Une rentrée 2020 chez Harley pleine de watt !

Bon on va pas se le cacher mais depuis un moment chez Harley les nouveaux modèles ne soulevaient pas l’enthousiasme des habitués de la marque. A Broaam un CVO ultrasuper limited à 40 000 boules on passe notre tour et on lorgne du côté de Mustang !

Alors on allait voir chez Indian, chez Triumph, on essayait des modèles retro, on versait une larme en pensant à la dernière Dyna S et son moteur de 110 diabolique.

Et puis là bada boum un CP (non pas classe primaire mais communiqué de presse) arrive sournoisement dans nos mails et t’as le sourcil qui se fronce, le palpitant qui démarre et l’imagination qui cavale.

La MOCO s’est réveillée Alléluia mes frères !

Deux modèles montrent cette révolution :

  • La livewire
  • La Low Rider S

Les doigts dans la prise

Alors je sais la livewire, trop chère, pas assez d’autonomie, plus vraiment une Harley et blabla, ressert moi un demi Simone…

Sauf que de plus en plus de motos électriques arrivent sur le marché et que forcément les recharges rapides vont se répandre sur le territoire. Mais surtout la Livewire correspond à un Telsa, c’est à dire une dynamo qui fout une branlée aux moteurs atmosphériques et avale le KM départ arrêté comme un red neck les hot dogs. Ce truc est une catapulte et Harley a prévenu, tout le monde ne pourra pas l’essayer vu l’arrivée massive de la puissance 120 bourrins ou watt, qui au passage peut passer à près de 170 sous les doigts d’un spécialiste.

Imaginez le rapport poids / puissance de la bête et ce que ça peut donner sur des routes viroleuses bon en tirant dessus faudra pas espérer plus de 150 km mais à ce rythme généralement tu fais une pause, là faudra là faire près d’une recharge :-))

Model Year 2020 Asset Capture Production MY20

Venons-en maintenant à celle qui va devenir si on en croit les caractéristiques techniques et les photos de Harley une icone de la marque.

La Low rider S s’affiche dans une livrée noire et bronze et on jurait revoir nos vielles dyna avec deux cadrans sur le réservoir, deux pots shotgun parallèle et un saute vent qui ajoute au caractère féroce de la bête.

Model Year 2020 Asset Capture Production MY20

295 kg pour le moteur de 114 de dernière génération, fourche inversée, amortissement du soft tail, 93 chevaux, un gommard de 180 et enfin un double disque à l’avant on se dit que Harley a mis le paquet pour répondre à la demande de nouveaux modèles qui conservent le « Harley spirit »

Model Year 2020 Asset Capture Photography.

Ils ont remis un feu arrière du même type que j’avais sur mon 883 sportser de l’époque, des risers pour le guidon, une selle basse, aaaah  c’est beau et la nostalgie des lignes alliée à la modernité du châssis comme de la mécanique permettent à Harley de taper fort avec ce modèle.

On à hâte de pouvoir essayer ces deux modèles et au passage on suivra la concession Borie de villiers sur Marne qui parle déjà de pousser encore plus loin le vice en préparant spécialement cette bouffeuse de gomme avec arbre et came et autre joyeusetés.

La bête arrivera en octobre et bouquet final…son prix sera en dessous de la barre fatidique de 20 000 €.

 

Steeve revient ils ressortent des scramblers ! Scrambler 1200 Triumph

On doit l’avouer pour nous scrambler c’est forcément Steeve McQueen , la grande évasion et cette moto de route qui termine en bécane de cross mais sans pouvoir lui permettre de s’envoler vers la liberté ! Il roulait en compétition avec une Scrambler Bonneville de Triumph et on comprend donc toute la légitimité de la marque à ressortir un modèle sous ce nom.

Alors Steeve à peaufiné cette idée et c’est amusé à alléger et modifier des bécanes de route pour lui permettre d’aller tâter tout type de terrain. On vous rappelle pour les plus jeunes et les plus ignares (gna gna) qu’à l’époque les trails n’existaient pas !

