Wunderlich : une gamme d’accessoires pour votre Pan America

Bonjour Herbert c’est un plaisir de t’accueillir pour que tu nous présente Wunderlich et sa gamme d’accessoires pour la Pan america .

Mais tout d’abord peux-tu aussi te présenter et nous dire quel est ton poste au sein de wunderlich

Je m’appelle Herbert Schwarz et je travaille chez Wunderlich depuis six mois. Mais cela fait très longtemps que je suis dans le monde du voyage à moto.

En 1990, j’ai fondé la société Touratech, que j’ai dirigée pendant 27 ans et qui est devenue une assez grande entreprise. Ce n’est que lorsque l’entreprise a fait faillite et s’est concentrée sur la fourniture aux constructeurs de motos que j’ai été pendant deux ans rédacteur en chef du plus grand magazine de voyage moto germanophone, « Tourenfahrer ». Malheureusement, ce magazine a été vendu à une autre maison d’édition, ce qui m’a incité à retourner dans l’industrie.

Chez Wunderlich, je suis en train de créer un nouveau département qui s’occupe des motos ADVENTURE d’autres marques que BMW dont la Pan America.
C’est un défi intéressant pour moi et j’ai trouvé ici une très bonne équipe.

Merci Herbert, personnellement j’ai découvert votre société quand vous avez sorti un catalogue de pièces pour la Pan America mais Wunderlich existe depuis plus de 35 ans alors peux–tu brièvement nous en parler.

On aimerait connaître votre histoire, votre taille, ce que vous proposez comme produit et votre philosophie ou valeur.

Le fondateur de notre entreprise, Erich Wunderlich, a commencé en 1985 avec des pièces pour Yamaha SR500 et XT500 en tant que toute petite entreprise.

Erich wunderlich

Aujourd’hui, nous employons près de 100 personnes et nous nous concentrons depuis de nombreuses années sur toutes les motos de la marque BMW. Nous attachons une grande importance à la qualité de nos produits, à leur utilité pour les motards et à la durabilité de leur production.

Ce que l’on remarque en parcourant votre site, votre magazine gratuit Inside ou votre catalogue c’est le côté très professionnel et pardonne pour moi d’avance d’un gros cliché, tout cela transpire la qualité allemande !

Je suis heureux que tu le prennes ainsi, et la qualité est vraiment très importante pour nous. Mais nous nous considérons comme un fabricant européen avec des racines allemandes.

wunderlich pan America Off-road

Vous avez fait vos preuves pour équiper les BMW et votre catalogue est pléthorique mais ce qui m’intéresse à plusieurs titres c’est le pari que vous avez pris en développant une ligne d’accessoire pour la Pan America .
J’aime bien aussi votre idée de proposer une catégorie touring et une autre off-road en accessoires

T’es t’il possible de nous expliquer ce choix stratégique pour ce modèle ?

Notre directeur, Frank Hoffmann, est depuis longtemps un fan des motos Harley-Davidson. Lorsque la Pan-America a été présentée, il est tombé spontanément amoureux de ce modèle et nous a convaincus qu’il pouvait s’agir d’une moto pour la marque Wunderlich. Notre équipe de développement s’est tout de suite mise au travail avec enthousiasme et a développé de nombreux produits utiles.

Wunderlich accessoires Pan America Off-road

D’ailleurs que penses-tu personnellement de cette moto et du pari de Harley-Davidson de renter sur ce marché du maxi trail ?

Je me réjouis toujours de voir de nouvelles motos dans la catégorie des maxi-trails. Harley a fait un très bon travail en présentant une moto de caractère. Ce n’est pas une copie de la BMW GS, mais une alternative intéressante avec un moteur brillant.

Comment avez-vous procédé pour développer cette ligne de produits ? Vous vous êtes appuyés sur votre expérience de la 1250 GS de BMW, vous avez mené des panel avec les utilisateurs où vous avez fait bosser dur vos techniciens J

Nous nous sommes d’abord basés sur les expériences que nous avons faites avec les BMW, mais nous avons aussi un bon ami qui a déjà parcouru bien plus de 40000 kilomètres avec la Pan (dont plus de 10000 kilomètres sur des pistes en terre et en tout-terrain). Il nous a fait part de ses besoins et de nouveaux accessoires en ont découlé.

Wunderlich accessoires Pan America Touring

Quel est votre produit best seller pour la Pan america ?

Notre grand pare-brise et le renfort pour le pare-brise se vendent particulièrement bien.

La tôle pour le côté gauche du moteur est également un best-seller. Non seulement elle améliore l’esthétique, mais elle permet aussi à l’air chaud évacué par le moteur de passer devant la jambe du pilote.

Avez-vous des projets en développement pour la Pan America que tu peux partager avec-nous ?

Nous allons nous occuper des amortisseurs et chercher des solutions pour améliorer la béquille latérale.

Enfin si l’on peut bien entendu commander en ligne, il me semble que vous serez présent sur l’Alpes festival moto à barcelonette en septembre ?

Je serai personnellement à Barcelonnette et j’arriverai avec l’une de nos Pan-Americas. Ce sont un peu plus de 1000 kilomètres que je vais certainement apprécier.

Je suis également disponible à tout moment pour toute autre question ou suggestion et je me réjouis de l’intérêt que vous portez à notre nouvelle gamme.

Alors au plaisir de te voir là-bas en Pan America après un demi Iron Butt et merci pour nous avoir permis de découvrir cette belle entreprise en plein développement.

C’était un plaisir de parler avec toi.

Amicalement

Herbert


Liens
Magazine Inside

La gamme Adventure : www.wunderlich-adventure.fr

Claude Globrider : Quels équipements moto en Pan America ?

le couteau suisse de Harley-Davidson

La Pan America est un énorme couteau suisse mais quand arive l’heure de partir pour de longs roadtrip vient la question : Quels équipements moto pour la Pan America

J’ai eu le plaisir de rencontrer Claude campagne lors du stage « premières sensations off-road » et depuis nous avons gardé le contact car l’individu calme et philosophe à ses heures peut aussi finir sur la table en fin de soirée avec ce petit grain de folie des grands voyageurs.

J’ai été le rejoindre à Deauville pour l’accueillir après son périple en Irlande, Ecosse, Pays de Galles et réaliser cette interview. Pas de belles images de roadtrip, de soleil couchant et d’horizons flamboyant mais vous pourrez voir comment Claude a préparé sa Pan America et s’est équipé pour affronter ces dizaines de milliers de km.

Le pire en roadtrip c’est la pluie de plusieurs jours et quand on part en Irlande et en Ecosse on peut s’attendre à tester de manière approfondie son équipement 🙂

Ah oui Claude comptabilise plus de 26 000 km sur sa Pan America par tous temps et terrains et vous verrez ce qu’il nous dit de cette moto après un an de multiples roadtrip.

Il y a de moins en moins de question d’âge et de plus en plus d’envie et d’équipement pour continuer à rouler. Bon on ne va pas se cacher qu’une bonne préparation physique permet de dépasser les 70 ans en étant toujours fringuant 😉

Vous avez une Pan america ou vous êtes intéressé par cette moto alors rejoignez le groupe français dédié au super maxi trail Harley-Davidson

Stage initiation Off-Road Maxi-trail Pan-America, est-ce utile ?

Alors je peux peut-être vous aider à répondre à cette question puisque j’ai pu tester celui organisé par Trail rando (spécialiste du voyage off-road en moto) et Harley-Davidson : le stage « premières sensations off-road en Pan America ».

J’ai eu le plaisir de suivre pendant deux jours ce stage dédié aux Pan america organisé autour de St Emilion avec Baptiste l’instructeur et Claude, Pierre-Yves et Laurent comme stagiaires.

