Last ride

C’était le 13 juin 2020, à 6 h00 du matin le ciel était déjà bleu et la température frôlait les 18 degrés.

On était sous confinement TOTAL depuis 52 jours mais la pandémie continuait à décimer mondialement les populations, la pénurie était globale, le rationnement drastique et la fin à venir catastrophique.

Alors je me suis levé, j’ai embrassé doucement les miens puis j’ai sortir ma Harley en la poussant sur 300 mètres.

J’ai mis le contact, le moteur a un peu hésité après ses longs mois au repos mais tout d’un coup le formidable rugissement venu de milwaukee a surgit. Un grondement presque animal, un tremblement de la moto qui se propageait dans tout mon corps. J’ai passé la première et je suis parti doucement vers ma liberté.

J’avais passé le mot à quelques à quelques bros pour ce Last Ride avec des points de rassemblement. Une fois rendu sur les routes secondaires j’ai poussé les rapports, enchaîné les virages, me suis laissé enivrer de l’odeur, du bruit, du vent, des vibrations.

Bientôt on s’est retrouvé une bonne douzaine, juste un signe de la main, un hochement de tête et la meute continuait  en direction de la mer. On s’est arrêté après avoir déjoué plusieurs barrages et on a refait les pleins avec des jerrycans qui étaient nos seuls bagages.

On s’est tous fait l’accolade avec de la brume dans les yeux, certains ont sorti du jack, des cigares mais on parlait peu, juste des sourires sur nos visages hirsutes, juste cette putain de vibration qui nous unissait encore pour ce last ride.

On a senti le bon moment pour repartir, il nous restait encore un peu plus de 100 kilomètres pour atteindre la mer.

On roulait à 5 de front prenant toute la route et le mot était passé, les hélicoptères nous survolaient, les gens sortaient de leur maison, ils applaudissaient, ils pleuraient et nous on continuait plein d’énergie et de fureur.

A moins de 5 kilomètres de la mer, qu’on apercevait au loin, on a vu au loin un énorme barrage. On s’est arrêté, on a pris le temps de descendre de nos bécanes, de tous s’embrasser. On entendait au loin hurler leurs mégaphones et les hélicoptères tournaient autour de nous comme des abeilles affolées.

J’ai ajusté mes gants, mes lunettes, regardé mes potes une dernière fois et j’ai réussi le premier et dernier run de ma vie pour me projeter vers ma liberté.

Je souriais quand ils ont levé leurs armes et que j’ai passé la sixième vitesse pour le septième ciel….

Sape et bikers : Solides, historiques, abordables

Précédemment j’ai fait un billet sur les marques françaises de vêtement pour biker et les retours que j’ai eu m’ont appris que finalement peu de biker portent ces marques !

Trop chères ou pas à leur goût et donc c’est une autre clientèle qui fait le bonheur de ces marques françaises qui ciblent l’excellence en pariant que certains auront les moyens de se l’offrir.

J’ai alors demandé aux copains qui roulent en Harley ce qu’ils aimaient vraiment porter.

l’équation est là : s’habiller avec un look cool mais sans que ça coûte plus cher que sa bécane !

Pour ma part comme diraient mes potes, en bécane, je cherche encore mon style entre les fringues Harley, les marques sympas et ce billet est donc en partie égoïste pour qu’on arrête de me jeter des pierres 🙂

Mon père lui avait le style avec son blouson rapporté des US dont je me souviens de la doublure en tartan  rouge ! Quelle classe le Padre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma part j’aime les choses authentiques et un peu roots, Pike brothers, Redwing mais me manque une belle pièce en cuir puisque je suis resté chez Harley et Zolki pour le cut.

Allez découvrez ce que portent nos potes et pas les mannequins des marques qui ne roulent pas !

Vince

Dickies et van’s. Le look. Le tarif. C’est costaud. Je les porte aussi bien la semaine que lorsque je fais de la moto. Bon esprit et pas de cliché. J’aime aussi la marque Harrington.

Alain :

Dickies en chaussures,chemise et pantalons Workwear dont la solidité est éprouvée, qui sont confortables avec un look sympa et les prix très attractifs.
Carahtt pour les mêmes raisons
Edwin pour les mêmes raison bien que ce soit moins typé vêtements de travail.
Et enfin Levi’s en pantalon pour les bons tarifs que l’on trouve aux puces(50€)
Voilà après l’occase fait le larron et si cela se présente je ne suis pas bloqué sur telle ou telle marque.

Streeter

Pour les jean une découverte kiplayhttps://www.facebook.com/KiplayVintage/) marque normande fait sur place, belle came plusieurs qualités teinte travail de la toile brut même apport de strecht pour le confort le prix entre 120 et 180 cher mais made in Normandie.

ils font aussi des fringues pour le boulot mais aussi des repos, de bleu de travail,combinaisons.

voilà pour le reste je marche au coup de cœur rumble 59 van s DC marteens catterpilar HD stance…

Présentation de Kiplay : L’entreprise à été crée en 1921 par Marcel Letard. C’est une société familiale transmise depuis 4 générations. Notre spécialité, ce sont les jeans et les vêtements de travail, nos modèles phares sont d’ailleurs notre jeans 100% coton et notre veste de travail des années 20 en tissu d’origine. Nous faisons nos vêtements dans notre atelier à saint Pierre d’entremont. Nos jeans sont entre 129 et 149 euros, nos vestes entre 160 et 220 euros. Comme vous le disiez, c’est donc une fabrication française, ce qui explique le coût du modèle. Comme nous sommes issus du monde du vêtement de travail, la qualité est l’atout de nos vêtements.

Chazter

Moi il y a une marque que j aime Kytone beaucoup car les produits sont bien pensés. C est créé par un motard pour un motard. Le choix de coupe et de matière sont donc adaptés.

