Et si on découvrait un trail attachant ? Voila la Vstrom 1050

Bon vous me direz mais il a péter un câble Broaam à nous proposer un comparatif de trails à nous les amoureux du bicylindre des gros moteurs américains et vous aurez peut-être raison !

Ceci étant je connais nombre d’entre-vous qui avez la nostalgie de l’enduro ou du cross ou même avez une seconde moto en dehors de la Harley.

Ces derniers temps j’ai plus frémi à voir Laurent Cochet sur les piste d’Afrique avec sa Ténéré 700, à lire le mag Roadtrip que parcourir l’insipide Freeway comme figé dans le temps. Alors j’ai passé le cap pour mieux comprendre ces machines qui peuvent t’emmener au boulot comme à l’aventure sur les pires routes.

Rassures-toi camarade je n’ai pas été seul dans cet essai d’une journée mais emmener deux compères dont l’un qui roule en Harley depuis près de 15 ans sur les routes et chemins du Vexin. Jean-Marc connait à peu près le prix et caractéristiques techniques de tous les bécanes actuelles, à traîné ses pneus à crampons ou route dans de nombreux pays d’Afrique et d’Asie et à  la gouaille d’un titi parisien.
Le second, Ian Scott, chanteur de folk, rock et country, roule presque tous les jours en moto, guitare sur le dos parfois et cherche encore la compagne à deux roues idéale en chantant comme un barde biker.

Tout a commencé chez Suzuki qui a accepté de me prêter une magnifique Vstrom 1050 et non la XT encore plus abouti mais aussi plus chère. Il me semblait préférable de commencer avec ce modèle qui reprend le même cadre, moteur mais ne dispose pas de certaines aides technologiques et équipement. Ce qui lui permet au passage un gain d’une dizaine de kilos.

La Vstrom 1050

La couleur gris et noir est superbe et la moto a fière allure et est imposante. Bon là on comprend quand on passe du monde Harley au monde Trail qu’il va falloir pour certains se faire pousser les jambes ou se déguiser en Drag Queen car c’est… Haut !

Partie technique
Bien oui la selle est à 850 mm du sol et offre une garde au sol de 165 mm mais sans sabot moteur donc gaffe car comme vous pouvez le voir le filtre à huile est bien exposé.
sur la V-Strom 1050 std la hauteur n’est pas réglable. Elle est réglable en hauteur sur 20 mm pour la XT. Il est en revanche possible de choisir une selle basse dispo en option qui rabaisse la moto de 3O mm pour devenir accessible par toutes et tous.

Le moteur de 1050 développe 107 chevaux qui sont bien présent avec un moteur plein et les reprises sont franches dès 4000 tours pour s’envoler joyeusement vers 9000 et plus.

Alors si la 1050 est soit disant le parent pauvre de la 1050 xt vous avez tout de même 3 modes de conduite et la possibilité de moduler le traction control sur off et 3 autres positions. Tout cela devrait vous permettre de conduire plus ou moins sportivement ou avec prudence en cas de pluie mais aussi avec une meilleure traction hors bitume. Tous ces menus sont accessibles à partir de la poignée gauche.
Ah juste un point agaçant et vous le verrez sur la vidéo, les clignotants n’ont pas de temporisation et peuvent donc clignoter pendant lonnnnnngtemps J

Essai dynamique

Pratiquant éclairé de Hunyuantaichi et svelte comme la panthère rose je prends place avec grâce sur la machine et hop c’est parti.
Au premier freinage j’ai compris que je rentrais dans un autre monde que Harley et failli venir regarder la roue avant de trop près. Un freinage de trappeur qui arrête la machine et ne fait pas que la ralentir !
Après quelques kilomètres je commence à me faire à la position et à la moto ce qui me permet d’évoluer dans les bouchons pour sortir de la banlieue. La Vstrom permet de voir loin, est agile et a du couple pour évoluer avec aisance dans la circulation dense.

Trail Vstrom 1050

L’autoroute nous permet de nous caler à 100 kmh avec Ian pour ouvrir les gaz comme des gorets et comparer nos machines. Sur les premiers deux cent mètres les deux bécanes se tiennent et puis la Vstrom passe devant et continue d’accélérer jusqu’au moment où tu regardes le joli compteur et tu t’affoles sur les chiffres affichés ! L’efficacité du saute vent est réelle, aucune turbulence même à vitesse soutenue ce qui permet d’envisager des parties d’autoroutes sans crucifixion.

Sous le patronage de Jean-Marc aka J2M, nous voilà en route pour les routes du Vexin et le village de Giverny. La VStrom est un pur plaisir, ça enquille les virages, ça sort de courbe sur le couple, ça pardonne les freinages tardifs sans bouger d’un poil et tout ça est tellement sécurisant que tu te surprends à envoyer du bois alors que sur ces mêmes routes en Harley je resterai en mode poireau.

On profite d’un arrêt pour régler les suspensions en mode plus souple afin d’épargner notre digne fessier et le tout en 30 secondes avec la molette magique.

Rien de tel que de comparer et me voilà donc sur l’antique Africa Queen de 1996. Bon là tu sens que ça va moins le faire du point de vue freinage et relance mais l’ancêtre a encore de beaux reste et n’est pas totalement ridicule face aux deux jeunesses et puis surtout tu es sur une moto mythique, une légende qui a permis aux trails de gagner leur lettre de noblesse. La comparaison serait irrévérencieuses voir abracadabrantesque mais la ballade bien sympa même si moins joueuse et soutenue.