Un maxi-trail c’est souvent maxi haut, maxi lourd maxi puissant par rapport à un trail et si pour nombre d’entre-nous qui venons des Harley traditionnelles c’est plus joueur et facile à conduire sur route que nos anciennes montures c’est une autre paire de manche quand on sort ses pneus de l’asphalte !

A ce sujet les statistiques nous apprennent que malgré les vidéos les plus folles sur ces pilotes de BMW 1250 GS, seuls moins de 5 % l’utilisent en off-road !

On verra bien les chiffres pour la Pan America mais ne nous attendons pas non plus à un raz de marée.


Pour ma part je trouve dommage de renier une partie de l’ADN de ces motos qui est une polyvalence et la possibilité de s’offrir encore plus de routes, goudronnées ou pas. Mais encore faut-il avoir un minimum de base car si vous -vous engagez dans un chemin avec les mêmes réflexes que sur la route, le réveil risque d’être brutal sur VOTRE polyvalence.

En effet ce stage m’a aussi montré que ce qui était en cause c’était plus souvent notre polyvalence que celle de la Pan America qui est un couteau suisse géant !

Alors justement la première partie de la matinée est utilisée par Baptiste pour nous inculquer les clefs indispensables de manoeuvres à basse vitesse afin de comprendre l’équilibre de la moto et comment maximiser l’adhérence dans les virages sur des terrains glissants. Vu mon niveau j’aurai pu y rester d’ailleurs plus longtemps car on sent que au fil des passages la conduite s’améliore.

Très vite on part sur le terrain continuer l’apprentissage par des ateliers qui permettent de renforcer l’acquisition de ces points et en découvrir d’autres comme les demis-tours en sécurité et sans trop se fatiguer, le freinage en descente, le passage de gué…

D’ailleurs c’est un point à soulever, la gestion du physique car perso j’ai vite senti que mes manques techniques avec la gestion du stress bouffaient énormément mon énergie et si tu rajoutes une chaleur dépassant les 30 degrés bien j’ai vite eu les batteries à plat !

Ah bien oui, la conduite c’est debout sur les repose-pieds et quand tu est élégant, intelligent tu gères comme si t’étais debout à la proue du Titanic mais quand tu trouves ça super haut et pas si stable que ça tu te la joues en mode mi-grenouille, mi- chimpanzé ce qui est nettement moins à ton avantage et te tétanise rapidement les muscles. Je suis vraiment un poireau car mes collègues de boulot n’ont pas connu les mêmes difficultés de passer de la position du primate à celle de trailiste évolué.

Tu peux me prendre comme la référence basse du stagiaire et je vais aussi te rassurer, j’ai par deux reprises testé la position de la sieste, l’une en montée, l’autre en descente particulièrement caillouteuses mais grâce a mon équipement me suis relevé avec grâce et le sourire après cette micro sieste 😉

Bon bref le poireau moyennement rassuré a pu profiter de la connaissance de ce coin splendide par Baptiste pour nous permettre de rouler au milieu de la forêt, des vignes, des petites routes et chemins avec une progressivité qui redonne confiance et permet de se faire plaisir.

Car oui le plus important au final c’est de changer le curseur de crainte vers plaisir quand tu commences à mettre tes pneus sur ces beaux chemins et chacun d’entre-nous a vu grâce à ce stage ce curseur bouger dans le bon sens.

Ce stage m’a permis d’acquérir quelques bases pour pouvoir m’aventurer sereinement dans des chemins faciles et être capable au pire de faire demi-tour devant un obstacle impossible à franchir ou présentant trop de risques de chute, surtout si on roule seul, ce qui est à déconseillé. En tout terrain adoptés le réflexe #NRA Never ride alone (Vous êtes top les gars!)

Il m’a permis aussi d’y voir plus clair sur les capacité de off-road de la machine et du pilote. La Pan america en mode off-road est géniale mais moins tu as de technique et plus les difficultés sont physiques alors perso ce sera pour l’instant du tout-terrain sur des pistes roulantes et belles car mon curseur plaisir en prend un coup quand j’ai le palpitant qui s’affole dans les tours minutes pour me sortir d’un terrain piégeux en mode MATT.

Votre instructeur est votre plus grande aide pour progresser et vous conseiller et sachez que pour les moins téméraires ou endurants il y a toujours un plan B afin de vous permettre de profiter pleinement et sans risques de ce stage.

En conclusion j’aimerai que vous preniez le temps de lire ce témoignage de Claude, septuagénaire fringuant, aventurier sur deux roues, animateur de soirée !


Témoignage de Claude


Sur le contenu,Je trouve que pour une initiation je ne vois pas ce que nous aurions pu faire de plus avec nos pneumatiques… du genre herbes mouillées, boues et sable.Le programme initiatique me semble complet…réglages de la Pan Am, Equipements du motard,  positions sur la moto, virage, montées descentes, demi-tour en côte, franchissement et l’attitude en général devant les obstacles…
Sur l’utilisation de mes acquis…En l’état actuel de la réglementation, chez moi le Off Road est tout simplement interdit il ne me reste que les trips organisés… si je veux potentialiser mes acquis.A voir.Quant à mon prochain voyage départ le 7 Juin prochain pour Irlande Sud et Nord,Ile de Man,Ile de Sky, Ecosse par la côte et retour maison.
UltréÏa


Pour les stages : https://biker.travel

Pour le groupe de Panamériste : https://www.facebook.com/groups/panamericafrance

Pan america off-road

UltréÏa

C’est une expression que se lancent les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle dans les moments difficiles, et dont le sens peut être traduit par : « Aide-nous, Dieu, à aller toujours plus loin et toujours plus haut ».
Merci Trail rando et Harley Davidson pour tous ces bons moments partagés 🙂

Intéressé, propriétaire de la Panamerica 1250 H-D ? Rejoignez le mouvement !

La Panamerica 1250 fait actuellement un véritable carton de vente aux US et en Europe et les premiers clients français vont enfin toucher leur panamerica dans les jours qui viennent.

Ce modèle tout nouveau et pour ainsi dire révolutionnaire chez Harley (à voir la fronde de certains puristes de la marque qui parle de trahison) va faire de nous des pionniers et l’idée de créer une communauté pour s’échanger les bons plans, les retours d’expérience en plus de ce Blog m’a paru intéressante.

Alors voila le groupe Panamerica France H-D , un groupe POSITIF !!!!

Nous sommes déjà plus de 150 et je me réjouis de la bonne ambiance de ce groupe et de la participation active des membres dont certains potes qui continueront sur leurs Harley Dyna, softail et autres mais que j’ai plaisir à garder près de mes roues 🙂

Ce groupe permet de se tenir au courant des éventuels problèmes de la machine, des solutions, des accessoires, des transformations, améliorations, roadtrips, événements…

Nous allons aussi dès la semaine prochaine proposer des événements dédiés à la communauté mais qui resteront ouverts à tout le monde et viseront à devenir peu à peu européen en commençant bien entendu par la Belgique qui a aussi son groupe Panamerica..

En effet nous sommes nombreux à déjà rouler en Harley, à avoir pas mal de potes et nulle envie de tirer un trait sur les roadtrips qui nous réunissent tous.

Simplement nous aurons quelques événements orientés sur l’aspect all/roads de la Panamerica pour en exploiter tout le potentiel de plaisir de roule !



Work Less Ride more !!!

CSC : L’âme du Clubstyle

J’ai écrit un billet sur la transformation d’un bon M8 en clubstyle sur broaam et cela m’a permis de découvrir cette tendance particulière de transformer des Harley-Davidson en bécane rageuse et agile. J’ai poursuivi cette découverte en particulier avec le groupe facebook ClubStyle Crew  qui est très actif et je tenais à partager leur vision et leurs  projets car c’est une belle bande de passionnés.

 

Ce groupe est né quand et avec quel objectif ?

