Mais que sont devenus les hipsters ?

 Non je ne m’inquiète pas mais je me demande quand même !
Puis avec le coronavirus les barbes c’est plus à la mode.
Tu sais le masque obligatoire pour les hipsters c’est comme le Capitaine Haddock avec sa barbe tu ne sais pas si tu la mets en dessous ou au-dessus alors ça l’empêche de bien dormir et eux d’afficher leur coolitude.
Pas de rendez-vous à la Mecque du wheels and waves so branchouille cette année ! Les accros auront la nostalgie mais qu’ils sachent qu’on en a fait presque un reportage animalier aussi chiant qu’une émission de fin de programme sur Public Sénat.
 Merde ils ont du annuler cette année et tu imagines les gars qui sortaient leurs motos pour faire enfin dans l’année LE Ride de 900 km ! Bon en fait ils venaient avec leur bécanes mais en remorque ou sur les plateformes de pick-up branchouille. Tu viens au WW avec un vieux pick-up rouge Ford et dedans tu as ta préparation. Tu vois alors la préparation… c’est spécial aussi pour les hipsteurs, ces gars sont capables de t’acheter tout de même une bécane avec un avant de trail, l’arrière d’un bobber et un éclairage de mobylette si c’est signé par un préparateur à la mode. Tu rajoutes une peinture qui a été fait par un enfant qui adore le psychédélisme et là t’es au TOP !

Droits d’auteur :©FrancescMontero

C’est un style de vie hipster, rien de moins ! Le genre du gars qui philosophe sur le sens de la vie le regard dans le vague (ou les vagues pour le WW) pour te parler du bonheur de rouler sur un rigide à carbu avec la casquette un peu relevé sur des des lunettes à la mode en touchant légèrement sa barbe .
« On perd le son mais on gagne le silence! »  Phrase docte d’un préparateur d’une moto électrique :-))
Tu vois toi aussi tu en as rencontré ! Les hipsters ne transigent pas sur la qualité des chaussures car ils marchent beaucoup plus qu’ils ne roulent dans Paris entre deux bistrots et trois terrasses. Le hipster tu le vois aussi évoluer avec grâce entre deux soirées et un fabulous event. C’est pas son truc de rouler pour rouler, ça se comprend, lui il roule pour vivre une expérience dont 90% se passera une fois descendu de la moto autour d’une bière à la mode et de discussions enflammées.
Des fois ils prennent la route mais n’imagine pas que ce soit en mode Laurent Cochet ! Ah non…la route c’est entre entre Bastille et Gare du Nord et pour les plus aventuriers dans la vallée de Chevreuse avec nappe à carreaux pour le pique-nique.
  Alors pourquoi j’ai du mal à les considérer comme des motards ça je sais pas je n’ai pas encore vu mon psy. Mais j’ai j’ai eu envie ce matin de faire un billet de blog de rageux, de haineux sans calcul, juste une impulsion, avant de reprendre cool la bécane avec les copains et de taper la route en se heurtant à la barrière des 100 km.
Alors la route. hein … Moi je vais pas faire mon malin mais tu peux en faire des bornes en évoluant dans un périmètre de 100 km et des réservoirs qui permettent de parcourir 250 km sans s’arrêter en panne sèche.
Après tu le sais bien si tu as fait des rides que les bikers ça s’arrête autant que les hipsters qui prennent des photos mais avec des envies de pisser, problème de prostate ou excès de bière.  C’est bien connu aussi, on a tous nos clichés.
Je te quitte, prends ça au second degré et puis on se retrouve dans des des billets  à la sauce broaam plein d’énergie, de good vibrations du Bob, et de belles images si ma nouvelle GoPro arrive et que je suis meilleur en vidéo qu’en mécanique !

Le club style en Harley ? Le look et la performance !

Dans le monde Harley il y a eu de multiples modes de transformation des motos que ce soit vers les choppers, diggers, cruiser, roadster, café-racer, baggers et demande le reste à ta sœur.

Souvent c’est l’esthétique qui prime et bien des bikers roulent sur des bécanes qui, du point de vue ergonomique et performances, sont des aberrations …Mais bon allez expliquer ça à des fondus qui roulent en rigide et fonte, vous aurez autant de succès que de parler barbecue à un vegan.