Ces machines avaient vraiment de la gueule et des décennies plus tard certaines marques se sont dit que vu le courant néo-retro ce serait peut-être une bonne idée de relancer ce type de machine avec toute la modernisation actuelle.

Nous avons donc été tester la Triumph scrambler 1200 XE. Une bien jolie moto qui donne envie de rouler et de la tester sur la route et chemin.

Les bons points de cette machine sont bien sur un look vraiment réussi, un moteur bien rempli et plus plaisant que celui de la BMW R nine T que nous avions essayé, une position cool, une instrumentation poussée qui permet comme on en a l’habitude désormais de choisir sa cartographie.

Libéré! Libéré!!!

Elle est facile à conduire avec une boite sans problème, une souplesse du moteur, une bonne patate dans les tours vu son couple généreux.

En revanche on n’est pas aussi dithyrambique que Motorlive qui s’enflamme sur sa vidéo à la limite de l’orgasme (si si J )car la machine a aussi ses revers.

Elle est haute et assez lourde ce qui est paradoxal pour une volonté de pouvoir l’emmener sur du hors route et en dessous de 1M75 vous serez sur la pointe des pieds (hauteur de selle 840 mm) donc méfiance dans les passages difficiles et à basse vitesse…

Les plus gros souci c’est ce pot qui remonte vers le haut de la selle et passe bien entendu près de votre jambe. En voyant ce pot j’ai kiffé, en conduisant cette bécane j’ai râlé ! C’est simple tu dois écarter les jambes pour ne pas rôtir… vous me direz en Harley j’ai l’habitude, oui mais je n’essaie pas de sortir de l’asphalte avec ou alors sous la torture ! Là c’est le look au prix du confort car les protège chaleur c’est nada en fait, ça évite la brulure mais pas la chaleur. La mauvaise foi de certains essayeurs qui t’expliquent q’un scrambler ça se conduit sans serrer la machine…et au feu rouge crétin si tu ne fais pas 2 mètres tu la serres pas la machine avec les pieds à terre ?

Revenons sur le moteur et ses sensations. Les sensations sont au rendez-vous et vous vous ferez plaisir mais quid de l’efficacité ? Et bien sur ce point je serai moins affirmatif pour avoir testé cette moto et la Triumph Tiger 800 avec le copain Ian Scott, on a pu se tirer des bourres, tester des départs lancés sur les mêmes rapports et….le 1200 a bien du mal à se débarrasser de la petite tigresse !

Cette Tiger est un 3 cylindre qui envoit 95 bourrins pour un poids de 200 kilos, la scrambler elle pèse 205kg et est un bicylindre de 90 chevaux…Et oui la cylindrée ne fait pas tout même si elle a du couple et plus d’allonge ! En effet sur la Tiger au feeling tu as envie de passer la 7 et la 8 au lieu de tirer sur la poignée alors que le scrambler lui fait sentir ses poumons.

J’ai aussi été un peu surpris par les manœuvres à basse vitesse sur la scrambler qui semble un peu tomber de sa hauteur dans les virages. En hors asphalte le peu que nous ayons pu tester m’a amené une réflexion philosophique, oui ça passe avec la scrambler qui est même sympa mais ça passe 10 fois mieux avec la Tiger !

Donc au bout d’un moment on se demande pourquoi relancer des scrambler maintenant que nous avons des trails ? Ne me jetez pas des pierres mais à vrai dire moi qui était chaud patate pour la scrambler je me suis attaché à la Tiger. Cette moto est d’une facilité déconcertante, elle donne envie de se barrer au loin sans se poser de question sur le terrain, l’état de la route. Les suspensions, les freins, l’instrumentation sont sans reproche.

On a discuté le bout de gras avec le possesseur d’une Tiger sur équipée et il en était ravi, il avait laissé tomber les efficaces mais lourdes teutonnes pour ce modèle et ne tarissait pas d’éloges sur sa monture. Si le moteur vous parait juste la 1200 offre elle 140 chevaux pour 40 kg de plus seulement.