Le groupe est né en mars 2020 avec 3 potes amoureux du CS (Thomas, Bastien et benjamin) Dans l’objectif de réunir les passionnés du CS en France et partager notre passion car c’est actuellement encore une niche en France


Vous avez décliné votre présence sur insta et vu le nombre de publications par jour ça demande un sacré boulot de CM, comment vous-vous êtes arrangé pour assurer que cela ne dérive pas, ne se querelle pas trop et garde une bonne énergie ?

Pour la gestion du groupe et du compte insta,  des le début nous avons recruté des experts des réseaux sociaux amoureux du CS qui alimentent, veillent et construisent l’avenir de ceux ci avec nous, ce qui nous permet d’avoir un contrôle optimal sur tous les plans et également une diffusion maximum sur les réseaux. Nous discutons chaque jour tous ensemble sur tous les sujets , problèmes, idées et prenons des décisions communes.

L’importance de n’avoir aucune étiquette et d’accepter tous le monde de divers horizons est primordial pour nous : la personne prédomine sur la fonction/appartenance.

Ce qui m’a frappé aussi dans ce groupe c’est le nombre de projets concernant les transformations des bécanes, la fabrication de nouvelles pièces adaptées à la transformation d’une H-D en clubstyle. 

Nous essayons de créer ce que les Américains ont créé pour le CS  tout en développant une identité propre et française avec des coûts réduits pour pouvoir satisfaire le plus grand nombre et afficher la fierté de faire partie du crew

L’idée du clubstyle et avant tous d’avoir une machine performante et confortable . Une phrase américaine dit

« Conduit la comme si tu l’avais volé ».

Pots 2 en 1 , cartographie, filtre haut débit, fairing (pas obligatoire) et nous essayons de passer par des shops français ou francophone pour garder le maximum de cohérence sur le fait de travailler avec du français même si parfois tout n’est pas possible.

De plus nous avons créé des partenariats avec certains shop comme hot rod garage qui nous remise les pièces et le service atelier et nous fournissent des conseils de qualité avec une réactivité exemplaire
.
Forcément le mouvement étant moins ancien en France que d’autres styles l’évolution est encore limitée, nous marchons dans les traces des américains avec la quantité de fabriquant spécialiste CS en moins car beaucoup de petit shop US n’importent pas les pièces que l’on recherche.

Nous espérons qu’avec le temps l’Europe deviendra un marché intéressant pour eux et qu’ils se décideront de distribuer en Europe un jour , c’est une des raison pour lequel on se bat pour faire avancer et connaître ce style dans nos frontières.

Le clubstyle a de beaux jours a venir en France

Merci les gars et bonne route !

 

Un Roadtrip au Havre peut-être une révélation !

Le Havre…Un Week-end au havre et là tu te dis il est invité par une usine de pétrochimie le Broaam pour aller se perdre dans ce qui dans mon esprit est un coin aussi attirant que Tchernobyl.

Comme l’amitié ça compte j’ai répondu présent aux copains pour ce WE et j’ai bien fait !

Bon avec ces potes de toute manière on s’est toujours marré quel que soit l’endroit, le temps car la magie de se retrouver à bouffer des bornes dans le même esprit puis se marrer est bien présente  mais tout de même…le Havre !

Hé bien ce fut une belle surprise de découvrir cette ville et ce coin investi en masse par les parisiens car si on boude le Havre on fait chauffer les moteurs des Porsche, Ferrari et BMW décapotables de Trouville à Honfleur.
Le Havre mélange les bâtiments de la reconstruction en mode stalinienne avec son église imposante avec sa structure en béton qui projette sa flèche vers le ciel, sa mairie et ses logements d’après-guerre et de vieilles demeures préservées de style normand .

Le Havre se trouve juste à quelques encablures de coins superbes dans la campagne ou au bord de mer. De Fécamp à Deauville la palette des styles est large et les fruits de mer abondant. Bon vu la clientèle qui débarque on a pris un peu l’habitude de prendre dans certains établissements de fruits de mer le client pour un bulot ou une moule.

L’assiette de fruits de mer négociée à 30 € et qui finit à 42€ et quelques tu peux essayer en m’expliquant que t’as rajouté une gambas grillée mais à la fin malgré le cinoche ça restera le prix convenu et sans le sourire.

On a préféré les marchands de glace sur la plage en galet du Havre et notre barbecue du soir organisé par Maitre Streeter épaulé par sa compagne de choc et animé par les yipi king !

Franchement je reviendrai surement faire ce bout de côte en semaine car le WE ça devient un arrondissement de Paris vers les stations les plus connues.

 

Le club style en Harley ? Le look et la performance !

Dans le monde Harley il y a eu de multiples modes de transformation des motos que ce soit vers les choppers, diggers, cruiser, roadster, café-racer, baggers et demande le reste à ta sœur.

Souvent c’est l’esthétique qui prime et bien des bikers roulent sur des bécanes qui, du point de vue ergonomique et performances, sont des aberrations …Mais bon allez expliquer ça à des fondus qui roulent en rigide et fonte, vous aurez autant de succès que de parler barbecue à un vegan.

En Harley je préfère rouler moche et efficace que beau et pénible et du coup en tant qu’heureux  possesseur d’une Dyna je me suis intéressé au style club qui revient à la mode depuis ces deux dernières années.

J’ai été aidé en cela par le copain Sony Le gitan du forum France Street bob qui nous a permis de suivre sa transformation d’un street Bob de 2019, oui bon personne n’est parfait et #StayDyna 

Alors le style club c’est quoi ? Certains répondraient hâtivement c’est le style Sons Of Anarchy, et les bougres n’auraient d’ailleurs pas tort ! Mais ce serait oublier que SOA s’est inspiré des vrais MC de la côte Ouest des US.

Car c’est bien des MC (Toi jeune Padawan va sur le lien qui explique ce qu’est un HDC, et un MC 😉  qu’est parti cette tendance avec les FXDT en cherchant à améliorer des Harley stock pour booster  leurs performances. Pourquoi les FXDT me direz-vous , si! si! je vous connais ! Hé bien car c’était en rapport poids, puissance et prix le modèle le plus intéressant mais pas très bien côté de la clientèle habituelle ce qui permettait aux MC d’obtenir des rabais.
Les Club style désormais sont  aussi des regroupements d’amoureux des dyna qui suivent la même voie mais aussi qui osent la couleur.

Généralement sur un Dyna Club style vous retrouvez des amortisseurs de qualité, une bulle plus ou moins haute, un guidon avec des risers de grande taille ou un T-Bar permettant d’avoir une position des mains assez hautes mais pas supérieures aux épaules, un travail sur le moteur et un échappement deux en un là aussi pour la performance.

Les Dyna sont sorties du catalogue Harley en 2019 remplacée par les softail et le pari de Laurent alias Sony est de transformer son Street bob sur base softail en Harley immédiatement identifiable comme appartenant à la mouvance Club style. Nous allons grâce à lui découvrir cette transformation.

Salut Laurent, déjà sois poli, retires les doigts de tes oreilles et présente-toi !

Je suis Laurent, alias Sony le gitan, 42 ans ( sobriquet dont j’ai hérité à 14 ans figurez-vous… suite à un cours de math au collège qui a dégénéré en vaste blague dont je vous épargne les détails). Ex  monteur de chez Dafy, ex mécano Honda et ex mécano HD, sortant de 22 motos de toutes marques et tous styles dont une Dyna FXDBB 2014 et mon actuelle FXBB.

Alors pourquoi ne pas avoir pris une Dyna Street Bob comme base de ton projet et rester authentique ?