Passons à la Tiger 800 de chez Triumph qui selon J2M possède le moteur le plus noble et rageur. L’assise est plus confortable mais il faut l’avouer à part l’Africa qui a une selle sur mesure les deux trails ne se distinguent pas par le moelleux de leur assise que l’on qualifiera de ferme. La hauteur de selle est plus basse sur ce modèle mais suite à une option si non elle est entre 840 et 860 mm.

Passons au moteur ! Autant le 1200 srambler de chez Triumph avait du souffle et du coffre autant sur celle –là je cherche la 7 ème vitesse  à 80 kmh !
En fait ce moteur n’est pas fait pour moi, là où le Vstrom donne de la voix et de la puissance, le Triumph semble hurler « passes une vitesse ! ». Le son tient plus d’un sifflement aigu que de la mélodie mécanique et il faut se forcer pour rester sur la même rapport et essorer la poignée de gaz. Alors là en effet la Triumph continue à siffler tout en accélérant mais tout cela est bien m’est bien moins agréable que le moteur de la Vstrom qui bénéficie  d’une sonorité plus agréable et d’un meilleur étagement de boite et de couple.

En chemin

Bien oui moi qui en Harley sort les deux jambes sur un rond point en temps de pluie on a un petit peu roulé sur des chemins pour se faire un début d’idée. Alors sans traction control et en mode A je ne fais pas le malin car je sens bien le cul de la moto projeter les pierres et chercher l’adhérence. En testant avec la position 3 du traction control on a un sentiment de sécurité ça gigote beaucoup moins de l’arrière ! J’ai demandé conseil chez Suzuki et leur réponse a éclairé mon ignorance de la conduite off road :

Contrôle de traction :

Lorsque l’on s’engage en off-road, il est souvent recommandé de désactiver le contrôle de traction, afin d’autoriser la gestion de la glisse du pneu arrière et d’éviter de trop nombreuses entrées en action du système (sur les surfaces les plus glissantes). Bien évidemment, tout dépend du niveau du pilote comme du terrain pratiqué (un débutant s’aventurant sur un chemin de traverse sera bien content de ne pas avoir à gérer l’adhérence de l’arrière et sera certainement rassuré de pouvoir conserver sa moto en ligne…). C’est d’autant plus vrai si l’on change la monte pneumatique d’origine pour des gommes plus adaptées (pneus à crampons) où le contrôle de traction ne permettra pas d’exploiter le potentiel d’adhérence et donc le dynamisme de la moto.

Modes moteur :

Il s’agit là avant tout d’un feeling que ressentira le pilote. Plus celui-ci sera aguerri, plus il optera pour une réponse franche et directe de l’accélérateur (mode A). Si le pilote préfère davantage de douceur et de progressivité à la commande des gaz, il pourra s’orienter vers le mode B ou le C, le plus doux (je rappelle que les trois modes moteur agissent uniquement sur la gestion de distribution des gaz et non sur une cartographie de puissance).

 

 

 

 

Conclusion

J’ai apprécié cette Vstrom qui sait se faire oublier pour permettre de profiter de la route avec son moteur souple mais qui garde une bonne vivacité, un embrayage doux comme un vin de Loire et une conduite aussi irréprochable que celle d’un jésuite dans un bordel.

Ce  n’est pas une moto de caractère mais c’est une moto qui invite à la route buissonnière sans soucis du revêtement ni du temps, une moto qui te promet l’aventure au bout de ta route même si tu ne quittes jamais ton patelin.

Pour moi ce sera la référence en trail et la Pan America de Harley devra se rappeler que le marché est concurrentiel et que la faute ne lui sera pas permise en placement prix et usage.

Sacoche en cuir Easy Leather

Un billet sur les sacoches ?

Allez j’entends déjà les railleries en mode et pourquoi pas un billet sur la teinture des cheveux, les bas de contention ou comment coudre un patch sur mon cuir ?

Hé bien messieurs, car Mesdames sont bien plus avisées, vous me navrez !

Une sacoche sur une bécane c’est l’aventure qui commence à vous titiller, c’est le voyage qui commence à s’imprimer, c’est laissé tomber la bécane pour faire le beau à celle pour faire la route.

Oui messieurs une sacoche c’est utile et ça peut être beau aussi si on la commande chez un artisan.

Après avoir essayé un produit de #SWMotech (merci à eux) dont la solidité est remarquable, le volume assez restreint mais surtout  l’esthétique est discutable sur une Harley, j’ai opté pour une sacoche en cuir de chez Easy Leather.

J’ai commandé la sacoche avec une personnalisation des coutures en rouge et le nom de Broaam dessus, la possibilité de la fermer avec un cadenas ainsi que le support de fixation spécialement développé pour la belle.sacoche easy Leather

Horsmis un problème de longueur de vis, celui d’origine était trop court, le montage se fait sans problème avec l’aide d’Eric connu comme le loup blanc désormais pour ses qualités de GPS humain, Mécano hors pair et surtout sa bonne humeur à toute épreuve 🙂

 

Le rendu est superbe avec une sacoche de très grande qualité dont le souci des détails est évident pour mettre en valeur cet objet qui peut enlaidir la moto ou au contraire lui donner une touche de personnalisation supplémentaire.

La taille de la sacoche est matière à réflexion et vous devez-vous interroger sur son utilisation là plus fréquente. Une utilisation quotidienne pour aller au travail, régulière pour de grandes sorties voir des road trips ou bien occasionnelle et devant être votre couteau suisse.

