honda 1000 ou la défense des motards sans parler de leurs voyages.

On arrive ensuite aux stands des marques et on note malheureusement l’absence de Harley alors que Indian est bien là et en force ! Un très beau stand avec une ligne de vêtement réussie et surtout un modèle qui nous tape dans l’œil. :La scout .

Celle-ci bénéficie d’un rapport poids puissance de 250Kg pour 100 chevaux. Hâte de la voir en face de nos street bob pour la juger sur route. Autant les autres Indian sont des paquebots de la route grand luxe,  qui feraient passer une street glide comme choix possible d’un jésuite, autant la Scout est taillée à la serpe !

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On a vu tout de même de très belles réalisations de Harley Alsace qui sentent la gomme brûlée avec par exemple la Night Racer. Avec celle-là pas de doute on irait jusqu’au bout de la nuit !

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Harley custom Alsace

Chez Yamaha c’est la Bolt qui s’y colle mais on il ne suffit pas de mettre une selle de Fakir pour faire la pige à un Sporster en revanche la Bad Seeds fait vraiment méchante avec ses échappements bien travaillés et un superbe rouge foncé.

bolt Yamaha

La BMW Krugger est d’une qualité de fabrication impressionnante pour une moto de salon et on aurait presque envie de la voir sur le lac salée en tête chercheuse de record de vitesse.

Ensuite vous avez pour les bricoleurs tout un espace pour trouver les pièces rares avec une bourse aux pièces détachées, pas mal de stands de bouquins avec dédicaces.

Vous voyez pas le temps de s’ennuyer mais attendez-vous à pas mal de monde l’après-midi et un bruit bien moins sympathique que celui de nos big twin.

Nous cela nous à donné plein d’envie d’essai comme par exemple la dernière 750 de chez Harley en face de la Bolt ou les dyna face au scout sans parler des reines de la route chez Indian et Harley. Autant d’articles à venir et en attendant bon salon 🙂

Echappement de Harley : retrouvez la voix !

La désillusion est souvent là-même à l’achat d’une Harley neuve sur le bruit plus que discret et clairement étouffé que produit la bête.

On se dit que l’on va s’y faire, que le moteur va se libérer… et on en vient à tourner à 80 et en 5 ème la poignée de gaz pour entendre un semblant de symphonie du potato légendaire !

A part quelques cas pathologiques que l’admirable psychologue Julien Lepers a su détecter avec finesse, la plupart d’entre nous n’avons pas encore choisi d’acheter une Harley électrique et aimons avoir un son en regard de la cylindrée de notre monture.

Qui ne s’est pas retrouvé en inter file, dans un embouteillage en se demandant si le célèbre « Louds pipes save life » n’était pas justifié ? Ces motos sont devenues tellement discrètes que même un bon coup de gaz dans la circulation parisienne ressemble à un coup de klaxon au décollage d’un 747.

Vous perdrez avec des pots libérés un avantage de nos montures en hiver qui est de réchauffer toute personne à moins de 5 m de votre moteur ce qui peut être me direz-vous un véritable aimant à nanas frileuses.

Nous sommes donc d’accord que l’idée n’est pas de rouler avec des boules Quiès pour ne plus entendre son moteur transformé en engin agricole et jouer à celui qui a le plus gros son.  C’est juste de redonner un peu de voix au Big twin et si possible libérer un peu le moteur par une meilleure circulation d’air.

Vous n’êtes pas pour autant sorti de l’auberge car là des tonnes d’information sont disponibles qui vous mèneront de mufflers en stage 1,2 ou 3 et sondes sans parler de cartographie.

Quand vous-voulez avoir plus de son sur votre Harley et que vous allez voir votre concessionnaire il va vous sortir la même fiche que le dernier Freeway avec d’excellents silencieux comme les Kess tech, Akrapovic, Sebring pour les plus connus et homologués. Homologués ça rassure ! Ah oui mais Freeway a juste oublié de vous dire que ces pots en mode homologué ne font guère plus de bruit que vos pots actuels et que donc oh magie ils bénéficient d’une petite molette, chicane amovible ou autre accessoire qui permet de modifier le rendement du pot et donc de le rendre … non homologué !