Trop exigeant avec la partie-cycle, trop déformé par des années de Ducati  S4RS 998 , 749 et autre 1098 je n’ai pas su m’adapter à ma Dyna que j’adorais pourtant (même si  au final, un roulement de bras oscillant usé était avant tout à l’origine de mes soucis sur la tenue de route), ceci-dit j’ai besoin d’une partie cycle dont la direction est presque verrouillée avec le reste de la moto. J’avais fait un gros boulot sur les éléments de liaisons au sol et du cadre mais rien à faire, je ne m’y suis pas fait.  Plus ou moins à contre-cœur j’ai testé une FXBB que pourtant j’ai allègrement critiquée à sa sortie.  J’ai trouvé une partie-cycle plus en accord avec mes attentes. Cadre « compact » dans son travail, suspensions saines d’origine, un Japonisation dans le bon sens du terme qui fait hurler parfois à raison, les amoureux des Dyna.

Concernant le club style pure, il y a diverses écoles, comme dans toutes les prépa, que ce soient Bobbers, Choppers, Baggers, Slugs etc… on retrouve des sous groupes dans la famille.  Je ne vais pas rentrer dans les détails des familles mais je fais partie de l’immense majorité qui va s’orienter vers un club que je nomme « routier » ou « clone » en ce qui concerne les FXBB noirs.  Donc ici point de Club Style extrême orientation stunt avec une modification de transmission finale, suspension grand débattement, modification de la carto pour avoir toute le couple le plus bas possible et peintures voyantes et agressives, point de Club de showroom qu’on voit partout sur le net avec leurs peintures de folie façon écailles de Carpes etc… 

Ah, globalement je tiens à préciser une chose. Le Club style est une appellation qui est effectivement surtout arrivée dans le « grand public » avec SOA. Comme je le dis toujours, il y a 20 ans, quand j’étais mecano chez HD, je montais déjà des bécanes avec des accessoires « club ». C’était plus rare mais juste ça n’avait pas de nom. Les gens venaient et disaient, je voudrais ma bécane plus apte à rouler un peu plus vite, plus loin et plus longtemps. On montait un guidon à hauteur de l’épaule, on changeait les suspattes arrières, on changeait les plaquettes de freins et on claquait un fairing. Des fois ont ramenait les commandes en médianes, on foutait des reposes-pieds highway au cas où et voilà.  Ca n’avait pas de nom et tout le monde trouvait ça moche. Aujourd’hui le club syle est devenu tellement diversifié que ça va du Naked au GT avec des fairing  présentant des carénages façon Godier-Genoud . Il y a énormément à dire sur le Club, autant que sur les autres familles d’ailleurs mais on ferait 15 pages.

 

On peut en faire plusieurs billets et c’est prévu ne t’inquiètes pas car je pense que ce sujet passionne de plus en plus de possesseur de Harley et certains garages se spécialisent désormais dans ces préparations.

Mais revenons à ta propre transformation d’un Street bob softail (certains s’étranglent en associant ces deux mots mais j’ai pris un coup de Jack au miel avant !) 

Pour l’aparté sur le Softail, il est vrai que ce ne sont plus des Dyna. C’est irréfutable le nier confinerait à l’aveuglement ou une forme de frustration. Mais l’esprit demeure je pense. Le Bob post 2018 reste une moto simple modifiable à volonté ( encore limité mais les constructeurs s’emploient à fournir de plus ne plus d’aftermarket). On sait tous la petite histoire… la MoCo via son équipe marketing de trentenaires branchouilles veut renouveler et changer sa clientèle. Il faut évincer la vieille garde non rentable dont l’image est trop « antique », il faut que l’on consomme de la moto plutôt que d’investir sur des bécanes qu’on va garder 20 ans. 

HD se réinvente, voir se perd parfois en voulant offrir un panel complet et rassurer le client. Le côté extrême exclusif est dilué dans du marketing soft, de la communication moderne et simple, une moto électrique pour montrer qu’on est en avance sur son temps plutôt que de vivre sur le passé et faire peur avec du métal chaud et des odeurs d’huile , gros trail, roadster, motos d’entrée de gamme (les 750)… Vues les difficultés financières du groupe, on a beau leur en vouloir… ils n’avaient pas vraiment le choix… Rationalisation des modèles de construction, réduction du nombre de gestes donc gain de temps et de productivité, de pièces,  de machines outils, de fournisseurs, simplification de la chaîne de montage avec la nouvelle gamme = économies d’échelle = espérer des bénéfices d’ici quelques années… 

La politique de LLD et LOA exacerbée et des campagnes de promotion pour les permis A2 ont accompagné ce changement. Le nouveau Bob a d’ailleurs beaucoup moins de valeur résiduelle car il en tourne plus facilement en occasion. C’est donc un bon plan au passage…

Tout ça pour dire que le Softail Bob n’est pas une Dyna c’est vrai. Cependant froidement, elle enterre techniquement sa grande sœur mais a sacrifié une certaine magie à l’usage.  Le manque de vibrations, cette efficacité voulu… Cette accessibilité a même finit par agacer dans le monde HD.  Le symbolisme du double amorto retiré comme une volonté coupable de faire du mal aux puristes et de les dégoûter. Les vibrations quasi absentes et le compteur de résa retiré sont autant de provocations que les Dynistes convaincus n’ont pas appréciées. Et je crois que c’est volontaire. La MoCo a voulu une forme de rupture. Si je tombe dans la parano je dirais même « diviser pour mieux vendre ? Parlez de moi en bien ou en mal.. mais parlez de moi… De toute façon la gamme est moderne, la nouvelle gamme est plus performante et coûte moins chère à produire sans avoir rogné sur la qualité de fabrication »… Point que je n’ai pas cité, j’ai aussi été séduit par les finitions.

Ce que tu dit est d’ailleurs à l’origine de nombreuses discussions animées sur le forum France Street Bob. Je te rejoins sur de nombreux points mais une seule machine de Harley me fait rêver pour l’instant la future Pan America !

La cohabitation est bonne sur le forum, ça chahute un peu mais ça fait partie du jeu. Mais il est vrai qu’il y a une séparation nette. On partage forcément beaucoup moins car les motos sont techniquement différentes.  On pourrait très bien se séparer sur France Street Bob mais Dieu merci il y a une cohésion forte entre les membres et la cohabitation existe. Des pages et forums dédiés au FXBB ont fleuries ces derniers temps sur les réseaux sociaux, c’est pratique mais l’esprit y est un peu différent.

Pour en revenir au sujet à vrai dire mon Club n’a rien d’extra car je suis un mec commun limité par le budget, l’usage que je veux en faire et mon principe de pouvoir retirer 99% des éléments pour revenir en arrière si je change d’avis. Donc point de 2 en 1 pour moi car trop dispendieux mais de simples Short shots, point de peinture perso mais des décalco de résa… tout ça me permet de mettre de l’argent de côté pour des choses qui sont plus essentielles à mon sens pour un club… les liaisons au sol et la sécurité passive… de futurs suspensions Ohlins ou une jante arrière un poil plus large et un kit Disque avant wave  15 » par exemple.  J’essaye cependant de ne mettre que des marques sérieuses,  donc du Thunderbike, des poignées Alumicore Biltwell, du Arlen Ness à venir pour le pontet de fourche me permettant d’avoir une fourche vrillant moins vu mon pilotage à 90% sur petites routes, Memphis Shades, Heinz Bike dont je suis totalement fan, la moto est bien sûr Stage 1 avec un FP3 qui m’a changé la vie par rapport au SE de ma Dyna, je fais bien sûr confiance à K&N pour l’élément filtrant. Des leviers réglables en aluminium de chez Oberon taillés dans la masse dont j’adore la sobre discrétion, n’oublions pas les risers Bung King, un classique guidon Tracker Biltwell,  la fameuse sacoche de guidon, moi c’est une Burly car très bien réalisé et abordable.C’est d’ailleurs aussi incontournable qu’une clope sur un Gainsbourg une sacoche de risers.

Bien sûr et  obligatoire, une selle sérieuse qui cale bien les reins. Je n’ai pas été dans un délire, une Saddlemen Step up full gel pour être plus haut et avoir une position confortable et ne pas être déçu. Ma seule modification irréversible sera de poser le kit Thunderbike de réservoir avancé.

