Last ride

C’était le 13 juin 2020, à 6 h00 du matin le ciel était déjà bleu et la température frôlait les 18 degrés.

On était sous confinement TOTAL depuis 52 jours mais la pandémie continuait à décimer mondialement les populations, la pénurie était globale, le rationnement drastique et la fin à venir catastrophique.

Alors je me suis levé, j’ai embrassé doucement les miens puis j’ai sortir ma Harley en la poussant sur 300 mètres.

J’ai mis le contact, le moteur a un peu hésité après ses longs mois au repos mais tout d’un coup le formidable rugissement venu de milwaukee a surgit. Un grondement presque animal, un tremblement de la moto qui se propageait dans tout mon corps. J’ai passé la première et je suis parti doucement vers ma liberté.

J’avais passé le mot à quelques à quelques bros pour ce Last Ride avec des points de rassemblement. Une fois rendu sur les routes secondaires j’ai poussé les rapports, enchaîné les virages, me suis laissé enivrer de l’odeur, du bruit, du vent, des vibrations.

Bientôt on s’est retrouvé une bonne douzaine, juste un signe de la main, un hochement de tête et la meute continuait  en direction de la mer. On s’est arrêté après avoir déjoué plusieurs barrages et on a refait les pleins avec des jerrycans qui étaient nos seuls bagages.

On s’est tous fait l’accolade avec de la brume dans les yeux, certains ont sorti du jack, des cigares mais on parlait peu, juste des sourires sur nos visages hirsutes, juste cette putain de vibration qui nous unissait encore pour ce last ride.

On a senti le bon moment pour repartir, il nous restait encore un peu plus de 100 kilomètres pour atteindre la mer.

On roulait à 5 de front prenant toute la route et le mot était passé, les hélicoptères nous survolaient, les gens sortaient de leur maison, ils applaudissaient, ils pleuraient et nous on continuait plein d’énergie et de fureur.

A moins de 5 kilomètres de la mer, qu’on apercevait au loin, on a vu au loin un énorme barrage. On s’est arrêté, on a pris le temps de descendre de nos bécanes, de tous s’embrasser. On entendait au loin hurler leurs mégaphones et les hélicoptères tournaient autour de nous comme des abeilles affolées.

J’ai ajusté mes gants, mes lunettes, regardé mes potes une dernière fois et j’ai réussi le premier et dernier run de ma vie pour me projeter vers ma liberté.

Je souriais quand ils ont levé leurs armes et que j’ai passé la sixième vitesse pour le septième ciel….

A la rencontre des Morfals : un HDC historique

Vous me direz pourquoi il nous parle des Morfals le Broaam ?

Et bien mes amis premièrement car

  • Premièrement quand on est biker on aime souvent mieux connaitre notre milieu et comme on croise forcément des bikers avec plein d’écussons (oui je parle comme ma défunte grand-mère !) sur leurs blousons on aimerait savoir à quoi tout cela correspond.
  • Deuxièmement j’ai eu la chance de croiser des membres des morfals et des liens d’amitié se sont créés qui m’ont donné envie de mieux connaitre leur histoire.
  • Troisièmement car j’aimerai alerter les innocents de la signification des couleurs pour un club qui ne correspond pas vraiment au fait de se coller un patch Son Of Anarchy dans le dos et se pavaner ensuite devant des MC authentiques…

Commençons par un peu d’histoire : Ce club des Morfals est né de l’idée vers la fin des années 1970 de quelques copains roulant en Harley et adepte comme Gargantua, Gérard Depardieu ou Jim Harrisson de la bonne bouffe et des kilos qui vont parfois avec…A l’époque d’ailleurs l’un des critères pour rejoindre les Morfals était de dépasser le quintal !

En 1986 Walter succèdera au Président historique des Morfals pour lui aussi transmettre le flambeau en 2018 après avoir fêté les 40 ans du club en 2018.

Il nous  a semblé intéressant de raconter l’histoire des Morfal pour mieux comprendre l’univers des clubs Harley mais surtout de la vivre au travers de la rencontre avec Walter, différents membres et témoignages en terminant par une présentation du nouveau Président.

