Essai d’un dromadaire et d’une moto de hipster chez BMW

Bon à force de regarder les photos de l’ami Chazter, a doucement germé dans mon faible esprit l’envie d’essayer une moto différente, la nine T bmw urban (R nineT Urban G/S) gs. Rien que le nom déjà ça fait peur !

Une jolie moto qui semble pouvoir être à l’aise aussi bien à la ville que dans les champs voir plus loin encore et j’ai toujours aimé la couleur orange 🙂

Nous voila donc parti avec l’ami Ian scott pour essayer ces merveille, enfin lui a fait preuve de mauvais goût en réservant un dromadaire au doux nom de 1250 GS qui a autant d’option qu’un abonnement à canal+

Nous voila donc chez le concessionnaire BMW du coin qui nous explique que l’heure c’est l »heure et que on aura donc une demie heure pour essayer. On lui explique que pour faire des photos et un billet c’est court et on est venu sur l’heure du déjeuner pour rouler un peu plus longtemps. Là on se heurte à une discipline et logique toute allemande, ils ferment pendant l’heure du déjeuner donc faut ramener la moto avant. nous on lui explique qu’il n’y a pas de différence si on lui ramène après déjeuner à l’ouverture, arghh non ça coince.

Bon on obtient 45 minutes et on part à la découverte de la machine après deux, trois explications du vendeur ingénieur. De toute façon sur la GS urban il n’y a rien à part les poignées chauffantes 🙂 Pour l’autre je m’en tape car je sais que ne monterai même pas dessus mais ça ressemble à un porte avion le cockpit 🙂

Je m’installe donc sur la teutonne et là effet bizarre…. Le premier au démarrage avec le flat twin qui oscille grassement de gauche à droite, le second avec  le guidon qui est tout petit en diamètre et les poignées encore plus mais le pire c’est le sélecteur de vitesse et la pédale de frein. Là c’est simple tu te demandes si il y a un partenariat avec Jardialand vu la gueule de ladite pédale qui ressemble plus à un outil pour désherber que pour freiner.

Pour freiner ça freine et au premier rond point ça me colle le casque à la figure et le nez au dessus du guidon ! Rien à voir avec le freinage de ma Harley en mode Bob l’éponge.

La position est moyenne car on est sur un roadster donc pied en arrière et buste penché mais pourtant elle fait pas 160 chevaux et vu l’absence de protection tu oublies au dessus de 140 kmh en croisière.

Alors ma plus grosse déception reste le moteur qui est bien trop linéaire, faut vraiment tourner et monter dans les tours pour avoir quelques sensations. En tenue de route c’est un formidable jouet avec une garde au sol plus que généreuse , un poids léger et un bon équilibre mais rien à faire pour moi c’est pas une #joymachine.

Ian me propose d’échanger ce que bien entendu je refuse car je veux bien essayer une moto de hipster mais pas un dromadaire avec pare-brise électrique, embrayage semi automatique et garde au sol pour passer des rivières sans se mouiller les pieds. En plus ça m’amuse beaucoup de le voir faire des pointes et se battre avec la bavaroise pour comprendre comment éviter les départs en mode canon ball 🙂

En revanche comme c’est un copain on s’arrête pour prendre quelquesphotos et lui permettre d’essayer le jouet BMW. Le verdict sera le même.

Finalement ils avaient raison chez BMW 45 minutes c’était largement suffisant.

Ces motos doivent être géniales pour certains mais ce n’est pas du tout ce que je recherche pour ma part et je ne parle même pas de l’univers BMW très spécial et un peu froid.

On était limite déprime et c’est là ou en repartant on s’est rappelé qu’il y avait une concession Indian juste à côté et là…

On remercie BMW de chez Pontault combault pour nous avoir confié leurs bécanes, bon leur avait laissé nos cartes bleues quand -même hein 🙂

Suite au prochain billet en scout mode bec à foin est dans le vent !

Streetfighter, trail Harley-Davidson : entre stupeur et tremblement !

Harley-Davidson vient d’annoncer par voie de presse des nouveaux modèles  (streetfighter, custom, trail, éléctrique) pour les 3 années à venir et le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne laisse pas indifférent la communauté des bikers !

Harley conscient du rétrécissement du marché, de ses mauvais résultats aux US, de sa clientèle vieillissante qui malgré ses efforts comporte peu de jeune et de femmes, se creuse les méninges pour assurer son avenir.

Ces dernières années les concurrents de Harley n’ont cessé de s’affuter et venir lui prendre des parts de marché. Toutes les grandes marques, BMW, Honda, Kawasaki, Triumph… ont sorti des modèles custom ou néo retro avec un certain succès. Ces marques ont donc un large éventail de motos couvrant les différents segments mais Harley reste exclusivement sur du custom lourd et cher comme d’ailleurs Indian qui lui aussi se montre vorace.

Vous me direz la gamme sportser est plus abordable ! Oui certainement et nous avons salué la modification pour en faire un scrambler (http://broaam.fr/un-scrambler-harley-pour-affronter-le-desert) mais le moteur est loin de la concurrence en terme de performances et le prix reste une barrière.

Alors Harley  a décidé de passer à l’offensive en modernisant et en allant sur de nouveaux segments : Le trail et le roadster en particulier, tout en modernisant un modèle custom.

De plus la marque a en projet de lancer des modèles avec des moteurs de 250 cc et 500 cc dans les pays émergents ainsi que des motos électriques pour le marché urbain.

Après avoir supprimé la gamme Dyna et largement amélioré les softail, Harley voit encore plus loin en tentant de sortir du cadre dans lequel il s’est enfermé depuis 115 ans.

Maintenant la marque est tellement ancrée dans l’imaginaire collectif comme celle du grand ouest américain, des easy rider à Sons Of Anarchy qu’il lui faudra à la fois des modèles irréprochables pour venir concurrencer les reines du créneau Trail (BMW en tête) et Roadster (Yamaha, ducati, Honda…) et casser cette image sans se couper de sa cible d’origine.

Ces nouveaux modèles ne visent pas la clientèle actuelle mais une clientèle qui achète chez les concurrents des modèles qui n’existent pas chez Harley. Là on se dit qu’il va falloir qu’ils soient sacrément bons dans leurs rapport qualité/prix et leur communication pour réussir ce pari !

