De Paris à Grimaud en Harley : l’aventure de 6 riders et un poireau

Grimaud vous connaissez ? Coincé entre St Tropez et St Maxime mais surtout siège des Harleyistes de toute l’Europe chaque année au début du mois de mai. Et l’occasion de faire un joli trajet de Paris à Grimaud …

Quoi de mieux comme destination pour tester la dernière gamme Touring Harley. Bon la Route 66 vous me direz, mais en France c’est déjà une belle aventure. Laissez-moi donc vous présenter les riders et les motos de ce road trip.
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Les 7 mercenaires du ride

Gérard Staedelin Yellow ManLe Big boss, Gérard Staedelin

Patron de Harley France et meneur de notre troupe sur les routes variées de cet essai.

L’homme est d’une efficacité remarquable aussi bien dans ses trajectoires sur la route que dans son rôle de poisson Harley pilote sans GPS.

En revanche il déteste les stations à essence et est de nature optimiste sur les capacités d’autonomie des machines.

Signe particulier : roule sur Yellow man comme un frelon dopé !

Xavier Crépet Harley France

Mister cool, Xavier Crépet

Xavier est lui Responsable marketing chez Harley France.

Il a assuré le rôle de St Bernard tout au long du voyage.

Xavier sait faire preuve d’une bienveillance et d’un calme royal sans renier à ses notes d’humour indispensables vue l’équipée.

Signe particulier: Xavier est toujours à la recherche des clefs et des papiers de toutes les machines Harley 🙂

Alain SpiraL’artiste comique, Alain Spira

C’est clair, Alain ne peut rester plus de trois minutes sans sortir un bon mot ou une vacherie mais toujours avec tendresse.

On retrouve dans le style de conduite d’Alain l’audace dont il fait preuve dans les rues de Paris avec sa trottinette électrique.

Signe particulier : Alain est obsédé par les poignées chauffantes des Harley CVO !

Olivier PéretiéGentleman rider, Olivier Péretié

Olivier c’est la classe tout British, on le verrait plus rouler en Royal Enfield.

Mais reconnaissons que vu sa taille il préfère l’Electra.

Signe particulier : N’a jamais trop chaud et opte pour tenue de pluie à St Tropez

Jean-Philippe BarberotLe Schtroumf discret, Jean-Philippe Barberot

Jean-Philippe c’est le point d’équilibre de personnalités assez fortes par un calme et un sérieux rassurant et apaisant.

Un bon compagnon de route qui ne nécessite pas d’investir dans les bouchons d’oreille.

Signe particulier : A tendance à tester la solidarité du groupe pour relever 450 kg d’acier américain

Christophe BoulainMister Bullit, Christophe Boulain

Un sérieux client à moto ou à table en mode épicurien et recherche du meilleur.

Le grain de folie qui va bien et la verve en soutien pour des repas de groupe mémorables.

Signe particulier : Un appareil photo greffé à sa main et adepte du ça passait c’était beau

Vincent BerthelotLe poireau, Vincent Berthelot

Votre serviteur et rédacteur du jour.

Vierge de la conduite en touring avant ces rencontres traumatisantes et contaminé depuis.

Signe particulier : Le rire en stage 1

Le Road trip

Premier jour

Le premier jour Harley-Davidson crée les poignées chauffantes selon Saint Spira. Ce premier jour fut le déluge et nous avons échappé à la noyade grâce à une station-service en guise d’arche de Noé.

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Tout avait bien commencé avec les présentations très urbaines des participants, un plateau repas, un brief et le choix des motos. Bon là clairement moi qui trouvais déjà mon Dyna imposant après mon Sporster 883 R je me fie aux recommandations de Coach Xavier pour monter sur l’Electra de la mort super équipée car CVO avec les fameuses poignées chauffantes dont nous aurons l’occasion de reparler.

touring

Pour bien me faire comprendre que je ne suis pas sur le solex de mamie on peine à s’extraire d’embouteillages et je sens bien l’Electra comme le meneur dans notre couple surtout en dessous de 20 km/h. On est comme dans un fauteuil pullman qui peut prendre 200 km/h et des accélérations permettant de ne pas trop se poser de question quand on double mais un fauteuil pullman c’est pas pratique pour remonter les files de voiture…

Bon bref nous voilà sur l’autoroute et là le bonheur d’un vaisseau amiral pour cruiser en bénéficiant du régulateur de vitesse, du carénage et du pare-brise pour nous épargner d’être complètement trempé après quelques kilomètres. Tu rajoutes la musique, un écran digne d’un avion de chasse et tu te souviens des conseils de Gérard de ne pas trop tripoter ces boutons pendant que tu conduis après deux trois écarts.