Autrement., Red Wing. J ai 5 paires et je pourrai encore en acheter!

La qualité, le style, c est bien fait, c est solide. Un modèle est souvent décliné en différents coloris et matières.

 

Laurent

je ne suis pas vraiment fidèle en terme de marque de fringues et encore moins pour rider. Je traîne mon vieux cuir été comme hiver avec ou sans doublure de la marque Segura, le modèle vintage 70’ et un bon jean de chez Lévis.

Increvable et confortable.

Je traîne aussi mes vieilles boots depuis 2010 je crois, un modèle anglais de chez All Saints. Un super cuir très souple et bien vivant mais pas très secure je le reconnais.

Pour le reste, rien de précis, je suis fan de tee-shirts en tout genre (une cinquantaine environ) et je prends le premier qui vient. Pour les choisir, mon critère principal, la douceur du 100 % coton et de préférence très fin et léger pour sécher plus vite quand j’ai eu trop chaud avec mon cuir .

Nava

Des marques de vêtements de travail Américains.
Solide, durable et jolie patine au fil du temps.

Vêtements,
– Dickies
– Carhartt

Pour les chaussures
– Doc Martens
– Sendra

Il faut se rappeler que dans les années 40-50 les biker ne portaient pas de vêtements de marque car c’était trop cher mais juste leurs vêtements de travail.  C’est cela que j’aime dans les marques citées ci-dessus, elles sont parfaitement en phase avec l’esprit biker et ne sont pas tombées dans la mode hors de prix.

J’ai gardé en dernier les deux BG de la fringue 😉

Fred Sinner :

Moi c’est simple en bécane:
– t shirt de marque moto (Deus ou autre)
– Jean brut (pas forcément de la toile japonaise mais selvedge)
– l’été : converse, l’hiver redwing
– et surtout un cuir! Eastman leather, buzz ou real mc coy

Je kiffe les blousons WW2 type A2, B3, B2, M455, B10/15 ou Corée G1, M65…

Top aussi, un blouson moto années 30-50 : aero ou autre type perfecto ou NY police

Si on pousse un peu Fred dans ses retranchement alors il devient encyclopédique et lyrique sur son blouson Hartmann par exemple :

Un de mes blousons… le Hartmann par exemple, le blouson ww2 cuir de cheval de la Luftwaffe, porté par Erich Hartmann pendant la seconde guerre mondiale (le plus grand pilote de tous les temps avec 352 victoires!!!) pour comparer un américain était nommé un AS avec 5 avions descendus… et 10 chez la RAF…
Alors ce blouson à une histoire particulière d’abord parce que c’est le modèle de l’as des as (bon dommage il était allemand) et ensuite parce que son blouson en fait est français ! Il l’a acheté dans une boutique de vêtement pour « motocyclistes ».
Et oui, pendant la WW2 contrairement aux pilotes US ou britanniques, les as du ciel de la Luftwaffe n’avaient aucun blouson réglementaire de vol d’été pour se faufiler dans la carlingue des BF109 Messerschmidt très exiguë.
Chaque pilote se procurait un blouson avec ses deniers, le major E. Hartmann a acheté un « cycliste », un blouson des années 30, court, en cuir de cheval souple avec différents réglages (taille, manche) avec plusieurs particularités :
Une ceinture intégrée à la taille de type razor blade et la seconde, une doublure de type tartan…
Un blouson fantastique, un tannage végétal (veg tan), un cuir d’origine italienne et une doublure écossaise, le tout fermé par une fermeture zip suisse (riri) et des boutons en corne…
les premiers modèles cyclistes sont, dit-on les prémices des futurs perfectos ! Grand col pointu, poches poitrine zippées et ceinture de serrage…

Jean-Marc

J’aime bien les jeans japonais EDWIN car ils ont une belle coupe vintage avec une toile 14oz bien rigide et des prix encore accessibles pour ce niveau de qualité ( un secret jamais lavé ou a froid sans essorage conseil gratuit mère Denis 😄😄)
Ensuite shoes redwings qualité US drôle indémodable  dont mes modèles préférés sont les Beckman 9011.
Mais j’adore aussi Helstons marque française qui allie qualité et style ( mon chouchou le blouson Ace)
Si tu me cherches on attaque aeroleather et là c’est le père noël 365j\an mais c’est une  autre histoire…

Bon alors bien sur que ça nous intéressait alors on a continué à le questionner notre J2M pour en savoir plus sur sa passion du blouson en cuir !

En week-end à Édimbourg passage obligé chez aero leather qui se situe à environ 100 km de là dans une petite ville.

En sortant du hangar aero leather se trouve sur la gauche l’atelier avec une vingtaine de couturières et a l’accueil Christine.
D’entrée j’ ai essayé un perfecto que je ne quitterai plus. Quand je pense que j’étais venu pour un bombardier 😀
Bref le couturier prend mes mesures pour le B ANJ4 et l’affaire est faite.

 

USAAF Type AN-J-4
Le soir en rentrant en France je kiff aussi pour le perfecto et zak le lendemain je téléphone pour me faire expédier le blouson !
Moralité si tu vas chez Aero prépare a faire fumer ta carte à la vitesse d’un spitfire se mettant en chasse !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la rencontre des Morfals : un HDC historique

Vous me direz pourquoi il nous parle des Morfals le Broaam ?