La tiger commence dans les 11400 mais la plus équipée atteint les 15 000 et la scrambler faut rajouter au moins 2500 €

Comme quoi ne vous fiez ni aux essais trop complaisants parfois, ni aux caractéristiques sur le papier, ni au look mais essayez car vous pourriez bien être surpris et changer d’avis !

 

Merci à TRIUMPH RPM 77 de nous avoir prêté ces deux motos bien sympas !

 

Pour les prochains essais on essaiera la dernière gopro avec stabilisation d’image 😉

En route pour Punta Bagna !

Quand on prend la route, on a toujours comme les marins prenant le large, un fond de culpabilité de quitter sa famille qui dure généralement quelques virages pour être remplacé par le plaisir de s’échapper du confort habituel et d’enfiler les kilomètres de routes et les heures à moto à savourer ces moments pour ainsi dire hors du temps.

Mon âme de poète (si, si!) se délecte alors des odeurs de la route, du changement de température entre l’asphalte brûlant et les passages en forêts où l’air devient plus léger, où les senteurs des bois nous parviennent, des virages pris plus ou moins vite ou avec une douce langueur, de mes ami(e)s qui m’entourent, de soleil qui nous cloue si tôt nos Harley arrêtées…

La route pour Punta Bagna fut encore une nouvelles fois un moment, je n’oserai dire de grâce vus les australopithèques qui m’entouraient mais d’une douce félicité réveillée par des éclats de rire et des échanges magnifique de répliques à la Audiard ou San Antonio.

Ensuite Punta Bagna et son cirque, le col du Galibier ou bien entendu la Gopro m’a lâchée, les apéritifs avec de bonnes doses d’alcools et d’amitié réunissant France Street bob avec le nord, le Sud, la Région Parisienne comme les Belges. Les Hell’s et les différents MC heureux comme si parvenus à Babylone. Enfin et pour certains surtout des bécanes incroyables, des groupes de music, des paysages grandioses et toujours le plaisir de se retrouver, de discuter, de rire.

See you soon Bros !

La route…
Work less Ride More

Punta Bagna

Soif !

 

 

Le Boss, J2M, un hédoniste en Harley

Jean-Marc, ou J2M dans le monde de la moto est l’exemple du bon Titi parisien qui se serait bonifié avec l’âge. Toujours le sourire au coin des lèvres, jamais avare d’un bon mot, d’une galanterie sans failles mais pas sans arrière-pensée pour la gent féminine et soucieux de son allure en mode élégance biker.

Notre J2M n’a pas commencé comme beaucoup de Harleyiste passé la quarantaine mais a grandi avec le monde de la moto.

On vous propose son portrait dans ce billet

 

J2M, tes premiers souvenirs à moto, pas celle des autres mais la tienne, remontent à quand ?

J’avais à peine 13 piges (1972) que je traînais rue Marcadet dans le 18ème ou la boutique LADEVEZE vendait des 50 italiens genre testi. flandria…

J’étais comme un fou !!

Ça commence là

Après c’est l’escalade 😂😂

Kreidler- YR5-500XT-TENERE-VFCH750- 1200 bandit -Trophy-GSXR-1200RT et j’en passe…

On se connait, car on roule en Harley tous les deux et on a partage des rides, mais tu as bien d’autres motos passions et en particulier un attachement au tout terrain avec pas mal de voyages à ton actif. tu peux nous donner quelques exemples ?

Oui j’aime la moto sous toutes ses formes.

Grâce à un copain j’ai fait stage de piste en 2017

Puis 1 mois en enduro pour traverser le Laos avec des potes et 2000km en Royal Enfield en Himalaya et cette année un raid humanitaire au Sénégal.

J’éprouve un sentiment de liberté, de gérer ma route qui fait partie de mon équilibre et j’éprouve à chaque fois le même plaisir!!! Les motards savent qu’en roulant l’esprit vagabonde et nous permet de sortir du quotidien.

Ce plaisir est avec les années resté Intact et puissant.

Je roule aussi avec un V11Le Mans (moteur d’anthologie), et une R80/7 de 79.