En Harley je préfère rouler moche et efficace que beau et pénible et du coup en tant qu’heureux  possesseur d’une Dyna je me suis intéressé au style club qui revient à la mode depuis ces deux dernières années.

J’ai été aidé en cela par le copain Sony Le gitan du forum France Street bob qui nous a permis de suivre sa transformation d’un street Bob de 2019, oui bon personne n’est parfait et #StayDyna 

Alors le style club c’est quoi ? Certains répondraient hâtivement c’est le style Sons Of Anarchy, et les bougres n’auraient d’ailleurs pas tort ! Mais ce serait oublier que SOA s’est inspiré des vrais MC de la côte Ouest des US.

Car c’est bien des MC (Toi jeune Padawan va sur le lien qui explique ce qu’est un HDC, et un MC 😉  qu’est parti cette tendance avec les FXDT en cherchant à améliorer des Harley stock pour booster  leurs performances. Pourquoi les FXDT me direz-vous , si! si! je vous connais ! Hé bien car c’était en rapport poids, puissance et prix le modèle le plus intéressant mais pas très bien côté de la clientèle habituelle ce qui permettait aux MC d’obtenir des rabais.
Les Club style désormais sont  aussi des regroupements d’amoureux des dyna qui suivent la même voie mais aussi qui osent la couleur.

Généralement sur un Dyna Club style vous retrouvez des amortisseurs de qualité, une bulle plus ou moins haute, un guidon avec des risers de grande taille ou un T-Bar permettant d’avoir une position des mains assez hautes mais pas supérieures aux épaules, un travail sur le moteur et un échappement deux en un là aussi pour la performance.

Les Dyna sont sorties du catalogue Harley en 2019 remplacée par les softail et le pari de Laurent alias Sony est de transformer son Street bob sur base softail en Harley immédiatement identifiable comme appartenant à la mouvance Club style. Nous allons grâce à lui découvrir cette transformation.

Salut Laurent, déjà sois poli, retires les doigts de tes oreilles et présente-toi !

Je suis Laurent, alias Sony le gitan, 42 ans ( sobriquet dont j’ai hérité à 14 ans figurez-vous… suite à un cours de math au collège qui a dégénéré en vaste blague dont je vous épargne les détails). Ex  monteur de chez Dafy, ex mécano Honda et ex mécano HD, sortant de 22 motos de toutes marques et tous styles dont une Dyna FXDBB 2014 et mon actuelle FXBB.

Alors pourquoi ne pas avoir pris une Dyna Street Bob comme base de ton projet et rester authentique ?

Trop exigeant avec la partie-cycle, trop déformé par des années de Ducati  S4RS 998 , 749 et autre 1098 je n’ai pas su m’adapter à ma Dyna que j’adorais pourtant (même si  au final, un roulement de bras oscillant usé était avant tout à l’origine de mes soucis sur la tenue de route), ceci-dit j’ai besoin d’une partie cycle dont la direction est presque verrouillée avec le reste de la moto. J’avais fait un gros boulot sur les éléments de liaisons au sol et du cadre mais rien à faire, je ne m’y suis pas fait.  Plus ou moins à contre-cœur j’ai testé une FXBB que pourtant j’ai allègrement critiquée à sa sortie.  J’ai trouvé une partie-cycle plus en accord avec mes attentes. Cadre « compact » dans son travail, suspensions saines d’origine, un Japonisation dans le bon sens du terme qui fait hurler parfois à raison, les amoureux des Dyna.

