Montage d’un Easyclutch sur une Harley Street Bob

Hé bien oui j’ai cédé à cet accessoire qui fait aussi honte à certains bikers que de rouler sur une allemande ou une japonaise ou boire une menthe à l’eau en compagnie du HOG.

A propos d’allemande je précise de suite que c’est bien easy clutch et non easy dutch donc pour les plans teutons allez voir ailleurs ! Quoique l’on vous proposera le compte rendu d’essai d’une teutonne bientôt 🙂

J’avoue j’en ai eu marre d’avoir des crampes avec un embrayage aussi dur qu’une brioche de 10 jours et un point mort aussi fluctuant que les prévisions météo.

Alors j’ai trouvé cette pièce, le easy clutch et pas cher, enfin la pièce environ 40 € car votre concessionnaire vous prendra bien dans les 300 € tout compris pour la mettre en place.

La solution ? Vous mettre à la mécanique ! Bon là certains qui me connaissent pouffent et ils ont raison puisque je ne suis même pas capable de régler le jeu de ma poignée d’embrayage pourtant il parait que c’est facile selon mon maître en mécanique Eric dit Rico pour les intimes.

A le voir onduler son corps autour de la moto ça semble en effet facile mais pour ma part dès que j’essaie de dévisser un truc ça part en sucette.

Alors messieurs dames grâce à la coopération de Rico deluxe voici le montage de la fameuse pièce qui va vous changer la vie en adoucissant cette foutue poignée d’embrayage.

En premier on détend l’embrayage, genre 1 ou 2 jack et une clope puis une petite discussion tranquille… ou plus efficace en le dévissant.

Il faut ouvrir ensuite la jolie trappe de l’embrayage avec ses 6 vis qui font bien sûr de la résistance mais beaucoup moins les malines quand le rico il leur a mis un coup de marteau sec dans la gueule. Ca je sais faire aussi  sur ceux qui critiquent mon goût vestimentaire à moto !!!

Par contre faut démonter les silencieux si non ça passe pas et ça c’est toujours un peu chiant…

Ensuite c’est là différence entre un mec comme moi et Eric pour sortir l’ancienne pièce il faut enlever un serre clip et là moi, soit je le péte soit il se détend et je le mets sur orbite ! L’homme lui reste calme comme un chirurgien zen et réussit l’opération de changement de pièce puis celle de remettre le clip à la seconde tentative. Là on voit l’artiste,  il y a 3 petites billes d’acier et l’astuce pour les faire tenir : de la bonne graisse bien épaisse !

L’easyclutch c’est la pièce gris clair 🙂

On remet le boitier, on resserre les vis, on remonte les silencieux, on retend le câble et on vérifie l’embrayage qui doit s’être bien adoucit.

Après on test comme lors d’une bonne arrache bike de 4 jours de 700 km sous la borne et on comprend au retour qu’il y a un problème. Plus de point mort…du tout ! Des vitesses qu’on passe à grands coups de latte et une moto qui en première, poignée tirée d’embrayage à fond continue d’avancer !

Cool je dois éteindre le moteur à chaque feu rouge et tenter de rouler le plus possible sur la même vitesse.

Je prends donc RDV avec le docteur Rico qui aura besoin de 5 minutes pour remettre tout cela d’équerre en retendant cette connerie de câble qui avait trop de jeu.

Pour fêter cela on se fait une petite ballade et là satisfaction le point mort est ressuscité d’entre les pignons et la poignée demeure virile mais supportable en revanche grosse surprise après essai l’embrayage de sa nouvelle Deluxe est plus doux que le mien avec le easyclutch ! Ce gars est un sorcier !

Vous avez mis cette pièce ou vous y pensez ?

 

See you on the ROAD !

 

Un ride sous la pluie en Harley street bob

Le WE dernier je suis descendu pour un ride mon street bob dans le sud pour participer à l’un des événements majeurs de France Street bob son rassemblement sous un nom qui fait briller le soleil : la SUD.

Je raconterai certainement dans un autre billet notre descente au travers des terres magiques de l’Auvergne et le plaisir de nous retrouver pendant 3 jours tous ensembles. Mais là je voudrai vous raconter le retour sous la pluie de Martigues à Paris.

La veille du départ, la météo ne nous laissait guère d’espoir, noir de noir je ne vois que du noir mais comme on est des bikers on ne va pas changer nos plans de remonter d’un coup sur Paris.

Donc le dimanche un doux réveil à 5h20 et à 6h nous voilà sur le parking avec affaires chargées et….il ne pleut pas …encore. Prudent on met tout de même un pantalon de pluie. Oui tu sais ce pantalon dont les élastiques pour le maintenir bien en bas ont pété au bout de la 3 ème fois. Bon tu serres à mort le velcro sur tes bottes et broaaam on y va.

Ca roule impeccable pendant 1 heure puis la pluie fine arrive et on fait halte pour compléter l‘équipement. C’est parfait on ressemble à des sacs poubelles mais on a confiance, une confiance relative,  pour résister aux averses perfides.

200 km plus loin j’ai un aquarium dans les bottes, les doigts comme plongé dans un bac de chez picard depuis 3 heures, la morve au nez et plus que 40 km d’autonomie car je roule en ayant le cerveau déconnecté et les douces lumières de la station-service n’ont pas freiné ma chevauchée humide.

Je suis bien obligé d’arrêter devant la barrière de péage et là c’est le drame… Le point mort a disparu donc je coupe le contact, ensuite j’essaie d’enlever ces saloperie de sur moufles en plastique et c’est un combat à mort, j’essaie avec mes dents mais la bulle de mon casque m’en empêche. Au bout de 5 minutes j’arrive à me débarrasser de cette première couche, j’essaie alors d’ouvrir la tenue de pluie et mon blouson car bien sur j’ai laissé ticket et carte bleue dans ma poche intérieure. Je comprends du coup que le mec qui a pensé à mettre une petite lanière sur le clip de fermeture a du galérer comme moi à chopper ce truc tout fin qui se planque dans le velcro de la combi ou dans les replis du cuir. ARGHHHHHHHHH je suis obligé d’enlever un gant en cuir pour enfin parvenir au graal. Le ticket du péage mouillé accepte toute fois de passer dans la machine. Je vois mes potes arrêtés sur le côté après le péage donc je remets tout en vrac et je les rejoint comme la terre promise.

