Essai du casque Biltwell Lane Splitter Rusty Butcher

Depuis que je roule en Harley j’ai eu plusieurs casques mais que des casques jets dont un Airborn devenu trop grand et cédé à copainG  et un DMD que je garde pour les petits trajets et beau temps. Le problème avec ces casques c’est quelle que soit la qualité du casque tu es amené à mettre soit des lunettes du type aviateur soit des écrans et un foulard pour te protéger la bouche et nez surtout en hiver.

Là c’est la galère entre la buée qui monte, le cache qui sous la pluie devient un instrument de torture décidé à te noyer lentement, les rayures sur la visière qui ensuite au soleil te crèvent les yeux et enfin dépassé les 110 kmh ta tête qui ressemble à celle d’un boxeur pro cherchant à esquiver des directs. C’est bon j’ai été objectif sur ce coup là ? donc ça fait cher pour sentir le parfum des fleurs le long des nationales.

Donc là je décide passer à un intégral ! Ouai c’est moche un intégral sauf que désormais la gamme s’est développée vers du vintage avec plus ou moins de bonheur. Pas trop tenté par le look des années 1970 finalement j’ai été séduit par le look et les avis sur ce modèle biltwell le rusty Butcher (Boucher rouillé c’est mon nom de guerre et plus bec à foin !)

Alors après 1800 km sur autobeurk, en ville, en campagne, sous la pluie et le soleil voilà un compte-rendu mes bons lecteurs et mes belles lectrices !

Le casque est superbe, le système d’attache est rustique et costaud car on reste dans la boucle double D, vieille comme la première harley et pour le reste allez voir les descriptions techniques sur n’importe quel site bande de feignasses !

Bon bref on est bien dedans, un peu joues de hamster au début avec les protections au niveau des joues mais le sentiment d’être bien en sécurité avec un look qui ne laisse pas indifférent.

J’avoue que le « Work less, Ride More » ça m’a bien parlé 🙂
Casque Rusty butcher

Allez Broaam on passe à l’essai en dynamique.

Avantages :

  • Un champ de vision impeccable, on est loin des casques en mode bunker et c’est bien agréable de ne pas devoir se dévisser la tête pour regarder à droite et à gauche.
  • Une ventilation simple mais efficace avec les aérations devant le casque et derrière en haut. Pendant la roule sous la pluie, quelques gouttes d’eau sont passées mais vraiment rien de notable et au miracle jamais de buée à l’arrêt!
  • Système d’ouverture et fermeture de la visière bien pensé et qui enfin renvoi aux oubliettes ce qu’on connait tous comme bruits avec nos visières sur nos jets. On peut même rouler avec la visière mi ouverte et ensuite le système avec l’ergot en métal permet de vraiment ajuster la visière au casque.
  • Résistance au vent. Enfin je n’ai plus l’impression qu’un dingue veut m’arracher la tête par des mouvements de droite à gauche. Terminé le côté parkinsonien du casque jet et sur route privé rien ne bouge à 160 kmh 🙂 On note une espèce de mentonnière qui permet de limiter la rentrée d’air à grande vitesse…bon on n’est pas non plus sur des missiles Hayabusa hein !

Bon alors parfait ce casque ? Hé non il y a un bémol mais non rédhibitoire : L’insonorisation.

Alors là on n’est pas une chambre d’un 5 étoile comme le shangri-là mais plus dans du formule 1. Ce casque est aussi bruyant que mes anciens jets ! Pour les bouchons d’oreilles, ceux que je mettais d’habitude ne fonctionne plus car pour enfiler le casque sans les virer faudrait deux tailles au-dessus. Donc direction les bouchons d’oreille silicone en mode Quies et là c’est impeccable.

Voila ce que je pouvais vous dire sans en faire trop malgré le Captatio benevolantiae qui nous relie. Alors sans faire tabula rasa des autres modèles ce Biltwell avec un bon code promo peut-être touché dans les 220 € ce qui en fait une belle affaire qui vous permettra comme moi de passer chez le coiffeur !

BMW R18 : retour vers le passé en beauté

Bon vlatipas que BMW qui nous avait assez déçu lors de notre essai de leur j R nine T vient secouer le monde tranquille du gros custom de caractère, donc américain 🙂

Alors Jackie il se calme on parle pas de ta R 18 à jantes larges mais de la nouvelle tentative de la BMW Motorrad de conquérir des parts sur le marché du custom. il faut dire que les panzers n’ont guère conquis les aficionados de ces machines coooooooool !

Sur le papier et sur les clichés elle nous donne une bonne claque cette BMW ! Bon ne rêvez pas non plus, elle ne sera pas en concession demain mais BMW nous dit « BMW Motorrad présentera une moto cruiser de série propulsée par le moteur « big boxer » en 2020″ sur les bases de cette moto concept.

A voir les bike show avec ce moteur, c’est de la très grosse gamelle et certains seront conquis par l’esprit Zen de cette machine toute en longueur et dépouillée mais d’autres seront rebutés par ce moteur si imposant.