On ne va pas se cacher que pour les amoureux de la marque on aurait aimé voir des modèles peut être prenant le contraire de ce virage en proposant des modèles plus dépouillés et authentiques mais réjouissons-nous du custom 1250 qui a une sacré gueule et attendons un Sportster rajeuni et sexy.

Il y a peu d’enthousiasme sur les projets présentés et concernant le roadster rappelons-nous que le 1200 XR a été arrêté il y a quelques années… Il suffit de parcourir les commentaires de la page facebook de Freeway Magasine et autres commentaires en-dessous des photos de ces projets pour prendre la température qui reste assez fraîche.

 

A y regarder de plus près le  Streetfighter en 975 cc à tout de même une sacré gueule qui sent bon battle et testotérone :

Mais pour le trail il faut avouer que le projet tient plus de la créature en mode Frankenstein que d’une beauté mécanique. On dirait un hummer sur deux roues pour l’instant mais attendons de connaitre le poids, le moulin et surtout de pouvoir l’essayer pour la juger. On finit parfois par s’attacher à des laiderons qui touchent notre corde sensible 🙂

 

 

Finalement après une première réaction assez négative j’ai hâte de voir arriver les premiers modèles que l’on nous proposera à l’essai pour nous faire notre propre idée et ne pas condamner la marque pour sa tentative de ne pas se contenter de redécliner les mêmes codes tout en améliorant les différents modèles.

Les plus attachés à la marque resteront sur des modèles anciens et peuvent déjà se réjouir de voir la côte de l’occasion aussi haute. Ceux-là rouleront en chopper ou en custom largement modifiés avec le plaisir des sensations non filtrées, du son authentique  tout en redoutant les contrôles de plus en plus castrateurs et liberticides ou en s’en foutant largement pour certains.

Les autres primo-accédant (ça sent bon l’immobilier et son commercialJ) à la marque viendront peut-être rejoindre Harley sans adhérer aux codes des bikers les ayant précédés (vestimentaires et grégaires)

Dans le monde du trail on mise plus sur l’efficacité que le look ou la légende de la marque comme d’ailleurs un peu aussi pour les roadsters. Ca sera drôle de voir tout ce mélange de genre dans les concessions avec un HOG de plus en plus dépassé par ces bouleversements de positionnement de la marque.

 

Et vous qu’en pensez-vous :

un gros beurk,

un essai s’impose,

un chouette j’attendais de niquer les japs dans la vallée de chevreuse

une moto aussi moche que moi 🙂

 

A vos commentaires !

Fat Bob 114CI, un essai en betteraverie !

Aguiché par un premier contact avec la nouvelle gamme Harley nous voilà parti avec Laurent en semaine pour tester plus sérieusement ces belles machines. La météo nous prévoit de belles éclaircies l’après-midi après dissipation des brumes matinales.

Une fois arrivé chez Harley France (avec un peu de difficulté pour Laurent Mouaaaarf !) nous prenons possession de nos montures du jour : le Breakout 114 ci pour Laurent, le fat Bob 114 ci pour ma pomme.

On décolle sans GPS mais direction Provins pour faire un tour à Blandy les tours. Je me méfie sur les premiers kilomètres de l’accélération et du freinage sur le Fat bob vu les échos que j’ai pu en avoir. En fait cette moto est un vélo ! Un équilibre incroyable et une sensation de légèreté peu commune dès qu’on saute la gamme sportser. Le freinage n’est pas brutal mais puissant et l’accélération tout à fait gérable. Je ne suis pas sur une machine de psychopathe prête à te mettre en difficulté à la moindre faute d’inattention.

On enquille les nationales pénibles pour s’extirper du 94 et les ronds-points à la chaine.

Enfin on arrive en terre de betteraverie et le temps qui était couvert passe carrément à la bruine et un ciel de plus en plus bas qu’un breakout s’est perdu. L’horreur, on attendait de chauds rayons de soleil, on se retrouve à essuyer nos casques et se geler sur nos bécanes. Bon du coup on a un peu de mal à tirer dans le gras du moulin car la visibilité est vraiment mauvaise et on roule plus sur le couple. Au passage prendre un rond-point en 4 ème avec le fat bob n’est pas une bonne idée, non non :-).

Parvenu à Blandy les tours grâce à mon prodigieux sens de l’orientation en bon biker on se prend un café et un chocolat chaud mais en terrasse car le temps à défaut de nous inonder d’un radieux soleil le ciel est  dégagé et la brume s’est enfin levée. On fait la causette avec quelques connaisseurs qui flashent sur le Fat bob et son aspect massif, trapu. Peut-être une association avec les tracteurs du coin 😉

Le fat bob 114 ci
Fat bob 114 ci

Quelques photos et nous voilà reparti et là on peut un peu tordre la poignée. En départ arrêté le Fat bob est un sérieux concurrent, bon faudrait passer les rapports à la volée, ça éviterait de venir chatouiller le rupteur. Le 114 Ci à un comportement bien particulier, vous ne retrouverez pas le coup de pied au cul des fat boy et Low rider S dès l’ouverture des gaz mais un comportement plus linéaire qui pousse sans fin. Sans aucune protection au-dessus de 140  la tête et le coup prennent chers et obligent à lever le pied alors que le moulin est très loin lui de s’essouffler. Vu la tenue de route, le moteur plein et la qualité du freinage, on a vite fait de s’amuser à prendre les courbes et enchaîner les virages à bonne allure. Là encore les sensations seront bien meilleures en jouant avec le sélecteur plutôt qu’en restant calé en 4 ème ou 5 ème.

C’est donc objectivement une bonne machine mais cependant beaucoup de propriétaires de Harley ont un apriori négatif  vu son look et le comportement de son moteur d’origine. Le poum poum poum s’éloigne pour des machines bien plus performantes. Harley vise clairement une nouvelle clientèle avec ce Fat bob et celle-ci semble séduite par cette nouvelle approche.

Comme à Broaam on ne pratique pas la langue de bois je vous avouerai qu’étrangement j’ai préféré le Street bob avec le moteur de 107 qui est bien plus dans l’esprit de harley avec un côté joueur et relax moi qui pensais être conquis par ce gros moulin.

Ah je vous annonce au passage que les CVO passent désormais en 117 CI !!!