Je précise que tu n’es sponsorisé par aucune de ces marques et pourtant tu adores leurs stickers sur ta moto 😉

Un détail, j’ai cédé à la vague du Bar light. Seule concession honteuse à Ali express.

C’est quoi ça ? t’as piqué l’éclairage d’un bouge de Bangkok vilain garçon ? Si non combien de temps pour toutes ces modifications et quel budget prévoir selon toi ?

Dans le club style il y a une recherche sur la signature lumineuse. En Dyna on change quasi systématiquement l’optique d’origine pour un modèle Daymaker plus ou moins original ou surtout un très convoité 13 LEDs qui donne un aspect agressif et moderne à la moto ainsi qu’un gain de vision nocturne. En Amérique du Nord on remplace souvent les clignotants par des kits 2 en un avec une cerclage lumineux de position dans le cligno ce qu’on ne peut pas faire en Europe car les motos ne sont pas équipées. Enfin on ajoute un Bar light, une simple rampe de DELs permettant un feu de route large. A la base ce système est un simple ajout d’une rampe provenant de l’automobile. C’est d’ailleurs toujours le cas pour la plupart des gens. Il n’existe que quelques bar light dédiés mais les tarifs sont exagérés. Sur le softail rares sont les changements d’optique, perso je n’en ai que très rarement vu sur les pages dédiées. L’origine a déjà une signature visuelle et en plus est assez efficace ce qui est une nouveauté dans la marque. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous noterez que les Dyna « style SOA » ne s’embarrassent pas de tous ces artifices. Ce style est bien plus proche de ce que j’ai connu dans le passé quand l’expression « club style » n’existait pas encore. Mais tout est en évolution permanente et rapide donc aujourd’hui un Club a quasi une fois sur deux des artifices lumineux simples mais efficaces. 

J’avoue que le bar light est un upgrade bien réel dans la conduite de nuit sur petites routes. Et ça coûte si peu.

Est-ce que tu penses que tu est allé au bout de ta démarche de transformation ?

J’ai encore beaucoup de boulot dessus mais les grandes lignes sont posées pour que ma Harley se plie à mes exigences de polyvalence…. Voilà le vilain mot lâché… La vérité toute nue des club styles de l’armée, des clones des clubs noirs routiers (quoique tous les styles ont une majorité de clones en vérité)…. Polyvalente et avec une certaine sportivité… et si on veut de la sportivité, il faut une rationalisation.

Certains possesseurs de club vont vouloir m’étouffer dans mon sommeil. Mais avec honnêteté je le ressens comme ça.

A vrai dire tu ne mérites pas ton nom de gitan car ne pas avoir mis un deux en un digne de ce nom de Bassani ou TBR en satin s’est refusé l’appel du full métal ! Plus sérieusement les adeptes du Club style passent tous à cet échappement pour le look et la puissance mais toi tu nous dit que c’est trop cher alors que tu comptes partir sur des ohlins hors de prix sur une moto qui justement joue son sur nouveau cadre pour remplacer l’irremplaçable Dyna, tu réponds quoi pour ta défense ? 

Ma défense c’est que j’assume de ne pas me plier totalement aux codes du full Club. Étrange de dire ça alors que ma moto est en plus noire, avec la selle la plus achetée du commerce pour cette préparation et qu’elle présente d’autres codes pourtant d’une banalité affligeante pour un FXBB club. Alors je dis peut-être ça pour me rassurer aussi 🙂 .  Mais j’ai une autre contrainte. C’est aussi de pouvoir un jour repasser sur un esprit plus Bobber si l’envie m’en prends et un 2 en 1 ne me plaira peut être pas. Vu les tarifs des échappements… il faut éviter de se planter, je reste donc sur une valeur sûre et simple qui me semble un choix polyvalent (encore ce vilain mot). Aussi réellement je dois « grappiller »… quoi que près de 700 euros de différence entre le tarif de mes Short Shots et un TBR ça commence à vouloir dire quelque-chose… car vraiment je suis très intéressé par le fait d’améliorer les liaisons au sol c’est directement lié à mon expérience moto ( de file en aiguille cette question m’amène en fait à analyser ma démarche personnelle lol merci) . Je ne suis pas un pilote et je ne cherche pas une puissance démesurée dont je serais incapable de jouir, le plaisir c’est quoi en vérité dans la partie performance d’une moto. La MAITRISE! Ce mot est hyper hyper hyper important en 2 roues. La maîtrise de la vitesse, la maîtrise de la partie cycle, la maîtrise du lien entre les désirs du pilote et les réactions de la machine.

 Tout ça atteint directement le cerveau qui délivre  en contrepartie de la dopamine.. ce n’est pas moi qui le dit c’est une étude. Tellement de gens l’ignorent mais c’est ce qui pousse l’Homme à avoir des passions ou faire certaines choses.  Arriver au point de délivrance de dopamine va vous faire kiffer l’instant, oublier les soucis etc… et cela passe par la maîtrise de ce que l’on fait. Il y a des tonnes de façon de l’atteindre, monter des pièces, voir simplement sa moto, la démarrer, les premiers mètres, atteindre une vitesse élevée pour certains et maîtrise ce dépassement des sens est une véritable drogue etc… Moi c’est la maîtrise et l’exploitation que je veux ( là on sort du cadre du Club style mais il fallait cette aparté je pense)  … Ainsi point de course à l’armement motorisé. Un stage 1 est plus que suffisant. La rage du 107 et son couple sont déjà au delà de mes compétences. Les Short Shots ont d’ailleurs l’avantage étrange de lisser la courbe de couple en l’affaiblissant très légèrement ce qui me permet, en lien avec de longue séances d’autotune d’avoir un moteur plus exploitable qui pardonne plus les excès d’optimisme sur la poignée de gaz qu’avec mes anciens Big Radius.

 Alors mon but est simple, après l’apparence pour flatter mon ego, c’est d’optimiser les liaisons au sol pour jouir au maximum de ce que m’offre le moteur. Si le compromis de départ est réussi. Ont peut largement faire mieux, notamment sur la progressivité de l’arrière et la précision de l’avant. Au passage quel regret de ne plus pouvoir régler les roulements de direction…. Cette dernière est trop légère à mon goût et se marie assez mal au guidon tracker dans quelques situations particulières.  Les réactions de direction sont un peu trop directes parfois. 

Donc voilà, il s’agit uniquement de question de priorité d’usage, d’économies et du fait que je suis plus attaché à la partie cycle qu’aux performances et parfois aux codes.

 

Bon Sony on te remercie vraiment pour toutes tes réponses. Est-ce que tu penses garder cette moto un peu plus longtemps que ta Dyna ? Tu penses qu’elle est suffisamment polyvalente pour affronter les roatrips de plusieurs jours comme les ballades en mode Joe Bar ?

Certains font des roads trip sur des NX125 en traversant toute la France avec madame et les bagages, d’autres sur des 1340 rigides. La moto c’est physique, ça ne sera jamais d’un confort ultime (hors exceptions)  mais franchement ne pas affronter un road trip sur un club basique comme le miens, faut être un peu fragile. Entre la position, la selle ou la petite protection offerte par la bulle, on est très bien. 

Je voulais garder ma Dyna, mais c’était une édition spéciale, j’ai été limité pour ne pas dénaturer l’esprit. Mes soucis de partie-cycle ne m’ont pas dégoûtés car j’en connaissais l’origine finalement. J’ai été séduis par le FXBB lors d’un essai routier et je suis tombé sur une occasion en Or. En plus, n’étant pas spécialement fidèle à un style ou attaché à ce que ce soit une Dyna ou un Soft, on y ajoute la neutralité d’aspect me permettant de dire qu’elle se pliera plus longtemps à mes exigences et je pourrai changer de style quand bon me semblera, le FXBB s’est simplement imposé à moi de façon pragmatique. J’aurais aimé garder ma Dyna mais je n’ai pas les moyens d’avoir 2 bécanes. Chez moi, pour que j’acquière une chose, je dois me séparer d’une autre ou faire un calcul.  Ma Dyna n’est pas perdue de vue, son nouveau propriétaire m’en confie l’entretien courant et je règle les bobos.