La position de conduite à l’air sympa et on se demande si BMW poussera l’esprit custom jusqu’à proposé des commandes avancées.

En tout cas nous on trouve une réelle beauté à cette machine, reste à entendre le bruit, tester le Broam du moteur et la partie cycle pour se dire qu’on a peut-être trouvé une alternative aux modèles de plus en plus technologiques de Indian et HarleyDavidson.

Cependant il faudra aussi une révolution dans les concessions à l’esprit peu biker où la rigueur allemande n’est pas seulement un cliché dépassé. Allez BMW on y croit !

Présentation de la FTR 1200 de Indian

Alors soyons clair, à une soirée Indian je suis comme un indien dans la ville et encore je ne suis pas venu avec un blouson harley mais tout de même aucune tête de connue si non les proprios de la concession Indian de Pontault combault  et un gars de la presse moto.

Du coup je ne suis pas resté longtemps mais assez pour prendre ces quelques clichés et me dire que cette 1200 FTR doit être un sacré jouet.

D’ailleurs on le verra à l’essai mais ce sera peut-être paradoxalement son défaut car l’engin semble plus fait pour le fun que pour devenir votre fidèle destrier à tout faire bien que l’on puisse considérer cette moto comme un roadster.

Des essais statiques il ressort que les plus petits bikers devrons passer par la pharmacie pour s’acheter des semelles compensées car pas mal étaient sur la pointe des pieds !

Indian

Côté moteur c’est celui de la Scout (essayé http://broaam.fr/essais-scout-indian-bobber-et-sixty ) revu pour en tire non plus 100 chevaux mais 120 et là je pense que ça va un peu déboîter poignée dans le coin.

En revanche grosse différence dans la position ou on se retrouve plus en position de jockey que de chaise longue… Les pieds sont en arrière typiquement en mode roadster et non cruiser.

Il y avait du monde pour cette soirée de présentation et une grosse attente des essais à venir mais pas de date encore précise.

En tout cas c’est sympa de voir que cela bouge dans notre milieu et que le temps des copies et fini avec de belles innovations même si certains bikers ne daigneront même pas jeter un regard à cette Indian hors des entiers battus, j’ai des noms 😉

 

 

Essais Scout Indian Bobber et Sixty

Dans le dernier billet nous vous avions raconté le monde désenchanté de BMW et des teutonnes efficaces mais sans joie.

Pour ne pas dépérir avec l’ami Iann nous avons continué notre périple vers la concession Indian Higway custom à Pontault combault. Là, changement de décor, on est plus cuir que métal et de l’accueil de technicien chez BMW on passe à celui bien plus chaleureux et décontracté en mode US.

Iann connait la marque et cette concession puisqu’il a chanté pour eux lors d’une soirée mais n’a jamais essayé leurs motos. Après 30 minutes de discussions à bâtons rompus nous voilà avec les clefs de deux scouts et un essai de longue durée.

Scout sixty pour Iann et Scout Bobber pour votre serviteur, on enfourche sans peine les deux bécanes avec une hauteur de selle typique bobber, c’est-à-dire basse pour ceux qui suivent. Les positions de conduite sont les mêmes, on est bas et les pieds en avant mais cependant bien calé ce qui nous permettra de faire de la borne sans souffrir du dos.

Nous sommes partis depuis 5 minutes quand on s’arrête à un feu rouge côte à côte et Iann relève son casque pour afficher un énorme sourire « c’est génial ! ». Nos deux motos sont équipées de pots qui chantent de belles mélodies, on peut faire confiance à Akra et Vances pour assurer de ce côté-là et dans les quelques tunnels pris lors du départ le chant des accélérations réjouit nos âmes !

Enfin nous voilà sur des motos vivantes qui donnent du plaisir, là on est vraiment dans une expérience sensorielle qui marque et non un simple moyen de transport. Chaque accélération se traduit par un bruit envoûtant et une bonne poussée de ces twins généreux.

Nous prenons les belles routes pour nous diriger vers Blandy les tours que le copain Eric Benoit de Betteraverie (non ce n’est pas un noble mais sa région 😉 m’a fait découvrir. Il fait beau et on enquille ces routes avec de grandes courbes sans trop regarder le compteur mais dans le gras du compte-tour et en sixième. Le bobber est un rail et autant je suis un poireau à basse vitesse autant j’adore enquiller ces virages poignée bien dans le coin mais peu à peu je vois Iann s’éloigner, ce qui me déçoit sur sa capacité Rock’n roll à moto :-).

Le plaisir de rouler sur ces machines est vraiment addictif, on finit tout de même par se poser au petit restaurant en face du château et en terrasse grâce au nouveau propriétaire qui se fait tout de même pourrir par sa femme d’être aussi gentil. En octobre normalement pas de terrasse !

Du coup on va avoir le droit à un défilé devant nos montures du jour avec de multiples questions entre l’entrée et le dessert, délicieux au passage. Ces motos attirent l’œil des motards comme des passants.