Le point mort est toujours dans le triangle des Bermudes et mon envie féroce de pisser m’amène à ne guère m’en soucier. La bataille recommence pour parvenir à pisser ailleurs que dans mon froc ou sur mes pompes et enfin libéré un bref soulagement empli mon être.

Retour à la bécane mais j’ai les cannes qui flageolent tellement j’ai froid, mon fidèle coéquipier m’informe qu’une station de service se trouve 15 bornes plus loin et que l’autre déserteur est parti y pisser au chaud.

Je me rééquipe comme un roumain mais là impossible de retrouver ce point mort et le froid rend mon pied  et cheville aussi sensibles  qu’un biker envers un bmwiste. Je galèrrrrrrrrrre jusqu’à penser que mon sélecteur est pété ! Mais non Éric me démontre que je suis une quiche détrempée et je démarre en prise pour m’envoler vers la terre promise.

On arrive à la Station-service qui devient mon arche de Noé, j’échoue comme une merde devant le grand Stax mouillé mais imperturbable et me dit que je vais rester 2-3 heures pour me réchauffer et sécher. Bon après 15 minutes et 3 cafés américains je retrouve forme humaine. Je maudis les bottes harley qui ne sont pas étanches et tellement larges que ça fait entonnoir, les tenues de pluie qui ne sont étanche qu’un moment, tu as toujours un filet de flotte qui finit par entrer par le cou ou la nuque pour bien te tremper ensuite et encore plus les Bmwistes qui avec leur balai dans le cul trace à 130 imperturbable, la laideur n’empêche pas l’efficacité !

On repart en se disant qu si les conditions ne s’améliorent pas ça va être un calvaire cette remontée, d’ailleurs on se fait avec le stax de beaux zigzag en accélérant sur la sortie de la station.

On réussira ensuite à supporter quelques averses pour arriver avec un temps plus clément sur Paris mais je me souviendrai de ce départ un bon moment mais surtout que sans les autres, les potos, en bécane on est pas grand-chose !

Un scrambler Harley pour affronter le désert !

On va vous présenter notre aventurière du mois qui est une jeune femme n’ayant pas eu peur d’affronter le désert  et les montagnes du Maroc au guidon d’un sportster Harley-Davidson transformé en scrambler.

 

Bonjour Céline, je suis bien content que tu ais accepté de nous répondre car normalement on a que des gros chauves et tatoués qui acceptent de nous parler 😉 

Peux –tu te présenter en quelques mots et nous dire comment tu es arrivée dans l’univers Harley ?

Bonjour Vincent ! Merci à toi pour l’invitation.

En quelques mots : j’ai encore tous mes cheveux, je rentre toujours dans mon slim et je n’ai aucun tatouage.

L’univers Harley (et moto en général) est initialement très loin de mon monde. J’ai découvert la marque dans le cadre de mon travail. A force de (très) belles rencontres et d’implications, je me suis prise au jeu, enfin j’ai carrément chopé le virus. Je me suis rendue sur différents rassemblements et en rentrant en 2015 des Morzine Harley Days, je me suis jurée que 2 ans plus tard les rides ne se feraient pas sans moi. J’ai obtenu mon permis en mai 2016 (alors que je n’avais jusque-là jamais conduit de 2 roues) et j’étais au guidon l’été dernier.

Tu avais juré de passer ton permis moto après avoir encadré des essais Harley-Davidson et tu as tenu promesse, alors depuis tu roules sur quoi comme machine ? 

Attention, cette question blesse. Pour différentes raisons je n’ai pas encore eu l’occasion d’acheter de moto. Premiers essais après le permis : l’Iron 883 et le Roadster (qui est sorti à 10 jours prêts lorsque j’ai eu mon papier rose). J’ai également testé le Forty-Eight, la Street 750 et la Street Rod. Je n’ai pas encore testé de Softail, ça ne serait tarder. Pour ma première acquisition, un Sportster probablement… J’attends avec impatience de pouvoir essayer le nouvel Iron en 1200 avant de me décider.

Alors parle-nous de ta dernière aventure car on a vu sur twitter des photos superbes de sportser Harley transformés en scrambler pour traverser les montagnes du Maroc alors que nous on se gelait ici !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière, et finalement première grande aventure. Je suis partie 8 jours avec Roadtrip Factory pour le voyage inaugural de Terres de Scrambler au Maroc. 1500km pour découvrir les secrets de l’Atlas. Soit plus de routes que ce que je n’avais fait jusque-là depuis l’obtention de mon permis. Imaginez le challenge.

Au démarrage, mes premiers mètres furent laborieux. Clairement je les soupçonne tous d’avoir pensé que je n’arriverais même pas à sortir de Marrakech. J’ai finalement pris rapidement mes marques.

Nous avons fait 150 à 250 km par jour en traversant des paysages à couper le souffle : canyons, montagnes, cols, sable, neige, routes en épingle à cheveux, il était parfois difficile de savoir exactement où nous nous trouvions tellement les vues étaient différentes et spectaculaires. J’ai fait mes premières pistes, pris des routes que je n’aurais même pas osé arpenter en vélo, roulé sous la pluie, le vent, dans le brouillard, la neige, bref ce fut un stage de perfectionnement complet.  Les journées se sont enchainées, à travers les contreforts de l’Atlas, alternant les points de vue, les décors et les couleurs. Téméraire mais pas inconsciente, il y a certains passages techniques durant lesquels j’ai été relayée. Dans l’ensemble, je crois que je ne m’en suis pas si mal sortie.