J’ai opté pour une dimension pouvant répondre à ces cas de figure, quitte à ajouter des sacs sur le porte bagage pour les roadtrips de plusieurs jours dans mon célèbre mode gitan. Pour les autres sorties la sacoche suffit pour contenir quelques fringues, le drone et appareil photo, la bouffe et la boisson 🙂

Alors vous trouverez de tout et à tous les prix pour équiper votre bécane mais si un trail s’accommode très bien de sacoches en alu c’est moins le cas de nos gros twin en attendant la Pan america ! cuir ou textile les deux ont leurs avantages et le prix compte aussi dans le choix.

A vous qui céderez pour une sacoche unique, artisanale vous verrez nos amis en Touring vous regarder d’un œil amusé  voir goguenard remplir vos sacoches, arrimés votre chargement, vous prendre un retour de shadow dans la gueule, eux qui rangent tout dans leur touring pack. Mais mes amis renifleurs de bitume et de goudron chaud nous avons choisi des montures légères et les matériaux nobles, le cuir, l’acier et sacrifié un peu de confort pour préserver l’esprit des pionniers de la Harley… Oui messieurs nous sommes avec nos sacoches les dignes représentants de la Poney express et non des locomotives !

Je vous conseille en tout cas de regarder ce qui se fait sur le web et ce qui correspond à votre budget et utilisation mais attention aux sacoches en cuir trop léger qui ressembleront rapidement à des couilles d’éléphant sur votre moto !

Non je ne poursuivrai pas ce billet par un second en mode « comment bien remplir vos sacoches » ! Démerdez-vous 🙂

PS : je compléterai en revanche par d’autres photos de cette sacoche si vous me le demandez gentiment 🙂

Comment la presse Biker peut-elle être aussi chiante ?

Durant ce confinement, on nettoie, on arrange, on range et on relit des vieux numéros de Freeway et de Moto Heroes et puis sur un coup de folie car on n’achète plus ces revues par lassitude de lire les mêmes sujets, on se laisse tenter par un numéro de freeway en faisant ses course, l’œil luisant et la langue sèche,  comme si on avait déniché un fonds de vieux rhum de 12 ans d’age.

Bien le Rhum il  a mal tourné ! C’est encore pire qu’avant car Freeway s’est désormais diversifié grâce à la montée en puissance de Indians , marque ignorée de ce magazine dans mes derniers numéros de 2013 et se comporte en passe plat obséquieux.

Là d’entrée en ouvrant le hors série, vous prenez 18 pages en couleurs des catalogues de fringues de Harley et de Indian dont le prix du moindre tee-shirt permet désormais de payer le carburant pour un aller retour Marseille avec votre Harley en Stage 3 !

Ensuite viennent les essais sans saveurs et toutes les bécanes vous permettrons de rouler avec des sensations, de voir les gens qui se retournent sur vous et d’avoir une position à laquelle on se fait très vite…

Mais oui bien sur les pieds projetés en avant, les bras à la recherche d’un guidon bas et loin devant sur une FXDR ça devient  » la position de pilotage oblige à prendre ses marques » 🙂 Une bécane qui ne tourne pas avec sa longueur et son pneu arrière démesurée ça devient  » Mais au final on s’habitue, on découvre d’autres plaisirs » Ah bon c’est quoi alors ouvrir en ligne droite le gros moulin Streaming eagle par grand beau temps ?

Les interviews, bonne idée au départ, sont devenues insipides et ressemblent désormais à du publi reportage pour placer un bouquin, un bouclard…

Tout est à jeter alors ? Non parfois il y a de bons essais comme celui sur les touring light avec le  softail Heritage en 114 et la sport glide en 107 où  Philippe Canville retrouve sa plume et nous permet de nous donner une première idée de ces deux montures de manière assez objective.

Mais est ce que les sites webs spécialisées, blogs, les forums, youtube ne permettent pas d’obtenir les mêmes informations sans banquer pour le reste de 80% d’un magazine devenu insipide comme une revue du HOG ou technique comme un copier coller des catalogues des fabricants ?

Il manque de la vie, du peps, des coups de gueule, de l’humour et même de sujets vraiment sympa en fait.

Qui est encore intéressé par le énième reportage sur les mêmes événements  ?

Le nouvel essai d’une Harley dont on vante le confort, l’allonge du moteur qui vous envoie à des vitesses réprouvées par la maréchaussée (pas de mal hein :-)) sans parler du chèque qu’il faudra verser pour retrouver un minimum de sensations  au guidon de ces bécanes de plus en plus aseptisés ?

Vous savez moi j’attends avec impatiente, non pas le moteur 118 en essai sur freeway, mais celle de la Pan America 1250 par Roadtrip qui est un sacré bon magazine. J’ai des envies de rouler bien loin des événements parisiens, de la vallée de Chevreuse et des migrations annuelles du cirque marketing de ces marques.

La Pan America sur les routes de Thaïlande du Nord ça aurait une sacré gueule par rapport à l’essai de la Livewire à Palavas les flots.

Je n’ai même pas abordé Moto Heroes, pas envie d’être méchant pour la belle phrase, donc je dirai simplement qu’après avoir acheté plusieurs numéros j’ai eu une overdose des articles aussi lisses que le papier glacé et une impression d’artificielle, de manque de sincérité et d’images léchées qui ne parviennent pas à me faire rêver ou vibrer à part quelques rares sujets.