Commençons par préciser que dans l’univers biker il y a :

  • ceux qui roulent en Harley parfois seul parfois avec des amis mais sans engagement d’aucune sorte.
  • Il y a les fameux clubs MC 1% qui font fantasmer certains par leur caractère parfois hors la loi, violent et illégal.
  • Il y a les MC qui dépendent souvent des MC 1% avec comme organisation, un président un vice-président un trésorier un secrétaire et un responsable sécurité pour les sorties. Les MC peuvent s’inscrire dans un cadre associatif avec la loi 1901 ou être juste un rassemblement sous des couleurs avec des règles internes voir s’appeler MCP pour MC Pirates.
  • Il y a les HDC dont nous allons parler et faire partie d’un MC, HDC est un vrai engagement, avec des contraintes et des obligations propres à leurs codes de conduite.
  • Puis il y a le puissant H.O.G de la marque Harley-Davidson

Le H.O.G souvent décrié par les bikers en particulier membres de MC comme étant des bases marketing des concessions Harley composés de cadres et professions libérales jouant les rebelles le temps d’un Week-end. Le H.O.G c’est près de 1 millions de membres et un chapter par concession, des rassemblements dans le monde entiers de milliers de personnes mais le carcan de la marque pour offrir une image lisse et rassurante du biker « rolex » en mode  « Ride safe and Have Fun ! ». Mais le HOG permet souvent aux nouveaux possesseurs d’une Harley de découvrir en douceur cet univers et ses coutumes.

Ces différentes associations, clubs portent généralement des couleurs avec 3 éléments précis :

– un nom de club ;

– un patch, insigne, dessin qui par sa symbolique traduit l’esprit, les valeurs du club ;

– un lieu, une région qui correspond à la zone « d’influence » du club. A noter que les H.D.C historiques peuvent porter l’appellation France pas les récents.

Les morfals sont eux l’un des plus vieux H.D.C de France Harley Davidson club (Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/), ils ont porté fièrement leurs couleurs avant nombre de MC Harley et rapidement organisé des rallyes, des rassemblements ouverts ou non à d’autres clubs ou même public.

On ne rentre pas dans un H.D.C comme les Morfals comme on rentre au H.O.G, il faut qu’un membre accepte de vous proposer et vous devrez faire vos preuves avant de pouvoir mettre les couleurs du club sur votre cut après une AG qui permettra aux membres de vous les accorder.

La période probatoire permet au club d’évaluer la compatibilité de la nouvelle recrue avec l’esprit du club mais comme me disait Lolo , membres des Morfals depuis 5 ans, elle permet aussi à celui qui veut rejoindre le club de valider son choix et ne pas s’engager à la légère. Devenir, membre d’un club, porter les couleurs implique aussi de respecter les règles et l’esprit du club sous peine d’en être exclu. Ainsi chez les morfals au bout d’un an on a une barrette de « Membre ami » mais il faudra encore attendre entre six mois et un an pour se voir remettre les couleurs si on est accepté par le club.

Là encore ne croyez pas que les couleurs  vous permettent de vous la jouer beau comme dans un épisode de Son Of Anarchy mais elles impliquent de s’engager à supporter les activités du club et être solidaire entre membres. Cela demande de l’engagement et de la sincérité sur la durée que certains ne peuvent assumer.

J’ai eu la chance grâce à Pascal d’être invité à l’AG des Morfals pour rencontrer les membres, pouvoir échanger librement et constater moi-même sur une journée l’esprit du club.

 

Ce qui m’a marqué c’est d’une part le travail sérieux du bureau qui a été élu par les membres pour faire vivre le club et d’autre part la profonde fraternité entre ses membres qui s’épaulent et se soutiennent dans les aléas de la vie. La marque des morfals c’est aussi le sens de l’humour comme l’avait souhaité Walter son Président durant 30 ans et qui permet d’évoluer dans une atmosphère amicale.

Les Morfals savent aussi faire la part des choses et quand celles-ci deviennent trop compliquées les anciens sont là pour rappeler que oui le Club est important mais que la famille et le travail passe avant si on ne veut pas se retrouver à fond de six dans le mur.

 

Président Morfals

Le club des Morfals avec Jean-Louis son nouveau Président depuis un an,garde l’empreinte de son Président historique Walter qui a su faire vivre ce club et ses couleurs et se faire respecter des autres MC tout en organisant des rallyes réunissant des centaines de motards. Rares sont les clubs qui ne connaissent pas les Morfals et quelques histoires sur Walter qui ont fait sa réputation et celle du club, ce qui permet aux Morfals d’être respectés ou tolérés où qu’ils aillent.

A près de 70 ans Walter garde un œil sur le club et épaule son nouveau Président, Jean-Louis, un fidèle qui compte 25 années au club et a été formé à bonne école.