Road King Spécial VS Fat Bob 114 : Un match hors catégorie

Il serait totalement inutile de vous refaire la mise en scène, Vincent vous a déjà tout dit dans le précédent billet sur le Street Bob 2018, sur le super accueil qui nous a été réservé par l’ensemble des équipes Harley-France.

Pour ma part, le tableau Excel magique de Manoël m’a réservé une très belle surprise. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’allais enfourcher le sublime Road King Spécial. Oui je sais, tous les goûts sont dans la nature et certains d’entre vous n’ont sans doute pas le même regard que moi sur cette machine. Mais, comme c’est moi le rédacteur, je m’autorise le droit de dire qu’elle est belle 🙂

La première fois que je l’ai vue sur le net en présentation en début d’année 2017 – oui celle-ci a été présentée plus tôt que les autres, un peu comme le mercato d’hiver pour les footballeurs – j’avais été surpris par la disparition du pare-brise. Non pas que je sois fan des pare-brises mais il faut reconnaître que sur les touring, ça rend service. Ma dernière aventure sur un Road King Classic remontait à 2008 lors d’un circuit de 3500 kms dans le Queensland en Australie, autant vous dire que j’avais eu le temps de le tester.

Road King Spécial
Road king Special 107 HD 2018

Mais aujourd’hui est un autre jour et j’aborde la moto par l’arrière. Waouh, avec sa ligne d’échappement intégrée aux nouvelles sacoches rigides plus basses, elle ressemble vraiment aux Road Glide CVO croisés une semaine plus tôt sur Washingthon Blvd à Venice Beach, petite Mecque HD en fin de journée au coucher du soleil. J’adore ! Bon, allez, Go maintenant ! Nous voilà donc partis pour cet essai en avant première sur les routes de banlieue du 94 avant de s’évader un peu plus loin en Seine et Marne, et ma première réaction fut dédiée au guidon. Je rêve ou il est haut ? Une fois renseignement pris au retour, il s’avère en effet qu’un petit Ape, qui plus est, bien large, a remplacé l’ancien modèle. Du haut de mon mètre 83 avec mes grands bras, aucun soucis, au contraire, reste à voir quel serait le ressenti d’un gabarit plus petit.

Certes, ce genre de moto, dans la densité de circulation rencontrée ce jour là, n’est pas forcément dans son élément idéal, mais honnêtement avec son parfait équilibre et son encombrement arrière équivalent à la largeur de son guidon, elle se faufile très bien.

Que dire alors de la partie route ? Pour moi ce fut un régal. Je précise « pour moi » car lorsque nous avons échangé nos motos en milieu d’essai, mon compagnon de route qui récupérait ce beau RKS après avoir testé le FatBob114 me disait au feu rouge « C’est quoi cet âne mort ?» :-)) . Bien sûr que l’on peut toujours demander plus, mais franchement le moteur 107 convient très bien à ce touring, faite moi confiance. Côté freinage, de la même manière, j’ai été totalement conquis. Il faut dire que je roule sur un FatBob de 2009, qui n’a finalement jamais vraiment freiné, alors je ne suis peut-être pas le meilleur testeur sur ce point.

Road King Spécial
Du pur plaisir ce Road King Spécial

Voilà, il m’est difficile d’aller plus loin sur les tests, disons de performance, il faudrait l’emprunter une journée complète (voir plus :-)), pour l’éplucher complètement et que les adeptes du pare-brise se rassurent, il est possible d’en mettre un qui se pose en 3 secondes.

One more please ! Oui, vous l’avez tous compris, après cet essai « Aller », j’ai vécu un essai « retour » ultra différent et totalement décoiffant avec le tout nouveau Fat Bob de la toute nouvelle gamme Softail ! Oui mesdames et messieurs, j’ai pu y goûter en vrai. Tout comme moi, vous êtes forcément curieux et vous avez déjà lu des tonnes d’articles sur cette moto. Enormément critiquée (dixit le staff Harley) et notamment sur les réseaux sociaux, je voulais absolument profiter de cette superbe occasion pour rouler sur ce bolide.

Par quoi commencer ? Et bien, comme je le disais après l’essai à Xavier Crepet, Directeur Marketing et Communication, Harley n’a gardé du Fat Bob, que le nom ! Bon d’accord, j’exagère un peu car je l’avoue, on retrouve bien le gros pneu à l’avant :-). Pour le reste, comment dire…Je ne m’étendrais pas sur les considérations esthétiques, ni même sur la stratégie de la Motor Company, encore que sur ce point, je trouve personnellement que pour attaquer de nouvelles cibles, ce Fat Bob risque bien de séduire ceux qui roulaient jusqu’à présent sur des machines du type « VMAX » pour ne citer que lui (d’ailleurs supprimé des ventes Yam fin 2016 pour non respect des normes Euro 4). Alors de quoi pourrais-je bien vous parler ? Des 30 mn passées sur ce jouet, par exemple 🙂 ?

Fat Bob 2018
Fat Bob 2018

Car oui, c’est un vrai jouet, ultra maniable, ultra réactif, propulsé par le 114 incroyable et doté d’un freinage hyper puissant (pour une harley). A peine enfourchée j’ai compris ce qui allait m’arriver et j’avoue avoir eu du mal les 10 premières minutes. La poignée de gaz est très sensible et répond immédiatement à votre sollicitation. Et comme la moto est plus légère que son ex-petite sœur de la famille Dyna, je ne vous raconte pas l’effet que ça fait. J’ai eu comme l’impression de revenir 10 ans plus tôt lorsque je roulais sur un gros roadster japonais. Je ne sais pas si c’est sa taille (je n’ai pas vérifié mais elle me semble plus courte) mais les commandes m’ont semblé moins avancées. Et pour autant, joueuse comme elle est, avoir des commandes plus rapprochées permet de la piloter dans les meilleures conditions. Le freinage maintenant…Là aussi il m’a fallu un peu de temps pour l’apprivoiser tellement il est puissant. Vous effleurez à peine la poignée que vous sentez déjà le parachute qui vous ralentit à l’arrière J. Autant vous dire qu’une fois prise en main, je me suis régalé à jouer avec elle, que ce soit en ligne droite qu’à l’attaque des multiples ronds-points que nous propose notre chère banlieue parisienne.

fat bob 2018 114 Inch
Fat Bob 114 – 2018

Là encore, au risque de me répéter, l’essai était un peu court pour aller plus loin et franchement s’attaquer aux virolos de nos belles régions montagneuses avec ce FatBob, devrait certainement apporter beaucoup de bonheur. Si je devais finir par, non pas un point négatif, mais plutôt un simple constat, « Habitués » des anciens FatBob, oubliez ce que vous connaissez, cette moto est totalement différente et si vous craquez un jour pour elle, vous n’en ferez pas le même usage.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais

 

Street-Bob 2018, Trahison ou géniale évolution de Harley-Davidson ?