Concernant le club style pure, il y a diverses écoles, comme dans toutes les prépa, que ce soient Bobbers, Choppers, Baggers, Slugs etc… on retrouve des sous groupes dans la famille.  Je ne vais pas rentrer dans les détails des familles mais je fais partie de l’immense majorité qui va s’orienter vers un club que je nomme « routier » ou « clone » en ce qui concerne les FXBB noirs.  Donc ici point de Club Style extrême orientation stunt avec une modification de transmission finale, suspension grand débattement, modification de la carto pour avoir toute le couple le plus bas possible et peintures voyantes et agressives, point de Club de showroom qu’on voit partout sur le net avec leurs peintures de folie façon écailles de Carpes etc… 

Ah, globalement je tiens à préciser une chose. Le Club style est une appellation qui est effectivement surtout arrivée dans le « grand public » avec SOA. Comme je le dis toujours, il y a 20 ans, quand j’étais mecano chez HD, je montais déjà des bécanes avec des accessoires « club ». C’était plus rare mais juste ça n’avait pas de nom. Les gens venaient et disaient, je voudrais ma bécane plus apte à rouler un peu plus vite, plus loin et plus longtemps. On montait un guidon à hauteur de l’épaule, on changeait les suspattes arrières, on changeait les plaquettes de freins et on claquait un fairing. Des fois ont ramenait les commandes en médianes, on foutait des reposes-pieds highway au cas où et voilà.  Ca n’avait pas de nom et tout le monde trouvait ça moche. Aujourd’hui le club syle est devenu tellement diversifié que ça va du Naked au GT avec des fairing  présentant des carénages façon Godier-Genoud . Il y a énormément à dire sur le Club, autant que sur les autres familles d’ailleurs mais on ferait 15 pages.

 

On peut en faire plusieurs billets et c’est prévu ne t’inquiètes pas car je pense que ce sujet passionne de plus en plus de possesseur de Harley et certains garages se spécialisent désormais dans ces préparations.

Mais revenons à ta propre transformation d’un Street bob softail (certains s’étranglent en associant ces deux mots mais j’ai pris un coup de Jack au miel avant !) 

Pour l’aparté sur le Softail, il est vrai que ce ne sont plus des Dyna. C’est irréfutable le nier confinerait à l’aveuglement ou une forme de frustration. Mais l’esprit demeure je pense. Le Bob post 2018 reste une moto simple modifiable à volonté ( encore limité mais les constructeurs s’emploient à fournir de plus ne plus d’aftermarket). On sait tous la petite histoire… la MoCo via son équipe marketing de trentenaires branchouilles veut renouveler et changer sa clientèle. Il faut évincer la vieille garde non rentable dont l’image est trop « antique », il faut que l’on consomme de la moto plutôt que d’investir sur des bécanes qu’on va garder 20 ans. 

HD se réinvente, voir se perd parfois en voulant offrir un panel complet et rassurer le client. Le côté extrême exclusif est dilué dans du marketing soft, de la communication moderne et simple, une moto électrique pour montrer qu’on est en avance sur son temps plutôt que de vivre sur le passé et faire peur avec du métal chaud et des odeurs d’huile , gros trail, roadster, motos d’entrée de gamme (les 750)… Vues les difficultés financières du groupe, on a beau leur en vouloir… ils n’avaient pas vraiment le choix… Rationalisation des modèles de construction, réduction du nombre de gestes donc gain de temps et de productivité, de pièces,  de machines outils, de fournisseurs, simplification de la chaîne de montage avec la nouvelle gamme = économies d’échelle = espérer des bénéfices d’ici quelques années… 

La politique de LLD et LOA exacerbée et des campagnes de promotion pour les permis A2 ont accompagné ce changement. Le nouveau Bob a d’ailleurs beaucoup moins de valeur résiduelle car il en tourne plus facilement en occasion. C’est donc un bon plan au passage…

Tout ça pour dire que le Softail Bob n’est pas une Dyna c’est vrai. Cependant froidement, elle enterre techniquement sa grande sœur mais a sacrifié une certaine magie à l’usage.  Le manque de vibrations, cette efficacité voulu… Cette accessibilité a même finit par agacer dans le monde HD.  Le symbolisme du double amorto retiré comme une volonté coupable de faire du mal aux puristes et de les dégoûter. Les vibrations quasi absentes et le compteur de résa retiré sont autant de provocations que les Dynistes convaincus n’ont pas appréciées. Et je crois que c’est volontaire. La MoCo a voulu une forme de rupture. Si je tombe dans la parano je dirais même « diviser pour mieux vendre ? Parlez de moi en bien ou en mal.. mais parlez de moi… De toute façon la gamme est moderne, la nouvelle gamme est plus performante et coûte moins chère à produire sans avoir rogné sur la qualité de fabrication »… Point que je n’ai pas cité, j’ai aussi été séduit par les finitions.