La vie d’un HDC comme d’un MC n’est pas un  long fleuve tranquille et est parfois semée d’affrontements, de scissions en interne  mais les Morfals sont toujours là et bien vivants après 40 ans !

Car des HDC assez proches des Morfals n’ont plus la même vitalité qu’à leur début. Walter m’a parlé des « Clodos sauvages » l’un des premiers H-DC à avoir porté des couleurs en France (1974) avec celui de « la Grotte aux fous » comme des HDC partageant cet esprit tourné autour du plaisir de passer du bon temps sur la route, autour d’une bière et d’un esprit qui mélange humour et fraternité.

C’est d’ailleurs de leurs efforts commun que le HDC France renaît en 1992, où Les Clodos, Les Morfals, La Grotte aux Fous et les Old Stars « réaniment » le H-DCF dont Walter sera Président plusieurs années.

On ne peut vivre une telle vie sans que sa famille soit aussi impliquée et c’est le cas de Walter avec sa femme, sa fille, son frère, ses neveux et comme beaucoup des membres des Morfals.

J’ai été honoré de leur confiance et leur accueil et ce sera avec plaisir que je roulerai à leurs côtés si l’occasion se présente.

 

 

 

 

Ressources 🙂

Le site Web des Morfals

Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/

L’assaut des motards Frank Rooney
par Henri Loevenbruck et Jean-William Thoury

https://www.serious-publishing.fr/product-53-L’assaut-Des-Motards-

Le look français en bécane , la tendance 2020

Bon bien sur nous avons tous nos marques habituelles de fringues pour rouler mais aussi se sentir bien quand on va boire un coup après une bonne ballade. Certains aiment porter la marque de leur bécane, Harley, Indian… d’autres des vêtements US, anglais ou japonais , Von dutch, Deus, Edwin, Pike brothers ….

Mais ce qui est nouveau depuis quelques temps c’est l’arrivée de marques françaises sur ce marché. Des marques qui misent sur l’originalité et la qualité que nous avons décidé de vous présenter malgré le prix et ne me traité pas de bobo ou hipster avant d’avoir vu, touché, essayé ces produits bien loin des usines chinoises .

A PIECE OF CHIC

Marque française basée à Lyon,

Nos créations s’inspirent d’une esthétique subtilement rétro, d’une certaine idée de l’élégance à la française, d’un art de vivre inspiré du temps où l’on prenait le temps, où l’on accordait de l’importance « au diable dans les détails », à la noblesse des matières et à leur durabilité. La plupart de nos articles sont fabriqués en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Piece of chic, développé par Sébastien Chipraz, vise les élégants bipèdes se déplaçant en deux roues motorisées et quelque peu nostalgique d’une époque que peu d’entre-nous ont connu autrement qu’en films et photographies noir et blanc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La qualité est au rendez-vous que ce soit dans leurs pulls ou bien ce qui a fait leur renommée de superbes foulards en soie. La soie et le cambouis voila la classe française surtout que Sébastien incarne l’esprit de sa marque et roulera en en Terrot 350cc dans une course qui s’annonce palpitante « L’Intrépide » 🙂

Au passage ils ont aussi de superbes tee-shirt !
https://www.a-piece-of-chic.com/

FLEURS DE BAGNE  

Marque française créée en 2012

Nous puisons notre inspiration dans les vêtements civils et militaires d’autrefois, que nous retravaillons avec de nouvelles matières et des coupes plus contemporaines.
Notre travail de recherche s’appuie, essentiellement, sur des faits historiques du « MILIEU », l’histoire du tatouage français d’avant guerre, les chansons et clichés des bas-fonds, les récits militaires et autres faits historiques de la marine…
Ainsi, vous trouverez dans chaque modèle estampillé FLEURS DE BAGNE une histoire. Celle des « Vrais de Vrais »…
Une histoire qui s’est écrite dans la douleur et le respect.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nom de cette arque annonce la couleur : Fleurs de bagne. Les fleurs de bagne c’étaient ces tatouages que se faisaient les bagnards souvent avec les moyens du bord et donc des dessins simples et des phrases qui résumaient la philosophie de leur vie.

Mika Dumas, fondateur de la marque, tient à préciser que non seulement ses collections s’appuient sur l’histoire du milieu de la pègre en France mais que ses vêtements sont intégralement fabriqués en France avec un souci du détail qui en font là aussi des pièces uniques.