Nous repartons repus et pourtant rien n’y fait au lieu de rentrer directement à la concession on ne peut s’empêcher de prendre des détours pour profiter encore un peu de cette journée. On change de montures à ce moment et là je comprends que mon poto est toujours R’R mais que le comportement de la Sixty est différent, la belle a une tendance à dandiner légèrement du derrière au-dessus des 120 km/h qui rend plus prudent sur l’essorage de la poignée. En revanche Iann découvre les joies du missile Scout et me distance largement à son tour avant de s’arrêter et rechanger nos montures car il aime bien quand ça dandine lui 🙂

Retour enfin à la concession et nos bananes sont plus expressives que le meilleurs des comptes rendus.

J’aime vraiment cette gamme de chez Indian qui vient sur les terres des ex dyna et désormais Softail. Rude bataille sur ce secteur en perspective avec les nouveautés 2019 chez Indian et Harley que nous essaierons dès les températures supérieures à mon frigidaire.

 

Bonne année 2019 !!!

 

Essai d’un dromadaire et d’une moto de hipster chez BMW

Bon à force de regarder les photos de l’ami Chazter, a doucement germé dans mon faible esprit l’envie d’essayer une moto différente, la nine T bmw urban (R nineT Urban G/S) gs. Rien que le nom déjà ça fait peur !

Une jolie moto qui semble pouvoir être à l’aise aussi bien à la ville que dans les champs voir plus loin encore et j’ai toujours aimé la couleur orange 🙂

Nous voila donc parti avec l’ami Ian scott pour essayer ces merveille, enfin lui a fait preuve de mauvais goût en réservant un dromadaire au doux nom de 1250 GS qui a autant d’option qu’un abonnement à canal+

Nous voila donc chez le concessionnaire BMW du coin qui nous explique que l’heure c’est l »heure et que on aura donc une demie heure pour essayer. On lui explique que pour faire des photos et un billet c’est court et on est venu sur l’heure du déjeuner pour rouler un peu plus longtemps. Là on se heurte à une discipline et logique toute allemande, ils ferment pendant l’heure du déjeuner donc faut ramener la moto avant. nous on lui explique qu’il n’y a pas de différence si on lui ramène après déjeuner à l’ouverture, arghh non ça coince.

Bon on obtient 45 minutes et on part à la découverte de la machine après deux, trois explications du vendeur ingénieur. De toute façon sur la GS urban il n’y a rien à part les poignées chauffantes 🙂 Pour l’autre je m’en tape car je sais que ne monterai même pas dessus mais ça ressemble à un porte avion le cockpit 🙂

Je m’installe donc sur la teutonne et là effet bizarre…. Le premier au démarrage avec le flat twin qui oscille grassement de gauche à droite, le second avec  le guidon qui est tout petit en diamètre et les poignées encore plus mais le pire c’est le sélecteur de vitesse et la pédale de frein. Là c’est simple tu te demandes si il y a un partenariat avec Jardialand vu la gueule de ladite pédale qui ressemble plus à un outil pour désherber que pour freiner.

Pour freiner ça freine et au premier rond point ça me colle le casque à la figure et le nez au dessus du guidon ! Rien à voir avec le freinage de ma Harley en mode Bob l’éponge.

La position est moyenne car on est sur un roadster donc pied en arrière et buste penché mais pourtant elle fait pas 160 chevaux et vu l’absence de protection tu oublies au dessus de 140 kmh en croisière.

Alors ma plus grosse déception reste le moteur qui est bien trop linéaire, faut vraiment tourner et monter dans les tours pour avoir quelques sensations. En tenue de route c’est un formidable jouet avec une garde au sol plus que généreuse , un poids léger et un bon équilibre mais rien à faire pour moi c’est pas une #joymachine.

Ian me propose d’échanger ce que bien entendu je refuse car je veux bien essayer une moto de hipster mais pas un dromadaire avec pare-brise électrique, embrayage semi automatique et garde au sol pour passer des rivières sans se mouiller les pieds. En plus ça m’amuse beaucoup de le voir faire des pointes et se battre avec la bavaroise pour comprendre comment éviter les départs en mode canon ball 🙂

En revanche comme c’est un copain on s’arrête pour prendre quelquesphotos et lui permettre d’essayer le jouet BMW. Le verdict sera le même.

Finalement ils avaient raison chez BMW 45 minutes c’était largement suffisant.

Ces motos doivent être géniales pour certains mais ce n’est pas du tout ce que je recherche pour ma part et je ne parle même pas de l’univers BMW très spécial et un peu froid.

On était limite déprime et c’est là ou en repartant on s’est rappelé qu’il y avait une concession Indian juste à côté et là…

On remercie BMW de chez Pontault combault pour nous avoir confié leurs bécanes, bon leur avait laissé nos cartes bleues quand -même hein 🙂

Suite au prochain billet en scout mode bec à foin est dans le vent !

Streetfighter, trail Harley-Davidson : entre stupeur et tremblement !

Harley-Davidson vient d’annoncer par voie de presse des nouveaux modèles  (streetfighter, custom, trail, éléctrique) pour les 3 années à venir et le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne laisse pas indifférent la communauté des bikers !

