Road King Spécial VS Fat Bob 114 : Un match hors catégorie

Il serait totalement inutile de vous refaire la mise en scène, Vincent vous a déjà tout dit dans le précédent billet sur le Street Bob 2018, sur le super accueil qui nous a été réservé par l’ensemble des équipes Harley-France.

Pour ma part, le tableau Excel magique de Manoël m’a réservé une très belle surprise. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’allais enfourcher le sublime Road King Spécial. Oui je sais, tous les goûts sont dans la nature et certains d’entre vous n’ont sans doute pas le même regard que moi sur cette machine. Mais, comme c’est moi le rédacteur, je m’autorise le droit de dire qu’elle est belle 🙂

La première fois que je l’ai vue sur le net en présentation en début d’année 2017 – oui celle-ci a été présentée plus tôt que les autres, un peu comme le mercato d’hiver pour les footballeurs – j’avais été surpris par la disparition du pare-brise. Non pas que je sois fan des pare-brises mais il faut reconnaître que sur les touring, ça rend service. Ma dernière aventure sur un Road King Classic remontait à 2008 lors d’un circuit de 3500 kms dans le Queensland en Australie, autant vous dire que j’avais eu le temps de le tester.

Road King Spécial
Road king Special 107 HD 2018

Mais aujourd’hui est un autre jour et j’aborde la moto par l’arrière. Waouh, avec sa ligne d’échappement intégrée aux nouvelles sacoches rigides plus basses, elle ressemble vraiment aux Road Glide CVO croisés une semaine plus tôt sur Washingthon Blvd à Venice Beach, petite Mecque HD en fin de journée au coucher du soleil. J’adore ! Bon, allez, Go maintenant ! Nous voilà donc partis pour cet essai en avant première sur les routes de banlieue du 94 avant de s’évader un peu plus loin en Seine et Marne, et ma première réaction fut dédiée au guidon. Je rêve ou il est haut ? Une fois renseignement pris au retour, il s’avère en effet qu’un petit Ape, qui plus est, bien large, a remplacé l’ancien modèle. Du haut de mon mètre 83 avec mes grands bras, aucun soucis, au contraire, reste à voir quel serait le ressenti d’un gabarit plus petit.

Certes, ce genre de moto, dans la densité de circulation rencontrée ce jour là, n’est pas forcément dans son élément idéal, mais honnêtement avec son parfait équilibre et son encombrement arrière équivalent à la largeur de son guidon, elle se faufile très bien.

Que dire alors de la partie route ? Pour moi ce fut un régal. Je précise « pour moi » car lorsque nous avons échangé nos motos en milieu d’essai, mon compagnon de route qui récupérait ce beau RKS après avoir testé le FatBob114 me disait au feu rouge « C’est quoi cet âne mort ?» :-)) . Bien sûr que l’on peut toujours demander plus, mais franchement le moteur 107 convient très bien à ce touring, faite moi confiance. Côté freinage, de la même manière, j’ai été totalement conquis. Il faut dire que je roule sur un FatBob de 2009, qui n’a finalement jamais vraiment freiné, alors je ne suis peut-être pas le meilleur testeur sur ce point.

Road King Spécial
Du pur plaisir ce Road King Spécial

Voilà, il m’est difficile d’aller plus loin sur les tests, disons de performance, il faudrait l’emprunter une journée complète (voir plus :-)), pour l’éplucher complètement et que les adeptes du pare-brise se rassurent, il est possible d’en mettre un qui se pose en 3 secondes.

One more please ! Oui, vous l’avez tous compris, après cet essai « Aller », j’ai vécu un essai « retour » ultra différent et totalement décoiffant avec le tout nouveau Fat Bob de la toute nouvelle gamme Softail ! Oui mesdames et messieurs, j’ai pu y goûter en vrai. Tout comme moi, vous êtes forcément curieux et vous avez déjà lu des tonnes d’articles sur cette moto. Enormément critiquée (dixit le staff Harley) et notamment sur les réseaux sociaux, je voulais absolument profiter de cette superbe occasion pour rouler sur ce bolide.

Par quoi commencer ? Et bien, comme je le disais après l’essai à Xavier Crepet, Directeur Marketing et Communication, Harley n’a gardé du Fat Bob, que le nom ! Bon d’accord, j’exagère un peu car je l’avoue, on retrouve bien le gros pneu à l’avant :-). Pour le reste, comment dire…Je ne m’étendrais pas sur les considérations esthétiques, ni même sur la stratégie de la Motor Company, encore que sur ce point, je trouve personnellement que pour attaquer de nouvelles cibles, ce Fat Bob risque bien de séduire ceux qui roulaient jusqu’à présent sur des machines du type « VMAX » pour ne citer que lui (d’ailleurs supprimé des ventes Yam fin 2016 pour non respect des normes Euro 4). Alors de quoi pourrais-je bien vous parler ? Des 30 mn passées sur ce jouet, par exemple 🙂 ?

Fat Bob 2018
Fat Bob 2018

Car oui, c’est un vrai jouet, ultra maniable, ultra réactif, propulsé par le 114 incroyable et doté d’un freinage hyper puissant (pour une harley). A peine enfourchée j’ai compris ce qui allait m’arriver et j’avoue avoir eu du mal les 10 premières minutes. La poignée de gaz est très sensible et répond immédiatement à votre sollicitation. Et comme la moto est plus légère que son ex-petite sœur de la famille Dyna, je ne vous raconte pas l’effet que ça fait. J’ai eu comme l’impression de revenir 10 ans plus tôt lorsque je roulais sur un gros roadster japonais. Je ne sais pas si c’est sa taille (je n’ai pas vérifié mais elle me semble plus courte) mais les commandes m’ont semblé moins avancées. Et pour autant, joueuse comme elle est, avoir des commandes plus rapprochées permet de la piloter dans les meilleures conditions. Le freinage maintenant…Là aussi il m’a fallu un peu de temps pour l’apprivoiser tellement il est puissant. Vous effleurez à peine la poignée que vous sentez déjà le parachute qui vous ralentit à l’arrière J. Autant vous dire qu’une fois prise en main, je me suis régalé à jouer avec elle, que ce soit en ligne droite qu’à l’attaque des multiples ronds-points que nous propose notre chère banlieue parisienne.

fat bob 2018 114 Inch
Fat Bob 114 – 2018

Là encore, au risque de me répéter, l’essai était un peu court pour aller plus loin et franchement s’attaquer aux virolos de nos belles régions montagneuses avec ce FatBob, devrait certainement apporter beaucoup de bonheur. Si je devais finir par, non pas un point négatif, mais plutôt un simple constat, « Habitués » des anciens FatBob, oubliez ce que vous connaissez, cette moto est totalement différente et si vous craquez un jour pour elle, vous n’en ferez pas le même usage.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais

 

Auteur : Laurent Pernelle

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