Ce que tu dit est d’ailleurs à l’origine de nombreuses discussions animées sur le forum France Street Bob. Je te rejoins sur de nombreux points mais une seule machine de Harley me fait rêver pour l’instant la future Pan America !

La cohabitation est bonne sur le forum, ça chahute un peu mais ça fait partie du jeu. Mais il est vrai qu’il y a une séparation nette. On partage forcément beaucoup moins car les motos sont techniquement différentes.  On pourrait très bien se séparer sur France Street Bob mais Dieu merci il y a une cohésion forte entre les membres et la cohabitation existe. Des pages et forums dédiés au FXBB ont fleuries ces derniers temps sur les réseaux sociaux, c’est pratique mais l’esprit y est un peu différent.

Pour en revenir au sujet à vrai dire mon Club n’a rien d’extra car je suis un mec commun limité par le budget, l’usage que je veux en faire et mon principe de pouvoir retirer 99% des éléments pour revenir en arrière si je change d’avis. Donc point de 2 en 1 pour moi car trop dispendieux mais de simples Short shots, point de peinture perso mais des décalco de résa… tout ça me permet de mettre de l’argent de côté pour des choses qui sont plus essentielles à mon sens pour un club… les liaisons au sol et la sécurité passive… de futurs suspensions Ohlins ou une jante arrière un poil plus large et un kit Disque avant wave  15 » par exemple.  J’essaye cependant de ne mettre que des marques sérieuses,  donc du Thunderbike, des poignées Alumicore Biltwell, du Arlen Ness à venir pour le pontet de fourche me permettant d’avoir une fourche vrillant moins vu mon pilotage à 90% sur petites routes, Memphis Shades, Heinz Bike dont je suis totalement fan, la moto est bien sûr Stage 1 avec un FP3 qui m’a changé la vie par rapport au SE de ma Dyna, je fais bien sûr confiance à K&N pour l’élément filtrant. Des leviers réglables en aluminium de chez Oberon taillés dans la masse dont j’adore la sobre discrétion, n’oublions pas les risers Bung King, un classique guidon Tracker Biltwell,  la fameuse sacoche de guidon, moi c’est une Burly car très bien réalisé et abordable.C’est d’ailleurs aussi incontournable qu’une clope sur un Gainsbourg une sacoche de risers.

Bien sûr et  obligatoire, une selle sérieuse qui cale bien les reins. Je n’ai pas été dans un délire, une Saddlemen Step up full gel pour être plus haut et avoir une position confortable et ne pas être déçu. Ma seule modification irréversible sera de poser le kit Thunderbike de réservoir avancé.

Je précise que tu n’es sponsorisé par aucune de ces marques et pourtant tu adores leurs stickers sur ta moto 😉

Un détail, j’ai cédé à la vague du Bar light. Seule concession honteuse à Ali express.

C’est quoi ça ? t’as piqué l’éclairage d’un bouge de Bangkok vilain garçon ? Si non combien de temps pour toutes ces modifications et quel budget prévoir selon toi ?

Dans le club style il y a une recherche sur la signature lumineuse. En Dyna on change quasi systématiquement l’optique d’origine pour un modèle Daymaker plus ou moins original ou surtout un très convoité 13 LEDs qui donne un aspect agressif et moderne à la moto ainsi qu’un gain de vision nocturne. En Amérique du Nord on remplace souvent les clignotants par des kits 2 en un avec une cerclage lumineux de position dans le cligno ce qu’on ne peut pas faire en Europe car les motos ne sont pas équipées. Enfin on ajoute un Bar light, une simple rampe de DELs permettant un feu de route large. A la base ce système est un simple ajout d’une rampe provenant de l’automobile. C’est d’ailleurs toujours le cas pour la plupart des gens. Il n’existe que quelques bar light dédiés mais les tarifs sont exagérés. Sur le softail rares sont les changements d’optique, perso je n’en ai que très rarement vu sur les pages dédiées. L’origine a déjà une signature visuelle et en plus est assez efficace ce qui est une nouveauté dans la marque. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous noterez que les Dyna « style SOA » ne s’embarrassent pas de tous ces artifices. Ce style est bien plus proche de ce que j’ai connu dans le passé quand l’expression « club style » n’existait pas encore. Mais tout est en évolution permanente et rapide donc aujourd’hui un Club a quasi une fois sur deux des artifices lumineux simples mais efficaces. 