Harley conscient du rétrécissement du marché, de ses mauvais résultats aux US, de sa clientèle vieillissante qui malgré ses efforts comporte peu de jeune et de femmes, se creuse les méninges pour assurer son avenir.

Ces dernières années les concurrents de Harley n’ont cessé de s’affuter et venir lui prendre des parts de marché. Toutes les grandes marques, BMW, Honda, Kawasaki, Triumph… ont sorti des modèles custom ou néo retro avec un certain succès. Ces marques ont donc un large éventail de motos couvrant les différents segments mais Harley reste exclusivement sur du custom lourd et cher comme d’ailleurs Indian qui lui aussi se montre vorace.

Vous me direz la gamme sportser est plus abordable ! Oui certainement et nous avons salué la modification pour en faire un scrambler (http://broaam.fr/un-scrambler-harley-pour-affronter-le-desert) mais le moteur est loin de la concurrence en terme de performances et le prix reste une barrière.

Alors Harley  a décidé de passer à l’offensive en modernisant et en allant sur de nouveaux segments : Le trail et le roadster en particulier, tout en modernisant un modèle custom.

De plus la marque a en projet de lancer des modèles avec des moteurs de 250 cc et 500 cc dans les pays émergents ainsi que des motos électriques pour le marché urbain.

Après avoir supprimé la gamme Dyna et largement amélioré les softail, Harley voit encore plus loin en tentant de sortir du cadre dans lequel il s’est enfermé depuis 115 ans.

Maintenant la marque est tellement ancrée dans l’imaginaire collectif comme celle du grand ouest américain, des easy rider à Sons Of Anarchy qu’il lui faudra à la fois des modèles irréprochables pour venir concurrencer les reines du créneau Trail (BMW en tête) et Roadster (Yamaha, ducati, Honda…) et casser cette image sans se couper de sa cible d’origine.

Ces nouveaux modèles ne visent pas la clientèle actuelle mais une clientèle qui achète chez les concurrents des modèles qui n’existent pas chez Harley. Là on se dit qu’il va falloir qu’ils soient sacrément bons dans leurs rapport qualité/prix et leur communication pour réussir ce pari !

On ne va pas se cacher que pour les amoureux de la marque on aurait aimé voir des modèles peut être prenant le contraire de ce virage en proposant des modèles plus dépouillés et authentiques mais réjouissons-nous du custom 1250 qui a une sacré gueule et attendons un Sportster rajeuni et sexy.

Il y a peu d’enthousiasme sur les projets présentés et concernant le roadster rappelons-nous que le 1200 XR a été arrêté il y a quelques années… Il suffit de parcourir les commentaires de la page facebook de Freeway Magasine et autres commentaires en-dessous des photos de ces projets pour prendre la température qui reste assez fraîche.

 

A y regarder de plus près le  Streetfighter en 975 cc à tout de même une sacré gueule qui sent bon battle et testotérone :

Mais pour le trail il faut avouer que le projet tient plus de la créature en mode Frankenstein que d’une beauté mécanique. On dirait un hummer sur deux roues pour l’instant mais attendons de connaitre le poids, le moulin et surtout de pouvoir l’essayer pour la juger. On finit parfois par s’attacher à des laiderons qui touchent notre corde sensible 🙂

 

 

Finalement après une première réaction assez négative j’ai hâte de voir arriver les premiers modèles que l’on nous proposera à l’essai pour nous faire notre propre idée et ne pas condamner la marque pour sa tentative de ne pas se contenter de redécliner les mêmes codes tout en améliorant les différents modèles.

Les plus attachés à la marque resteront sur des modèles anciens et peuvent déjà se réjouir de voir la côte de l’occasion aussi haute. Ceux-là rouleront en chopper ou en custom largement modifiés avec le plaisir des sensations non filtrées, du son authentique  tout en redoutant les contrôles de plus en plus castrateurs et liberticides ou en s’en foutant largement pour certains.

Les autres primo-accédant (ça sent bon l’immobilier et son commercialJ) à la marque viendront peut-être rejoindre Harley sans adhérer aux codes des bikers les ayant précédés (vestimentaires et grégaires)

Dans le monde du trail on mise plus sur l’efficacité que le look ou la légende de la marque comme d’ailleurs un peu aussi pour les roadsters. Ca sera drôle de voir tout ce mélange de genre dans les concessions avec un HOG de plus en plus dépassé par ces bouleversements de positionnement de la marque.

 

Et vous qu’en pensez-vous :

un gros beurk,

un essai s’impose,

un chouette j’attendais de niquer les japs dans la vallée de chevreuse

une moto aussi moche que moi 🙂

 

A vos commentaires !

Fat Bob 114CI, un essai en betteraverie !

Aguiché par un premier contact avec la nouvelle gamme Harley nous voilà parti avec Laurent en semaine pour tester plus sérieusement ces belles machines. La météo nous prévoit de belles éclaircies l’après-midi après dissipation des brumes matinales.