A ce propos un ami avait une de ces petites merveilles à 2000 € qui lui permettait de changer le son de ses pots d’un coup de doigt sur un interrupteur et en marche. Il s’est fait arrêter 4 fois dans son coin par les mêmes policiers qui n’arrivaient pas à comprendre le tour de magie. La dernière a été douloureuse car ils s’étaient fait accompagner d’un motard de la police spécialiste et qui du fait en 5 minutes avait trouvé le bouton magique. L’histoire s’est terminée après pas mal de discussions par amende salée sans cocktail, remise aux normes et présentation sous deux jours mais possibilité de repartir avec la moto. Hé oui au pire les forces de l’ordre peuvent immobiliser votre véhicule.

On a donc essayé de faire plus que simple avec une solution artisanale et économique que bien entendu nous n’encourageons pas par respect des fleurs, des petits oiseaux et de la nature si bien protégée entre nos incinérateurs, aéroports, pesticides…

L’idée est de trouver des pots d’occasion du même modèle que le vôtre auprès de vos copains ou du bon coin et de ceux qui ont changé leur pot stock pour de l’after market. Et je peux vous dire que ça ne se vend pas grand-chose.

Ces pots vous allez gentiment les aérer en prenant votre perceuse préférée et une bonne mèche d’au moins 15 centimètres et d’un diamètre pas trop important si vous ne voulez que libérer gentiment votre Harley sans faire trembler tout un quartier.

La manœuvre est tout de même radicale puisque vous ruinez définitivement une grande partie du fonctionnement de votre pot catalysé et au passage regardez ce qu’il y a à l’intérieur de ce pot pour comprendre le bruit et les sensations : C’est un pot quasiment bouché par une grille très fine qui en effet doit retenir pas mal de saloperies au prix de pots bleus et d’un moteur barbecue. A droite de la photo vous voyez le support du pot qu’il vous aura fallu démonter.

Avant

pot-catalysé

Vous allez ensuite démonter vos pots neufs avec les quelques boulons qui les maintiennent et tirer gentiment pour qu’ils viennent afin de les mettre au chaud.

Suivez l’artiste Eric en vidéo

Bon une fois la bête dépouillée cela cela donne ça et si vous avez la malencontreuse envie de voir le bruit que ça fait préparez-vous à des acouphènes durant les prochaines 123 heures, Mirage IV en vue !

pot-libre

Maintenant il faut  les remplacer par ceux qui ont bénéficié de votre habileté mécanique.

Après

Que la lumière soit !

pot-perçé

 

Vous pourrez avoir quelques pétarades durant les 100 premiers kilomètres histoire que l’électronique fasse son boulot sur votre cartographie mais normalement rien de génant.

Le son est juste sympathique avec un trou de 10 mm et ne vous vaudra jamais les foudres de vos voisins ni des amis en bleu à moins de vouloir jouer à l’abruti de première en poussant à fond les gaz. Vous allez sentir une modification du comportement de la moto qui prend plus facilement des tours et accélère plus franchement. Je n’ai pas vérifié si le moteur chauffait moins qu’un barbecue coréen mais l’hiver nous permettra de tester.

On évite pour l’instant de parler de la valve d’ouverture et comment shunter celle-ci avec un leurre mais pour les plus techniques n’hésitez pas à mettre votre commentaire 🙂

Pour donner une comparaison du son ils sont légèrement moins sonores que mes Screaming Eagle en stage 1 sur mon ancien Sportster.

Maintenant évidemment parlez-en avec votre cons ou votre gris avant de vous lancer dans une telle aventure pour peser le pour et le contre en fonction de vos attentes, votre budget, votre garantie constructeur, votre respect de la loi et de l’ordre, votre maman …

 

PS  : Merci à notre artiste mécano Eric

Eric The mechanic