Et bien mes amis premièrement car

  • Premièrement quand on est biker on aime souvent mieux connaitre notre milieu et comme on croise forcément des bikers avec plein d’écussons (oui je parle comme ma défunte grand-mère !) sur leurs blousons on aimerait savoir à quoi tout cela correspond.
  • Deuxièmement j’ai eu la chance de croiser des membres des morfals et des liens d’amitié se sont créés qui m’ont donné envie de mieux connaitre leur histoire.
  • Troisièmement car j’aimerai alerter les innocents de la signification des couleurs pour un club qui ne correspond pas vraiment au fait de se coller un patch Son Of Anarchy dans le dos et se pavaner ensuite devant des MC authentiques…

Commençons par un peu d’histoire : Ce club des Morfals est né de l’idée vers la fin des années 1970 de quelques copains roulant en Harley et adepte comme Gargantua, Gérard Depardieu ou Jim Harrisson de la bonne bouffe et des kilos qui vont parfois avec…A l’époque d’ailleurs l’un des critères pour rejoindre les Morfals était de dépasser le quintal !

En 1986 Walter succèdera au Président historique des Morfals pour lui aussi transmettre le flambeau en 2018 après avoir fêté les 40 ans du club en 2018.

Il nous  a semblé intéressant de raconter l’histoire des Morfal pour mieux comprendre l’univers des clubs Harley mais surtout de la vivre au travers de la rencontre avec Walter, différents membres et témoignages en terminant par une présentation du nouveau Président.

Commençons par préciser que dans l’univers biker il y a :

  • ceux qui roulent en Harley parfois seul parfois avec des amis mais sans engagement d’aucune sorte.
  • Il y a les fameux clubs MC 1% qui font fantasmer certains par leur caractère parfois hors la loi, violent et illégal.
  • Il y a les MC qui dépendent souvent des MC 1% avec comme organisation, un président un vice-président un trésorier un secrétaire et un responsable sécurité pour les sorties. Les MC peuvent s’inscrire dans un cadre associatif avec la loi 1901 ou être juste un rassemblement sous des couleurs avec des règles internes voir s’appeler MCP pour MC Pirates.
  • Il y a les HDC dont nous allons parler et faire partie d’un MC, HDC est un vrai engagement, avec des contraintes et des obligations propres à leurs codes de conduite.
  • Puis il y a le puissant H.O.G de la marque Harley-Davidson

Le H.O.G souvent décrié par les bikers en particulier membres de MC comme étant des bases marketing des concessions Harley composés de cadres et professions libérales jouant les rebelles le temps d’un Week-end. Le H.O.G c’est près de 1 millions de membres et un chapter par concession, des rassemblements dans le monde entiers de milliers de personnes mais le carcan de la marque pour offrir une image lisse et rassurante du biker « rolex » en mode  « Ride safe and Have Fun ! ». Mais le HOG permet souvent aux nouveaux possesseurs d’une Harley de découvrir en douceur cet univers et ses coutumes.

Ces différentes associations, clubs portent généralement des couleurs avec 3 éléments précis :

– un nom de club ;

– un patch, insigne, dessin qui par sa symbolique traduit l’esprit, les valeurs du club ;

– un lieu, une région qui correspond à la zone « d’influence » du club. A noter que les H.D.C historiques peuvent porter l’appellation France pas les récents.

Les morfals sont eux l’un des plus vieux H.D.C de France Harley Davidson club (Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/), ils ont porté fièrement leurs couleurs avant nombre de MC Harley et rapidement organisé des rallyes, des rassemblements ouverts ou non à d’autres clubs ou même public.

On ne rentre pas dans un H.D.C comme les Morfals comme on rentre au H.O.G, il faut qu’un membre accepte de vous proposer et vous devrez faire vos preuves avant de pouvoir mettre les couleurs du club sur votre cut après une AG qui permettra aux membres de vous les accorder.

La période probatoire permet au club d’évaluer la compatibilité de la nouvelle recrue avec l’esprit du club mais comme me disait Lolo , membres des Morfals depuis 5 ans, elle permet aussi à celui qui veut rejoindre le club de valider son choix et ne pas s’engager à la légère. Devenir, membre d’un club, porter les couleurs implique aussi de respecter les règles et l’esprit du club sous peine d’en être exclu. Ainsi chez les morfals au bout d’un an on a une barrette de « Membre ami » mais il faudra encore attendre entre six mois et un an pour se voir remettre les couleurs si on est accepté par le club.

Là encore ne croyez pas que les couleurs  vous permettent de vous la jouer beau comme dans un épisode de Son Of Anarchy mais elles impliquent de s’engager à supporter les activités du club et être solidaire entre membres. Cela demande de l’engagement et de la sincérité sur la durée que certains ne peuvent assumer.

J’ai eu la chance grâce à Pascal d’être invité à l’AG des Morfals pour rencontrer les membres, pouvoir échanger librement et constater moi-même sur une journée l’esprit du club.

 

Ce qui m’a marqué c’est d’une part le travail sérieux du bureau qui a été élu par les membres pour faire vivre le club et d’autre part la profonde fraternité entre ses membres qui s’épaulent et se soutiennent dans les aléas de la vie. La marque des morfals c’est aussi le sens de l’humour comme l’avait souhaité Walter son Président durant 30 ans et qui permet d’évoluer dans une atmosphère amicale.

Les Morfals savent aussi faire la part des choses et quand celles-ci deviennent trop compliquées les anciens sont là pour rappeler que oui le Club est important mais que la famille et le travail passe avant si on ne veut pas se retrouver à fond de six dans le mur.

 

Président Morfals

Le club des Morfals avec Jean-Louis son nouveau Président depuis un an,garde l’empreinte de son Président historique Walter qui a su faire vivre ce club et ses couleurs et se faire respecter des autres MC tout en organisant des rallyes réunissant des centaines de motards. Rares sont les clubs qui ne connaissent pas les Morfals et quelques histoires sur Walter qui ont fait sa réputation et celle du club, ce qui permet aux Morfals d’être respectés ou tolérés où qu’ils aillent.

A près de 70 ans Walter garde un œil sur le club et épaule son nouveau Président, Jean-Louis, un fidèle qui compte 25 années au club et a été formé à bonne école.