Une fois arrivé chez Harley France (avec un peu de difficulté pour Laurent Mouaaaarf !) nous prenons possession de nos montures du jour : le Breakout 114 ci pour Laurent, le fat Bob 114 ci pour ma pomme.

On décolle sans GPS mais direction Provins pour faire un tour à Blandy les tours. Je me méfie sur les premiers kilomètres de l’accélération et du freinage sur le Fat bob vu les échos que j’ai pu en avoir. En fait cette moto est un vélo ! Un équilibre incroyable et une sensation de légèreté peu commune dès qu’on saute la gamme sportser. Le freinage n’est pas brutal mais puissant et l’accélération tout à fait gérable. Je ne suis pas sur une machine de psychopathe prête à te mettre en difficulté à la moindre faute d’inattention.

On enquille les nationales pénibles pour s’extirper du 94 et les ronds-points à la chaine.

Enfin on arrive en terre de betteraverie et le temps qui était couvert passe carrément à la bruine et un ciel de plus en plus bas qu’un breakout s’est perdu. L’horreur, on attendait de chauds rayons de soleil, on se retrouve à essuyer nos casques et se geler sur nos bécanes. Bon du coup on a un peu de mal à tirer dans le gras du moulin car la visibilité est vraiment mauvaise et on roule plus sur le couple. Au passage prendre un rond-point en 4 ème avec le fat bob n’est pas une bonne idée, non non :-).

Parvenu à Blandy les tours grâce à mon prodigieux sens de l’orientation en bon biker on se prend un café et un chocolat chaud mais en terrasse car le temps à défaut de nous inonder d’un radieux soleil le ciel est  dégagé et la brume s’est enfin levée. On fait la causette avec quelques connaisseurs qui flashent sur le Fat bob et son aspect massif, trapu. Peut-être une association avec les tracteurs du coin 😉

Le fat bob 114 ci
Fat bob 114 ci

Quelques photos et nous voilà reparti et là on peut un peu tordre la poignée. En départ arrêté le Fat bob est un sérieux concurrent, bon faudrait passer les rapports à la volée, ça éviterait de venir chatouiller le rupteur. Le 114 Ci à un comportement bien particulier, vous ne retrouverez pas le coup de pied au cul des fat boy et Low rider S dès l’ouverture des gaz mais un comportement plus linéaire qui pousse sans fin. Sans aucune protection au-dessus de 140  la tête et le coup prennent chers et obligent à lever le pied alors que le moulin est très loin lui de s’essouffler. Vu la tenue de route, le moteur plein et la qualité du freinage, on a vite fait de s’amuser à prendre les courbes et enchaîner les virages à bonne allure. Là encore les sensations seront bien meilleures en jouant avec le sélecteur plutôt qu’en restant calé en 4 ème ou 5 ème.

C’est donc objectivement une bonne machine mais cependant beaucoup de propriétaires de Harley ont un apriori négatif  vu son look et le comportement de son moteur d’origine. Le poum poum poum s’éloigne pour des machines bien plus performantes. Harley vise clairement une nouvelle clientèle avec ce Fat bob et celle-ci semble séduite par cette nouvelle approche.

Comme à Broaam on ne pratique pas la langue de bois je vous avouerai qu’étrangement j’ai préféré le Street bob avec le moteur de 107 qui est bien plus dans l’esprit de harley avec un côté joueur et relax moi qui pensais être conquis par ce gros moulin.

Ah je vous annonce au passage que les CVO passent désormais en 117 CI !!!

Road King Spécial VS Fat Bob 114 : Un match hors catégorie

Il serait totalement inutile de vous refaire la mise en scène, Vincent vous a déjà tout dit dans le précédent billet sur le Street Bob 2018, sur le super accueil qui nous a été réservé par l’ensemble des équipes Harley-France.

Pour ma part, le tableau Excel magique de Manoël m’a réservé une très belle surprise. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’allais enfourcher le sublime Road King Spécial. Oui je sais, tous les goûts sont dans la nature et certains d’entre vous n’ont sans doute pas le même regard que moi sur cette machine. Mais, comme c’est moi le rédacteur, je m’autorise le droit de dire qu’elle est belle 🙂

La première fois que je l’ai vue sur le net en présentation en début d’année 2017 – oui celle-ci a été présentée plus tôt que les autres, un peu comme le mercato d’hiver pour les footballeurs – j’avais été surpris par la disparition du pare-brise. Non pas que je sois fan des pare-brises mais il faut reconnaître que sur les touring, ça rend service. Ma dernière aventure sur un Road King Classic remontait à 2008 lors d’un circuit de 3500 kms dans le Queensland en Australie, autant vous dire que j’avais eu le temps de le tester.