Je me suis sentie tellement libre durant ce voyage, presque perdue dans cette nature renversante, rencontrant des nomades et des gens que nous n’aurions jamais pu rencontrer si nous n’avions pas emprunté ces chemins secrets. Nous avons passé nos déjeuners, dîners et nuits dans des endroits merveilleux dans des habitations typiquement marocaines accueillies par des gens chaleureux et heureux de partager avec nous. Le groupe était attentionné, prévenant, tout l’esprit Harley-Davidson que j’avais perçu quelques temps avant et qui m’avait poussé à passer le permis.

J’ai grandi pendant ce voyage, j’ai beaucoup appris sur moi-même et je suis définitivement sortie de ma zone de confort. Ce premier voyage sur la route était un nouveau pas vers ma liberté, un rêve à poursuivre.

Et pour la petite histoire, on était gelés aussi là-bas ! Au milieu du voyage à près de 3000 mètres, on a roulé à côté de la neige, extrémités glacées et passé une petite nuit sans chauffage à – 7 degrés sous 4 couvertures tout habillés.

Quelques mots sur la moto :

La moto est un Sportster Iron avec des évolutions pour obtenir un Scrambler de caractère prêt au voyage :

– pneumatiques adaptés au off-road

– guidon style motocross

– grille de phare

– sabot moteur

– pots d’échappement surélevés

– stage 1

– ressort de fourche avant renforcé

– pare-jambe

– un porte paquet et une petite sacoche réservoir

Le concessionnaire de Casablanca a en supplément épuré au maximum l’avant en déportant le compteur à gauche et lui a réalisé une peinture ocre effet « rouille » pour se fondre dans les décors.

J’ai adoré cette moto, belle, au couple moteur généreux pour s’encanailler sur les plus beaux des chemins qu’ils soient faits d’asphalte ou off-road.

 

Merci Céline pour ce partage et on attend ton retour sur l’essai des nouveaux sportster qui nous ont aussi tapé dans l’œil chez Broaam, peut-être une occasion de rouler de nouveau ensemble.

Le breakout 2018 : un essai qui laissera un bon souvenir

Chez Broaam.fr on vous propose des essais de purs amateurs de belles motos. Nos essais ne ressemblent donc en rien à ce que vous pourrez trouver sur des blogs de professionnels. Pourquoi ? Tout simplement car nous ne cherchons qu’à vous transmettre notre ressenti sans nous appuyer systématiquement sur les références techniques des motos essayées. Et c’est aujourd’hui le Breakout qui va en faire les frais.

Alors, ce breakout ? Bien ou bien ? Pour l’occasion, l’équipe « relations presse » d’Harley France, nous a une fois de plus fait confiance en nous prêtant deux « Softail » de la gamme 2018 pour un après-midi complet. Et comme nous avions le choix, j’ai moi-même tenté l’aventure avec ce joli bolide, que trop souvent l’on associe aux terrasses de café. Non, je suis sérieux, il vous suffira d’approfondir vos recherches sur ce modèle pour vous rendre compte que ce qu’il en ressort se résume à « Elle est superbe pour frimer mais pas très docile une fois sur la route ».

Le breakout en version 114
Le breakout en version 114

Imaginez une seconde avec quel à priori je partais !

En ce jeudi d’automne, nous voici donc en train de quitter la banlieue parisienne pour rejoindre les plaines de Seine et Marne en direction de Vaux le Vicomte. Ok, vous allez me dire que pour tester la bête sur ses capacités à aborder les courbes, il y a mieux comme destination. Oui, mais cela est sans compter les 40 ronds-points à passer avant de rejoindre les étendues de champs de betteraves ! Et là d’ailleurs fut ma première surprise. Elle sait aussi tourner cette moto J.

Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent
Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent

Non, sans déconner, je ne tenterai pas d’expliquer le pourquoi du comment mais la relation entre la grande roue avant positionnée sur cette fourche qui essaie de ressembler à celle d’un chopper, et ce pneu énorme de 240 à l’arrière, provoque finalement un sentiment de légèreté sur l’avant qui fait, qu’après le 6ème rond-point, je les abordais plus vite que je ne le fais avec mon vieux Dyna FXDF 2009 et son gros pneu avant. Pour ceux qui connaissent la version précédente, 2017 et moins, il paraît que la différence de maniabilité est incroyable (dixit le staff Harley)

Une fois arrivé en rase campagne, qui plus est, avec une météo hostile, un plafond très bas et du brouillard, j’ai tout de même pu ouvrir les gaz pour en prendre un peu plein la g….. Je vous confirme que le 114 CI, pousse énormément ! Il n’était pas prudent sur les petites départementales de monter le compteur vers des sommets mais la rapidité d’expression du moteur fait, qu’en un rien de temps, vous vous retrouvez dans l’obligation de freiner. Et là…le freinage, mais quel progrès !!! Merci d’avoir enfin compris qu’il était indispensable de pouvoir freiner correctement. La reprise de mon vieux Dyna m’a d’ailleurs fait tout drôle après cet essai J

Une fois la maniabilité, la puissance et le freinage testés, que reste t il ? Et bien plein de petites choses qui font que l’on aime ou pas une machine. La position de conduite avancée par exemple. Personnellement j’en suis un adepte depuis 8 ans alors celle-ci est adaptée à cette moto et oui, mieux vaut ne pas être trop petit au risque de devoir faire comme Michel Sardou et mettre des talonnettes.

Compteur digital
Compteur digital

Le compteur, lui par contre, n’a pas vraiment retenu mon attention. Bien que très lisible, je préfère tout de même les compteurs classiques. L’assise, elle est bonne. Associée au nouveau cadre et à cette suspension centrale, unique sur la gamme, le confort est vraiment présent et je ne sais pas si le 240 y est pour quelque chose, mais j’ai eu le sentiment de pouvoir absorber les défauts de route avec moins de souffrance dorsale. Pour finir sur quelques commentaires tout à fait subjectifs sur l’esthétique, je ne trouve pas l’optique avant très beau même si je ne doute absolument pas de son efficacité, et vu du pilote, ça fait vraiment              « plastoc ».