RoadTrip reste le seul magazine que j’ai plaisir à lire et qui permet un peu de s’évader, de ressentir le plaisir d’imaginer les routes à venir, les ballades à monter. Au passage je me suis rendu compte que cet avis était partagé par pas mal de bikers et pourtant je pense que Roatrip n’a jamais mis de Harley en avant dans ses pages 🙂

C’est aussi les copains qui en parlent le mieux aussi je leur ai laissé une bonne partie de cet article pour passer leurs réponses à cette question.

Alain

« J’ai laisser tomber très vite Freeway trop HD / MOCO ont est les meilleurs,pareil pour MotoHeroes le magazine des gravures de mode qui vont chercher le pain avec un roadster et qui connait par coeur la Vallée de Chevreuse  » Putain qu’est ce que c’est loin ». Il n’y avait que Wild que j’ai acheté longtemps. »

 

Vince

« Un magazine qui traite que d’une marque c’est pas de l’information c’est de la publicité.
Je ne lisais pas wild non plus. Trop élitiste et pas fan de la fonte.
Je suis abonné à High side sur YouTube au moins ils parlent de tout en plus en se marrant et sans se regarder le nombril. J aime plutôt ça. »

 

Laurent

« Je ne lis plus aucune de ces merdes. Je me concentre plutôt sur des reportages vidéos sur YouTube de mecs qui racontent leurs road trip. Genre blkmrkt et autres sans le genre »

 

Lolo
« Alors, voilà, la presse c’est ça ? Et bien je dirais que pour les gros magazines oui. Et Freeway est, à mon avis, le pire exemple. Ils ne parlent à 90% que d’une marque ! Comment pourraient-ils être objectifs et partiaux ? Le custom ça n’est pas qu’Harley. Et ça n’est pas d’hier, j’ai de vieux numéros et dedans c’est 9/10 Harley. Et puis le summum c’est que 1 à 2 fois par an tu retrouves un beau poster avec tous les modèles de la marque Laughing Laughing Laughing une vraie brochure. Ce qui est fou c’est que cette revue est lue par une majorité de mecs qui aiment les customs mais si demain Harley se met à ne faire que des sportives un ne trouvera plus que ça dans freeway …
Il y avait Wild que j’aimais bien même si ils se la pétaient genre puristes et poseurs, il y avait de super motos et des gars qui connaissaient leur boulot.

Après, le milieu custom en France c’est un microcosme où les gens se connaissent tous, ce qui fait que si tu connais le gars qui connait le gars, tu fais une prépa en changeant trois pièces de ta meule et tu as un article dans freeway.

Personnellement, pour les essais je vais sur le net et je recoupe un max, entre vidéos objectives et articles de pros on peut se faire une idée. Mais on retrouve aussi le phénomène des essais en mode club-med sur le net. La différence c’est que le choix est beaucoup plus vaste et gratuit.

Pour le reste et le plaisir de voir des belles motos avec des articles variés et fait par des passionnés, je lis café-racer depuis de nombreuses années et je pense que c’est un des rares, voire le seul magazine généraliste dans lequel on trouve régulièrement des Harleys. Mais effectivement à part des rares mags qu’on peut garder et relire dix ans après comme café-racer ou moto-héros pour ceux que je connais, la presse moto ne m’intéresse plus depuis plusieurs années. »

Doc
« Ça fait un bail que j’achète plus freeway car leurs articles sont redondants…et surtout axé sur de la pub déguisée.

Je me contente d’avantage de roadtrip magazine…car centré sur des destinations  :  la Corse…la Provence…la presqu’ile du Cotentin.. Les routes du Cachemire..les routes de la soie en orient..tout ça ne se démode pas…
Société de consommation de merde qui cherche a nous fourguer des saloperies aussitôt achetées..  Aussitôt l’attrait de la chose s’évanouira.
Freeway c’est bien pour les gogo…ou le type fraîchement débarqué dans le milieu….tout beau tout nouveau…
Wild disparu  ?  Même pas au courant…je regrette un peu mais en meme temps voir des articles de masochistes rouler sur des fritures a huile hors d’age et proclamé haut et fort qu’ils détiennent la vérité tout en etant vetu a l’identique de la même chemise a carreau de bucheron, ça me fait pouffer de rire »

Conclusion

Alors en conclusion ces magazines survivent certainement grâce au budget pub et aux nouveaux entrants dans le mondes biker , rider et tant mieux ! Mais je crains que peu d’entre-nous y trouvent encore un quelconque intérêt.

Pourtant je rêverai d’un magazine entre Freeway et Roadtrip qui nous raconterait des aventures de virée du coin de la campagne française ou du bout des mondes avec nos machines à gros cylindres ! On est avides de reportages plus libres, d’un esprit plus aventurier moins business, de belles rencontres avec des ITW qui touchent le coeur et non le portefeuille.
Comme dirait l’autre « Nous devons tous nous renouveler, haut les cœurs les gars ! »

 

MAJ

au moment de publier ce billet, Freeway balance un numéro spécial
« Le nouveau FREEWAY Magazine #341 est désormais disponible ! Aux circonstances exceptionnelles il fallait un numéro exceptionnel. Celui-ci marquera les esprits pour plusieurs raisons : sa couverture illustrée par David Vicente et son cahier central spécial “Stay in your Garage”, qui servira de témoignage futur de la manière dont les bike builders français meublent leur confinement.
En vente dès aujourd’hui dans tous les kiosques encore ouverts et supermarchés, à qui nous apportons notre soutien et nos remerciements. #stayinyourgarage »
Freeway

ERODE : un Sac à dos dédié à la protection du motard

Vous me direz Broaam ça tient pas la la route côté éditorial car après nous avoir fait vibrer avec Sylvain Tesson et sa folie  voilatipas qu’il, nous parle de protection à nous les guerriers de l’asphalte, du sable et de la boue !