La vie d’un HDC comme d’un MC n’est pas un  long fleuve tranquille et est parfois semée d’affrontements, de scissions en interne  mais les Morfals sont toujours là et bien vivants après 40 ans !

Car des HDC assez proches des Morfals n’ont plus la même vitalité qu’à leur début. Walter m’a parlé des « Clodos sauvages » l’un des premiers H-DC à avoir porté des couleurs en France (1974) avec celui de « la Grotte aux fous » comme des HDC partageant cet esprit tourné autour du plaisir de passer du bon temps sur la route, autour d’une bière et d’un esprit qui mélange humour et fraternité.

C’est d’ailleurs de leurs efforts commun que le HDC France renaît en 1992, où Les Clodos, Les Morfals, La Grotte aux Fous et les Old Stars « réaniment » le H-DCF dont Walter sera Président plusieurs années.

On ne peut vivre une telle vie sans que sa famille soit aussi impliquée et c’est le cas de Walter avec sa femme, sa fille, son frère, ses neveux et comme beaucoup des membres des Morfals.

J’ai été honoré de leur confiance et leur accueil et ce sera avec plaisir que je roulerai à leurs côtés si l’occasion se présente.

 

 

 

 

Ressources 🙂

Le site Web des Morfals

Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/

L’assaut des motards Frank Rooney
par Henri Loevenbruck et Jean-William Thoury

https://www.serious-publishing.fr/product-53-L’assaut-Des-Motards-

Le look français en bécane , la tendance 2020

Bon bien sur nous avons tous nos marques habituelles de fringues pour rouler mais aussi se sentir bien quand on va boire un coup après une bonne ballade. Certains aiment porter la marque de leur bécane, Harley, Indian… d’autres des vêtements US, anglais ou japonais , Von dutch, Deus, Edwin, Pike brothers ….

Mais ce qui est nouveau depuis quelques temps c’est l’arrivée de marques françaises sur ce marché. Des marques qui misent sur l’originalité et la qualité que nous avons décidé de vous présenter malgré le prix et ne me traité pas de bobo ou hipster avant d’avoir vu, touché, essayé ces produits bien loin des usines chinoises .

A PIECE OF CHIC

Marque française basée à Lyon,

Nos créations s’inspirent d’une esthétique subtilement rétro, d’une certaine idée de l’élégance à la française, d’un art de vivre inspiré du temps où l’on prenait le temps, où l’on accordait de l’importance « au diable dans les détails », à la noblesse des matières et à leur durabilité. La plupart de nos articles sont fabriqués en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Piece of chic, développé par Sébastien Chipraz, vise les élégants bipèdes se déplaçant en deux roues motorisées et quelque peu nostalgique d’une époque que peu d’entre-nous ont connu autrement qu’en films et photographies noir et blanc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La qualité est au rendez-vous que ce soit dans leurs pulls ou bien ce qui a fait leur renommée de superbes foulards en soie. La soie et le cambouis voila la classe française surtout que Sébastien incarne l’esprit de sa marque et roulera en en Terrot 350cc dans une course qui s’annonce palpitante « L’Intrépide » 🙂

Au passage ils ont aussi de superbes tee-shirt !
https://www.a-piece-of-chic.com/

FLEURS DE BAGNE  

Marque française créée en 2012

Nous puisons notre inspiration dans les vêtements civils et militaires d’autrefois, que nous retravaillons avec de nouvelles matières et des coupes plus contemporaines.
Notre travail de recherche s’appuie, essentiellement, sur des faits historiques du « MILIEU », l’histoire du tatouage français d’avant guerre, les chansons et clichés des bas-fonds, les récits militaires et autres faits historiques de la marine…
Ainsi, vous trouverez dans chaque modèle estampillé FLEURS DE BAGNE une histoire. Celle des « Vrais de Vrais »…
Une histoire qui s’est écrite dans la douleur et le respect.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nom de cette arque annonce la couleur : Fleurs de bagne. Les fleurs de bagne c’étaient ces tatouages que se faisaient les bagnards souvent avec les moyens du bord et donc des dessins simples et des phrases qui résumaient la philosophie de leur vie.

Mika Dumas, fondateur de la marque, tient à préciser que non seulement ses collections s’appuient sur l’histoire du milieu de la pègre en France mais que ses vêtements sont intégralement fabriqués en France avec un souci du détail qui en font là aussi des pièces uniques.

Pour porter des vêtements Fleurs de Bagne il faut assurer et assumer car Mika aime aller au bout de ses idées et de sa passion pour les Matafs de l’époque. Mais c’est surtout vrai pour les tricots puisque le reste de la collection n’a pas de dessins ou d’inscription rappelant l’idée de départ de cette marque mais une tendance affirmée de vêtement de travail.

https://www.fleursdebagne.com/

TONTON ET FILS

Pierre-Yves Oriol est le fondateur de Tonton et fils

« Mon point de départ, c’est ce goût particulier pour collectionner la mode américaine des années 50 à 70. Jeans, vestes de travail, vestes universitaires, vêtements militaires, blousons d’aviateurs, boots… »
Là encore on retrouve la passion du fondateur pour les vêtements authentiques de qualité, souvent d’origine US, adaptés, retouchés puis finalement qui donne une gamme complète avec l’envie de créer sa marque.
Tonton et Fils c’est la mise en avant de vêtement de travail intemporels, « vêtement de labeur » à priori solides et évitant d’être moches !
On revisite là aussi le célèbre pull commando en y ajoutant sa touche comme Fleur de bagne et si le foulard est la marque de fabrique de A Piece of chic, là c’est le gilet de nos grands pères qui est mis en avant.
Des gilets plus ou moins chics ou prévus pour être pratique avec de multiples poches. vous ajoutez à cela leur pantalon «PANT 001» avec de belles bretelles et vous pouvez poser en photo sépia comme il y a 60 ans !