Pour porter des vêtements Fleurs de Bagne il faut assurer et assumer car Mika aime aller au bout de ses idées et de sa passion pour les Matafs de l’époque. Mais c’est surtout vrai pour les tricots puisque le reste de la collection n’a pas de dessins ou d’inscription rappelant l’idée de départ de cette marque mais une tendance affirmée de vêtement de travail.

https://www.fleursdebagne.com/

TONTON ET FILS

Pierre-Yves Oriol est le fondateur de Tonton et fils

« Mon point de départ, c’est ce goût particulier pour collectionner la mode américaine des années 50 à 70. Jeans, vestes de travail, vestes universitaires, vêtements militaires, blousons d’aviateurs, boots… »
Là encore on retrouve la passion du fondateur pour les vêtements authentiques de qualité, souvent d’origine US, adaptés, retouchés puis finalement qui donne une gamme complète avec l’envie de créer sa marque.
Tonton et Fils c’est la mise en avant de vêtement de travail intemporels, « vêtement de labeur » à priori solides et évitant d’être moches !
On revisite là aussi le célèbre pull commando en y ajoutant sa touche comme Fleur de bagne et si le foulard est la marque de fabrique de A Piece of chic, là c’est le gilet de nos grands pères qui est mis en avant.
Des gilets plus ou moins chics ou prévus pour être pratique avec de multiples poches. vous ajoutez à cela leur pantalon «PANT 001» avec de belles bretelles et vous pouvez poser en photo sépia comme il y a 60 ans !

RED’S LEATHER

Marque de maroquinerie Française fondée en 2014 par Jonathan Redor.
On sent la passion dans leur collection de portefeuilles et les chaines qui vont avec au travers de leurs produits d’une qualité irréprochable.
Cette qualité à un prix alors de façon intelligente ils ont développé une nouvelle gamme plus accessible en 2018.

 IN MEMORIES SPORTSWEAR

Soyons honnêtes je n’ai rien trouvé pour ma pomme, vous pourrez toutefois regarder les foulards, mais en revanche les bikeuses trouveront de chouettes sacs de ville d’inspiration militaire, allez les bikeurs aussi, si non je vais me faire lyncher 🙂

https://www.inmemories-sportswear.com/ 

Vous pourrez  aussi trouver toutes ces marques chez T-Bird , 16 bis, Rue Mayet 75006 Paris, un lieu qui réunit un assortiment de marques aussi bien françaises qu’étrangères avec comme unique critère qualité et originalité.

Pas de grandes séries ici mais des pièces choisies avec amour car la place est comptée ici et Stéphane accompagné de Bettina font le tri !

On a donc demandé à Stéphane et Bettina un coup de main pour notre sélection et son avis sur le renouveau des marques françaises :

En fait pour moi les marques françaises ne sont pas une nouveauté. On va dire qu En France malheureusement nous n’avons pas su faire perdurer notre savoir-faire dans l’esprit des gens. À contrario des autres pays européens. Au shop on travaille avec ces marques depuis le début parce que notre style de vie est celui-ci. Cela fait parti de notre éducation ; et c’est pourquoi nous avons choisi notre camp en proposant une sélection de qualité ; et curieusement c’est vers cela que va la clientèle sans en connaître le coût. Notre job c’est de laisser les clients se rendent compte par eux même tout en leurs expliquant ce qu’est la contrepartie de la vraie valeur.

Il est clair que la qualité a souvent un  prix de mais je préfère désormais acheter moins et mieux. On  alors un vêtement qui nous donne la banane à chaque fois qu’on le met de par son esthétique, son aspect intemporel et son côté unique, artisanal.
Stéphane : Oui. Effectivement on ne vois plus du tout le produit de la même façon et par conséquent le fait de le porter avec fierté.
Si vous voulez continuer la conversations les commentaires sont ouverts ci-dessous et si non passez à la boutique rencontrer Stéphane et Bettina 😉 T-BIRD

En avant, calme et fou

Sylvain Tesson est un écrivain que j’ai découvert au travers de ses récits aventuriers de traversée de la Russie en moto et side.  Puis son destin a basculé un soir du haut d’un toit après quelques verres de trop et une terrible chute qui l’a laissé brisé physiquement et lui a demandé tellement d’efforts pour peu à peu se réparer. Il a raconté cette remontée ver la vie au travers de son roman Sur les chemins noirs, tout en légèreté et en pudeur.