Bon c’est pas faux mais on n’est pas à un paradoxe près et je ne vous parle pas d’une dorsale de tortue Ninja mais d’un sac à dos pour partir en WE et qui en plus vous assure de prendre soin de votre dos en cas de « Houston nous n’avons plus de liaisons avec le sol ! »

De plus les petits jeunes de la société Erode ils ont bien compris qu’on n’est pas de tafiolles puisque’ils nous proposent de Braver l’impact !

 

 

Bon moi perso il m’a rien fait l’impact donc je vais pas aller lui chercher la bagarre sous prétexte que j’ai un super sac en mode Mission impossible.

Le sac en tout cas est vraiment bien fini on a pu le manipuler au salon Moto Légendes. Le dos est une coque rigide en polycarbonate et la partie en contact avec votre dos bénéficie de mousse pour absorber en partie le choc. enfin un sac en toile vient se glisser à l’intérieur pour une contenance de moins de 20 litres, parfaite pour un WE sauvage de rider et bikers.

Des attaches rapides devant pour bien le maintenir et même des poches accessoires à glisser sur la ceinture de maintien.

Le tout à une bonne gueule et dégage une impression de sérieux et solidité.

Bon après le sac est bien homologué par le  marquage CE et NF EN 1621-2 de niveau 2 mais on a encore eu aucun  beta testeur pour mesurer son efficacité dans un vrai crash et donc on vous recommande de plutôt pas vous fâcher avec l’impact.

Ceci étant on a tous connu un pote qui s’est viandé avec un sac à dos et malheureusement si vous avez autre chose que du linge sale dedans ça devient une arme mortelle en cas de chute donc ce type de sac à dos est vraiment un plus pour votre sécurité et intégrité.

Son prix est dans les 400 € mais vous pouvez bénéficier de réduction en le commandant en avant ici : https://www.kickstarter.com/projects/sac-a-dos-protecteur/erode

En tout cas chouette innovation française Monsieur et le sac sera produit en petite quantité en France mais en cas de succès (+500) en Chine pour des raisons de rapidité.

Bonne glisse 🙂

Une rentrée 2020 chez Harley pleine de watt !

Bon on va pas se le cacher mais depuis un moment chez Harley les nouveaux modèles ne soulevaient pas l’enthousiasme des habitués de la marque. A Broaam un CVO ultrasuper limited à 40 000 boules on passe notre tour et on lorgne du côté de Mustang !

Alors on allait voir chez Indian, chez Triumph, on essayait des modèles retro, on versait une larme en pensant à la dernière Dyna S et son moteur de 110 diabolique.

Et puis là bada boum un CP (non pas classe primaire mais communiqué de presse) arrive sournoisement dans nos mails et t’as le sourcil qui se fronce, le palpitant qui démarre et l’imagination qui cavale.

La MOCO s’est réveillée Alléluia mes frères !

Deux modèles montrent cette révolution :

  • La livewire
  • La Low Rider S

Les doigts dans la prise

Alors je sais la livewire, trop chère, pas assez d’autonomie, plus vraiment une Harley et blabla, ressert moi un demi Simone…

Sauf que de plus en plus de motos électriques arrivent sur le marché et que forcément les recharges rapides vont se répandre sur le territoire. Mais surtout la Livewire correspond à un Telsa, c’est à dire une dynamo qui fout une branlée aux moteurs atmosphériques et avale le KM départ arrêté comme un red neck les hot dogs. Ce truc est une catapulte et Harley a prévenu, tout le monde ne pourra pas l’essayer vu l’arrivée massive de la puissance 120 bourrins ou watt, qui au passage peut passer à près de 170 sous les doigts d’un spécialiste.

Imaginez le rapport poids / puissance de la bête et ce que ça peut donner sur des routes viroleuses bon en tirant dessus faudra pas espérer plus de 150 km mais à ce rythme généralement tu fais une pause, là faudra là faire près d’une recharge :-))

Model Year 2020 Asset Capture Production MY20

Venons-en maintenant à celle qui va devenir si on en croit les caractéristiques techniques et les photos de Harley une icone de la marque.

La Low rider S s’affiche dans une livrée noire et bronze et on jurait revoir nos vielles dyna avec deux cadrans sur le réservoir, deux pots shotgun parallèle et un saute vent qui ajoute au caractère féroce de la bête.

Model Year 2020 Asset Capture Production MY20

295 kg pour le moteur de 114 de dernière génération, fourche inversée, amortissement du soft tail, 93 chevaux, un gommard de 180 et enfin un double disque à l’avant on se dit que Harley a mis le paquet pour répondre à la demande de nouveaux modèles qui conservent le « Harley spirit »

Model Year 2020 Asset Capture Photography.

Ils ont remis un feu arrière du même type que j’avais sur mon 883 sportser de l’époque, des risers pour le guidon, une selle basse, aaaah  c’est beau et la nostalgie des lignes alliée à la modernité du châssis comme de la mécanique permettent à Harley de taper fort avec ce modèle.

On à hâte de pouvoir essayer ces deux modèles et au passage on suivra la concession Borie de villiers sur Marne qui parle déjà de pousser encore plus loin le vice en préparant spécialement cette bouffeuse de gomme avec arbre et came et autre joyeusetés.