Road King Spécial
Road king Special 107 HD 2018

Mais aujourd’hui est un autre jour et j’aborde la moto par l’arrière. Waouh, avec sa ligne d’échappement intégrée aux nouvelles sacoches rigides plus basses, elle ressemble vraiment aux Road Glide CVO croisés une semaine plus tôt sur Washingthon Blvd à Venice Beach, petite Mecque HD en fin de journée au coucher du soleil. J’adore ! Bon, allez, Go maintenant ! Nous voilà donc partis pour cet essai en avant première sur les routes de banlieue du 94 avant de s’évader un peu plus loin en Seine et Marne, et ma première réaction fut dédiée au guidon. Je rêve ou il est haut ? Une fois renseignement pris au retour, il s’avère en effet qu’un petit Ape, qui plus est, bien large, a remplacé l’ancien modèle. Du haut de mon mètre 83 avec mes grands bras, aucun soucis, au contraire, reste à voir quel serait le ressenti d’un gabarit plus petit.

Certes, ce genre de moto, dans la densité de circulation rencontrée ce jour là, n’est pas forcément dans son élément idéal, mais honnêtement avec son parfait équilibre et son encombrement arrière équivalent à la largeur de son guidon, elle se faufile très bien.

Que dire alors de la partie route ? Pour moi ce fut un régal. Je précise « pour moi » car lorsque nous avons échangé nos motos en milieu d’essai, mon compagnon de route qui récupérait ce beau RKS après avoir testé le FatBob114 me disait au feu rouge « C’est quoi cet âne mort ?» :-)) . Bien sûr que l’on peut toujours demander plus, mais franchement le moteur 107 convient très bien à ce touring, faite moi confiance. Côté freinage, de la même manière, j’ai été totalement conquis. Il faut dire que je roule sur un FatBob de 2009, qui n’a finalement jamais vraiment freiné, alors je ne suis peut-être pas le meilleur testeur sur ce point.

Road King Spécial
Du pur plaisir ce Road King Spécial

Voilà, il m’est difficile d’aller plus loin sur les tests, disons de performance, il faudrait l’emprunter une journée complète (voir plus :-)), pour l’éplucher complètement et que les adeptes du pare-brise se rassurent, il est possible d’en mettre un qui se pose en 3 secondes.

One more please ! Oui, vous l’avez tous compris, après cet essai « Aller », j’ai vécu un essai « retour » ultra différent et totalement décoiffant avec le tout nouveau Fat Bob de la toute nouvelle gamme Softail ! Oui mesdames et messieurs, j’ai pu y goûter en vrai. Tout comme moi, vous êtes forcément curieux et vous avez déjà lu des tonnes d’articles sur cette moto. Enormément critiquée (dixit le staff Harley) et notamment sur les réseaux sociaux, je voulais absolument profiter de cette superbe occasion pour rouler sur ce bolide.

Par quoi commencer ? Et bien, comme je le disais après l’essai à Xavier Crepet, Directeur Marketing et Communication, Harley n’a gardé du Fat Bob, que le nom ! Bon d’accord, j’exagère un peu car je l’avoue, on retrouve bien le gros pneu à l’avant :-). Pour le reste, comment dire…Je ne m’étendrais pas sur les considérations esthétiques, ni même sur la stratégie de la Motor Company, encore que sur ce point, je trouve personnellement que pour attaquer de nouvelles cibles, ce Fat Bob risque bien de séduire ceux qui roulaient jusqu’à présent sur des machines du type « VMAX » pour ne citer que lui (d’ailleurs supprimé des ventes Yam fin 2016 pour non respect des normes Euro 4). Alors de quoi pourrais-je bien vous parler ? Des 30 mn passées sur ce jouet, par exemple 🙂 ?

Fat Bob 2018
Fat Bob 2018

Car oui, c’est un vrai jouet, ultra maniable, ultra réactif, propulsé par le 114 incroyable et doté d’un freinage hyper puissant (pour une harley). A peine enfourchée j’ai compris ce qui allait m’arriver et j’avoue avoir eu du mal les 10 premières minutes. La poignée de gaz est très sensible et répond immédiatement à votre sollicitation. Et comme la moto est plus légère que son ex-petite sœur de la famille Dyna, je ne vous raconte pas l’effet que ça fait. J’ai eu comme l’impression de revenir 10 ans plus tôt lorsque je roulais sur un gros roadster japonais. Je ne sais pas si c’est sa taille (je n’ai pas vérifié mais elle me semble plus courte) mais les commandes m’ont semblé moins avancées. Et pour autant, joueuse comme elle est, avoir des commandes plus rapprochées permet de la piloter dans les meilleures conditions. Le freinage maintenant…Là aussi il m’a fallu un peu de temps pour l’apprivoiser tellement il est puissant. Vous effleurez à peine la poignée que vous sentez déjà le parachute qui vous ralentit à l’arrière J. Autant vous dire qu’une fois prise en main, je me suis régalé à jouer avec elle, que ce soit en ligne droite qu’à l’attaque des multiples ronds-points que nous propose notre chère banlieue parisienne.

fat bob 2018 114 Inch
Fat Bob 114 – 2018

Là encore, au risque de me répéter, l’essai était un peu court pour aller plus loin et franchement s’attaquer aux virolos de nos belles régions montagneuses avec ce FatBob, devrait certainement apporter beaucoup de bonheur. Si je devais finir par, non pas un point négatif, mais plutôt un simple constat, « Habitués » des anciens FatBob, oubliez ce que vous connaissez, cette moto est totalement différente et si vous craquez un jour pour elle, vous n’en ferez pas le même usage.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais

 

Street-Bob 2018, Trahison ou géniale évolution de Harley-Davidson ?