J’avoue que le bar light est un upgrade bien réel dans la conduite de nuit sur petites routes. Et ça coûte si peu.

Est-ce que tu penses que tu est allé au bout de ta démarche de transformation ?

J’ai encore beaucoup de boulot dessus mais les grandes lignes sont posées pour que ma Harley se plie à mes exigences de polyvalence…. Voilà le vilain mot lâché… La vérité toute nue des club styles de l’armée, des clones des clubs noirs routiers (quoique tous les styles ont une majorité de clones en vérité)…. Polyvalente et avec une certaine sportivité… et si on veut de la sportivité, il faut une rationalisation.

Certains possesseurs de club vont vouloir m’étouffer dans mon sommeil. Mais avec honnêteté je le ressens comme ça.

A vrai dire tu ne mérites pas ton nom de gitan car ne pas avoir mis un deux en un digne de ce nom de Bassani ou TBR en satin s’est refusé l’appel du full métal ! Plus sérieusement les adeptes du Club style passent tous à cet échappement pour le look et la puissance mais toi tu nous dit que c’est trop cher alors que tu comptes partir sur des ohlins hors de prix sur une moto qui justement joue son sur nouveau cadre pour remplacer l’irremplaçable Dyna, tu réponds quoi pour ta défense ? 

Ma défense c’est que j’assume de ne pas me plier totalement aux codes du full Club. Étrange de dire ça alors que ma moto est en plus noire, avec la selle la plus achetée du commerce pour cette préparation et qu’elle présente d’autres codes pourtant d’une banalité affligeante pour un FXBB club. Alors je dis peut-être ça pour me rassurer aussi 🙂 .  Mais j’ai une autre contrainte. C’est aussi de pouvoir un jour repasser sur un esprit plus Bobber si l’envie m’en prends et un 2 en 1 ne me plaira peut être pas. Vu les tarifs des échappements… il faut éviter de se planter, je reste donc sur une valeur sûre et simple qui me semble un choix polyvalent (encore ce vilain mot). Aussi réellement je dois « grappiller »… quoi que près de 700 euros de différence entre le tarif de mes Short Shots et un TBR ça commence à vouloir dire quelque-chose… car vraiment je suis très intéressé par le fait d’améliorer les liaisons au sol c’est directement lié à mon expérience moto ( de file en aiguille cette question m’amène en fait à analyser ma démarche personnelle lol merci) . Je ne suis pas un pilote et je ne cherche pas une puissance démesurée dont je serais incapable de jouir, le plaisir c’est quoi en vérité dans la partie performance d’une moto. La MAITRISE! Ce mot est hyper hyper hyper important en 2 roues. La maîtrise de la vitesse, la maîtrise de la partie cycle, la maîtrise du lien entre les désirs du pilote et les réactions de la machine.

 Tout ça atteint directement le cerveau qui délivre  en contrepartie de la dopamine.. ce n’est pas moi qui le dit c’est une étude. Tellement de gens l’ignorent mais c’est ce qui pousse l’Homme à avoir des passions ou faire certaines choses.  Arriver au point de délivrance de dopamine va vous faire kiffer l’instant, oublier les soucis etc… et cela passe par la maîtrise de ce que l’on fait. Il y a des tonnes de façon de l’atteindre, monter des pièces, voir simplement sa moto, la démarrer, les premiers mètres, atteindre une vitesse élevée pour certains et maîtrise ce dépassement des sens est une véritable drogue etc… Moi c’est la maîtrise et l’exploitation que je veux ( là on sort du cadre du Club style mais il fallait cette aparté je pense)  … Ainsi point de course à l’armement motorisé. Un stage 1 est plus que suffisant. La rage du 107 et son couple sont déjà au delà de mes compétences. Les Short Shots ont d’ailleurs l’avantage étrange de lisser la courbe de couple en l’affaiblissant très légèrement ce qui me permet, en lien avec de longue séances d’autotune d’avoir un moteur plus exploitable qui pardonne plus les excès d’optimisme sur la poignée de gaz qu’avec mes anciens Big Radius.