La bête arrivera en octobre et bouquet final…son prix sera en dessous de la barre fatidique de 20 000 €.

 

Steeve revient ils ressortent des scramblers ! Scrambler 1200 Triumph

On doit l’avouer pour nous scrambler c’est forcément Steeve McQueen , la grande évasion et cette moto de route qui termine en bécane de cross mais sans pouvoir lui permettre de s’envoler vers la liberté ! Il roulait en compétition avec une Scrambler Bonneville de Triumph et on comprend donc toute la légitimité de la marque à ressortir un modèle sous ce nom.

Alors Steeve à peaufiné cette idée et c’est amusé à alléger et modifier des bécanes de route pour lui permettre d’aller tâter tout type de terrain. On vous rappelle pour les plus jeunes et les plus ignares (gna gna) qu’à l’époque les trails n’existaient pas !

Ces machines avaient vraiment de la gueule et des décennies plus tard certaines marques se sont dit que vu le courant néo-retro ce serait peut-être une bonne idée de relancer ce type de machine avec toute la modernisation actuelle.

Nous avons donc été tester la Triumph scrambler 1200 XE. Une bien jolie moto qui donne envie de rouler et de la tester sur la route et chemin.

Les bons points de cette machine sont bien sur un look vraiment réussi, un moteur bien rempli et plus plaisant que celui de la BMW R nine T que nous avions essayé, une position cool, une instrumentation poussée qui permet comme on en a l’habitude désormais de choisir sa cartographie.

Libéré! Libéré!!!

Elle est facile à conduire avec une boite sans problème, une souplesse du moteur, une bonne patate dans les tours vu son couple généreux.

En revanche on n’est pas aussi dithyrambique que Motorlive qui s’enflamme sur sa vidéo à la limite de l’orgasme (si si J )car la machine a aussi ses revers.

Elle est haute et assez lourde ce qui est paradoxal pour une volonté de pouvoir l’emmener sur du hors route et en dessous de 1M75 vous serez sur la pointe des pieds (hauteur de selle 840 mm) donc méfiance dans les passages difficiles et à basse vitesse…

Les plus gros souci c’est ce pot qui remonte vers le haut de la selle et passe bien entendu près de votre jambe. En voyant ce pot j’ai kiffé, en conduisant cette bécane j’ai râlé ! C’est simple tu dois écarter les jambes pour ne pas rôtir… vous me direz en Harley j’ai l’habitude, oui mais je n’essaie pas de sortir de l’asphalte avec ou alors sous la torture ! Là c’est le look au prix du confort car les protège chaleur c’est nada en fait, ça évite la brulure mais pas la chaleur. La mauvaise foi de certains essayeurs qui t’expliquent q’un scrambler ça se conduit sans serrer la machine…et au feu rouge crétin si tu ne fais pas 2 mètres tu la serres pas la machine avec les pieds à terre ?

Revenons sur le moteur et ses sensations. Les sensations sont au rendez-vous et vous vous ferez plaisir mais quid de l’efficacité ? Et bien sur ce point je serai moins affirmatif pour avoir testé cette moto et la Triumph Tiger 800 avec le copain Ian Scott, on a pu se tirer des bourres, tester des départs lancés sur les mêmes rapports et….le 1200 a bien du mal à se débarrasser de la petite tigresse !

Cette Tiger est un 3 cylindre qui envoit 95 bourrins pour un poids de 200 kilos, la scrambler elle pèse 205kg et est un bicylindre de 90 chevaux…Et oui la cylindrée ne fait pas tout même si elle a du couple et plus d’allonge ! En effet sur la Tiger au feeling tu as envie de passer la 7 et la 8 au lieu de tirer sur la poignée alors que le scrambler lui fait sentir ses poumons.

J’ai aussi été un peu surpris par les manœuvres à basse vitesse sur la scrambler qui semble un peu tomber de sa hauteur dans les virages. En hors asphalte le peu que nous ayons pu tester m’a amené une réflexion philosophique, oui ça passe avec la scrambler qui est même sympa mais ça passe 10 fois mieux avec la Tiger !

Donc au bout d’un moment on se demande pourquoi relancer des scrambler maintenant que nous avons des trails ? Ne me jetez pas des pierres mais à vrai dire moi qui était chaud patate pour la scrambler je me suis attaché à la Tiger. Cette moto est d’une facilité déconcertante, elle donne envie de se barrer au loin sans se poser de question sur le terrain, l’état de la route. Les suspensions, les freins, l’instrumentation sont sans reproche.

On a discuté le bout de gras avec le possesseur d’une Tiger sur équipée et il en était ravi, il avait laissé tomber les efficaces mais lourdes teutonnes pour ce modèle et ne tarissait pas d’éloges sur sa monture. Si le moteur vous parait juste la 1200 offre elle 140 chevaux pour 40 kg de plus seulement.

La tiger commence dans les 11400 mais la plus équipée atteint les 15 000 et la scrambler faut rajouter au moins 2500 €

Comme quoi ne vous fiez ni aux essais trop complaisants parfois, ni aux caractéristiques sur le papier, ni au look mais essayez car vous pourriez bien être surpris et changer d’avis !

 

Merci à TRIUMPH RPM 77 de nous avoir prêté ces deux motos bien sympas !