Seulement voilà après la pluie, vient une alternance de grêle, de neige et des températures descendant vers 2 degrés. Moi qui avais prévu de faire le malin avec le jet et le masque californien je me retrouve comme un poisson rouge dans un aquarium que plus personne ne veut nettoyer. Au secours je ne vois plus que du gris, des flocons de neige, quelques lumières. Bon je descends à 90 j’enlève le masque, me planque derrière le pare-brise. Malin le poireau ! Sauf que le pare-brise se couvre de givre, de neige, de … Arghhh Warning et sortie express !

Je constate que le temps a de jolis effets sur mes compères dont certains jouent aux schtroumpfs farceurs avec les mains bleues. Je paie une tournée générale de chocolat dans une bonne ambiance de biker rebelle et là Gérard dont le sourire me rappelle celui d’Anthony Hopkins nous informe que ça va durer mais que les CVO ont des poignées chauffantes ! Ah ah ça tombe bien j’ai un CVO et quand on repart je savoure car on a beau être tough & rough des bonnes poignées chauffantes dans la tourmente ça réconforte un homme. Certains font déjà leur pleureuse car sur des montures plus frustres ils doivent se contenter de voir notre profonde béatitude à réchauffer l’un de nos organes les plus importants et sensibles.

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On continue la partie de plaisir avec quelques départementales (bien différentes des bouts droits de la RN7) et une accalmie qui permettent de mesurer le souffle des bestiaux. Le 110 Screaming Eagle déjà essayé sur le Fat Boy S fait merveille sur l’Electra et dans des courbes avec visibilité.

On arrive à bon port avec l’ultime exercice de garer nos motos en épis dans une cour gravillonnée. Je suis aussi sur de moi que pour jouer les livreurs de pizza avec Joey Star mais je m’en sors. La décence et la fraternité biker me retiennent de décrire celui d’entre-nous qui soudain d’un cri déchirant appelle à l’aide pour relever son Road-Glide qui a pris un joli angle.

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Tout se termine bien et on prend possession de nos chambres ou l’on terminera tous dans un bain bouillant en mode yakuza afin d’embrayer sur une chouette soirée qui nous voit passer par les caves de la cuisine pour parvenir à notre table.

Ce premier repas sera comme tous les autres à la fois succulent (bon j’oublie le poisson saignant du 2ème jour) bien arrosé (le soir) et surtout bien animé. Le plaisir de se retrouver pour ce ride est évident avec pourtant certains d’entre nous qui pourraient être blasés vu les essais des véhicules les plus prestigieux dans le monde entier. Mais non ça raconte des anecdotes, des belles rencontres, ça s’envoie des bonnes vannes dans une vraie chaleur humaine avec un fin qui sent bon la fraternité.

Je vends du rêve là hein ? Alors suivez le prochain épisode du ride avec la découverte des virages par un poireau.

Le Fat Boy S ou une Harley sans défaut ?

Le pitch !

Fin octobre on se prévoit un restaurant vers la Normandie entre copains adeptes du Street-Bob. Vu le temps ce sera l’autoroute et franchement pas la tasse de thé du Street Bob ni de son conducteur que de s’en prendre plein la quiche sur l’autoroute vu les températures.

Comme j’avais envie de tester un autre modèle de chez Harley après quelques échanges, le Road King allant au salon de la moto on me propose d’essayer le Slim S ou le Fat Boy S. Le Fat Boy c’est tout de même une référence chez Harley alors je décide de voir si la bête a bien vieilli depuis Arnold !

Premiers tours de roue

Le jour J je vais percevoir le monstre noir auprès de Fabrice le magicien de H-D qui concède qu’avec ce moteur Screaming Eagle, lui qui roule sur des H-D en stage 4, on commence à trouver la mécanique sympathique.

Me voilà donc parti avec toute la prudence qu’invite une moto de plus de 330 kg avec un couple de camion US et une chaussée humide.

Parvenu sur le petit tronçon d’autoroute j’ouvre un peu et je commence à me dire que l’essai va être sympa. Je suis assez surpris par la bonne maniabilité du Fat malgré ses kilos et ses grosses roues dès qu’on décolle des 5 km/h. En revanche prudence sur les petites manœuvres, car devers, nids de poule, chaussée détériorée et la moto peut vite embarquer !