Vendredi j’étais convié à découvrir la gamme 2018 de chez Harley avec d’autres blogueurs et journalistes. Après un tour au Food-Truck, Manöel Bonn, le nouveau responsable marketing Harley France nous explique les changements radicaux effectués sur cette gamme 2018 allant des pneus, aux nouveaux châssis en passant par l’amortisseur central et une cure d’amaigrissement qui font passer le projet Rushmore pour un aimable restylage. La gamme a été resserrée et les Dyna disparaissent du catalogue en passant dans la gamme Softail. Pour ceux intéressés par les détails techniques de tous ces changement je vous invite à passer sur leur site ou étudier ce résumé en image.

La révolution Harley-Davidson

On se dirige vers le parking, où Manoël nous sort son super tableau excel de la mort pour nous dire sur quoi on roule, 1200 custom puis Street bob pour moi. Bon je ne sais pas pourquoi mais je sens que ce ne sera pas aussi lisse qu’une feuille excel ces changements 🙂

J’ai le droit en premier découvrir le face lift de la 1200 custom alors certes elle est très, jolie mais quand tu roules avec d’autres joyeux lurons qui ont de bécanes avec des moteurs de 107 ou 114 inchs c’est plutôt face palm à chaque accélération !
C’est une bonne petite moto, impeccable pour découvrir Harley mais ça reste bien sage et on ne sentira pas le grand souffle à son guidon.

Bon ayant fait ma bonne action je repense à ma mission d’éclairer les copains de France street bob qui se déchirent sur ce nouveau modèle en criant pour certains à la trahison et en signant un bon de commande après essai pour d’autres ! En fait cette gamme 2018 bien plus que les autres demande à être essayée avant d’être jugée car le bond en tenue de route et en motorisation n’est pas un simple message marketing mais une réalité tangible.

A la pause je laisse mes affaires sur le street bob qui est l’objectif de cette journée pour ma part et ce n’est pas Alice la chick on a Bike qui pourra me la piquer même si on a décidé fuck the planning. Une fois établi mon manque total de galanterie, j’enfourche le street bob 2018 et là en sortant de l’essai du 1200 je ne sais pas ou mettre mes pieds ni mes mains !

Ah oui ils n’ont pas fait semblant c’est un joli ape Hanger que voilà tout de noir et franchement bien plus joli que celui de l’ancien modèle. Les commandes aux pieds sont légèrement avancées mais rien de rédhibitoire pour ma part alors que je suis un adepte des commandes médianes.

Le son n’est pas étouffé comme sur certains modèles Harley d’origine et au bout de 1 km on trouve facilement ses marques sur cette moto. La selle très réussie cale parfaitement le pilote alors que sur la 1200 j’avais tendance à glisser. En revanche j’ai un doute sur son confort passé quelques centaines de bornes car elle n’est pas bien épaisse cette jolie brioche.

Moi qui ai le dos en lego je note une énorme amélioration de l’amortissement qui ne te balance plus des méchants coups de raquette sur toutes les imperfections de la route. On n’est pas en classe pullman encore mais on ne craint plus pour ses vertèbres comme sur les versions précédentes et on peut mieux profiter de la route.

On en arrive au moteur de 107 inchs que je peux comparer avec mon street bob en 103 inchs et stage 1 bien réglé. Il faudrait essayer les deux versions de ce street côte à côte mais le 107 a vraiment du coffre et on sent moins la courbe du 103 un peu en mode attention je vais envoyer du pâté, attention…yeahhh BROAAAAM ! Non là tu ouvres et ça part direct dans un BROAAAM bien solide ! Bon on a fait ce test en zone urbaine et péri urbaine donc impossible de savoir ce que ça peut donner sur des belles routes quand on libère les chevaux mais je n’ai guère de doute sur l’efficacité de ce nouveau moulin vu les quelques accélérations à plus de 130 en troisième.

Après il faut des freins pour arrêter le bolide et là pas grand changement ce street comme ses aïeux ralenti très bien… Dommage qu’on ne note pas d’amélioration sur cette partie sécurité comme sur d’autres modèles car ça manque vraiment de mordant si vous ne serrez pas tout à fond!!!

Du point de vue esthétique ce Street bob 2018 a une très belle ligne, le réservoir ne me choque finalement pas tellement avec son nouveau design mais conduira son propriétaire à s’arrêter plus souvent. Sa robe dark lui va vraiment bien, sa nouvelle selle est top et cale très bien notre auguste séant bon reste la verrue qui fâche ce compteur digital !

Apparemment les ingénieurs de chez Harley ont flashé sur des formes anguleuses comme le phare du Fat bob ou ce compteur qui ressemble aux antiques pagers.

Alors certes la bête est pratique car vous avez directement sous vos yeux, le niveau d’essence, le compte tour, rapport engagé et bien sur la vitesse mais on aurait bien aimé une autre forme plus traditionnelle.