RED’S LEATHER

Marque de maroquinerie Française fondée en 2014 par Jonathan Redor.
On sent la passion dans leur collection de portefeuilles et les chaines qui vont avec au travers de leurs produits d’une qualité irréprochable.
Cette qualité à un prix alors de façon intelligente ils ont développé une nouvelle gamme plus accessible en 2018.

 IN MEMORIES SPORTSWEAR

Soyons honnêtes je n’ai rien trouvé pour ma pomme, vous pourrez toutefois regarder les foulards, mais en revanche les bikeuses trouveront de chouettes sacs de ville d’inspiration militaire, allez les bikeurs aussi, si non je vais me faire lyncher 🙂

https://www.inmemories-sportswear.com/ 

Vous pourrez  aussi trouver toutes ces marques chez T-Bird , 16 bis, Rue Mayet 75006 Paris, un lieu qui réunit un assortiment de marques aussi bien françaises qu’étrangères avec comme unique critère qualité et originalité.

Pas de grandes séries ici mais des pièces choisies avec amour car la place est comptée ici et Stéphane accompagné de Bettina font le tri !

On a donc demandé à Stéphane et Bettina un coup de main pour notre sélection et son avis sur le renouveau des marques françaises :

En fait pour moi les marques françaises ne sont pas une nouveauté. On va dire qu En France malheureusement nous n’avons pas su faire perdurer notre savoir-faire dans l’esprit des gens. À contrario des autres pays européens. Au shop on travaille avec ces marques depuis le début parce que notre style de vie est celui-ci. Cela fait parti de notre éducation ; et c’est pourquoi nous avons choisi notre camp en proposant une sélection de qualité ; et curieusement c’est vers cela que va la clientèle sans en connaître le coût. Notre job c’est de laisser les clients se rendent compte par eux même tout en leurs expliquant ce qu’est la contrepartie de la vraie valeur.

Il est clair que la qualité a souvent un  prix de mais je préfère désormais acheter moins et mieux. On  alors un vêtement qui nous donne la banane à chaque fois qu’on le met de par son esthétique, son aspect intemporel et son côté unique, artisanal.
Stéphane : Oui. Effectivement on ne vois plus du tout le produit de la même façon et par conséquent le fait de le porter avec fierté.
Si vous voulez continuer la conversations les commentaires sont ouverts ci-dessous et si non passez à la boutique rencontrer Stéphane et Bettina 😉 T-BIRD

ERODE : un Sac à dos dédié à la protection du motard

Vous me direz Broaam ça tient pas la la route côté éditorial car après nous avoir fait vibrer avec Sylvain Tesson et sa folie  voilatipas qu’il, nous parle de protection à nous les guerriers de l’asphalte, du sable et de la boue !

Bon c’est pas faux mais on n’est pas à un paradoxe près et je ne vous parle pas d’une dorsale de tortue Ninja mais d’un sac à dos pour partir en WE et qui en plus vous assure de prendre soin de votre dos en cas de « Houston nous n’avons plus de liaisons avec le sol ! »

De plus les petits jeunes de la société Erode ils ont bien compris qu’on n’est pas de tafiolles puisque’ils nous proposent de Braver l’impact !

 

 

Bon moi perso il m’a rien fait l’impact donc je vais pas aller lui chercher la bagarre sous prétexte que j’ai un super sac en mode Mission impossible.

Le sac en tout cas est vraiment bien fini on a pu le manipuler au salon Moto Légendes. Le dos est une coque rigide en polycarbonate et la partie en contact avec votre dos bénéficie de mousse pour absorber en partie le choc. enfin un sac en toile vient se glisser à l’intérieur pour une contenance de moins de 20 litres, parfaite pour un WE sauvage de rider et bikers.

Des attaches rapides devant pour bien le maintenir et même des poches accessoires à glisser sur la ceinture de maintien.

Le tout à une bonne gueule et dégage une impression de sérieux et solidité.

Bon après le sac est bien homologué par le  marquage CE et NF EN 1621-2 de niveau 2 mais on a encore eu aucun  beta testeur pour mesurer son efficacité dans un vrai crash et donc on vous recommande de plutôt pas vous fâcher avec l’impact.

Ceci étant on a tous connu un pote qui s’est viandé avec un sac à dos et malheureusement si vous avez autre chose que du linge sale dedans ça devient une arme mortelle en cas de chute donc ce type de sac à dos est vraiment un plus pour votre sécurité et intégrité.

Son prix est dans les 400 € mais vous pouvez bénéficier de réduction en le commandant en avant ici : https://www.kickstarter.com/projects/sac-a-dos-protecteur/erode

En tout cas chouette innovation française Monsieur et le sac sera produit en petite quantité en France mais en cas de succès (+500) en Chine pour des raisons de rapidité.

Bonne glisse 🙂

En avant, calme et fou

Sylvain Tesson est un écrivain que j’ai découvert au travers de ses récits aventuriers de traversée de la Russie en moto et side.  Puis son destin a basculé un soir du haut d’un toit après quelques verres de trop et une terrible chute qui l’a laissé brisé physiquement et lui a demandé tellement d’efforts pour peu à peu se réparer. Il a raconté cette remontée ver la vie au travers de son roman Sur les chemins noirs, tout en légèreté et en pudeur.

De Belle gueule à gueule cassée Sylvain Tesson est un formidable auteur qui raconte à merveille ses voyages à pied à travers la France ou sur les pistes du monde entier dans tout ce qui est à deux ou trois roues motorisés.

Ce n’est pas un roman que je vous propose de découvrir mais un livre qu’il a co-écrit avec son ami, compagnon de voyage et remarquable photographe : Thomas Goisque.