Test essai Harley-Davidson Fatboy S

La ballade test de la Terminator S

Le samedi un beau soleil m’accompagne pour les 170 km me séparant du restaurant et là tout le temps de profiter enfin de ce fameux 110 Screaming Eagle.

Comme dirait un ami poète du burn-out « Ca envoit du pâté ! ». Sur l’autoroute j’ai arrêté de jouer passé certaines vitesses qui même la tête sur le réservoir, les pieds sur les repose-pieds arrières, te conduisent à un arrachement des cotes ou déboîtement des cervicales.

Clairement la bécane a de l’allonge mais n’est pas faite pour cruiser au-delà de 130 Km/h. Remarque si c’était mon objectif : ce n’est pas chez Harley et surtout pas ce modèle vers lequel je me serais tourné donc rien de surprenant ni d’affligeant dans cette limite de vitesse répréhensible stabilisée sur autoroute.  Par contre tu doubles en un clin d’œil n’importe quel véhicule entre 80 et 120 km/h d’une torsion du poignet droit avec en plus un très joli son d’origine. Si tu te mets en mode essorage de poignée, là un conseil bien se caler et prévoir large ! La 6 est une overdrive qui vient t’afficher un petit 6 vert tout mignon sur le compteur

Ayant accumulé assez de tensions pour justifier ma fréquentation assidue du massage thai je décide de quitter l’autoroute avant la fin et prendre de jolies petites routes vers Acquigny.

Là c’est le…PLAISIR… cette moto a une bonne tenue de route avec un amortissement très correct et un moteur FANTASTIQUE !! L’effet catapulte déjà présent sur le Street Bob en 1700 devient ici une véritable expérience du je tourne la poignée, je freine avec une pédale frein arrière impecc, je penche, je remets les gaz et ainsi de suite avec une vraie mélodie dans les sons. Ca grogne, ça s’envole et le rupteur il faut vraiment allez le chercher, non pas chez ta voisine, mais vers 140 pour la 3ème par exemple… ce qui te met l’arrêt des gaz à 5500 tours.

On a beaucoup moins d’inertie et d’élasticité que sur les moteurs 103 de la gamme, dans les tours ça tabasse de suite et gaffe dans les embouteillages à bien maîtriser cette fougue !

La moto est massive mais belle avec l’avant imposant, ses pots et son filtre travaillé, les tubulures en acier, le confort remarquable en série, le moteur époustouflant, un freinage progressif mais efficace. Vous allez me dire le prix alors et oh surprise, correct, et même intéressant par rapport au reste de la marque.

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Des points négatifs ou 10/10 technique et expression?

Bon on n’est pas au patinage et je n’ai pas eu de franches dérobades d’ailleurs sur les accélérations franches dès la seconde.

Deux points à mon avis:

  • La position de conduite est confortable pour rouler gentil mais on a envie de tout sauf d’être gentil en compagnie de l’épaisse brute. Alors tu ouvres les gaz comme un goret et là tu te raccroches vite au guidon avec le poids sur le bas du dos ou ton noble séant car les plateaux sont trop en avant. Je rêverais de commandes médianes comme sur mon Street pour mieux piloter cette machine.
  • La consommation est conséquente, mon Street-Bob est un chameau par rapport au Fat qui porte bien son nom et consomme gras. Si vous avez l’envie de jouer à la catapulte, aux accélérations grandioses, ne comptez pas faire plus de 230 km avec un plein .

Pour certains ce sera la garde au sol mais on m’avait tellement prévenu que j’ai enroulé et frotté une seule petite fois et j’ai pris de belles courbes sans appréhension. Bon je vous concède aussi que je n’ai pas non plus le genou à 3 centimètres du sol ni les reposes pieds du Bob affûtés comme un coupe-chou. A voir donc avec un artiste du point de ligne mais ce qui devait être un handicap n’a pas du tout gâché mon plaisir.

Alors cette Fat Boy S au final ?

Franchement c’est une machine coup de cœur mais une très bonne machine qui peut s’accommoder du quotidien tout de même car j’ai survécu à quelques bouchons bien parisiens.