Vendredi j’étais convié à découvrir la gamme 2018 de chez Harley avec d’autres blogueurs et journalistes. Après un tour au Food-Truck, Manöel Bonn, le nouveau responsable marketing Harley France nous explique les changements radicaux effectués sur cette gamme 2018 allant des pneus, aux nouveaux châssis en passant par l’amortisseur central et une cure d’amaigrissement qui font passer le projet Rushmore pour un aimable restylage. La gamme a été resserrée et les Dyna disparaissent du catalogue en passant dans la gamme Softail. Pour ceux intéressés par les détails techniques de tous ces changement je vous invite à passer sur leur site ou étudier ce résumé en image.

La révolution Harley-Davidson

On se dirige vers le parking, où Manoël nous sort son super tableau excel de la mort pour nous dire sur quoi on roule, 1200 custom puis Street bob pour moi. Bon je ne sais pas pourquoi mais je sens que ce ne sera pas aussi lisse qu’une feuille excel ces changements 🙂

J’ai le droit en premier découvrir le face lift de la 1200 custom alors certes elle est très, jolie mais quand tu roules avec d’autres joyeux lurons qui ont de bécanes avec des moteurs de 107 ou 114 inchs c’est plutôt face palm à chaque accélération !
C’est une bonne petite moto, impeccable pour découvrir Harley mais ça reste bien sage et on ne sentira pas le grand souffle à son guidon.

Bon ayant fait ma bonne action je repense à ma mission d’éclairer les copains de France street bob qui se déchirent sur ce nouveau modèle en criant pour certains à la trahison et en signant un bon de commande après essai pour d’autres ! En fait cette gamme 2018 bien plus que les autres demande à être essayée avant d’être jugée car le bond en tenue de route et en motorisation n’est pas un simple message marketing mais une réalité tangible.

A la pause je laisse mes affaires sur le street bob qui est l’objectif de cette journée pour ma part et ce n’est pas Alice la chick on a Bike qui pourra me la piquer même si on a décidé fuck the planning. Une fois établi mon manque total de galanterie, j’enfourche le street bob 2018 et là en sortant de l’essai du 1200 je ne sais pas ou mettre mes pieds ni mes mains !

Ah oui ils n’ont pas fait semblant c’est un joli ape Hanger que voilà tout de noir et franchement bien plus joli que celui de l’ancien modèle. Les commandes aux pieds sont légèrement avancées mais rien de rédhibitoire pour ma part alors que je suis un adepte des commandes médianes.

Le son n’est pas étouffé comme sur certains modèles Harley d’origine et au bout de 1 km on trouve facilement ses marques sur cette moto. La selle très réussie cale parfaitement le pilote alors que sur la 1200 j’avais tendance à glisser. En revanche j’ai un doute sur son confort passé quelques centaines de bornes car elle n’est pas bien épaisse cette jolie brioche.

Moi qui ai le dos en lego je note une énorme amélioration de l’amortissement qui ne te balance plus des méchants coups de raquette sur toutes les imperfections de la route. On n’est pas en classe pullman encore mais on ne craint plus pour ses vertèbres comme sur les versions précédentes et on peut mieux profiter de la route.

On en arrive au moteur de 107 inchs que je peux comparer avec mon street bob en 103 inchs et stage 1 bien réglé. Il faudrait essayer les deux versions de ce street côte à côte mais le 107 a vraiment du coffre et on sent moins la courbe du 103 un peu en mode attention je vais envoyer du pâté, attention…yeahhh BROAAAAM ! Non là tu ouvres et ça part direct dans un BROAAAM bien solide ! Bon on a fait ce test en zone urbaine et péri urbaine donc impossible de savoir ce que ça peut donner sur des belles routes quand on libère les chevaux mais je n’ai guère de doute sur l’efficacité de ce nouveau moulin vu les quelques accélérations à plus de 130 en troisième.

Après il faut des freins pour arrêter le bolide et là pas grand changement ce street comme ses aïeux ralenti très bien… Dommage qu’on ne note pas d’amélioration sur cette partie sécurité comme sur d’autres modèles car ça manque vraiment de mordant si vous ne serrez pas tout à fond!!!

Du point de vue esthétique ce Street bob 2018 a une très belle ligne, le réservoir ne me choque finalement pas tellement avec son nouveau design mais conduira son propriétaire à s’arrêter plus souvent. Sa robe dark lui va vraiment bien, sa nouvelle selle est top et cale très bien notre auguste séant bon reste la verrue qui fâche ce compteur digital !

Apparemment les ingénieurs de chez Harley ont flashé sur des formes anguleuses comme le phare du Fat bob ou ce compteur qui ressemble aux antiques pagers.

Alors certes la bête est pratique car vous avez directement sous vos yeux, le niveau d’essence, le compte tour, rapport engagé et bien sur la vitesse mais on aurait bien aimé une autre forme plus traditionnelle.


En résumé ce street bob est une belle évolution mais attention elle change aussi d’esprit. Elle devient plus joueuse que la précédente et moins destinée à jouer la machine increvable et polyvalente d’avant. Au lieu du « All for Freedom, Freedom for All » de la Motors company ce serait plus « All for joy, joy for All » tellement cette machine incite à une conduite décontractée et ludique et donne la banane. Harley davidson revient avec des joy machine plus légère et plus nerveuse et ça on aime !

La Harley Street Rod, une autre façon de rouler en Harley

Il y en a qui aiment les grosses, le confort, le luxe et ne sont ni rebutés par le prix ou le poids. J’ai essayé et j’ai compris que ce n’était pas mon cas 🙂

Je parle bien entendu de motos et plus spécifiquement des Harley  !