Par contre la mise en valeur du bloc moteur dans un ensemble chromé est très réussie à mon gout et la ligne d’échappement en 2 tons est assez jolie également. Bien sûr, même si Harley a tout fait pour sortir le meilleur son autorisé selon les normes européennes, ça reste tout de même très aseptisé. Il vous faudra devenir un hors la loi si vous souhaitez retrouver le potatopotato mythique de la marque.

Laurent, essayeur et rédacteur 🙂

A bientôt pour d’autre aventures et n’hésitez pas à partager vos avis, que vous l’ayez vous aussi testée, ou pas.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais

Les Vieux pistons redonnais, un sacré spectacle de motos anciennes !

Tous les 1er mai la ville de Bain sur Oust de notre bien aimée Breizh organise un rassemblement des vieilles motos de 1920 à 1930 et surtout des courses de ces merveilles sur un circuit bien protégé. Tout cela grâce à la passion du club des Vieux pistons redonnais (voir leur site).

Vieux pistons redonnais

Les Vieux pistons redonnais

J’ai eu le plaisir de prendre quelques photos du rassemblement de cette année et les courageux ont été récompensés d’avoir bravé la pluie par de belles éclaircies et une chaude ambiance. C’est un plaisir de voir ses passionnés exposer et rouler sur leurs motos dont certaines frôlent désormais le centenaire !

Quand des bielles rencontrent des pistons ça fait du bruit et des odeurs de parc moto qui font vibrer les connaisseurs.

Voici les clichés que vous pourrez compléter par des légendes dans les commentaires car nous ne sommes pas des experts des vieilles machines. Cependant sacré souvenir de voir encore rouler cette fabuleuse Yamaha 350 RDLC dont on garde un souvenir ému d’une roue arrière en sortie de virage… Les magnifiques Honda 750 Four nous renvoient direct à la nostalgie des blousons noirs vers Bonneuil et Créteil dans les années 1970-75 qui passaient à fond dans la grande avenue en bande.

Bravo aux pilotes qui ont accordé leur tenue à l’age de leur vénérable monture malgré un temps capricieux qui pouvait passer du grand soleil à une belle averse digne de la Breizh.

En tout cas on essaiera de revenir l’année prochaine pour des interview de ces passionnés.

Vielles Harley-Davidson

Motos anciennes

La mythique Honda 750 four

La classe des vieux pistons

La Yamaha 350 RDLC, un moteur explosif !

Black & Red le side car d’époque assure le show

@vinceberthelot

Test sacoche Legend Gear : le choix d’une sacoche pratique est-il compatible avec l’esprit Harley ?  

Pour ce test de la sacoche Legend Gear, nous avons pris contact avec le représentant de cette gamme du géant SW-Motech qui, après le marché des accessoires et des allemandes, s’attaque au marché des motos dans l’air du temps, scrambler, néo-retro et nos chères Harley-Davidson.

sacoche Legend Gear - Site web de Legend Gear

Test sacoche Legend Gear : les différents modèles pour Harley-Davidson

J’ai croisé l’équipe de SW-Motech lors d’un salon moto au parc floral de Vincennes et j’ai pu voir leurs sacoches montées sur une Harley Sportster.

Le style est un mélange entre bagagerie pour opérations militaires ou expéditions vous emmenant un peu plus loin que la vallée de la Chevreuse, avec une nouvelle gamme destinée aux Harley.

Rendez-vous pris, je suis reparti avec le plein de sacoches dont une sacoche aimantée à poser sur le réservoir et une sacoche latérale plus grande avec son support.

Sacoche Legend Gear : un support très teuton

Le support de sacoche Legend Gear ne s’installe pas en quelques coups de clefs car il faut démonter votre amortisseur pour installer une pièce qui permettra ensuite de fixer le support de fixation de la sacoche.

Il faut prévoir d’être outillé ou aidé pour sortir l’amortisseur et le replacer. Merci au copain Eric, mon complice des essais et des modifications sur mon Street-Bob.

sacoche Legend Gear : montage sur Harley-davidson

Rien à dire, la sacoche Legend Gear respire la solidité et le côté pratique est évident. Le support est prévu pour une attache très rapide de la sacoche avec 3 ergots et un système de déblocage bien pensé. Attention de nuit et après quelques bières j’ai un peu galéré à remonter ma sacoche 🙂

Le look est loin de celui des sacoches Sellerie Georges essayées précédemment mais cela ne me dérange pas car je trouve assez réussi ce pari d’un bagage pensé pour l’aspect pratique.

Les sacoches bénéficient du système M.O.L.LE  bien connu des militaires et baroudeurs pour permettre d’attacher des accessoires très facilement sur son sac et combiner différents supports. Legend-Gear vous propose d’ailleurs toute une série d’accessoires pour contenir votre GPS ou des petites sacoches complémentaires et bien pratiques.

sacoche Legend Gear : montage sur Harley-Davidson

Sacoche Legend Gear sur Harley-Davidson

 

 

 

 

Pas pour les durs à cuir

Certains puristes ne supportent rien d’autre que le cuir et ne s’intéresseront pas à ce type de produit. Pour les autres cela peut constituer un choix intéressant mais j’ai noté plusieurs possibilités d’améliorer cette sacoche latérale.

Si le support de sacoche permet l’attache rapide des sacoches il a le désavantage d’être trop écarté des sabres arrières de la moto et prend un empattement important une fois la sacoche montée. Attention à la remontée en interfile !

Il y a un déséquilibre entre la taille de la sacoche qui ne fait que 13,5 l pour la plus grande et ce support et celle-ci est très vite remplie. Du coup si l’on part assez loin il faut mettre deux sacoches ou leur sac à poser sur la selle duo ou le porte-bagage.

J’aurais aimé une plus grande contenance et il suffit de remarquer la taille des sacoches en cuir sur les Harley pour comprendre que c’est le désir de la majorité des bikers.