Si vous étiez intéressé par un Fat Boy, réfléchissez bien car là plus besoin de Stage 1, avec les pots, la carto, le filtre qui ne vous donneraient pas le même moteur de toute manière (les gens de chez Harley vous expliqueront les arbres à came, taux de compression et zeste de Terminator si vous leur demandez pourquoi)

Elle est tout à fait apte à faire des longs trajets si on roule plus cool et vous pouvez essayer de vous allonger un peu plus dans ce fauteuil comme dans un rocking chair pour atténuer le vent. Vous n’aurez pas de méchants coup de raquette comme sur un Street-Bob.

Elle a un look d’enfer, pas de prise de tête de personnalisations ou améliorations indispensables non plus. Par rapport au Street Glide que j’avais essayé, elle est 10 fois plus enivrante à conduire. Reste à tester un Road Glide par exemple avec cette motorisation (Hein Monsieur Harley!)

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Conclusion

Ce Fat Boy S c’est avant tout un MOTEUR et si c’est ce que vous recherchez, vous vous ferez à ces petits défauts qui sont au demeurant des appréciations personnelles.

Je ne changerai pour l’instant pas mon Street-Bob de 1700 même avec deux barils d’huile pour celle-là mais comme seconde moto elle serait en tête de liste. En fait mon Street Bob édition spéciale, il est rare, j’adore sa position de conduite et son agilité de bobber dépouillé. En revanche après cet essai je vous le dis ce sera la case stage 1 musclé dès 2016 !

Test de la veste Douglas de chez Helstons

Il fait bien froid et pour espérer rouler un peu on a intérêt à trouver des vêtements adaptés mais digne de notre look de rider de bobber 🙂

Bon à dire vrai le choix est vaste mais ayant déjà 2 blousons de cuir j’avais envie de changer et pouvoir disposer d’un vêtement pouvant faire l’affaire en ville. Ah oui mon blouson Harley est parfait mais le Skull dans le dos c’est moyen pour les rendez-vous d’affaires.

Me voilà donc parti sur des veste 3/4 et (comme les cuirs pèsent un âne mort) sur du tissu type Belstaff, Barbour qui viennent de suite à l’esprit. Cependant deux choses réduisent vite mon ardeur, le prix et certains retours sur justement le rapport qualité prix de ces icônes de la moto classique. Je suis alors tombé sur la marque française, oui mon bon monsieur !, Helstons. Je connaissais leurs cuirs, qui pour le coup sont très chauds, mais très « moto » et lourds, rendant un autre usage que celui de vous tenir au chaud et en sécurité sur votre monture plutôt réduit…

J’ai découvert alors qu’ils faisaient de nombreux autres modèles dont ces fameuses vestes se rapprochant du style anglais recherché.

Je vous la fait courte et copier/coller sur la description

Fiche technique

– Matière: Coton enduit avec finition carbone, résistant à l’abrasion et aux déchirures
– Doublure des manches en coton, resistante aux brûlures et à l’abrasion
– Doublure chaude en coton amovible, poche portefeuille et téléphone
– Doublure fixe en maille aérée avec 2 poches zippées
– Membrane 100% étanche et respirante
– Protections homologuées CE au niveau des coudes et des épaules
– Dorsale homologuée CE
– Serrage par boutons pression au niveau des poignets et de la ceinture
– Fermeture du col avec bouton pression
– Multiples poches extérieures, pour plus de praticité
– Brassards réfléchissants amovibles

Test de la veste Helston Douglas Test de la veste Helston Douglas

Les photos vous montrent la qualité du vêtement avec une doublure bien chaude disposant à l’intérieur de deux poches à fermeture comme la veste elle-même, de pattes de serrage aux poignets, double fermeture de la doublure, de la veste, boutons pressions et ceinture en plus! Autant dire rien ne passe… par contre le jean, les gants et le magnifique Jet m’ont vite fait comprendre qu’on était VRAIMENT en hiver…

La ceinture contrairement à certaines critiques ne pose aucun problème si on met le crochet dans le bon sens 😉

J’ai choisi une veste taille L sur les bons conseils du revendeur alors que j’avais demandé sur la Page Facebook officielle et que j’attends encore leur réponse… L et pourtant je fais un peu plus de 1M80 avec des kilos répartis idéalement ;-).

Helstons

L’avantage de la veste c’est que avec doublure et protections amovibles dos, épaules, coudes vous allez au bout du monde et en Himalaya pour certaines, vous retirez ensuite ce que vous voulez pour rouler ou se balader en ville en toutes saisons.

Cerise sur le gâteau comme Helstons renouvelle fortement sa gamme chaque année, regardez bien et vous trouverez facilement un revendeur sur Internet pour toucher cette veste à environ… 100 € !