Essai Harley-Davidson Street Rod

Passé le softail je n’éprouve plus le même plaisir car toujours soucieux de gérer le poids et l’empattement des monstres de confort que sont les Harley de la gamme touring à basse vitesse. A force j’en oublie le plaisir de leur agilité dès 20 kmh et leur train royal sur autoroute . C’est certainement dû en partie à mon manque de technique et mon appréhension de mettre 40 K € par terre mais comme je n’ai pas envie de partir en stage de pilotage ou prendre un abonnement en salle de musculation voire adopter un régime Mc do + bières, je trouve mon bonheur dans la gamme qui maintient son poids en dessous des 350 kg, une vraie taille de guêpe à la MOCO.

Alors quand est apparu ce modèle Street rod ça m’a tout de suite donné l’envie de l’essayer pour découvrir  les sensations d’une Harley construite avec un esprit différent des autres.

Essai Harley-Davidson Street Rod

Me voilà donc au guidon droit d’un street rod vert avec un superbe pot noir et massif, un filtre à air travaillé, des amortisseurs rouges, une belle gueule.

 

Au passage je serai interpellé 3 fois dans la semaine pour me demander le modèle de cette Harley ou me complimenter sur la gueule de la moto 😉

Quelques ajustements sont nécessaires pour trouver ma position sur les cales pieds et les commandes. Là on est dans le strict minimum et ne cherchez pas les poignées chauffantes ou la hifi. Le guidon est un drag bar qui nécessite aussi un certain d’adaptation surtout qu’il tend à pallier le manque d’appui avec des cales pieds bien haut.

Essai Harley-Davidson Street Rod

 

Après quelques kilomètres on apprécie la légèreté de la moto et une direction assez précise. Je suis en milieu urbain et cette Harley n’échappe pas malheureusement au défaut habituel d’un point mort très joueur et très vivant. Tu sais le point mort qui ne veut jamais venir, tu passes en seconde, en première et finalement paf le point mort s’allume mais le feu passe au vert !

La moto m’emmène docilement au boulot et à la maison en mode mulet sans éclat mais avec constance.

Le lendemain on recommence, le moteur se réveille avec un bruit éloigné des standards d’un Harleyiste sans être ridicule et qui peut même s’avérer sympa sur les bonnes accélérations. Aucun problème de remontée en interfile vu le gabarit de la guêpe et un moteur qui s’attache à vous tracter gentiment. Depuis le début de l’essai je suis resté dans les 4000 à 5000 tours minutes comme sur une Harley normale et puis je suis amené à accélérer pour changer de file et là je change de moto !

Essai Harley-Davidson Street Rod

 

Quand on dépasse les 6000 tours la Street Rod se réveille et de mulet se transforme en joli mustang avec des envies d’enquiller les rapports en allant frôler le rupteur. La suite de l’essai de près d’une semaine allait m’amener à devenir accro à ces montées de rapport jusqu’à 8500 tours qui modifient totalement la conduite et donne des envies d’attaquer, doubler, jouer car le poids et les amortisseurs permettent de pardonner beaucoup de fautes !  La street rod est donnée pour 70 chevaux et on imagine que si on travaille un peu le moteur et les échappements elle peut se transformer en petite bombe. On se méfiera tout de même des freinages forts en entrée de virage car si la route n’est pas un billard on peut passer le virage un peu à chercher la trajectoire et rebondir d’une bosse à l’autre.

 

Pour ma part je n’ai eu aucun souci concernant la garde au sol et si j’étais bien loin de faire frotter ergots ou repose-pieds, je me suis amusé comme un petit fou. Attention ne nous emballons pas on n’est pas sur la même planète que la Low rider S mais sur une petite moto vaillante et amusante en particulier sur les routes sinueuses qui peut surprendre des modèles plus gros de la gamme Harley ou des vilains scooters.

Essai Harley-Davidson Street Rod

 

C’est une superbe petite moto qui mériterait que Harley lance un Street Rod contest pour libérer le potentiel de la machine à moins qu’elle fuit la ville pour aller directement à la plage avec notre touriste  Laurent qui a promis de remettre blouson et jean pour la prochaine sortie afin de ne pas finir en pizza 😉

Test sacoche Legend Gear : le choix d’une sacoche pratique est-il compatible avec l’esprit Harley ?  

Pour ce test de la sacoche Legend Gear, nous avons pris contact avec le représentant de cette gamme du géant SW-Motech qui, après le marché des accessoires et des allemandes, s’attaque au marché des motos dans l’air du temps, scrambler, néo-retro et nos chères Harley-Davidson.

sacoche Legend Gear - Site web de Legend Gear

Test sacoche Legend Gear : les différents modèles pour Harley-Davidson

J’ai croisé l’équipe de SW-Motech lors d’un salon moto au parc floral de Vincennes et j’ai pu voir leurs sacoches montées sur une Harley Sportster.

Le style est un mélange entre bagagerie pour opérations militaires ou expéditions vous emmenant un peu plus loin que la vallée de la Chevreuse, avec une nouvelle gamme destinée aux Harley.

Rendez-vous pris, je suis reparti avec le plein de sacoches dont une sacoche aimantée à poser sur le réservoir et une sacoche latérale plus grande avec son support.

Sacoche Legend Gear : un support très teuton

Le support de sacoche Legend Gear ne s’installe pas en quelques coups de clefs car il faut démonter votre amortisseur pour installer une pièce qui permettra ensuite de fixer le support de fixation de la sacoche.

Il faut prévoir d’être outillé ou aidé pour sortir l’amortisseur et le replacer. Merci au copain Eric, mon complice des essais et des modifications sur mon Street-Bob.

sacoche Legend Gear : montage sur Harley-davidson

Rien à dire, la sacoche Legend Gear respire la solidité et le côté pratique est évident. Le support est prévu pour une attache très rapide de la sacoche avec 3 ergots et un système de déblocage bien pensé. Attention de nuit et après quelques bières j’ai un peu galéré à remonter ma sacoche 🙂

Le look est loin de celui des sacoches Sellerie Georges essayées précédemment mais cela ne me dérange pas car je trouve assez réussi ce pari d’un bagage pensé pour l’aspect pratique.

Les sacoches bénéficient du système M.O.L.LE  bien connu des militaires et baroudeurs pour permettre d’attacher des accessoires très facilement sur son sac et combiner différents supports. Legend-Gear vous propose d’ailleurs toute une série d’accessoires pour contenir votre GPS ou des petites sacoches complémentaires et bien pratiques.

sacoche Legend Gear : montage sur Harley-Davidson

Sacoche Legend Gear sur Harley-Davidson

 

 

 

 

Pas pour les durs à cuir

Certains puristes ne supportent rien d’autre que le cuir et ne s’intéresseront pas à ce type de produit. Pour les autres cela peut constituer un choix intéressant mais j’ai noté plusieurs possibilités d’améliorer cette sacoche latérale.