Cette sacoche Legend Gear a été pensée pour être utilisée aussi comme un sac en bandoulière et tout est prévu pour que vous puissiez transformer votre sacoche moto en sacoche de ville.

Tout sauf cet écart dont je parlais entre la sacoche et la moto qui par temps de pluie va venir salir le coté de la sacoche orienté moto  et vous obliger à la nettoyer avant de la porter avec sa bandoulière.

Le système de fermeture par enroulement et attache est simple mais efficace et la sacoche résiste bien à une pluie pas trop insistante.

La sacoche de réservoir est vraiment aimantée !

J’ai aussi essayé la petite sacoche aimantée et équipée d’une pochette transparente prévue pour glisser un smartphone en mode GPS. On relie les deux avec le système MOLLE et le tour est joué, vous avez un GPS installé en quelques secondes.

Les plus difficiles trouveront que l’écran se trouve un peu bas et ne permet pas une lecture aisée mais franchement c’est un très bon compromis.

La sacoche aimantée peut contenir pas mal de choses, du sandwich avec sa canette ou bouteille d’eau aux papiers en passant par votre appareil photo surtout qu’elle peut s’agrandir grâce à un zip et en cas de pluie une housse transparente est prévue.

Pas de risque que la sacoche s’envole, testée à plus de 140 ça ne bouge pas d’un poil. Attention à ce que le dessous de la sacoche soit propre et votre réservoir aussi car risque de rayure si non vu comment ça aimante fort !

sacoche Legend Gear : modèle aimanté pour réservoir

Sacoche Legend Gear aimantée pour réservoir

En conclusion

Je ne suis pas entièrement convaincu pour l’instant car je pense que la cible de SW-Motech est surtout celle des motards urbains qui cherchent à glisser leur ordinateur portable et dossiers dans la sacoche et non pas les gros rouleurs.

Espérons que SW-Motech pensera à eux avec une sacoche de  plus grande contenance permettant d’envisager de pouvoir entreprendre des plus longs rides.

  • j’ai aimé le sérieux et la qualité des produits
  • j’ai moins aimé la conception de la sacoche trop orientée quotidien Moto-Boulot
  • je vous conseille la sacoche de réservoir et son étui transparent pour les grande balades. en ville attention au sacoche-jacking 🙂

sacoche Legend Gear : sacoche de réservoir aimantée pour Harley-Davidson

Sellerie Georges : des sacoches pour habiller votre Harley

Vous cherchez des sacoches pour Harley-Davidson ou une autre marque de moto et vous ne connaissez pas la Sellerie Georges ? Voici de quoi en savoir plus et vous donner envie !

La gamme des sacoches sellerie Georges

La gamme des sacoches Sellerie Georges

Chez #DBDLT nous avons de l’intérêt pour les grandes marques mais aussi, et surtout, pour les petits créateurs et artisans qui nous proposent des produits à vivre ! Aujourd’hui point de veste Helston, nous vous parlons des sacoches de la Sellerie Georges.

On ne peut comprendre les produits de la Sellerie Georges sans comprendre le parcours de son créateur Georges Asséo.

Georges est un roman à lui tout seul, raconter sa vie prendrait plusieurs centaines de pages ! Ses repères personnels sont le spectacle, la mode et la moto.

En matière de spectacle, il accompagne de multiples événements se faisant une spécialité de l’animation son pour des grandes marques de mode.

En matière de moto, une de ses passions depuis le plus jeune âge, il traîne sur tous les circuits et – pour ainsi dire – sur toutes les montures.

Cela va du side-car avec son associé (qui l’a vu ressortir indemne de quelques cascades homériques) à sa vielle BMW increvable en passant par la 350 RDLC carénée et préparée pour mettre le feu aux courses des motos anciennes.

La mode quant à elle a été pour Georges un révélateur de l’esprit de fête et de l’amour des belles choses comme du respect de l’artisanat.

Il organisera sur le thème de la moto, du rock, de l’art de la mode et de la musique une vingtaine de soirées « Paris Moto Club » ouvrant ainsi la voie à des événements du même type mais sans le grain de folie légendaire au guidon ou dans la vie qui le caractérise.

C’est après quelques nouvelles cascades et un temps de repos forcé que l’idée de la Sellerie Georges fait son chemin. Des neurones bien secoués et le nécessaire temps de la réflexion lui donnent envie de bricoler une sacoche pour les Harley. Il n’existe alors rien de beau ni d’élégant en matière de bagagerie moto, que ce soit chez les teutons ou les américains et ne parlons pas des japonais !

Le prototype prend forme et tire son originalité de la simplicité des formes et d’un design épuré qui se démarque par rapport aux produits existants en plastique ou cuir avec des clous ou des franges.

Les premiers retours des concessions Harley permettent de vite de passer d’une idée à une gamme de produits. La petite entreprise Sellerie Georges se développe rapidement avec une déclinaison de son premier produit, la sacoche Originale Medium, en une gamme de sacoches et leurs déclinaisons comprenant ceintures, portefeuilles, besaces et foulards.

Ceinture sellerie Georges

Ceinture Sellerie Georges

Les produits sont d’une qualité irréprochable et on adore la touche orange dans la signature et la doublure. Nous pensions bêtement à un clin d’œil vers Harley et sa mythique 750 mais Georges préfère parler de ce que laisse transparaître cette couleur en terme de dynamise et créativité.

Les sacoches Sellerie Georges c’est l’artisanat dans sa plus pure tradition, celle qui a permis à des grands groupes français de briller dans la maroquinerie de luxe. C’est donc l’assurance de produits qui sont non seulement classe mais aussi conçus pour faire leur boulot par tous temps en protégeant vos affaires, en résistant aux tentatives de vol (utilisation de sangles renforcées par des câbles en acier).