Le plus beau souvenir de toutes tes escapades en moto ce serait lequel si on ne devait en retenir qu’un seul ?

Le prochain…

Plus sérieusement Mes premiers tours de roues à Rungis en 74 en Testi.

Une anectode :

Dans les années 90 avec mon frangin en FJ1100 et moi en VMax.

Sur l’autoroute du Sud on se tire une bourré de ouf genre poignet vissée pendant 30 bornes et à la pause on constate qu’un Piaf était venu mourrir sur le carter de mon VMax

Un Paris -Fakker-See avec un MC à travers les Alpes et 11 cols à plus de 2000 mètres restera un super moment.

(NDL : en effet on imagine le trip grandiose !)

La Harley par rapport aux autres motos ça représente quoi de particulier pour toi ?

Un état d’esprit

Un moteur sympa, les potes, la bande la rock and roll attitude.

Un regard dans le miroir Brando roule avec toi et son célèbre BRMC.

J’aime ce côté moto simple un cadre un moteur et basta

Et avec toute cette répression actuelle tu fais moins le con en VTwin qu’en GSXR

Tu as encore de beaux projets de voyages, de rides  dans les années qui viennent ?

Oui un petit tour à Punta Bagna en juin avec les copains, traverser la France en juillet avec mon dernier fils en Africa Twin de 95

Puis en août l’Albanie avec ma chérie.

Merci à toi J2M pour cette interview, ta pêche, ta bonne humeur et ton humour souvent décapant !

Essai du casque Biltwell Lane Splitter Rusty Butcher

Depuis que je roule en Harley j’ai eu plusieurs casques mais que des casques jets dont un Airborn devenu trop grand et cédé à copainG  et un DMD que je garde pour les petits trajets et beau temps. Le problème avec ces casques c’est quelle que soit la qualité du casque tu es amené à mettre soit des lunettes du type aviateur soit des écrans et un foulard pour te protéger la bouche et nez surtout en hiver.

Là c’est la galère entre la buée qui monte, le cache qui sous la pluie devient un instrument de torture décidé à te noyer lentement, les rayures sur la visière qui ensuite au soleil te crèvent les yeux et enfin dépassé les 110 kmh ta tête qui ressemble à celle d’un boxeur pro cherchant à esquiver des directs. C’est bon j’ai été objectif sur ce coup là ? donc ça fait cher pour sentir le parfum des fleurs le long des nationales.

Donc là je décide passer à un intégral ! Ouai c’est moche un intégral sauf que désormais la gamme s’est développée vers du vintage avec plus ou moins de bonheur. Pas trop tenté par le look des années 1970 finalement j’ai été séduit par le look et les avis sur ce modèle biltwell le rusty Butcher (Boucher rouillé c’est mon nom de guerre et plus bec à foin !)

Alors après 1800 km sur autobeurk, en ville, en campagne, sous la pluie et le soleil voilà un compte-rendu mes bons lecteurs et mes belles lectrices !

Le casque est superbe, le système d’attache est rustique et costaud car on reste dans la boucle double D, vieille comme la première harley et pour le reste allez voir les descriptions techniques sur n’importe quel site bande de feignasses !

Bon bref on est bien dedans, un peu joues de hamster au début avec les protections au niveau des joues mais le sentiment d’être bien en sécurité avec un look qui ne laisse pas indifférent.

J’avoue que le « Work less, Ride More » ça m’a bien parlé 🙂
Casque Rusty butcher

Allez Broaam on passe à l’essai en dynamique.