La magie opère dès le titre et la couverture « En avant, calme et fou » avec trois dingues en side car roulant sur la banquise craquelée.

Le livre est une ode au voyage sauvage mais toujours alimenté en carburant de qualité, Vodka ou Mouton cadet ! On va de page en page, transporté à des milliers de kilomètres par deux trois ligne à la Bukowski et des photos splendides.

 

 

 

« Le Monde est dans un tel désordre que c’est déjà quelque chose d’avoir un moteur en marche »

Sylvain Tesson doit adorer cette phrase de Bukowski « C’est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S’il se passe un truc moche, on boit pour essayer d’oublier; s’il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s’il ne se passe rien, on boit pour qu’il se passe quelque chose. »

On sent en effet que le voyage n’est rien sans l’amitié des camarades le soir autour du feu et des verres qui se lèvent jusque tard dans la nuit. Le voyage est épique et poétique chez Tesson et nous permet d’entrevoir le plaisir de partir non pas pour poser dans les magazines mais pour avaler du kilomètre dans des paysages qui t’arrachent la tête et tenter de se la remettre droite dans le plaisir des rencontres et des bivouacs.

« Mettre les gaz, manger la route, vider son vin et s’écrouler le soir sur le bord d’un fossé.
Serait-ce moins noble que de vouloir passer à la postérité ? »

On se sent des envies de paquetage, d’asphalte, de terre et de sable à parcourir en lisant ce livre moi qui n’ai jamais fait de trip plus long que 5 jours en France ou des randonnées dans les montagnes du nord de la Thaïlande d’une journée avec guide !

Je ne suivrai jamais les traces de Sylvain puisque qu’à part les douches et les bains je déteste le froid et les photos de la Sibérie me glacent jusqu’aux os mais en revanche se donner le temps de partir loin sans contraintes d’étapes obligées mais de grandes directions alors 1000 fois oui !

 

« Se lever de table.

S’asseoir sur sa moto.

Se coucher dans la tombe. »

 

Informations

Dentelles et peau de chamois : Harley-Davidson au féminin

A Broaam nous sommes pour une élégance du bipède en mode biker et cela passe par le plaisir de partager notre passion avec des femmes.

Non non messieurs, pas la femme en mode passif qui vous cale bien, vous tient chaud dans la tente, vous parle dans le vent à 130 khm mais la rideuse, celle qui en remontre aux barbus dans les pires conditions sans se départir de sa féminité. Nous avons eu le plaisir d’en croiser plusieurs, de partager ensemble la route et de vous faire découvrir Valérie, de son petit surnom Val ( je ne sais pas si il y a une référence à Val l’empaleur mais vu son regard noir parfois je préfère ne pas savoir !)

A la plume aussi aiguisée que son pilotage, Val nous permet de voir notre monde Harley au travers des yeux d’une femme, sans cacher le paradoxe d’un sexisme qui ramène parfois les femmes au rang d’accessoires du catalogue de la MOCO mais aussi de la fraternité , de l’amitié qui rend tout cela supportable et même agréable.

Je vous laisse donc en compagnie de mon amie Val !

Le titre aurait pu être aussi Dentelles et peau de CHAMEAU !  Car être une femme dans un univers qui fleure bon la testostérone n’est pas toujours aisé.  Le ton fut donné dès que j’ai voulu passer mon permis moto, c’était en 2006, j’avais 43 ans, mieux vaut tard que jamais, oui je sais, on peut dire aussi vieux motard que jamais, haha ha, désopilant…. Le moniteur était hyper macho, pour lui une femme motarde c’était aussi antinomique qu’un taliban pacifiste et quand je lui ai dit que ma moto serait une Harley, il est devenu encore plus désagréable, pour lui une Harley n’était pas une moto mais un tracteur. Il n’a donc eu de cesse de me décourager et il a failli arriver à ses fins, car prise de doutes sur mes capacités, j’ai arrêté les leçons pendant plusieurs mois et je me suis achetée une 125 Virago pour continuer à m’entraîner, notamment sur des parkings déserts à slalomer entre des cannettes de coca.

Jusqu’à ce que je prenne la décision de passer mon permis, j’étais passagère et cela m’allait très bien, j’admirais les paysages en toute sérénité, je m’endormais même parfois d’un sommeil profond, bercée par le doux son Harley ; la notion de trajectoire, de force centrifuge, de regard porté au loin… tout cela m’était étranger. Mais bon, le confort du pouf rajouté sur un Softail Springer étant ce qu’il est, je me suis décidée à poser mon séant sur ma propre selle, j’ai donc persévéré pour obtenir le précieux sésame qui allait me permettre de m’acheter ma première Harley, un joli Sportster 1200 Low, noir et blanc, un amour de bécane qui allait devenir collector puisqu’à carbu. Je suis retournée voir mon moniteur, juchée sur ma moto toute neuve, je voulais qu’il entende le doux bruit de mes pots libérés, frustration, il n’était plus là, il ne pouvait plus exercer car, alors qu’il était passager pour une des épreuves du permis, l’élève, (une femme !!) a fait chuter la moto et il s’est éclaté l’épaule… Le karma, mon ami, le Karma…

J’ai fait deux voyages aux Etats-Unis en tant que passagère, mais grâce au joli papier rose, oui à mon époque, c’était encore un permis papier, j’ai pu faire un troisième voyage en tant que pilote au guidon d’un Softail Heritage. Grand moment de fierté, d’autant que mon compagnon devenait mon passager, 1m82 de prise au vent, cela faisait sourire, des papys sur un banc ont même applaudi notre singulier équipage, et j’ai eu droit à un « It’s amazing » de la part d’une femme flic. Le top !