Tu vois… la nostalgie camarade d’une moto au caractère unique 🙂

Enfin voilà. J’espère que mon intervention amène autant à en apprendre un petit peu sur ce club style dont on parle de plus en plus ainsi que d’ouvrir un questionnement plus profond sur ce style, pourquoi on l’envisage et ce qu’il entraîne parfois comme changement dans la philosophie HD. Chaque style est une philosophie et une démarche personnelle, c’est l’une des forces de HD.

Sonny je suis sur que ton témoignage intéressera sur ces deux points, d’ailleurs c’est amusant aussi de voir les joutes verbales entre les amoureux des dyna et Softail qui ne comprennent pas le choix des potes qui roulent en touring. La force de Harley c’est que malgré cela on se retrouve tous sur les routes à partager une même passion de la route et le sentiment d’un lien qui au-delà des différences reste puissant.

Avant de tomber dans un lyrisme tout évangélique je tenais à laisser le mot de la fin à deux de tes bros et grands poètes gitans : Nico et Lolo !

Lolo, Ah Sony chui posé dans ma camping avec un flacon du jus de la terre à caresser le tiockel. J’digère le niglo en attedant ton retour.

Nico, Merci mon Sony on va leur manger l’os du coeur aux gajos et après on bicave son brélon de ses morts au Broaam monpral !

 

PS: Mon petit doigt me dit que Freeway va s’intéresser à la question rapidement et tant mieux 🙂

A la rencontre des Morfals : un HDC historique

Vous me direz pourquoi il nous parle des Morfals le Broaam ?

Et bien mes amis premièrement car

  • Premièrement quand on est biker on aime souvent mieux connaitre notre milieu et comme on croise forcément des bikers avec plein d’écussons (oui je parle comme ma défunte grand-mère !) sur leurs blousons on aimerait savoir à quoi tout cela correspond.
  • Deuxièmement j’ai eu la chance de croiser des membres des morfals et des liens d’amitié se sont créés qui m’ont donné envie de mieux connaitre leur histoire.
  • Troisièmement car j’aimerai alerter les innocents de la signification des couleurs pour un club qui ne correspond pas vraiment au fait de se coller un patch Son Of Anarchy dans le dos et se pavaner ensuite devant des MC authentiques…

Commençons par un peu d’histoire : Ce club des Morfals est né de l’idée vers la fin des années 1970 de quelques copains roulant en Harley et adepte comme Gargantua, Gérard Depardieu ou Jim Harrisson de la bonne bouffe et des kilos qui vont parfois avec…A l’époque d’ailleurs l’un des critères pour rejoindre les Morfals était de dépasser le quintal !

En 1986 Walter succèdera au Président historique des Morfals pour lui aussi transmettre le flambeau en 2018 après avoir fêté les 40 ans du club en 2018.

Il nous  a semblé intéressant de raconter l’histoire des Morfal pour mieux comprendre l’univers des clubs Harley mais surtout de la vivre au travers de la rencontre avec Walter, différents membres et témoignages en terminant par une présentation du nouveau Président.

Commençons par préciser que dans l’univers biker il y a :

  • ceux qui roulent en Harley parfois seul parfois avec des amis mais sans engagement d’aucune sorte.
  • Il y a les fameux clubs MC 1% qui font fantasmer certains par leur caractère parfois hors la loi, violent et illégal.
  • Il y a les MC qui dépendent souvent des MC 1% avec comme organisation, un président un vice-président un trésorier un secrétaire et un responsable sécurité pour les sorties. Les MC peuvent s’inscrire dans un cadre associatif avec la loi 1901 ou être juste un rassemblement sous des couleurs avec des règles internes voir s’appeler MCP pour MC Pirates.
  • Il y a les HDC dont nous allons parler et faire partie d’un MC, HDC est un vrai engagement, avec des contraintes et des obligations propres à leurs codes de conduite.
  • Puis il y a le puissant H.O.G de la marque Harley-Davidson

Le H.O.G souvent décrié par les bikers en particulier membres de MC comme étant des bases marketing des concessions Harley composés de cadres et professions libérales jouant les rebelles le temps d’un Week-end. Le H.O.G c’est près de 1 millions de membres et un chapter par concession, des rassemblements dans le monde entiers de milliers de personnes mais le carcan de la marque pour offrir une image lisse et rassurante du biker « rolex » en mode  « Ride safe and Have Fun ! ». Mais le HOG permet souvent aux nouveaux possesseurs d’une Harley de découvrir en douceur cet univers et ses coutumes.

Ces différentes associations, clubs portent généralement des couleurs avec 3 éléments précis :

– un nom de club ;

– un patch, insigne, dessin qui par sa symbolique traduit l’esprit, les valeurs du club ;

– un lieu, une région qui correspond à la zone « d’influence » du club. A noter que les H.D.C historiques peuvent porter l’appellation France pas les récents.

Les morfals sont eux l’un des plus vieux H.D.C de France Harley Davidson club (Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/), ils ont porté fièrement leurs couleurs avant nombre de MC Harley et rapidement organisé des rallyes, des rassemblements ouverts ou non à d’autres clubs ou même public.

On ne rentre pas dans un H.D.C comme les Morfals comme on rentre au H.O.G, il faut qu’un membre accepte de vous proposer et vous devrez faire vos preuves avant de pouvoir mettre les couleurs du club sur votre cut après une AG qui permettra aux membres de vous les accorder.

La période probatoire permet au club d’évaluer la compatibilité de la nouvelle recrue avec l’esprit du club mais comme me disait Lolo , membres des Morfals depuis 5 ans, elle permet aussi à celui qui veut rejoindre le club de valider son choix et ne pas s’engager à la légère. Devenir, membre d’un club, porter les couleurs implique aussi de respecter les règles et l’esprit du club sous peine d’en être exclu. Ainsi chez les morfals au bout d’un an on a une barrette de « Membre ami » mais il faudra encore attendre entre six mois et un an pour se voir remettre les couleurs si on est accepté par le club.

Là encore ne croyez pas que les couleurs  vous permettent de vous la jouer beau comme dans un épisode de Son Of Anarchy mais elles impliquent de s’engager à supporter les activités du club et être solidaire entre membres. Cela demande de l’engagement et de la sincérité sur la durée que certains ne peuvent assumer.

J’ai eu la chance grâce à Pascal d’être invité à l’AG des Morfals pour rencontrer les membres, pouvoir échanger librement et constater moi-même sur une journée l’esprit du club.

 

Ce qui m’a marqué c’est d’une part le travail sérieux du bureau qui a été élu par les membres pour faire vivre le club et d’autre part la profonde fraternité entre ses membres qui s’épaulent et se soutiennent dans les aléas de la vie. La marque des morfals c’est aussi le sens de l’humour comme l’avait souhaité Walter son Président durant 30 ans et qui permet d’évoluer dans une atmosphère amicale.

Les Morfals savent aussi faire la part des choses et quand celles-ci deviennent trop compliquées les anciens sont là pour rappeler que oui le Club est important mais que la famille et le travail passe avant si on ne veut pas se retrouver à fond de six dans le mur.

 

Président Morfals

Le club des Morfals avec Jean-Louis son nouveau Président depuis un an,garde l’empreinte de son Président historique Walter qui a su faire vivre ce club et ses couleurs et se faire respecter des autres MC tout en organisant des rallyes réunissant des centaines de motards. Rares sont les clubs qui ne connaissent pas les Morfals et quelques histoires sur Walter qui ont fait sa réputation et celle du club, ce qui permet aux Morfals d’être respectés ou tolérés où qu’ils aillent.