Avantages :

  • Un champ de vision impeccable, on est loin des casques en mode bunker et c’est bien agréable de ne pas devoir se dévisser la tête pour regarder à droite et à gauche.
  • Une ventilation simple mais efficace avec les aérations devant le casque et derrière en haut. Pendant la roule sous la pluie, quelques gouttes d’eau sont passées mais vraiment rien de notable et au miracle jamais de buée à l’arrêt!
  • Système d’ouverture et fermeture de la visière bien pensé et qui enfin renvoi aux oubliettes ce qu’on connait tous comme bruits avec nos visières sur nos jets. On peut même rouler avec la visière mi ouverte et ensuite le système avec l’ergot en métal permet de vraiment ajuster la visière au casque.
  • Résistance au vent. Enfin je n’ai plus l’impression qu’un dingue veut m’arracher la tête par des mouvements de droite à gauche. Terminé le côté parkinsonien du casque jet et sur route privé rien ne bouge à 160 kmh 🙂 On note une espèce de mentonnière qui permet de limiter la rentrée d’air à grande vitesse…bon on n’est pas non plus sur des missiles Hayabusa hein !

Bon alors parfait ce casque ? Hé non il y a un bémol mais non rédhibitoire : L’insonorisation.

Alors là on n’est pas une chambre d’un 5 étoile comme le shangri-là mais plus dans du formule 1. Ce casque est aussi bruyant que mes anciens jets ! Pour les bouchons d’oreilles, ceux que je mettais d’habitude ne fonctionne plus car pour enfiler le casque sans les virer faudrait deux tailles au-dessus. Donc direction les bouchons d’oreille silicone en mode Quies et là c’est impeccable.

Voila ce que je pouvais vous dire sans en faire trop malgré le Captatio benevolantiae qui nous relie. Alors sans faire tabula rasa des autres modèles ce Biltwell avec un bon code promo peut-être touché dans les 220 € ce qui en fait une belle affaire qui vous permettra comme moi de passer chez le coiffeur !

BMW R18 : retour vers le passé en beauté

Bon vlatipas que BMW qui nous avait assez déçu lors de notre essai de leur j R nine T vient secouer le monde tranquille du gros custom de caractère, donc américain 🙂

Alors Jackie il se calme on parle pas de ta R 18 à jantes larges mais de la nouvelle tentative de la BMW Motorrad de conquérir des parts sur le marché du custom. il faut dire que les panzers n’ont guère conquis les aficionados de ces machines coooooooool !

Sur le papier et sur les clichés elle nous donne une bonne claque cette BMW ! Bon ne rêvez pas non plus, elle ne sera pas en concession demain mais BMW nous dit « BMW Motorrad présentera une moto cruiser de série propulsée par le moteur « big boxer » en 2020″ sur les bases de cette moto concept.

A voir les bike show avec ce moteur, c’est de la très grosse gamelle et certains seront conquis par l’esprit Zen de cette machine toute en longueur et dépouillée mais d’autres seront rebutés par ce moteur si imposant.

La position de conduite à l’air sympa et on se demande si BMW poussera l’esprit custom jusqu’à proposé des commandes avancées.

En tout cas nous on trouve une réelle beauté à cette machine, reste à entendre le bruit, tester le Broam du moteur et la partie cycle pour se dire qu’on a peut-être trouvé une alternative aux modèles de plus en plus technologiques de Indian et HarleyDavidson.

Cependant il faudra aussi une révolution dans les concessions à l’esprit peu biker où la rigueur allemande n’est pas seulement un cliché dépassé. Allez BMW on y croit !

Présentation de la FTR 1200 de Indian

Alors soyons clair, à une soirée Indian je suis comme un indien dans la ville et encore je ne suis pas venu avec un blouson harley mais tout de même aucune tête de connue si non les proprios de la concession Indian de Pontault combault  et un gars de la presse moto.

Du coup je ne suis pas resté longtemps mais assez pour prendre ces quelques clichés et me dire que cette 1200 FTR doit être un sacré jouet.

D’ailleurs on le verra à l’essai mais ce sera peut-être paradoxalement son défaut car l’engin semble plus fait pour le fun que pour devenir votre fidèle destrier à tout faire bien que l’on puisse considérer cette moto comme un roadster.

Des essais statiques il ressort que les plus petits bikers devrons passer par la pharmacie pour s’acheter des semelles compensées car pas mal étaient sur la pointe des pieds !