Si le support de sacoche permet l’attache rapide des sacoches il a le désavantage d’être trop écarté des sabres arrières de la moto et prend un empattement important une fois la sacoche montée. Attention à la remontée en interfile !

Il y a un déséquilibre entre la taille de la sacoche qui ne fait que 13,5 l pour la plus grande et ce support et celle-ci est très vite remplie. Du coup si l’on part assez loin il faut mettre deux sacoches ou leur sac à poser sur la selle duo ou le porte-bagage.

J’aurais aimé une plus grande contenance et il suffit de remarquer la taille des sacoches en cuir sur les Harley pour comprendre que c’est le désir de la majorité des bikers.

Cette sacoche Legend Gear a été pensée pour être utilisée aussi comme un sac en bandoulière et tout est prévu pour que vous puissiez transformer votre sacoche moto en sacoche de ville.

Tout sauf cet écart dont je parlais entre la sacoche et la moto qui par temps de pluie va venir salir le coté de la sacoche orienté moto  et vous obliger à la nettoyer avant de la porter avec sa bandoulière.

Le système de fermeture par enroulement et attache est simple mais efficace et la sacoche résiste bien à une pluie pas trop insistante.

La sacoche de réservoir est vraiment aimantée !

J’ai aussi essayé la petite sacoche aimantée et équipée d’une pochette transparente prévue pour glisser un smartphone en mode GPS. On relie les deux avec le système MOLLE et le tour est joué, vous avez un GPS installé en quelques secondes.

Les plus difficiles trouveront que l’écran se trouve un peu bas et ne permet pas une lecture aisée mais franchement c’est un très bon compromis.

La sacoche aimantée peut contenir pas mal de choses, du sandwich avec sa canette ou bouteille d’eau aux papiers en passant par votre appareil photo surtout qu’elle peut s’agrandir grâce à un zip et en cas de pluie une housse transparente est prévue.

Pas de risque que la sacoche s’envole, testée à plus de 140 ça ne bouge pas d’un poil. Attention à ce que le dessous de la sacoche soit propre et votre réservoir aussi car risque de rayure si non vu comment ça aimante fort !

sacoche Legend Gear : modèle aimanté pour réservoir

Sacoche Legend Gear aimantée pour réservoir

En conclusion

Je ne suis pas entièrement convaincu pour l’instant car je pense que la cible de SW-Motech est surtout celle des motards urbains qui cherchent à glisser leur ordinateur portable et dossiers dans la sacoche et non pas les gros rouleurs.

Espérons que SW-Motech pensera à eux avec une sacoche de  plus grande contenance permettant d’envisager de pouvoir entreprendre des plus longs rides.

  • j’ai aimé le sérieux et la qualité des produits
  • j’ai moins aimé la conception de la sacoche trop orientée quotidien Moto-Boulot
  • je vous conseille la sacoche de réservoir et son étui transparent pour les grande balades. en ville attention au sacoche-jacking 🙂

sacoche Legend Gear : sacoche de réservoir aimantée pour Harley-Davidson

Le CUT ou gilet de cuir : l’accessoire indispensable du vrai biker !

Le gilet en cuir ou « cut » fait partie des accessoires indispensables quand on est biker et ce pour plusieurs très bonnes raisons :

  • on y colle les patchs de son club ou des trips et on le met par-dessus son blouson,
  • on peut le porter avec un simple sweat ou tee shirt pour les plus téméraires durant les beaux jours,
  • on peut le mettre sous son blouson comme couche protectrice supplémentaire,
  • on a le look biker popularisé par la série SOA 😉

Cut Lil Joes

Cut Lil Joes

Pour avoir un gilet en cuir de qualité il faut compter dans les 200 euros, voire 300 pour les grandes marques américaines comme Harley davidson, Lil Joes… ce qui semble assez démesuré par rapport au prix d’un blouson de cuir avec protections intégrées malgré la qualité et renommée des produits.

Aussi quand j’ai vu que Zolki proposait des gilets cuir dans plusieurs styles, à un prix inférieur à la barre psychologique des 100 euros, je me suis dit que je devais l’essayer pour vous dire si c’était un bon plan ou non.

Gilet de cuir – Cut Zolki

Je remercie Zolki de nous avoir fait confiance et de nous avoir adressé ce gilet en nous laissant toute liberté pour publier ce que nous en pensions.

Gilet Zolki Cut Zolki

Gilet Biker Cut Zolki

Le colis ne fait pas cheap, le gilet est bien emballé et apparaît immédiatement comme de belle qualité.

Le transport lui a donné un faux pli qui mettra quelques jours à disparaître. On a manifestement affaire à du bon cuir, assez souple, relativement épais.  La crainte d’avoir en main un produit de qualité médiocre s’envole.

La coupe est vraiment réussie et le gilet tombe parfaitement bien avec pas mal de poches externes et internes qui le rendent tout à fait pratique en usage seul sans blouson.

Vous pourrez ranger tous vos accessoires dans les différentes poches (deux devant sur la côté, deux poches poitrines avec rabat et deux en internes) sans galérer.

L’essai statique est vraiment satisfaisant et passe facilement les votes de notre jury de potes bikers, amoureux de cuirs et dont certains ont déjà un gilet de ce type. On ne s’y trompe pas quand le gilet est essayé, soupesé et passé en essai lors d’un apéro biker 🙂

un gilet cut authentique

Votre serviteur avec le cut Zolki

Essai du cut Zolki

L’essai dynamique vient compléter ces bonnes impressions, j’ai essayé ce gilet par-dessus un simple sweat cet autonome et en dessous de mon blouson de cuir en novembre et décembre.

La coupe permet d’être à l’aise au niveau des épaules mais est plus près du corps pour le buste. Il y a une fermeture éclair et des boutons pression mais le gilet est plutôt pensé pour des bikers beaux et athlétiques comme votre humble essayeur que nos compères plus développés de la ceinture abdominale 🙂

A ces derniers on recommandera les gilets avec des lacets sur le côté ou le choix d’une taille au-dessus, ou bien changer du régime frites, saucisses, bières !