 Alors mon but est simple, après l’apparence pour flatter mon ego, c’est d’optimiser les liaisons au sol pour jouir au maximum de ce que m’offre le moteur. Si le compromis de départ est réussi. Ont peut largement faire mieux, notamment sur la progressivité de l’arrière et la précision de l’avant. Au passage quel regret de ne plus pouvoir régler les roulements de direction…. Cette dernière est trop légère à mon goût et se marie assez mal au guidon tracker dans quelques situations particulières.  Les réactions de direction sont un peu trop directes parfois. 

Donc voilà, il s’agit uniquement de question de priorité d’usage, d’économies et du fait que je suis plus attaché à la partie cycle qu’aux performances et parfois aux codes.

 

Bon Sony on te remercie vraiment pour toutes tes réponses. Est-ce que tu penses garder cette moto un peu plus longtemps que ta Dyna ? Tu penses qu’elle est suffisamment polyvalente pour affronter les roatrips de plusieurs jours comme les ballades en mode Joe Bar ?

Certains font des roads trip sur des NX125 en traversant toute la France avec madame et les bagages, d’autres sur des 1340 rigides. La moto c’est physique, ça ne sera jamais d’un confort ultime (hors exceptions)  mais franchement ne pas affronter un road trip sur un club basique comme le miens, faut être un peu fragile. Entre la position, la selle ou la petite protection offerte par la bulle, on est très bien. 

Je voulais garder ma Dyna, mais c’était une édition spéciale, j’ai été limité pour ne pas dénaturer l’esprit. Mes soucis de partie-cycle ne m’ont pas dégoûtés car j’en connaissais l’origine finalement. J’ai été séduis par le FXBB lors d’un essai routier et je suis tombé sur une occasion en Or. En plus, n’étant pas spécialement fidèle à un style ou attaché à ce que ce soit une Dyna ou un Soft, on y ajoute la neutralité d’aspect me permettant de dire qu’elle se pliera plus longtemps à mes exigences et je pourrai changer de style quand bon me semblera, le FXBB s’est simplement imposé à moi de façon pragmatique. J’aurais aimé garder ma Dyna mais je n’ai pas les moyens d’avoir 2 bécanes. Chez moi, pour que j’acquière une chose, je dois me séparer d’une autre ou faire un calcul.  Ma Dyna n’est pas perdue de vue, son nouveau propriétaire m’en confie l’entretien courant et je règle les bobos.

Tu vois… la nostalgie camarade d’une moto au caractère unique 🙂

Enfin voilà. J’espère que mon intervention amène autant à en apprendre un petit peu sur ce club style dont on parle de plus en plus ainsi que d’ouvrir un questionnement plus profond sur ce style, pourquoi on l’envisage et ce qu’il entraîne parfois comme changement dans la philosophie HD. Chaque style est une philosophie et une démarche personnelle, c’est l’une des forces de HD.

Sonny je suis sur que ton témoignage intéressera sur ces deux points, d’ailleurs c’est amusant aussi de voir les joutes verbales entre les amoureux des dyna et Softail qui ne comprennent pas le choix des potes qui roulent en touring. La force de Harley c’est que malgré cela on se retrouve tous sur les routes à partager une même passion de la route et le sentiment d’un lien qui au-delà des différences reste puissant.

Avant de tomber dans un lyrisme tout évangélique je tenais à laisser le mot de la fin à deux de tes bros et grands poètes gitans : Nico et Lolo !

Lolo, Ah Sony chui posé dans ma camping avec un flacon du jus de la terre à caresser le tiockel. J’digère le niglo en attedant ton retour.

Nico, Merci mon Sony on va leur manger l’os du coeur aux gajos et après on bicave son brélon de ses morts au Broaam monpral !

 

PS: Mon petit doigt me dit que Freeway va s’intéresser à la question rapidement et tant mieux 🙂

Comment la presse Biker peut-elle être aussi chiante ?