De Belle gueule à gueule cassée Sylvain Tesson est un formidable auteur qui raconte à merveille ses voyages à pied à travers la France ou sur les pistes du monde entier dans tout ce qui est à deux ou trois roues motorisés.

Ce n’est pas un roman que je vous propose de découvrir mais un livre qu’il a co-écrit avec son ami, compagnon de voyage et remarquable photographe : Thomas Goisque.

La magie opère dès le titre et la couverture « En avant, calme et fou » avec trois dingues en side car roulant sur la banquise craquelée.

Le livre est une ode au voyage sauvage mais toujours alimenté en carburant de qualité, Vodka ou Mouton cadet ! On va de page en page, transporté à des milliers de kilomètres par deux trois ligne à la Bukowski et des photos splendides.

 

 

 

« Le Monde est dans un tel désordre que c’est déjà quelque chose d’avoir un moteur en marche »

Sylvain Tesson doit adorer cette phrase de Bukowski « C’est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S’il se passe un truc moche, on boit pour essayer d’oublier; s’il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s’il ne se passe rien, on boit pour qu’il se passe quelque chose. »

On sent en effet que le voyage n’est rien sans l’amitié des camarades le soir autour du feu et des verres qui se lèvent jusque tard dans la nuit. Le voyage est épique et poétique chez Tesson et nous permet d’entrevoir le plaisir de partir non pas pour poser dans les magazines mais pour avaler du kilomètre dans des paysages qui t’arrachent la tête et tenter de se la remettre droite dans le plaisir des rencontres et des bivouacs.

« Mettre les gaz, manger la route, vider son vin et s’écrouler le soir sur le bord d’un fossé.
Serait-ce moins noble que de vouloir passer à la postérité ? »

On se sent des envies de paquetage, d’asphalte, de terre et de sable à parcourir en lisant ce livre moi qui n’ai jamais fait de trip plus long que 5 jours en France ou des randonnées dans les montagnes du nord de la Thaïlande d’une journée avec guide !

Je ne suivrai jamais les traces de Sylvain puisque qu’à part les douches et les bains je déteste le froid et les photos de la Sibérie me glacent jusqu’aux os mais en revanche se donner le temps de partir loin sans contraintes d’étapes obligées mais de grandes directions alors 1000 fois oui !

 

« Se lever de table.

S’asseoir sur sa moto.

Se coucher dans la tombe. »

 

Informations

Pourquoi je n’irai pas au Midnight Garage ?

  1.  Parce que je n’ai pas été invité à la soirée gratuite du vendredi soir 🙂
  2. Parce que je ne savais même pas que ça se déroulait ce WE
  3. Notez la cohérence entre la réponse 1 et la réponse 2
  4. Parce que je n’ai pas la tenue adéquate à ce genre d’événement vu que j’ai raté les articles de 4h10
  5. Parce que j’ai regardé le programme avec le même plaisir qu’un moucheron sur ma visière
  6. Parce que c’est tellement nickel chrome que j’attendais à voir Monsieur Propre dans les sponsors
  7. Parce que je ne supporte plus les mecs qui se la jouent cool mais qui se tripotent sur des préparations de salon et des fringues hors de prix
  8. Parce que je n’aime pas faire semblant de m’amuser, de m’intéresser quand je me fais chier à regarder une BMW à grosse tétine (noté je n’ai pas dit grosse teutonne)
  9. Parce que je ne vais pas leur manquer et réciproquement
  10. Parce que j’aime l’odeur, le bruit, les rires, la route, l’amitié, le partage, la folie et les conneries de mes potes.

Voila en 10 réponses pourquoi je n’irai pas mais vous vous pouvez y aller et nous raconter : https://www.midnightgarage.fr/

 

Photo de chazster (https://www.facebook.com/chazsterhd)

 

On rêvait tous d’un livre sur la liberté des bikers – Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté : Merci Henri !

Quel livre… « On rêvait tous de liberté »  est le dernier livre de Henri Loevenbruck et c’est un hymne à la route, à la fraternité et à la liberté pour la face Ying

Pour la face Yang c’est le prix à payer lorsque l’on assume pleinement cette liberté de ne plus vivre selon les codes de la société mais ceux de notre plaisir, de nos rêves ou celui de renoncer justement à celle-ci.