A près de 70 ans Walter garde un œil sur le club et épaule son nouveau Président, Jean-Louis, un fidèle qui compte 25 années au club et a été formé à bonne école.

La vie d’un HDC comme d’un MC n’est pas un  long fleuve tranquille et est parfois semée d’affrontements, de scissions en interne  mais les Morfals sont toujours là et bien vivants après 40 ans !

Car des HDC assez proches des Morfals n’ont plus la même vitalité qu’à leur début. Walter m’a parlé des « Clodos sauvages » l’un des premiers H-DC à avoir porté des couleurs en France (1974) avec celui de « la Grotte aux fous » comme des HDC partageant cet esprit tourné autour du plaisir de passer du bon temps sur la route, autour d’une bière et d’un esprit qui mélange humour et fraternité.

C’est d’ailleurs de leurs efforts commun que le HDC France renaît en 1992, où Les Clodos, Les Morfals, La Grotte aux Fous et les Old Stars « réaniment » le H-DCF dont Walter sera Président plusieurs années.

On ne peut vivre une telle vie sans que sa famille soit aussi impliquée et c’est le cas de Walter avec sa femme, sa fille, son frère, ses neveux et comme beaucoup des membres des Morfals.

J’ai été honoré de leur confiance et leur accueil et ce sera avec plaisir que je roulerai à leurs côtés si l’occasion se présente.

 

 

 

 

Ressources 🙂

Le site Web des Morfals

Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/

L’assaut des motards Frank Rooney
par Henri Loevenbruck et Jean-William Thoury

https://www.serious-publishing.fr/product-53-L’assaut-Des-Motards-

Dentelles et peau de chamois : Harley-Davidson au féminin

A Broaam nous sommes pour une élégance du bipède en mode biker et cela passe par le plaisir de partager notre passion avec des femmes.

Non non messieurs, pas la femme en mode passif qui vous cale bien, vous tient chaud dans la tente, vous parle dans le vent à 130 khm mais la rideuse, celle qui en remontre aux barbus dans les pires conditions sans se départir de sa féminité. Nous avons eu le plaisir d’en croiser plusieurs, de partager ensemble la route et de vous faire découvrir Valérie, de son petit surnom Val ( je ne sais pas si il y a une référence à Val l’empaleur mais vu son regard noir parfois je préfère ne pas savoir !)

A la plume aussi aiguisée que son pilotage, Val nous permet de voir notre monde Harley au travers des yeux d’une femme, sans cacher le paradoxe d’un sexisme qui ramène parfois les femmes au rang d’accessoires du catalogue de la MOCO mais aussi de la fraternité , de l’amitié qui rend tout cela supportable et même agréable.

Je vous laisse donc en compagnie de mon amie Val !

Le titre aurait pu être aussi Dentelles et peau de CHAMEAU !  Car être une femme dans un univers qui fleure bon la testostérone n’est pas toujours aisé.  Le ton fut donné dès que j’ai voulu passer mon permis moto, c’était en 2006, j’avais 43 ans, mieux vaut tard que jamais, oui je sais, on peut dire aussi vieux motard que jamais, haha ha, désopilant…. Le moniteur était hyper macho, pour lui une femme motarde c’était aussi antinomique qu’un taliban pacifiste et quand je lui ai dit que ma moto serait une Harley, il est devenu encore plus désagréable, pour lui une Harley n’était pas une moto mais un tracteur. Il n’a donc eu de cesse de me décourager et il a failli arriver à ses fins, car prise de doutes sur mes capacités, j’ai arrêté les leçons pendant plusieurs mois et je me suis achetée une 125 Virago pour continuer à m’entraîner, notamment sur des parkings déserts à slalomer entre des cannettes de coca.

Jusqu’à ce que je prenne la décision de passer mon permis, j’étais passagère et cela m’allait très bien, j’admirais les paysages en toute sérénité, je m’endormais même parfois d’un sommeil profond, bercée par le doux son Harley ; la notion de trajectoire, de force centrifuge, de regard porté au loin… tout cela m’était étranger. Mais bon, le confort du pouf rajouté sur un Softail Springer étant ce qu’il est, je me suis décidée à poser mon séant sur ma propre selle, j’ai donc persévéré pour obtenir le précieux sésame qui allait me permettre de m’acheter ma première Harley, un joli Sportster 1200 Low, noir et blanc, un amour de bécane qui allait devenir collector puisqu’à carbu. Je suis retournée voir mon moniteur, juchée sur ma moto toute neuve, je voulais qu’il entende le doux bruit de mes pots libérés, frustration, il n’était plus là, il ne pouvait plus exercer car, alors qu’il était passager pour une des épreuves du permis, l’élève, (une femme !!) a fait chuter la moto et il s’est éclaté l’épaule… Le karma, mon ami, le Karma…

J’ai fait deux voyages aux Etats-Unis en tant que passagère, mais grâce au joli papier rose, oui à mon époque, c’était encore un permis papier, j’ai pu faire un troisième voyage en tant que pilote au guidon d’un Softail Heritage. Grand moment de fierté, d’autant que mon compagnon devenait mon passager, 1m82 de prise au vent, cela faisait sourire, des papys sur un banc ont même applaudi notre singulier équipage, et j’ai eu droit à un « It’s amazing » de la part d’une femme flic. Le top !

Je devais également faire un road-trip dans l’Himalaya au guidon d’une Royale-Enfield, mais 3 mois avant de partir je me suis fracassée la cheville contre un plot, vous voyez ces ralentisseurs que beaucoup franchissent en passant sur les côtés ?  Bah voilà, c’est ce que je faisais jusqu’à ce que mon pied, légèrement en canard, position fort laide en plus, ne vienne rencontrer un des plots qui indiquaient la présence du ralentisseur…   Arrachements osseux, tendons en marmelade, bref le périple dans l’Himalaya s’avérait compromis, mais contre l’avis de tous et même de mon médecin, je suis partie quand même mais en tant que passagère, un grand merci à celui qui a accepté de me trimballer derrière lui, il se reconnaîtra.

Cette cheville  m’a value 1 an de rééducation avant de pouvoir marcher normalement et surtout remonter sur ma moto, j’avoue que lorsque je l’ai reprise, j’avais un peu (beaucoup) d’appréhension, je partais dans le sud de la France et je ne savais pas si j’allais retrouver les bonnes sensations, si j’allais être à l’aise, et bien si, et dès les premiers kilomètres, j’ai éprouvé une sensation de légèreté, de plaisir retrouvé, c’était tellement bon et quand j’ai rejoint mes potes et que nous roulions ensemble, j’avais un sourire béat et je me disais que j’étais là où je devais être, ni plus ni moins.

J’ai gardé mon Sportster pendant 10 ans, des milliers de km au compteur, et quand je m’en suis séparée, ça m’a fait un pincement au cœur, mais l’ayant vendue à un copain, je la croise encore et je sais qu’il en prend soin.

Je l’ai abandonnée pour acheter un Streetbob et je ne regrette pas mon choix, la conduite est différente, plus fluide, plus souple, j’ai l’impression qu’elle prend les courbes toute seules, elle est magique cette moto, c’est du velours. Elle et moi, on fait une bonne équipe surtout depuis que je n’évite plus les ralentisseurs.

Mais revenons à ma découverte du milieu biker, la première fois où j’ai goûté au machisme ambiant, c’était lors d’une soirée, j’entends un mec dire que les passagères sont des sacs à dos et qu’elles n’ont pas voix au chapitre, en gros elles doivent la fermer puisqu’un sac à dos ça ne parle pas… puis soudain, il m’avise : Bon d’accord toi ce n’est pas pareil, tu pilotes ta bécane donc tu es tolérée… TOLEREE ???  J’adore ce genre de rebelle des bacs à sable qui bombe le torse, parle haut et fort, mais qui, une fois dans l’intimité du foyer, met les patins pour ne pas rayer le parquet de maman.  C’est le même genre d’individu que tu retrouves l’été dans certaines concentres, en short hawaïen, torse-poil mais… mais avec le cut ! Bien plus qu’un rebelle, une icône !