Sellerie Georges support sacoche Harley-Davidson Dyna

Support de sacoche pour Harley-Davidson Dyna

Ne demandez pas l’adresse de l’artisan qui réalise ces petits bijoux car l’homme se montre inflexible même après un bon repas ou des tentatives d’intimidation ;-).

Bon, il est clair que ceux d’entre nous qui pensent qu’acheter des sacoches pour Poney à Décathlon pour les adapter sur leur Harley est un super plan passeront leur chemin car une sacoche et sa fixation (pour qu’elle s’adapte parfaitement à votre monture) constituent un vrai investissement.

Mais vous rentabiliserez cet investissement chaque fois que vous regarderez votre bécane avec cet accessoire indispensable si vous roulez. Et si vous préférez les terrasses de café, vous l’apprécierez aussi 😉.

Sellerie Georges : les compères Denis Sire et George Asseo

Georges et Denis 

Biker ou élégant bipède sur motocyclette, vous vous dispenserez des horribles sacs à dos ou sacoches ayant la tenue d’un sac de patates.

Les fixations sont prévues pour presque toute la gamme Harley et sont adaptées au fur et à mesure des retours de la concession Harley-Davidson la plus ancienne de Paris, Borie.

Quand je suis passé dans l’antre de Sellerie Georges j’ai eu la surprise d’y rencontrer Denis Sire, l’un de nos artistes préférés pour ses oeuvres poétiques sur la mécanique, venu prendre un café.

Un moment rare et exceptionnel car Georges lui a confié le projet de vous préparer un superbe cadeau de Noel : une Edition limitée d’un foulard en soie avec un dessin original de Denis. Il faut imaginer une réunion de travail entre ces deux esthètes qui allient avec élégance une approche festive de la vie et l’amour des belles choses pour comprendre leur travail respectif.

En exclusivité pour #DBDLT voici d’ailleurs l’ébauche de cette création :

Foulard Denis Sire pour sellerie Georges

Foulard Denis Sire pour la Sellerie Georges

J’ai quitté les deux amis sur de bons éclats de rire et je vous assure que rencontrer des gars aussi authentiques dans leurs relations que leurs réalisations c’est un bon signe pour les soutenir et leur faire confiance.

Sellerie Georges : un duo créateur

Georges Asseo et Denis Sire : quand le créateur de la sellerie Georges confie un projet il sait

où il va!

En savoir plus sur la Sellerie Georges : www.sellerie-georges.com

Utiliser des bouchons d’oreilles en Harley : bonne idée ou hérésie ?

Quand j’ai annoncé que je faisais un test des bouchons d’oreilles pour rouler avec ma Harley, j’ai reçu pas mal de commentaires d’incompréhension.

Une Harley c’est un son inimitable alors pourquoi vouloir s’en priver ? On pourrait même penser que le son est donc trop fort et finit par nous gêner tout comme il peut gêner nos voisins et autres personnes que nous croisons.

Pour certains adeptes des pots vides la question peut en effet se poser mais les verbalisations vont aussi ramener les excès vers un bruit compatible avec notre environnement.

Donc parlons d’une moto qui bénéficie de pots homologués mais améliorés comme nous en trouvons sur nos catalogues préférés, ou de pots un peu libérés. Le bruit est plus sourd à l’accélération mais reste compatible avec des relations de voisinage apaisées.

Si vous prenez votre Harley pour faire quelques kilomètres chaque jour la question peut se poser de l’intérêt de ces bouchons d’oreilles qui rajoutent du temps à votre préparation. Pour ma part au-delà de 20 minutes je les prends avec moi désormais.

Maintenant prenons le cas de nos grandes virées de plusieurs heures et centaines de kilomètres et là il faut expliquer ou rappeler que dépassé les 100 km/h ce n’est pas le bruit du moteur seulement mais tous les autres bruits qui accumulés produisent une réelle fatigue : le bruit du vent, le casque et la visière ou les lunettes, les sangles, le blouson qui bouge et le bruit de la circulation.

Imaginez rouler dans une voiture fenêtres ouvertes pendant des heures à 120, 130 km/h et rouler dans une voiture haut de gamme parfaitement insonorisée …

Alors j’ai essayé les bouchons d’oreilles de couleur que l’on donne dans les avions, les boules quies, mais franchement pas mal de désavantages en termes d’efficacité car on entend tout ou plus grand-chose et ça peut être dangereux. Donc j’ai testé les bouchons d’oreille Alvis MK 4 et Mk5 envoyés par le fournisseur.

Mk5_White

Les deux sont assez impressionnants en terme d’efficacité mais ça ne se met pas comme des boules quies non plus hein, il faut du doigté et l’oreille consentante !

Ne déchirez pas l’emballage comme bien sûr je l’ai fait car le mode d’emploi est écrit dessus! De toute manière leur site explique bien le choix entre différents modèles et tailles et la façon de les utiliser.

Je n’ai pas trouvé de différence d’efficacité entre les deux en revanche et j’ai préféré le modèle MK4 que j’ai trouvé bien plus facile à installer et tout aussi confortable que les MK5. Je n’ai en revanche pas dépassé les 2 h de test consécutifs donc à voir sur une journée en septembre avec une sortie en Normandie.

Le Mk5 est plus difficile à installer et remplit moins bien son rôle que le MK4 car il a tendance à ressortir. De plus les mousses des embouts semblent assez fragiles mais il y a un jeu de rechange.

Les deux bouchons d’oreilles bénéficient de deux niveaux d’atténuation du son avec un petit clip (clapet de fermeture) qui permet de fermer complètement le bouchon et réduire encore les bruits. Je n’ai pas trouvé nécessaire de l’utiliser.

La grande différence c’est la disparition des bruits très présents auparavant dans mon casque jet du vent, des bruits des différents éléments. Le moteur reste bien audible comme ceux des autres utilisateurs 😉 mais de manière moins forte et moins agressive.

Il en ressort un réel confort et nous validons à 100% leur utilisation.