En résumé ce street bob est une belle évolution mais attention elle change aussi d’esprit. Elle devient plus joueuse que la précédente et moins destinée à jouer la machine increvable et polyvalente d’avant. Au lieu du « All for Freedom, Freedom for All » de la Motors company ce serait plus « All for joy, joy for All » tellement cette machine incite à une conduite décontractée et ludique et donne la banane. Harley davidson revient avec des joy machine plus légère et plus nerveuse et ça on aime !

La Harley Street Rod, une autre façon de rouler en Harley

Il y en a qui aiment les grosses, le confort, le luxe et ne sont ni rebutés par le prix ou le poids. J’ai essayé et j’ai compris que ce n’était pas mon cas 🙂

Je parle bien entendu de motos et plus spécifiquement des Harley  !

Essai Harley-Davidson Street Rod

Passé le softail je n’éprouve plus le même plaisir car toujours soucieux de gérer le poids et l’empattement des monstres de confort que sont les Harley de la gamme touring à basse vitesse. A force j’en oublie le plaisir de leur agilité dès 20 kmh et leur train royal sur autoroute . C’est certainement dû en partie à mon manque de technique et mon appréhension de mettre 40 K € par terre mais comme je n’ai pas envie de partir en stage de pilotage ou prendre un abonnement en salle de musculation voire adopter un régime Mc do + bières, je trouve mon bonheur dans la gamme qui maintient son poids en dessous des 350 kg, une vraie taille de guêpe à la MOCO.

Alors quand est apparu ce modèle Street rod ça m’a tout de suite donné l’envie de l’essayer pour découvrir  les sensations d’une Harley construite avec un esprit différent des autres.

Essai Harley-Davidson Street Rod

Me voilà donc au guidon droit d’un street rod vert avec un superbe pot noir et massif, un filtre à air travaillé, des amortisseurs rouges, une belle gueule.

 

Au passage je serai interpellé 3 fois dans la semaine pour me demander le modèle de cette Harley ou me complimenter sur la gueule de la moto 😉

Quelques ajustements sont nécessaires pour trouver ma position sur les cales pieds et les commandes. Là on est dans le strict minimum et ne cherchez pas les poignées chauffantes ou la hifi. Le guidon est un drag bar qui nécessite aussi un certain d’adaptation surtout qu’il tend à pallier le manque d’appui avec des cales pieds bien haut.

Essai Harley-Davidson Street Rod

 

Après quelques kilomètres on apprécie la légèreté de la moto et une direction assez précise. Je suis en milieu urbain et cette Harley n’échappe pas malheureusement au défaut habituel d’un point mort très joueur et très vivant. Tu sais le point mort qui ne veut jamais venir, tu passes en seconde, en première et finalement paf le point mort s’allume mais le feu passe au vert !

La moto m’emmène docilement au boulot et à la maison en mode mulet sans éclat mais avec constance.

Le lendemain on recommence, le moteur se réveille avec un bruit éloigné des standards d’un Harleyiste sans être ridicule et qui peut même s’avérer sympa sur les bonnes accélérations. Aucun problème de remontée en interfile vu le gabarit de la guêpe et un moteur qui s’attache à vous tracter gentiment. Depuis le début de l’essai je suis resté dans les 4000 à 5000 tours minutes comme sur une Harley normale et puis je suis amené à accélérer pour changer de file et là je change de moto !

Essai Harley-Davidson Street Rod

 

Quand on dépasse les 6000 tours la Street Rod se réveille et de mulet se transforme en joli mustang avec des envies d’enquiller les rapports en allant frôler le rupteur. La suite de l’essai de près d’une semaine allait m’amener à devenir accro à ces montées de rapport jusqu’à 8500 tours qui modifient totalement la conduite et donne des envies d’attaquer, doubler, jouer car le poids et les amortisseurs permettent de pardonner beaucoup de fautes !  La street rod est donnée pour 70 chevaux et on imagine que si on travaille un peu le moteur et les échappements elle peut se transformer en petite bombe. On se méfiera tout de même des freinages forts en entrée de virage car si la route n’est pas un billard on peut passer le virage un peu à chercher la trajectoire et rebondir d’une bosse à l’autre.

 

Pour ma part je n’ai eu aucun souci concernant la garde au sol et si j’étais bien loin de faire frotter ergots ou repose-pieds, je me suis amusé comme un petit fou. Attention ne nous emballons pas on n’est pas sur la même planète que la Low rider S mais sur une petite moto vaillante et amusante en particulier sur les routes sinueuses qui peut surprendre des modèles plus gros de la gamme Harley ou des vilains scooters.

Essai Harley-Davidson Street Rod

 

C’est une superbe petite moto qui mériterait que Harley lance un Street Rod contest pour libérer le potentiel de la machine à moins qu’elle fuit la ville pour aller directement à la plage avec notre touriste  Laurent qui a promis de remettre blouson et jean pour la prochaine sortie afin de ne pas finir en pizza 😉