Je devais également faire un road-trip dans l’Himalaya au guidon d’une Royale-Enfield, mais 3 mois avant de partir je me suis fracassée la cheville contre un plot, vous voyez ces ralentisseurs que beaucoup franchissent en passant sur les côtés ?  Bah voilà, c’est ce que je faisais jusqu’à ce que mon pied, légèrement en canard, position fort laide en plus, ne vienne rencontrer un des plots qui indiquaient la présence du ralentisseur…   Arrachements osseux, tendons en marmelade, bref le périple dans l’Himalaya s’avérait compromis, mais contre l’avis de tous et même de mon médecin, je suis partie quand même mais en tant que passagère, un grand merci à celui qui a accepté de me trimballer derrière lui, il se reconnaîtra.

Cette cheville  m’a value 1 an de rééducation avant de pouvoir marcher normalement et surtout remonter sur ma moto, j’avoue que lorsque je l’ai reprise, j’avais un peu (beaucoup) d’appréhension, je partais dans le sud de la France et je ne savais pas si j’allais retrouver les bonnes sensations, si j’allais être à l’aise, et bien si, et dès les premiers kilomètres, j’ai éprouvé une sensation de légèreté, de plaisir retrouvé, c’était tellement bon et quand j’ai rejoint mes potes et que nous roulions ensemble, j’avais un sourire béat et je me disais que j’étais là où je devais être, ni plus ni moins.

J’ai gardé mon Sportster pendant 10 ans, des milliers de km au compteur, et quand je m’en suis séparée, ça m’a fait un pincement au cœur, mais l’ayant vendue à un copain, je la croise encore et je sais qu’il en prend soin.

Je l’ai abandonnée pour acheter un Streetbob et je ne regrette pas mon choix, la conduite est différente, plus fluide, plus souple, j’ai l’impression qu’elle prend les courbes toute seules, elle est magique cette moto, c’est du velours. Elle et moi, on fait une bonne équipe surtout depuis que je n’évite plus les ralentisseurs.

Mais revenons à ma découverte du milieu biker, la première fois où j’ai goûté au machisme ambiant, c’était lors d’une soirée, j’entends un mec dire que les passagères sont des sacs à dos et qu’elles n’ont pas voix au chapitre, en gros elles doivent la fermer puisqu’un sac à dos ça ne parle pas… puis soudain, il m’avise : Bon d’accord toi ce n’est pas pareil, tu pilotes ta bécane donc tu es tolérée… TOLEREE ???  J’adore ce genre de rebelle des bacs à sable qui bombe le torse, parle haut et fort, mais qui, une fois dans l’intimité du foyer, met les patins pour ne pas rayer le parquet de maman.  C’est le même genre d’individu que tu retrouves l’été dans certaines concentres, en short hawaïen, torse-poil mais… mais avec le cut ! Bien plus qu’un rebelle, une icône !

Vint ensuite le mécano du garage où je fais entretenir ma moto qui m’appelle: Bonjour c’est pour le Streetbob / Oui je vous écoute c’est ma moto / Non, mais je voudrais parler à votre mari…

Puis le vendeur dans un magasin de vêtements moto : Non mais ça c’est trop pour vous (je regardais des vêtements techniques), vous êtes un peu protégée derrière…  Derrière quoi ? Mon guidon ??

Ou encore l’officier de police qui me reçoit suite à une sombre histoire de pots bruyants : C’est vous qui roulez en Harley ? / J’acquiesce et là il me scanne de la tête aux pieds et dit, très détendu, c’est marrant je ne vous voyais pas comme ça / Ah et vous m’imaginiez comment ? / Bah masculine quoi…

J’en ai tellement des anecdotes de ce genre, mais la plus jolie est celle-ci : lors d’une descente Fontainebleau- Labenne-Océan, dans des conditions météorologiques dantesques, genre mousson, un pote me dit à la fin du voyage : tu roules bien, tu envoies quand il faut envoyer, c’est bien, on ne s’est jamais aperçu qu’on avait une fille dans le groupe…  C’était un compliment et je l’ai pris comme tel, mais c’était aussi furieusement sexiste

Sexisme, préjugés, je crois que toutes les femmes qui roulent à moto, peu importe la marque, y sont confrontées un jour ou l’autre.

Et puis, il y a les rassemblements, les sorties, les concentrations et c’est là que les choses sérieuses commencent.

En tant que femme, tu dois respecter certains codes, déjà un dress-code, tu ne t’habilles pas trop comme un sac mais pas trop sexy non plus. J’ai souvenir d’un jour où un pote m’a dit que mon pull ressemblait à celui de sa grand-mère. En soi rien de grave, sa grand-mère a du goût c’est tout. Mais il me désigne une copine qui se tient non loin de là et qui est en tenue très sexy, le pote en question me dit alors : tu ne veux pas te mettre à côté d’elle pour qu’on voit la différence entre une vraie femme et toi…

Ne jamais prendre la mouche fait partie de ces codes, parce que s’il t’arrive de craquer devant ce genre de délicats propos, tu passes pour une hystérique qui n’a aucun sens de l’humour.

Ne jamais montrer que tu es choquée par certaines blagues graveleuses au risque de passer pour une nana coincée et à nouveau dépourvue d’humour. Tu peux plaisanter sur le sexe mais avec modération sinon tu passes pour ce que tu n’es pas. Attention aussi à ton comportement, ne prend pas un pote dans tes bras sinon tu peux rapidement te retrouver avec une vilaine réputation. Sur ce sujet, il y a toujours de bonnes âmes qui viennent, à mots couverts, te répéter ce que certains disent ou pensent de toi. C’est digne d’une cour de maternelle, mais cela blesse parfois cruellement.   Je profite d’ailleurs de cette tribune pour dire à tous les malpensants que je les emmerde, oui c’est un gros mot, il me sied parfois d’être grossière, mais toujours à bon escient.