 

Pour les prochains essais on essaiera la dernière gopro avec stabilisation d’image 😉

Essai du casque Biltwell Lane Splitter Rusty Butcher

Depuis que je roule en Harley j’ai eu plusieurs casques mais que des casques jets dont un Airborn devenu trop grand et cédé à copainG  et un DMD que je garde pour les petits trajets et beau temps. Le problème avec ces casques c’est quelle que soit la qualité du casque tu es amené à mettre soit des lunettes du type aviateur soit des écrans et un foulard pour te protéger la bouche et nez surtout en hiver.

Là c’est la galère entre la buée qui monte, le cache qui sous la pluie devient un instrument de torture décidé à te noyer lentement, les rayures sur la visière qui ensuite au soleil te crèvent les yeux et enfin dépassé les 110 kmh ta tête qui ressemble à celle d’un boxeur pro cherchant à esquiver des directs. C’est bon j’ai été objectif sur ce coup là ? donc ça fait cher pour sentir le parfum des fleurs le long des nationales.

Donc là je décide passer à un intégral ! Ouai c’est moche un intégral sauf que désormais la gamme s’est développée vers du vintage avec plus ou moins de bonheur. Pas trop tenté par le look des années 1970 finalement j’ai été séduit par le look et les avis sur ce modèle biltwell le rusty Butcher (Boucher rouillé c’est mon nom de guerre et plus bec à foin !)

Alors après 1800 km sur autobeurk, en ville, en campagne, sous la pluie et le soleil voilà un compte-rendu mes bons lecteurs et mes belles lectrices !

Le casque est superbe, le système d’attache est rustique et costaud car on reste dans la boucle double D, vieille comme la première harley et pour le reste allez voir les descriptions techniques sur n’importe quel site bande de feignasses !

Bon bref on est bien dedans, un peu joues de hamster au début avec les protections au niveau des joues mais le sentiment d’être bien en sécurité avec un look qui ne laisse pas indifférent.

J’avoue que le « Work less, Ride More » ça m’a bien parlé 🙂
Casque Rusty butcher

Allez Broaam on passe à l’essai en dynamique.

Avantages :

  • Un champ de vision impeccable, on est loin des casques en mode bunker et c’est bien agréable de ne pas devoir se dévisser la tête pour regarder à droite et à gauche.
  • Une ventilation simple mais efficace avec les aérations devant le casque et derrière en haut. Pendant la roule sous la pluie, quelques gouttes d’eau sont passées mais vraiment rien de notable et au miracle jamais de buée à l’arrêt!
  • Système d’ouverture et fermeture de la visière bien pensé et qui enfin renvoi aux oubliettes ce qu’on connait tous comme bruits avec nos visières sur nos jets. On peut même rouler avec la visière mi ouverte et ensuite le système avec l’ergot en métal permet de vraiment ajuster la visière au casque.
  • Résistance au vent. Enfin je n’ai plus l’impression qu’un dingue veut m’arracher la tête par des mouvements de droite à gauche. Terminé le côté parkinsonien du casque jet et sur route privé rien ne bouge à 160 kmh 🙂 On note une espèce de mentonnière qui permet de limiter la rentrée d’air à grande vitesse…bon on n’est pas non plus sur des missiles Hayabusa hein !

Bon alors parfait ce casque ? Hé non il y a un bémol mais non rédhibitoire : L’insonorisation.

Alors là on n’est pas une chambre d’un 5 étoile comme le shangri-là mais plus dans du formule 1. Ce casque est aussi bruyant que mes anciens jets ! Pour les bouchons d’oreilles, ceux que je mettais d’habitude ne fonctionne plus car pour enfiler le casque sans les virer faudrait deux tailles au-dessus. Donc direction les bouchons d’oreille silicone en mode Quies et là c’est impeccable.

Voila ce que je pouvais vous dire sans en faire trop malgré le Captatio benevolantiae qui nous relie. Alors sans faire tabula rasa des autres modèles ce Biltwell avec un bon code promo peut-être touché dans les 220 € ce qui en fait une belle affaire qui vous permettra comme moi de passer chez le coiffeur !

BMW R18 : retour vers le passé en beauté

Bon vlatipas que BMW qui nous avait assez déçu lors de notre essai de leur j R nine T vient secouer le monde tranquille du gros custom de caractère, donc américain 🙂

Alors Jackie il se calme on parle pas de ta R 18 à jantes larges mais de la nouvelle tentative de la BMW Motorrad de conquérir des parts sur le marché du custom. il faut dire que les panzers n’ont guère conquis les aficionados de ces machines coooooooool !

Sur le papier et sur les clichés elle nous donne une bonne claque cette BMW ! Bon ne rêvez pas non plus, elle ne sera pas en concession demain mais BMW nous dit « BMW Motorrad présentera une moto cruiser de série propulsée par le moteur « big boxer » en 2020″ sur les bases de cette moto concept.

A voir les bike show avec ce moteur, c’est de la très grosse gamelle et certains seront conquis par l’esprit Zen de cette machine toute en longueur et dépouillée mais d’autres seront rebutés par ce moteur si imposant.

La position de conduite à l’air sympa et on se demande si BMW poussera l’esprit custom jusqu’à proposé des commandes avancées.

En tout cas nous on trouve une réelle beauté à cette machine, reste à entendre le bruit, tester le Broam du moteur et la partie cycle pour se dire qu’on a peut-être trouvé une alternative aux modèles de plus en plus technologiques de Indian et HarleyDavidson.