Indian

Côté moteur c’est celui de la Scout (essayé http://broaam.fr/essais-scout-indian-bobber-et-sixty ) revu pour en tire non plus 100 chevaux mais 120 et là je pense que ça va un peu déboîter poignée dans le coin.

En revanche grosse différence dans la position ou on se retrouve plus en position de jockey que de chaise longue… Les pieds sont en arrière typiquement en mode roadster et non cruiser.

Il y avait du monde pour cette soirée de présentation et une grosse attente des essais à venir mais pas de date encore précise.

En tout cas c’est sympa de voir que cela bouge dans notre milieu et que le temps des copies et fini avec de belles innovations même si certains bikers ne daigneront même pas jeter un regard à cette Indian hors des entiers battus, j’ai des noms 😉

 

 

Essais Scout Indian Bobber et Sixty

Dans le dernier billet nous vous avions raconté le monde désenchanté de BMW et des teutonnes efficaces mais sans joie.

Pour ne pas dépérir avec l’ami Iann nous avons continué notre périple vers la concession Indian Higway custom à Pontault combault. Là, changement de décor, on est plus cuir que métal et de l’accueil de technicien chez BMW on passe à celui bien plus chaleureux et décontracté en mode US.

Iann connait la marque et cette concession puisqu’il a chanté pour eux lors d’une soirée mais n’a jamais essayé leurs motos. Après 30 minutes de discussions à bâtons rompus nous voilà avec les clefs de deux scouts et un essai de longue durée.

Scout sixty pour Iann et Scout Bobber pour votre serviteur, on enfourche sans peine les deux bécanes avec une hauteur de selle typique bobber, c’est-à-dire basse pour ceux qui suivent. Les positions de conduite sont les mêmes, on est bas et les pieds en avant mais cependant bien calé ce qui nous permettra de faire de la borne sans souffrir du dos.

Nous sommes partis depuis 5 minutes quand on s’arrête à un feu rouge côte à côte et Iann relève son casque pour afficher un énorme sourire « c’est génial ! ». Nos deux motos sont équipées de pots qui chantent de belles mélodies, on peut faire confiance à Akra et Vances pour assurer de ce côté-là et dans les quelques tunnels pris lors du départ le chant des accélérations réjouit nos âmes !

Enfin nous voilà sur des motos vivantes qui donnent du plaisir, là on est vraiment dans une expérience sensorielle qui marque et non un simple moyen de transport. Chaque accélération se traduit par un bruit envoûtant et une bonne poussée de ces twins généreux.

Nous prenons les belles routes pour nous diriger vers Blandy les tours que le copain Eric Benoit de Betteraverie (non ce n’est pas un noble mais sa région 😉 m’a fait découvrir. Il fait beau et on enquille ces routes avec de grandes courbes sans trop regarder le compteur mais dans le gras du compte-tour et en sixième. Le bobber est un rail et autant je suis un poireau à basse vitesse autant j’adore enquiller ces virages poignée bien dans le coin mais peu à peu je vois Iann s’éloigner, ce qui me déçoit sur sa capacité Rock’n roll à moto :-).

Le plaisir de rouler sur ces machines est vraiment addictif, on finit tout de même par se poser au petit restaurant en face du château et en terrasse grâce au nouveau propriétaire qui se fait tout de même pourrir par sa femme d’être aussi gentil. En octobre normalement pas de terrasse !

Du coup on va avoir le droit à un défilé devant nos montures du jour avec de multiples questions entre l’entrée et le dessert, délicieux au passage. Ces motos attirent l’œil des motards comme des passants.

Nous repartons repus et pourtant rien n’y fait au lieu de rentrer directement à la concession on ne peut s’empêcher de prendre des détours pour profiter encore un peu de cette journée. On change de montures à ce moment et là je comprends que mon poto est toujours R’R mais que le comportement de la Sixty est différent, la belle a une tendance à dandiner légèrement du derrière au-dessus des 120 km/h qui rend plus prudent sur l’essorage de la poignée. En revanche Iann découvre les joies du missile Scout et me distance largement à son tour avant de s’arrêter et rechanger nos montures car il aime bien quand ça dandine lui 🙂

Retour enfin à la concession et nos bananes sont plus expressives que le meilleurs des comptes rendus.