Il peut arriver aussi que tu sois le catalyseur d’un certain mal être ou de frustrations chez certains et tu reçois alors des messages privés dans lesquels on te dit tout le mal qu’on pense de toi et, en résumé, que tu n’es qu’une imposture…

Comment faire pour se préserver de tout cela ? On se blinde, on apprend à avoir de la répartie et quand besoin est, on frappe la première, la meilleure défense c’est l’attaque dit-on.

Mais à côté de tout cela, et fort heureusement, il y a de très belles amitiés qui durent depuis des années, des mecs et des nanas adorables qui rendent joyeux chaque moment passé en leur compagnie,  qui font de chaque sortie, de chaque rassemblement, une grande récréation où nous avons tous 15 ans d’âge mental, qui sont toujours là quand vous avez besoin d’eux, avec lesquels on partage les bons moments et les moins bons, bref de véritables amis ou de vrais potes qui vous font oublier ceux qui ne le sont pas. Et pour eux, je continuerai à trimballer mes œstrogènes au milieu de toute cette testostérone.

 

Pourquoi je n’irai pas au Midnight Garage ?

  1.  Parce que je n’ai pas été invité à la soirée gratuite du vendredi soir 🙂
  2. Parce que je ne savais même pas que ça se déroulait ce WE
  3. Notez la cohérence entre la réponse 1 et la réponse 2
  4. Parce que je n’ai pas la tenue adéquate à ce genre d’événement vu que j’ai raté les articles de 4h10
  5. Parce que j’ai regardé le programme avec le même plaisir qu’un moucheron sur ma visière
  6. Parce que c’est tellement nickel chrome que j’attendais à voir Monsieur Propre dans les sponsors
  7. Parce que je ne supporte plus les mecs qui se la jouent cool mais qui se tripotent sur des préparations de salon et des fringues hors de prix
  8. Parce que je n’aime pas faire semblant de m’amuser, de m’intéresser quand je me fais chier à regarder une BMW à grosse tétine (noté je n’ai pas dit grosse teutonne)
  9. Parce que je ne vais pas leur manquer et réciproquement
  10. Parce que j’aime l’odeur, le bruit, les rires, la route, l’amitié, le partage, la folie et les conneries de mes potes.

Voila en 10 réponses pourquoi je n’irai pas mais vous vous pouvez y aller et nous raconter : https://www.midnightgarage.fr/

 

Photo de chazster (https://www.facebook.com/chazsterhd)

 

Une rentrée 2020 chez Harley pleine de watt !

Bon on va pas se le cacher mais depuis un moment chez Harley les nouveaux modèles ne soulevaient pas l’enthousiasme des habitués de la marque. A Broaam un CVO ultrasuper limited à 40 000 boules on passe notre tour et on lorgne du côté de Mustang !

Alors on allait voir chez Indian, chez Triumph, on essayait des modèles retro, on versait une larme en pensant à la dernière Dyna S et son moteur de 110 diabolique.

Et puis là bada boum un CP (non pas classe primaire mais communiqué de presse) arrive sournoisement dans nos mails et t’as le sourcil qui se fronce, le palpitant qui démarre et l’imagination qui cavale.

La MOCO s’est réveillée Alléluia mes frères !

Deux modèles montrent cette révolution :

  • La livewire
  • La Low Rider S

Les doigts dans la prise

Alors je sais la livewire, trop chère, pas assez d’autonomie, plus vraiment une Harley et blabla, ressert moi un demi Simone…

Sauf que de plus en plus de motos électriques arrivent sur le marché et que forcément les recharges rapides vont se répandre sur le territoire. Mais surtout la Livewire correspond à un Telsa, c’est à dire une dynamo qui fout une branlée aux moteurs atmosphériques et avale le KM départ arrêté comme un red neck les hot dogs. Ce truc est une catapulte et Harley a prévenu, tout le monde ne pourra pas l’essayer vu l’arrivée massive de la puissance 120 bourrins ou watt, qui au passage peut passer à près de 170 sous les doigts d’un spécialiste.

Imaginez le rapport poids / puissance de la bête et ce que ça peut donner sur des routes viroleuses bon en tirant dessus faudra pas espérer plus de 150 km mais à ce rythme généralement tu fais une pause, là faudra là faire près d’une recharge :-))

Model Year 2020 Asset Capture Production MY20

Venons-en maintenant à celle qui va devenir si on en croit les caractéristiques techniques et les photos de Harley une icone de la marque.

La Low rider S s’affiche dans une livrée noire et bronze et on jurait revoir nos vielles dyna avec deux cadrans sur le réservoir, deux pots shotgun parallèle et un saute vent qui ajoute au caractère féroce de la bête.

Model Year 2020 Asset Capture Production MY20

295 kg pour le moteur de 114 de dernière génération, fourche inversée, amortissement du soft tail, 93 chevaux, un gommard de 180 et enfin un double disque à l’avant on se dit que Harley a mis le paquet pour répondre à la demande de nouveaux modèles qui conservent le « Harley spirit »

Model Year 2020 Asset Capture Photography.

Ils ont remis un feu arrière du même type que j’avais sur mon 883 sportser de l’époque, des risers pour le guidon, une selle basse, aaaah  c’est beau et la nostalgie des lignes alliée à la modernité du châssis comme de la mécanique permettent à Harley de taper fort avec ce modèle.

On à hâte de pouvoir essayer ces deux modèles et au passage on suivra la concession Borie de villiers sur Marne qui parle déjà de pousser encore plus loin le vice en préparant spécialement cette bouffeuse de gomme avec arbre et came et autre joyeusetés.

La bête arrivera en octobre et bouquet final…son prix sera en dessous de la barre fatidique de 20 000 €.