Un gilet à soi  avec un style SOA devient une évidence pour toi qui t’interroges si moi je l’utilise encore (je sais j’ai mangé un clown ce matin !)

En tout cas dans ces deux tests j’ai été bluffé par l’efficacité d’un simplet gilet de cuir à couper du vent et du froid. On est loin d’une simple coquetterie vestimentaire de biker et ce type de gilet est polyvalent et bien pratique. On s’y habitue rapidement et il fait vite partie de la tenue habituelle.

Vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement ce gilet et vous pourrez toujours demander pour les plus exigeants une doublure de couleur à votre tailleur si vous voulez vraiment avoir le look total du gilet de la série SOA  mais je vous déconseille de porter les patchs de la série sous peine de passer de baltringue à cible pour les MC 😉

En revanche nous serons ravis de voir en commentaires les photos de vos propres cuts et ce qu’ils représentent pour vous comme les premiers témoignages ci-dessous !

cut de Hervé

Gilet Cut de Hervé

Comme nous l’explique Hervé, le cut pour lui  « c’est mon truc perso à moi, des souvenirs, fragments de vie…les patchs présents sur le cut.. un peu chargé (lol) correspond à mes road trip effectués UNIQUEMENT en moto… ça serait la loose d’afficher un patch d’un pays fait en camping-car. D’ci l’année prochaine viendront s »ajouter quelques patchs issus des plateaux des Andes, Argentine / Chili… il n’y aura plus de place »

Le cut de Henri

Pour Henri: « C’est ma seconde peau, le signe de reconnaissance avec les miens, une boîte à souvenirs et un hommage au passé. »

Philippe et son cut Lil Joes

Pour Philippe c’est la tradition avec le fameux cut de Lili Joes

Pour Tonio c’est aussi ancré dans ses habitudes de biker : « Il a une coupe droite, simple et sympa et pour le choix des couleurs ce sont celle de la MOCO .

Cut de tonio

Il a une huitaine d’années et je ne sors jamais sans, je viens d’ailleurs tout juste de lui changer la fermeture-éclair … »

Pour Tef c’est le plaisir du look 🙂

le gilet de Tef

Et pour vous, un Cut ça représente quoi ?

@vinceberthelot

Premier essai Harley Street Glide 107 et Low rider S

Une invitation de Harley France pour un essai Harley Street Glide 107 et aller découvrir la nouvelle gamme dans un cadre champêtre cela ne se refuse pas surtout quand il fait beau 🙂

essai Harley Street Glide 107 Me voilà donc parti pour rejoindre les Motors and Soul et bien sûr manquer la première partie du point presse car le GPS du Wiko est aussi utile qu’une lampe frontale pour un non voyant.

Bon je parviens finalement au but dans un bien bel endroit avec une sacré organisation. Je serre deux trois louches et assiste à la fin du brief avec des questions de journalistes qui demandent des précisions sur les cubes inchs et les kilowatts en rapport avec le permis de conduire…Sont pointus les gars !

Je Note que Harley nous annonce pour la première fois la puissance d’un de ces moulins : 102 chevaux ! Pour les artistes de la bielle je vous conseille l’article du confrère Moto Station très complet . Ce que j’en retiens c’est que Harley nous propose des motos plus puissantes qui vibrent moins et tout cela en 4 soupapes par cylindre, ça vous en bouche un coin hein !

essai Harley Street Glide 107

Essai Harley Street Glide 107

Place aux essais avec Street glide, Road King, Road Glide mais aussi le Low rider S. L’ami Victor me confie la Street Glide que j’avais bien appréciée lors de notre descente à Grimaud.

J’avais eu l’occasion de  conduire la « normale » et le CVO  dont j’ai les références encore en tête. Elle en jette avec son coloris et son design (Mention à Streeter de France Street Bob 😉 que le sigle 107 vient compléter d’un air canaille. On est loin du noir habituel à la marque mais la Street Glide adore les coloris qui pètent un peu et ça lui va bien !

Je pars en compagnie de l’ami Laurent de Chazter ainsi que Jon et Flow (l’équilibriste qui prend photos et vidéos) de Cars passion pour une séance photo et de la roule.


essai Harley Street Glide 107

Pas facile de faire un essai Harley Street Glide 107, une grosse touring, en 20 minutes sur des petites routes limitées le plus souvent à 30, 70 ou 90 donc c’est un essai découverte petit bras sur grosse locomotive et non complet.

Pas de changement notable sur l’équilibre de la moto et une fois le contact mis et le premier kilomètre parcouru on est rassuré par le son assez bon (comme sur le CVO). Vous n’aurez donc pas l’impression de piloter un aspirateur malgré les restrictions !ms7

essai Harley Street Glide 107

Le moteur ? Il donne l’impression d’avoir été lissé et selon vos goûts il vous semblera moins vivant que l’ancien ou plus souple mais sans dénaturer l’âme des moteurs Harley.

Pour les reprises en seconde c’est flagrant que le 107 a de la ressource, aucun temps de latence, ça accroche le bitume direct pour une grosse accélération. Le test suivant c’est de redescendre à 50 km/h sur la 3ème et ouvrir comme un goret :-).

Rien ne se passe dans un premier temps le moteur repart gentiment et deux, trois secondes plus tard l’élastique a dû se tendre et youhouuuuuuu tu joues à la catapulte. Bon là tu as des freins ce qui aide mais gaffe tout de même.

Le temps de quelques photos stylées pour cet essai Harley Street Glide 107 et de tester la conduite sur sable et ornière pour se faire un peu les dorsaux dans le genre, euh on va pas à gauche, on revient sur la route! sous l’œil amusé de Jon, nous voilà reparti tranquille au camp de base.

Une moto de ce type se teste sur des centaines de kilomètre mais vu la cible des acheteurs potentiels il est clair que Harley se rapproche peu à peu des grandes routières des autres marques en combinant son style unique et performances revues à la hausse pour coller à la concurrence.