J’aime vraiment cette gamme de chez Indian qui vient sur les terres des ex dyna et désormais Softail. Rude bataille sur ce secteur en perspective avec les nouveautés 2019 chez Indian et Harley que nous essaierons dès les températures supérieures à mon frigidaire.

 

Bonne année 2019 !!!

 

Essai d’un dromadaire et d’une moto de hipster chez BMW

Bon à force de regarder les photos de l’ami Chazter, a doucement germé dans mon faible esprit l’envie d’essayer une moto différente, la nine T bmw urban (R nineT Urban G/S) gs. Rien que le nom déjà ça fait peur !

Une jolie moto qui semble pouvoir être à l’aise aussi bien à la ville que dans les champs voir plus loin encore et j’ai toujours aimé la couleur orange 🙂

Nous voila donc parti avec l’ami Ian scott pour essayer ces merveille, enfin lui a fait preuve de mauvais goût en réservant un dromadaire au doux nom de 1250 GS qui a autant d’option qu’un abonnement à canal+

Nous voila donc chez le concessionnaire BMW du coin qui nous explique que l’heure c’est l »heure et que on aura donc une demie heure pour essayer. On lui explique que pour faire des photos et un billet c’est court et on est venu sur l’heure du déjeuner pour rouler un peu plus longtemps. Là on se heurte à une discipline et logique toute allemande, ils ferment pendant l’heure du déjeuner donc faut ramener la moto avant. nous on lui explique qu’il n’y a pas de différence si on lui ramène après déjeuner à l’ouverture, arghh non ça coince.

Bon on obtient 45 minutes et on part à la découverte de la machine après deux, trois explications du vendeur ingénieur. De toute façon sur la GS urban il n’y a rien à part les poignées chauffantes 🙂 Pour l’autre je m’en tape car je sais que ne monterai même pas dessus mais ça ressemble à un porte avion le cockpit 🙂

Je m’installe donc sur la teutonne et là effet bizarre…. Le premier au démarrage avec le flat twin qui oscille grassement de gauche à droite, le second avec  le guidon qui est tout petit en diamètre et les poignées encore plus mais le pire c’est le sélecteur de vitesse et la pédale de frein. Là c’est simple tu te demandes si il y a un partenariat avec Jardialand vu la gueule de ladite pédale qui ressemble plus à un outil pour désherber que pour freiner.

Pour freiner ça freine et au premier rond point ça me colle le casque à la figure et le nez au dessus du guidon ! Rien à voir avec le freinage de ma Harley en mode Bob l’éponge.

La position est moyenne car on est sur un roadster donc pied en arrière et buste penché mais pourtant elle fait pas 160 chevaux et vu l’absence de protection tu oublies au dessus de 140 kmh en croisière.

Alors ma plus grosse déception reste le moteur qui est bien trop linéaire, faut vraiment tourner et monter dans les tours pour avoir quelques sensations. En tenue de route c’est un formidable jouet avec une garde au sol plus que généreuse , un poids léger et un bon équilibre mais rien à faire pour moi c’est pas une #joymachine.

Ian me propose d’échanger ce que bien entendu je refuse car je veux bien essayer une moto de hipster mais pas un dromadaire avec pare-brise électrique, embrayage semi automatique et garde au sol pour passer des rivières sans se mouiller les pieds. En plus ça m’amuse beaucoup de le voir faire des pointes et se battre avec la bavaroise pour comprendre comment éviter les départs en mode canon ball 🙂

En revanche comme c’est un copain on s’arrête pour prendre quelquesphotos et lui permettre d’essayer le jouet BMW. Le verdict sera le même.

Finalement ils avaient raison chez BMW 45 minutes c’était largement suffisant.

Ces motos doivent être géniales pour certains mais ce n’est pas du tout ce que je recherche pour ma part et je ne parle même pas de l’univers BMW très spécial et un peu froid.