Une mise à jour à venir après notre grande balade en Normandie 🙂

L »équipe DBDLT vous proposera d’autres tests dans les mois qui viennent 🙂

De Paris à Grimaud, donnez un CVO à un poireau et il prendra le melon ! – Jour 3

Et voila le dernier épisode du poireau en CVO qui vous a bien amusé de Paris à Grimaud on espère.

Je voulais tout de même vous raconter le bout de la route car ce fut le plus intéressant. Le temps avait décidé de se mettre au beau fixe , on a attaqué les routes magnifiques des gorges du Tarn et massif des Cévennes.

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

 

Rappelez-vous, Gérard nous avait prévenu la veille après une bonne bouteille « Si tu prends bien les deux premiers virages, les deux cent autres suivront… sinon … » (voir l’épisode 2 de Paris à Grimaud). Autant dire que je me suis appliqué à bien relire mes notes sur la trajectoire idéale, le point de corde et de sortie, les doubles rétro pédalage, euh non là je m’enflamme.

Le lendemain j’ai l’œil vif et la poignée alerte pour rencontrer mon destin ! J’ai bien en tête le massage hypnotique et je passe les deux premiers virages dans un style impeccable et coulé mais ça ne m’a pas empêché de serrer sacrément les fesses dans certains des 200 autres virages à suivre!!

Le secret c’est le rythme, comme au golf, comme au taichi sans rythme il n’y a pas de grâce et que des efforts, des tensions et donc pas de plaisir. Il faut savoir placer la machine et ne pas vouloir la guider de force mais sentir que le pied intérieur, le corps vont permettre de trouver le placement idéal. Le problème c’est quand le poireau s’enflamme sur 3, 4 pifs pafs et commence à prendre des courbes de plus en plus larges et stylées en oubliant que la route n’a pas été spécialement fermée pour lui !

La spécialité du coin c’est le véhicule utilitaire conduit par un kamikaze du volant ou un local qui a une très forte envie de vous montrer qu’il connait chaque gravillon de la route… Soit vous l’avez au cul, soit devant-vous avec la magie du CVO pour profiter de 300 mètres de ligne droite pour le déposer tout en sachant qu’il en faudra plus que ça pour le larguer dans la suite de virage qu’il prendra s’il le faut sur 3 roues !

A dire vrai je préfère les routes plus ondulantes et avec plus de visibilité de la crête des Cévennes et ce paysage grandiose. Ouahhh notre ouest Américain !

Bon ayant une fâcheuse tendance à jouer au poisson rouge pour tout événement qui a dépassé 15 minutes je ne vous ferai pas un compte-rendu de la route mais les sensations restent et franchement elles furent au zénith avec cette belle équipe, ce soleil, ce parcours bien choisi par le staff Harley.

De Paris à Grimaud … Biker’s Land

Nous arrivâmes à Grimaud dans les embouteillages et bienvenue à biker Land, ses boutiques, restos, concerts et surtout la foule des amoureux du big twin.

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

De Paris à Grimaud pour le rassemblement HarleyOn a bien rigolé les pieds dans le sable avec un verre à la main, croisé les charmantes RP de Harley et d’autres blogueurs ou blogueuses mais croyez le ou pas le lendemain la seule envie était de repartir du village pour redécouvrir l’arrière pays. Ca tombait bien puisque Christophe devait faire quelques photos pour son magazine #followed.

Tiens au passage Valérie un casque pour toi 😉

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

Le casque pour les gorges du Tarn 🙂

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

Le massif des Maures

Au guidon des deux Street Glide on a sillonné la côte, trouvé un chouette resto au bord de la mer et une cuisine des plus fraîches et appétissantes avant d’attaquer le massif des Maures.

Route incroyable que l’on a du prendre dans le mauvais sens car nous croisions les groupes de motards au lieu de les suivre !

De Paris à Grimaud pour le rassemblement Harley

On a trouvé un bout de route pour les clichés et le poireau magnifique sera donc dans le prochain numéro du magazine followed.

Et là sur cette route le poireau découvre qu’il n’est plus vraiment un poireau car tous les groupes semblent se traîner vu le rythme adopté depuis ces deniers jours. Ils nous laissent d’ailleurs passer au bout d’un moment et filer pour savourer virages sur virages cette dernière sortie avec des Harley d’exceptions.

La fin du poireau

Ces motos sont fantastiques vous l’avez compris si vous avez la bougeotte et aimez les grands espaces. En revanche elles ne raffolent pas des virages en épingles et dévers comme ces petites routes peuvent nous en proposer mais en revanche sont finalement hyper polyvalentes. On aura roulé un peu sur tous types de route et même les graviers, le sable, sous la flotte, le vent, la mitraille et les grenades… Euh non ça c’est pour Paris et le retour.

Merci donc à mes co-équipiers et à Harley France pour ce voyage inoubliable et m’avoir décerné le permis Touring pour leur avoir ramené les machines sans une égratignure après toutes ces grandes aventures pour un petit poireau !

Je garde mon Street-Bob mais après être passé sur CVO lui il est passé en Stage 1 mais ce diable rouge de CVO est une sacré belle machine à rouler et à rêver !

De Paris à Grimaud et l’éveil du poireau face à 450 kg de Harley – Jour 2

Le second jour du roadtrip de Paris à Grimaud nous voit frais et dispos après un peu d’étirements et un bon petit déjeuner avec le reste de l’équipe. Très frais même puisque nos selles sont recouvertes de givre ! On doit friser les 3 degrés et les machines s’ébrouent lentement au rythme du doux son des pistons, d’un soleil radieux et du chant des petits oiseaux guillerets. On part sur un filet de gaz de ce village bien tranquille vers la ROUTE !

Une Electra Glide royale

Les routes sont parfaites et permettent enfin de profiter de cette Electra Glide CVO, de ses poignées chauffantes et de son moteur enjôleur. Bon voilà j’écris comme un journaliste de Paris Match depuis le début de cet article maintenant !