On est pris par cette histoire et elle résonne j’en suis sûr de manière bien différente selon les lecteurs. Pour ma part durant toute la première moitié du roman j’imaginais cela dans les années 70-80 en France ! Bon bien sûr on était plus Zundapp Ks50, 400 et 750 four ou 350 RDLC plus tard mais l’atmosphère étouffante, le besoin de liberté, les blousons noirs étaient bien là aussi. En ne donnant pas trop de détails sur l’environnement  social, politique Henri Loevenbruck permet au lecteur de mettre les images dans nos têtes sur ses mots.

Ce roman c’est plusieurs romans à la fois. J’y ai retrouvé une mystique de l’amour de la mécanique du traite du Zen et de l’entretien des motocyclettes, une ode au voyage de Kerouac et certains passages de pure poésie qui m’apportait des réminiscences de la lecture de Baudrillard. C’est un rythme aussi, celui profond et cogneur du bicylindre qui produit un effet assez hypnotisant à la lecture.

Henri Loevenbruck

On se plonge rapidement dans cette histoire d’une bande de copains qui se lient d’une profonde amitié faite de code mais surtout d’amour de la Harley, bichonnée, préparée, trafiquée pour des virées magiques entre potes.

Ce roman est à tiroirs et on pourra le lire comme une simple aventure ou comme une pièce à la Shakespeare ou la trahison plane et finit par vous abattre mais plus encore comme un roman à une bande son de Springsteen entre ballades nostalgiques, riffs puissants et sentiments profonds, dévastateurs.

La fin est déchirante, sombre et fera certainement couler quelques larmes mais elle s’inscrit naturellement dans la trajectoire d’un idéaliste en lutte avec le système. Cela rappelle quelques épisodes réussis de la série S.O.A. La grande différence  est que Bohème refuse de tomber dans le travers des MC devenus sédentaires et marchands, oubliant peu à peu la route et la fraternité, les kilomètres avalés, au profit de l’argent accumulé.

Maintenant que le temps a passé, la magie opère encore dans nos balades que ce soit à trois ou bien plus tant que ce n’est pas en troupeau mais plus en meute. C’est d’ailleurs le meilleur moment cet été pour déguster ce livre et aller ensuite rouler au petit matin ou au soleil couchant !

On devait se voir avec Henri ce midi pour discuter tranquille à Espace France Asie et je comptais bien sur la redoutable efficacité des masseuses pour lui faire avouer ses secrets d’auteur mais comme j’ai galéré dans un embouteillage monstre et refait un pot de scooter avec le repose pied autoroute du brave street Bob… Raté !

Damned on s’est manqué à quelques minutes mais nos roues tournent et finiront bien par nous rapprocher donc partie remise pour la rentrée et une belle interview

Le Microsillon vous invite !

Grâce à  #‎DBDLT, le Microsillon vous invite, comme VIP de Harley‬ !

Jeudi 16 octobre concert de Chelsea « An american man »  de 20h à 22h répertoire folk et pop.
A cette occasion sur présentation de votre  clef de Harley, un bière vous sera offerte au bar !

Vous pouvez aussi accompagner cette mousse d’un bon dîner alors  n’hésitez pas à leur  téléphoner pour réserver.

Tel: 01-46-28-17-03

Leur site :

Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes

Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes est un best-seller pour plusieurs raisons, la qualité de son écriture, l’intrigue ou les intrigues, sa poésie et sa philosophie distillées sans lourdeur au fil des pages.

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Je dois dire que sa lecture a été pour moi comme le voyage entrepris par l’auteur et son fils entre émerveillement, agacement et incompréhension. Il est plus question de folie que de zen dans cet ouvrage et comment un homme obnubilé par la qualité à en devenir fou retrouve la paix par un retour à la mécanique d’une bonne vieille moto.

J’ai adoré ses recommandations autour du choix des itinéraires pour trouver le plaisir à moto : ne jamais prendre des routes droites sur la carte mais celles qui se tortillent ! La description du plaisir de simplement rouler en prenant son temps et sans connaitre son itinéraire par cœur.

Intéressant aussi de le voir faire la liste des choses à emporter dans son paquetage et on se demande comment il arrive à faire tenir tout cela sur sa machine.

C’est aussi des pages sur l’amitié qui se créent quand on partage la route et l’éducation que l’on peut donner à ses enfants ainsi que la difficulté des rapports père-fils dans l’éducation et l’aide que l’on peut leur apporter à grandir parfois en surpassant des crises.

Laissez-vous donc emporter à cette époque des BMW 60 et devinez quelle moto conduit l’auteur 🙂