De rien c’est cadeaux de #DBLT 🙂

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Harley et les amortisseurs… une histoire pas toujours d’amour !

Une Harley on craque sur son look, son moteur, sa conduite si spécifique mais vite on change pas mal de choses dont les amortisseurs. Pour avoir eu un sportster cela passait encore, sur un touring pas la peine car le confort est roi. En revanche avec une Dyna Street Bob si vous n’êtes pas adepte de rodéo, de coussin en noyaux de cerise il faudra soit changer la selle soit les amortisseurs pour retrouver un peu de confort.

Et là vous rentrez dans une autre dimension car les combinaisons, les choix sont pléthoriques : Progressive Suspension, EMC, Ohlins, Fournales, le catalogue Harley…la liste est longue et après un peu de recherche sur le forum FSB et deux trois mail à Mike à Capon je me suis décidé pour une paire d’amortisseur Shock Factory.

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L’homme de l’art m’explique que « D’origine votre machine est montée avec les amortisseurs 12″ (environ 305mm) avec un débattement à la roue assez limité de 79mm. C’est le manque de débattement accouplé avec une hydraulique peu efficace qui provoque les coups de raquettes quand les amortisseurs arrivent en fin de course (talonnage). » Il me conseille alors de prendre des amortisseurs en 13″ pour justement gagner en confort. Au passage je demande des ressorts rouges pour coller avec les jantes de mon édition spéciale et c’est parti !

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Très rapidement le colis arrive et au déballage on a du sérieux , rien à voir avec les amortisseurs stocks.

Bon là ensuite vous avez le choix soit vous allez avec vos amortisseurs dans votre concession H-D prendre rendez-vous et débourser environ 70 € soit vous vous êtes grand, soit vous avez un copain sympa et chez France Street bob ils le sont.

Donc direction le copain Eric qui m’épate par son calme, organisation et rapidité pour enlever la selle et mettre la moto en l’air avec un petit pont élévateur afin de pouvoir retirer sans problème les deux amortisseurs d’origine et surtout replacer les nouveaux qui font du 13″ et non du 12 « . Il faut ensuite replacer les boulons puis rabaisser la moto et bien visser. Un petit tour pour voir si tout va bien et une bière pour fêter cela.
Vous ne pourrez pas reprendre les caches amortisseurs d’origine qui ne s’adaptent pas sur ceux-là mais j’aime autant le look ainsi.

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Du point de vue look cela correspond à mon attente d’avoir une note de couleur rouge en accord avec ce modèle et l’augmentation de hauteur n’est guère frappante. a ce sujet votre béquille ne nécessite pas d’être rallongée mais ne béquillez pas trop en pente car la moto penche plus avec cet arrière plus haut.

Du point de vue du réglage je laisse de nouveau la parole à Mike : « Les amortisseurs sont livrés avec les ressorts pré-réglés. Le réglage du ressort serve a régler l’hauteur de la machine. De comprimer ou de détendre les ressorts n’a aucun effet sur leur dureté. Le réglage de base pour les ressorts de FX est établi comme suivant. Avec les amortisseurs plein ouverts (sur centrale ou sur latérale et tirez vers la gauche) mesurez la longueur des ressorts. Le réglage de base est de 204mm. Pour roulez en duo ou chargé il faut ajouter de la précontrainte par 2/3 tours du ressort Hydraulique. Les deux molettes ont chacun 14 crans de réglage. Plus qu’on serre les molettes plus que la suspension est ferme. Le réglage de base est de 6 crans a partir du minimum. »

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Alors pour ajuster rien de tel que des essais, à mon avis le réglage d’origine sera un bon compromis pour la grande majorité mais perso vu les routes pourries du 77 j’ai mis bien bas le réglage à deux crans seulement et le confort est vraiment là désormais. Pas de méchant coup de raquette après un nid de poule ou une déformation de la route qui affecte la conduite mais surtout vos vertèbres. La tenue de route est plus précise on sent moins de flottement lors des raccords sur la route dans le train arrière et avec le guidon hollywood le street bob devient pour le coup très joueur sur les départementales.

De bons amortisseurs c’est vraiment du plaisir en plus, reste la selle qui malgré son apparence accueillante est plus proche d’une selle de cheval que d’un pullman. Elle est parfaite pour aller au bout de la nuit à Paris un peu moins pour envisager des road trip mais là encore chacun son confort et ses habitudes de roule.

Let’s screw it 🙂