De Paris à Grimaud en Harley-Davidson Electra Glide
Bon bref on se sent en confiance et si hier était à la prudence vues les conditions dantesques et le test grandeur nature de l’efficacité du carénage, aujourd’hui permet de mieux analyser le confort de cette machine.

Oubliés les coups de raquette vicieux des vieux Sportser et mêmes de certaines Dyna qui demandent de passer par la case customisation. Là on est direct sur du pudding entre une assise bien confortable et une suspension permettant de préserver son dos sans jouer au yoyo en cas de conduite plus rapide.

Il est fier votre serviteur Poireau sur son magnifique destrier, enfin jusqu’au moment où le parcours nous mène vers des sous-bois. Imaginez, un soleil printanier, une route qui ondule et s’aventure au milieu de la forêt avec les jeux de lumière, la faisant scintiller de mille feux… Oh la si elle scintille à 3 degrés au soleil, à l’ombre ça sent limite la plaque de verglas !

A 550 kg machine, pilote et bagages on devient prudent voir pusillanime sur ce type de parcours ! Mais devant, emmenée par un Gérard confiant dans ses machines, le train ne ralentit pas. En cinq minutes ils m’ont déjà mis un boulevard mais moi je suis prudent et pas adepte du « Ca passait c’était beau » ni du « Celui qui freine est un lâche ! ».

Les routes sèchent peu à peu et on quitte la forêt mais ça tourne toujours autant et là force est de constater que si sur mon Sportster ou mon Street-Bob je pouvais jouer au pilote et attaquer les virages avec des trajectoires free-style, je suis bien embarrassé sur une touring. C’est un rail cette Electra et tu as intérêt à bien la poser dans la courbe et bien enrouler en prenant de l’angle… ce qui ne va pas de soi quand on découvre cette machine.

Alors merci au moteur CVO qui permet dans chaque ligne droite de rattraper un peu de retard, de freiner bien trop sagement en début de virage et de relancer le jeu de la catapulte en sortie. C’est pas du pilotage mais c‘est efficace !

Me voilà tout de même le poireau de l’étape avec le support moral de Xavier qui assure mes arrières en profitant du paysage mais on va commencer un nouveau jeu très amusant avec Gérard le boss farceur qui décide nous prouver qu’une touring ça peut t’emporter 350 km plus loin même si tu as le témoin qui s’allume depuis 30 bornes !

Magnifique découverte, le GPS se met alors en marche automatiquement t’avertissant que ta situation commence à être sérieuse puis désespérée et te propose de te guider à la station la plus proche de ton choix. Génial ! Ah ben non on a un GPS humain devant qui décide à aller à l’inverse de chaque indication du malheureux GPS Harley. Mon dernier km d’autonomie vient de disparaître quand, souverain, Gérard nous trouve la station perdue qui va bien… On rejouera souvent à ce jeu et toujours gagnant !

Découverte de la Street Glide CVO, Red Devil

On repart ensuite pour finir par notre halte déjeuner dans un charmant village où la moyenne d’âge au restaurant comme dehors doit avoisiner les 80 piges ! Je suis rincé par la concentration que m’a demandée l’Electra et je décide de la laisser au profit de la Street Glide CVO rouge flambant aussi.

De Paris à Grimaud en Harley-Davidson Street Glide Cvo
Photo du CVO de Christophe Boulain

La Street est un poids plume avec ses 380 kg. Elle a autant de chevaux sous la selle que dans les sacoches avec une hi-fi qui me donne la banane en balançant du bon gros son de notre clef USB préparée par Harley mais aussi en bluetooth de ma playlist.

Ah ah je retrouve du mordant et les petites portions d’autoroute virevoltantes sont un pur bonheur entre la machine qui monte dans les tours dans un son bien particulier. Seul bémol des suspensions arrières un peu souples qui n’aiment pas les franches décélérations ou le vent latéral, problème réglé en grande partie le lendemain matin sur le bord de la route par le boss et sa mallette magique.

Bon j’avoue on en vient à regretter le petit dosseret de l’Electra pour essorer la poignée comme un goret sur ce parcours taillé pour la belle et ma conduite. Car là tu les sens bien les chevaux dans les bras et dans le bas du dos hein Brigittte ! On a le droit à la minute culture et contempler l’ouvrage d’art de Gustave qui s’était perdu dans le coin et à qui il restait quelques bouts de ferraille avant de repartir et reprendre de belles départementales.

Faut vous avouer que les virages sans visibilité et si je ne conduis pas un char Leclerc ça me stresse, tu ne sais pas si il va s’ouvrir gentiment, se fermer vicieusement ni non plus ce que tu va croiser en face. Hé bien là la visibilité elle manque un peu et on repart dans l’épisode du poireau raisonnable debout sur les freins et qui tourne avec une moto quasi debout mais réaccélére dès qu’il y a de la visibilité. Ah ça les freins je les ai testés et ma foi ils sont parfaits un ABS royal, une endurance admirable au service d’un gros moteur.

Vidauc Eiffel à Garabit
On arrive à notre halte du soir avec encore du soleil pour aller prendre quelques clichés et observer le travail de Mister Bullit que vous découvrirez dans le prochain numéro de « followed ».

Le soir un vrai esprit de groupe s’est créé et ça rigole pas mal. J’en profite pour prendre un cours de pilotage mode touring.

Euh comment vous faites pour relever vos bécanes sans devenir tout rouge ?

Hé bien mon poireau au lieu de venir t’asseoir sur ta monture bien droit et de tirer avec les bras tu redresses déjà la roue et tu ramènes la moto avec le poids du corps. Très bon exercice de taichi petit scarabée surtout si tu n’oublies pas de serrer le frein avant….

De Paris à Grimaud en Harley-Davidson Electra Glide CVO

Euh comment vous faites pour prendre les virages aussi vite sans rien voir ?

Si le premier passe, les autres suivent !

Bon si non on m’explique la technique de la courbe large et du point de sortie que j’avais il faut le dire un peu oubliée …

Demain sera un autre jour !!!!