On était limite déprime et c’est là ou en repartant on s’est rappelé qu’il y avait une concession Indian juste à côté et là…

On remercie BMW de chez Pontault combault pour nous avoir confié leurs bécanes, bon leur avait laissé nos cartes bleues quand -même hein 🙂

Suite au prochain billet en scout mode bec à foin est dans le vent !

Montage d’un Easyclutch sur une Harley Street Bob

Hé bien oui j’ai cédé à cet accessoire qui fait aussi honte à certains bikers que de rouler sur une allemande ou une japonaise ou boire une menthe à l’eau en compagnie du HOG.

A propos d’allemande je précise de suite que c’est bien easy clutch et non easy dutch donc pour les plans teutons allez voir ailleurs ! Quoique l’on vous proposera le compte rendu d’essai d’une teutonne bientôt 🙂

J’avoue j’en ai eu marre d’avoir des crampes avec un embrayage aussi dur qu’une brioche de 10 jours et un point mort aussi fluctuant que les prévisions météo.

Alors j’ai trouvé cette pièce, le easy clutch et pas cher, enfin la pièce environ 40 € car votre concessionnaire vous prendra bien dans les 300 € tout compris pour la mettre en place.

La solution ? Vous mettre à la mécanique ! Bon là certains qui me connaissent pouffent et ils ont raison puisque je ne suis même pas capable de régler le jeu de ma poignée d’embrayage pourtant il parait que c’est facile selon mon maître en mécanique Eric dit Rico pour les intimes.

A le voir onduler son corps autour de la moto ça semble en effet facile mais pour ma part dès que j’essaie de dévisser un truc ça part en sucette.

Alors messieurs dames grâce à la coopération de Rico deluxe voici le montage de la fameuse pièce qui va vous changer la vie en adoucissant cette foutue poignée d’embrayage.

En premier on détend l’embrayage, genre 1 ou 2 jack et une clope puis une petite discussion tranquille… ou plus efficace en le dévissant.

Il faut ouvrir ensuite la jolie trappe de l’embrayage avec ses 6 vis qui font bien sûr de la résistance mais beaucoup moins les malines quand le rico il leur a mis un coup de marteau sec dans la gueule. Ca je sais faire aussi  sur ceux qui critiquent mon goût vestimentaire à moto !!!

Par contre faut démonter les silencieux si non ça passe pas et ça c’est toujours un peu chiant…

Ensuite c’est là différence entre un mec comme moi et Eric pour sortir l’ancienne pièce il faut enlever un serre clip et là moi, soit je le péte soit il se détend et je le mets sur orbite ! L’homme lui reste calme comme un chirurgien zen et réussit l’opération de changement de pièce puis celle de remettre le clip à la seconde tentative. Là on voit l’artiste,  il y a 3 petites billes d’acier et l’astuce pour les faire tenir : de la bonne graisse bien épaisse !

L’easyclutch c’est la pièce gris clair 🙂

On remet le boitier, on resserre les vis, on remonte les silencieux, on retend le câble et on vérifie l’embrayage qui doit s’être bien adoucit.

Après on test comme lors d’une bonne arrache bike de 4 jours de 700 km sous la borne et on comprend au retour qu’il y a un problème. Plus de point mort…du tout ! Des vitesses qu’on passe à grands coups de latte et une moto qui en première, poignée tirée d’embrayage à fond continue d’avancer !

Cool je dois éteindre le moteur à chaque feu rouge et tenter de rouler le plus possible sur la même vitesse.

Je prends donc RDV avec le docteur Rico qui aura besoin de 5 minutes pour remettre tout cela d’équerre en retendant cette connerie de câble qui avait trop de jeu.

Pour fêter cela on se fait une petite ballade et là satisfaction le point mort est ressuscité d’entre les pignons et la poignée demeure virile mais supportable en revanche grosse surprise après essai l’embrayage de sa nouvelle Deluxe est plus doux que le mien avec le easyclutch ! Ce gars est un sorcier !

Vous avez mis cette pièce ou vous y pensez ?

 

See you on the ROAD !