On rentre sagement et comme j’ai compris que les routes ne permettaient pas d’exploiter le potentiel de ces motos, au moins à mon niveau de demi-poireau, je me retrouve avec la fameuse et ténébreuse Low rider S en ligne de mire.

essai Harley Street Glide 107

Allez banco on cale un essai pour la bête ! Et quelle bête, un coloris démoniaque alliant l’or et le noir, un saute vent et une moto dépouillée pour mettre en lumière la pièce maîtresse un 110 Screamin Eagle pour mériter son appellation « S ». Le « S »chez Harley c’est un peu le GTI d’autrefois, tu sais déjà avant de monter dessus que tu va t’amuser 🙂

Je me sens en terre connue car mon cœur bat pour la gamme Dyna et mon Street Bob de 103 un peu libéré me donne une parfaite référence. Mon essai précédent de la Fat boy S quelques repères supplémentaires. On part avec Laurent qui ouvre la route et dans une grande côte ou l’on se traîne derrière une voiture je décide d’ouvrir un peu….

BROAAAAMMMMMMMM !!! J’ai coupé les gaz juste avant de rentrer sur l’autoroute et fait un demi-tour thug life, comme dirait  mon fils ado, pour rejoindre Laurent qui a eu l’intelligence de tourner avant. Le bougre a pris de l’avance donc je double voitures, ânes, carrioles et je tourne la poignée droite comme tu essores tes chaussettes après la drache en bécane.

Je rattrape le fuyard pour quelques clichés, (merci Laurent pour les tiennes), avant de repartir un peu assagi.

Là encore essai partiel mais autant il m’est impossible de rouler fort avec  un touring sur ces types de route autant le Low rider S est un pousse au crime et un allié de poids à sortit la bête en toi !

Par rapport à mon Street bob c’est clair que je me fais bouffer à l’accélération, les comportements me semblent similaires mais j’ai des amortisseurs shock factory et non les bouts de bois d’origine alors que la Low est en stock. On peut reprocher à la Low d’être un peu moins confortable avec un siège qui pourrait être aussi moelleux que ceux de Mustang mais surtout il y a un défaut majeur : les poignées !

Mais non les gars de chez Milwaukee faut pas mettre des poignées de BMX mais de bonnes grosses poignées nostalgiques afin de nous permettre d’essorer encore plus cette poignée droite 🙂

essai Harley Street Glide 107

Un beau samedi pour cet essai Harley Street Glide 107 avec le plaisir de retrouver les boss Gérard, Xavier et leurs équipes partenaires, Victor, Astrid, Céline… ainsi que faire la connaissance de passionnés comme nous à DBDLT pour partager notre passion et découvrir les nouveaux cadeaux pour adultes de chez H-D.

Merci aussi à Philippe Gürel pour la dédicace de son dernier album « Miss Harley ».

Quel casque moto choisir : vous êtes plutôt lunettes ou visière ?

Adepte du casque moto Jet, j’ai été depuis mes débuts confronté au choix de l’association casque et protection des yeux. Quel casque moto choisir ? Quelle protection des yeux choisir ?

Quel casque moto choisir pour protéger vos yeux et garder le look

Au début vous faites le malin et une bonne paire de lunettes de soleil, noires de préférence, assurent look et protection. Enfin, pour aller chercher le pain car sinon vous allez finir en lapin albinos.

Certains  parviennent pourtant à conduire avec de simples lunettes sans trop de soucis mais je n’ai pas cette chance. J’ai donc testé plusieurs associations de lunettes et d’écrans. Voici les résultats.

Casque moto Airborn avec sa visière

Un bon look pour ce casque moto Airborn mais l’air passe sous l’écran dès 90kmh et le tout n’est pas très stable. Il faut dire aussi que j’avais pris une taille légèrement trop grande pour moi, je l’ai donc échangé contre des pots de Street Bob !

Casque DMD avec lunettes Barstow

Le look du casque est cool mais il faut régler l’élastique et se poser la même question que le Captain Haddock : l’élastique a l’intérieur ou à l’extérieur du casque ?

Extérieur bien sûr mais au bout d’un moment les sangles se détendent et n’assurent plus le même maintien. Tu peux resserrer très fort mais alors tu galères pour remonter tes lunettes sur le casque 🙂

J’ai vraiment vu les limites de cette association quand nous avons fait la descente de Paris à Grimaud avec la gamme Harley Touring. Et que nous avons pris la foudre. J’ai terminé en Warning car la buée avait envahi à tel point mes lunettes que je me sentais tel le poisson rouge abandonné dans le même bocal depuis six mois. Et là c’est chaud car la flotte et la grêle avaient rendu mes doigts aussi sensibles qu’un tractopelle russe et j’avais bien sur serré comme un demeuré la sangle des lunettes.

Attention à cette association car la visibilité est quelque peu restreinte malgré la taille des lunettes.

quel casque moto choisir : Lunettes Barstow

Casque moto DMD avec visière Biltwell

Comme j’aime décidément beaucoup les poissons rouges, me voici donc avec cette visière bubble et encore un sacré look surtout que les coloris sont nombreux et souvent sympa.

3 boutons pression et en avant ! Ca marche pas mal mais dès 100 km/h l’air passe sur les côtés, par dessous  et tu morfles bien, ce qui va tout de même à l’encontre de l’objectif : rouler jusqu’à 130 en mode confort.

La visibilité est géniale mais pour finir la route je passe du chatterton sur tout le tour de la visière, laid mais efficace !

Casque DMD avec visière Biltwell et adaptateur

On garde le même équipement mais on rajoute un accessoire de la même maison Biltwell sur le casque pour pouvoir relever la visière.

Au début je me dis : encore raté, damned ! Ben oui je prends autant les turbulences que sans et en plus la visière a tendance à se détacher des boutons pression…

Les lunettes Barstow sont superbes même en dehors des routes de Californie !

C’est en discutant avec les copains que me vient soudain une étrange idée : je crois que j’ai rêvé, que c’était articulé, plein de perplexité (oui c’est bon mets le disque !).

Alors je baisse à fond à fond – à fond ! – le bandeau articulé et je bouge les rivets de la visière pour ajuster le clip du milieu en premier et les autres ensuite.

Miracle ! La visière est ainsi super efficace et vraiment agréable. Il faut tout de même mettre un bandana ou autre chose sur le nez pour rouler tranquille sur voie express ou autoroute mais là tu rajoutes les bouchons d’oreille et c’est Las Vegas 🙂

casque_bubble

Le look est un peu moins ravageur mais le compromis vraiment sympa.

Et vous c’est quoi vos solutions ?

@vinceberthelot

PS : on reviendra sur le fameux bandana et lunettes ou visière car avec l’hiver on va bien se marrer sur la buée qui remonte dès que tu es arrêté !