Vint ensuite le mécano du garage où je fais entretenir ma moto qui m’appelle: Bonjour c’est pour le Streetbob / Oui je vous écoute c’est ma moto / Non, mais je voudrais parler à votre mari…

Puis le vendeur dans un magasin de vêtements moto : Non mais ça c’est trop pour vous (je regardais des vêtements techniques), vous êtes un peu protégée derrière…  Derrière quoi ? Mon guidon ??

Ou encore l’officier de police qui me reçoit suite à une sombre histoire de pots bruyants : C’est vous qui roulez en Harley ? / J’acquiesce et là il me scanne de la tête aux pieds et dit, très détendu, c’est marrant je ne vous voyais pas comme ça / Ah et vous m’imaginiez comment ? / Bah masculine quoi…

J’en ai tellement des anecdotes de ce genre, mais la plus jolie est celle-ci : lors d’une descente Fontainebleau- Labenne-Océan, dans des conditions météorologiques dantesques, genre mousson, un pote me dit à la fin du voyage : tu roules bien, tu envoies quand il faut envoyer, c’est bien, on ne s’est jamais aperçu qu’on avait une fille dans le groupe…  C’était un compliment et je l’ai pris comme tel, mais c’était aussi furieusement sexiste

Sexisme, préjugés, je crois que toutes les femmes qui roulent à moto, peu importe la marque, y sont confrontées un jour ou l’autre.

Et puis, il y a les rassemblements, les sorties, les concentrations et c’est là que les choses sérieuses commencent.

En tant que femme, tu dois respecter certains codes, déjà un dress-code, tu ne t’habilles pas trop comme un sac mais pas trop sexy non plus. J’ai souvenir d’un jour où un pote m’a dit que mon pull ressemblait à celui de sa grand-mère. En soi rien de grave, sa grand-mère a du goût c’est tout. Mais il me désigne une copine qui se tient non loin de là et qui est en tenue très sexy, le pote en question me dit alors : tu ne veux pas te mettre à côté d’elle pour qu’on voit la différence entre une vraie femme et toi…

Ne jamais prendre la mouche fait partie de ces codes, parce que s’il t’arrive de craquer devant ce genre de délicats propos, tu passes pour une hystérique qui n’a aucun sens de l’humour.

Ne jamais montrer que tu es choquée par certaines blagues graveleuses au risque de passer pour une nana coincée et à nouveau dépourvue d’humour. Tu peux plaisanter sur le sexe mais avec modération sinon tu passes pour ce que tu n’es pas. Attention aussi à ton comportement, ne prend pas un pote dans tes bras sinon tu peux rapidement te retrouver avec une vilaine réputation. Sur ce sujet, il y a toujours de bonnes âmes qui viennent, à mots couverts, te répéter ce que certains disent ou pensent de toi. C’est digne d’une cour de maternelle, mais cela blesse parfois cruellement.   Je profite d’ailleurs de cette tribune pour dire à tous les malpensants que je les emmerde, oui c’est un gros mot, il me sied parfois d’être grossière, mais toujours à bon escient.

Il peut arriver aussi que tu sois le catalyseur d’un certain mal être ou de frustrations chez certains et tu reçois alors des messages privés dans lesquels on te dit tout le mal qu’on pense de toi et, en résumé, que tu n’es qu’une imposture…

Comment faire pour se préserver de tout cela ? On se blinde, on apprend à avoir de la répartie et quand besoin est, on frappe la première, la meilleure défense c’est l’attaque dit-on.

Mais à côté de tout cela, et fort heureusement, il y a de très belles amitiés qui durent depuis des années, des mecs et des nanas adorables qui rendent joyeux chaque moment passé en leur compagnie,  qui font de chaque sortie, de chaque rassemblement, une grande récréation où nous avons tous 15 ans d’âge mental, qui sont toujours là quand vous avez besoin d’eux, avec lesquels on partage les bons moments et les moins bons, bref de véritables amis ou de vrais potes qui vous font oublier ceux qui ne le sont pas. Et pour eux, je continuerai à trimballer mes œstrogènes au milieu de toute cette testostérone.

 

Le Boss, J2M, un hédoniste en Harley

Jean-Marc, ou J2M dans le monde de la moto est l’exemple du bon Titi parisien qui se serait bonifié avec l’âge. Toujours le sourire au coin des lèvres, jamais avare d’un bon mot, d’une galanterie sans failles mais pas sans arrière-pensée pour la gent féminine et soucieux de son allure en mode élégance biker.

Notre J2M n’a pas commencé comme beaucoup de Harleyiste passé la quarantaine mais a grandi avec le monde de la moto.

On vous propose son portrait dans ce billet

 

J2M, tes premiers souvenirs à moto, pas celle des autres mais la tienne, remontent à quand ?

J’avais à peine 13 piges (1972) que je traînais rue Marcadet dans le 18ème ou la boutique LADEVEZE vendait des 50 italiens genre testi. flandria…

J’étais comme un fou !!

Ça commence là

Après c’est l’escalade 😂😂

Kreidler- YR5-500XT-TENERE-VFCH750- 1200 bandit -Trophy-GSXR-1200RT et j’en passe…

On se connait, car on roule en Harley tous les deux et on a partage des rides, mais tu as bien d’autres motos passions et en particulier un attachement au tout terrain avec pas mal de voyages à ton actif. tu peux nous donner quelques exemples ?

Oui j’aime la moto sous toutes ses formes.

Grâce à un copain j’ai fait stage de piste en 2017

Puis 1 mois en enduro pour traverser le Laos avec des potes et 2000km en Royal Enfield en Himalaya et cette année un raid humanitaire au Sénégal.

J’éprouve un sentiment de liberté, de gérer ma route qui fait partie de mon équilibre et j’éprouve à chaque fois le même plaisir!!! Les motards savent qu’en roulant l’esprit vagabonde et nous permet de sortir du quotidien.

Ce plaisir est avec les années resté Intact et puissant.

Je roule aussi avec un V11Le Mans (moteur d’anthologie), et une R80/7 de 79.

Le plus beau souvenir de toutes tes escapades en moto ce serait lequel si on ne devait en retenir qu’un seul ?

Le prochain…

Plus sérieusement Mes premiers tours de roues à Rungis en 74 en Testi.

Une anectode :

Dans les années 90 avec mon frangin en FJ1100 et moi en VMax.

Sur l’autoroute du Sud on se tire une bourré de ouf genre poignet vissée pendant 30 bornes et à la pause on constate qu’un Piaf était venu mourrir sur le carter de mon VMax

Un Paris -Fakker-See avec un MC à travers les Alpes et 11 cols à plus de 2000 mètres restera un super moment.

(NDL : en effet on imagine le trip grandiose !)

La Harley par rapport aux autres motos ça représente quoi de particulier pour toi ?

Un état d’esprit

Un moteur sympa, les potes, la bande la rock and roll attitude.

Un regard dans le miroir Brando roule avec toi et son célèbre BRMC.

J’aime ce côté moto simple un cadre un moteur et basta

Et avec toute cette répression actuelle tu fais moins le con en VTwin qu’en GSXR

Tu as encore de beaux projets de voyages, de rides  dans les années qui viennent ?

Oui un petit tour à Punta Bagna en juin avec les copains, traverser la France en juillet avec mon dernier fils en Africa Twin de 95

Puis en août l’Albanie avec ma chérie.

Merci à toi J2M pour cette interview, ta pêche, ta bonne humeur et ton humour souvent décapant !