Cependant il faudra aussi une révolution dans les concessions à l’esprit peu biker où la rigueur allemande n’est pas seulement un cliché dépassé. Allez BMW on y croit !

Présentation de la FTR 1200 de Indian

Alors soyons clair, à une soirée Indian je suis comme un indien dans la ville et encore je ne suis pas venu avec un blouson harley mais tout de même aucune tête de connue si non les proprios de la concession Indian de Pontault combault  et un gars de la presse moto.

Du coup je ne suis pas resté longtemps mais assez pour prendre ces quelques clichés et me dire que cette 1200 FTR doit être un sacré jouet.

D’ailleurs on le verra à l’essai mais ce sera peut-être paradoxalement son défaut car l’engin semble plus fait pour le fun que pour devenir votre fidèle destrier à tout faire bien que l’on puisse considérer cette moto comme un roadster.

Des essais statiques il ressort que les plus petits bikers devrons passer par la pharmacie pour s’acheter des semelles compensées car pas mal étaient sur la pointe des pieds !

Indian

Côté moteur c’est celui de la Scout (essayé http://broaam.fr/essais-scout-indian-bobber-et-sixty ) revu pour en tire non plus 100 chevaux mais 120 et là je pense que ça va un peu déboîter poignée dans le coin.

En revanche grosse différence dans la position ou on se retrouve plus en position de jockey que de chaise longue… Les pieds sont en arrière typiquement en mode roadster et non cruiser.

Il y avait du monde pour cette soirée de présentation et une grosse attente des essais à venir mais pas de date encore précise.

En tout cas c’est sympa de voir que cela bouge dans notre milieu et que le temps des copies et fini avec de belles innovations même si certains bikers ne daigneront même pas jeter un regard à cette Indian hors des entiers battus, j’ai des noms 😉

 

 

Essais Scout Indian Bobber et Sixty

Dans le dernier billet nous vous avions raconté le monde désenchanté de BMW et des teutonnes efficaces mais sans joie.

Pour ne pas dépérir avec l’ami Iann nous avons continué notre périple vers la concession Indian Higway custom à Pontault combault. Là, changement de décor, on est plus cuir que métal et de l’accueil de technicien chez BMW on passe à celui bien plus chaleureux et décontracté en mode US.

Iann connait la marque et cette concession puisqu’il a chanté pour eux lors d’une soirée mais n’a jamais essayé leurs motos. Après 30 minutes de discussions à bâtons rompus nous voilà avec les clefs de deux scouts et un essai de longue durée.

Scout sixty pour Iann et Scout Bobber pour votre serviteur, on enfourche sans peine les deux bécanes avec une hauteur de selle typique bobber, c’est-à-dire basse pour ceux qui suivent. Les positions de conduite sont les mêmes, on est bas et les pieds en avant mais cependant bien calé ce qui nous permettra de faire de la borne sans souffrir du dos.

Nous sommes partis depuis 5 minutes quand on s’arrête à un feu rouge côte à côte et Iann relève son casque pour afficher un énorme sourire « c’est génial ! ». Nos deux motos sont équipées de pots qui chantent de belles mélodies, on peut faire confiance à Akra et Vances pour assurer de ce côté-là et dans les quelques tunnels pris lors du départ le chant des accélérations réjouit nos âmes !

Enfin nous voilà sur des motos vivantes qui donnent du plaisir, là on est vraiment dans une expérience sensorielle qui marque et non un simple moyen de transport. Chaque accélération se traduit par un bruit envoûtant et une bonne poussée de ces twins généreux.

Nous prenons les belles routes pour nous diriger vers Blandy les tours que le copain Eric Benoit de Betteraverie (non ce n’est pas un noble mais sa région 😉 m’a fait découvrir. Il fait beau et on enquille ces routes avec de grandes courbes sans trop regarder le compteur mais dans le gras du compte-tour et en sixième. Le bobber est un rail et autant je suis un poireau à basse vitesse autant j’adore enquiller ces virages poignée bien dans le coin mais peu à peu je vois Iann s’éloigner, ce qui me déçoit sur sa capacité Rock’n roll à moto :-).

Le plaisir de rouler sur ces machines est vraiment addictif, on finit tout de même par se poser au petit restaurant en face du château et en terrasse grâce au nouveau propriétaire qui se fait tout de même pourrir par sa femme d’être aussi gentil. En octobre normalement pas de terrasse !

Du coup on va avoir le droit à un défilé devant nos montures du jour avec de multiples questions entre l’entrée et le dessert, délicieux au passage. Ces motos attirent l’œil des motards comme des passants.

Nous repartons repus et pourtant rien n’y fait au lieu de rentrer directement à la concession on ne peut s’empêcher de prendre des détours pour profiter encore un peu de cette journée. On change de montures à ce moment et là je comprends que mon poto est toujours R’R mais que le comportement de la Sixty est différent, la belle a une tendance à dandiner légèrement du derrière au-dessus des 120 km/h qui rend plus prudent sur l’essorage de la poignée. En revanche Iann découvre les joies du missile Scout et me distance largement à son tour avant de s’arrêter et rechanger nos montures car il aime bien quand ça dandine lui 🙂

Retour enfin à la concession et nos bananes sont plus expressives que le meilleurs des comptes rendus.

J’aime vraiment cette gamme de chez Indian qui vient sur les terres des ex dyna et désormais Softail. Rude bataille sur ce secteur en perspective avec les nouveautés 2019 chez Indian et Harley que nous essaierons dès les températures supérieures à mon frigidaire.

 

Bonne année 2019 !!!