Durant ce confinement, on nettoie, on arrange, on range et on relit des vieux numéros de Freeway et de Moto Heroes et puis sur un coup de folie car on n’achète plus ces revues par lassitude de lire les mêmes sujets, on se laisse tenter par un numéro de freeway en faisant ses course, l’œil luisant et la langue sèche,  comme si on avait déniché un fonds de vieux rhum de 12 ans d’age.

Bien le Rhum il  a mal tourné ! C’est encore pire qu’avant car Freeway s’est désormais diversifié grâce à la montée en puissance de Indians , marque ignorée de ce magazine dans mes derniers numéros de 2013 et se comporte en passe plat obséquieux.

Là d’entrée en ouvrant le hors série, vous prenez 18 pages en couleurs des catalogues de fringues de Harley et de Indian dont le prix du moindre tee-shirt permet désormais de payer le carburant pour un aller retour Marseille avec votre Harley en Stage 3 !

Ensuite viennent les essais sans saveurs et toutes les bécanes vous permettrons de rouler avec des sensations, de voir les gens qui se retournent sur vous et d’avoir une position à laquelle on se fait très vite…

Mais oui bien sur les pieds projetés en avant, les bras à la recherche d’un guidon bas et loin devant sur une FXDR ça devient  » la position de pilotage oblige à prendre ses marques » 🙂 Une bécane qui ne tourne pas avec sa longueur et son pneu arrière démesurée ça devient  » Mais au final on s’habitue, on découvre d’autres plaisirs » Ah bon c’est quoi alors ouvrir en ligne droite le gros moulin Streaming eagle par grand beau temps ?

Les interviews, bonne idée au départ, sont devenues insipides et ressemblent désormais à du publi reportage pour placer un bouquin, un bouclard…

Tout est à jeter alors ? Non parfois il y a de bons essais comme celui sur les touring light avec le  softail Heritage en 114 et la sport glide en 107 où  Philippe Canville retrouve sa plume et nous permet de nous donner une première idée de ces deux montures de manière assez objective.

Mais est ce que les sites webs spécialisées, blogs, les forums, youtube ne permettent pas d’obtenir les mêmes informations sans banquer pour le reste de 80% d’un magazine devenu insipide comme une revue du HOG ou technique comme un copier coller des catalogues des fabricants ?

Il manque de la vie, du peps, des coups de gueule, de l’humour et même de sujets vraiment sympa en fait.

Qui est encore intéressé par le énième reportage sur les mêmes événements  ?

Le nouvel essai d’une Harley dont on vante le confort, l’allonge du moteur qui vous envoie à des vitesses réprouvées par la maréchaussée (pas de mal hein :-)) sans parler du chèque qu’il faudra verser pour retrouver un minimum de sensations  au guidon de ces bécanes de plus en plus aseptisés ?

Vous savez moi j’attends avec impatiente, non pas le moteur 118 en essai sur freeway, mais celle de la Pan America 1250 par Roadtrip qui est un sacré bon magazine. J’ai des envies de rouler bien loin des événements parisiens, de la vallée de Chevreuse et des migrations annuelles du cirque marketing de ces marques.

La Pan America sur les routes de Thaïlande du Nord ça aurait une sacré gueule par rapport à l’essai de la Livewire à Palavas les flots.

Je n’ai même pas abordé Moto Heroes, pas envie d’être méchant pour la belle phrase, donc je dirai simplement qu’après avoir acheté plusieurs numéros j’ai eu une overdose des articles aussi lisses que le papier glacé et une impression d’artificielle, de manque de sincérité et d’images léchées qui ne parviennent pas à me faire rêver ou vibrer à part quelques rares sujets.

RoadTrip reste le seul magazine que j’ai plaisir à lire et qui permet un peu de s’évader, de ressentir le plaisir d’imaginer les routes à venir, les ballades à monter. Au passage je me suis rendu compte que cet avis était partagé par pas mal de bikers et pourtant je pense que Roatrip n’a jamais mis de Harley en avant dans ses pages 🙂

C’est aussi les copains qui en parlent le mieux aussi je leur ai laissé une bonne partie de cet article pour passer leurs réponses à cette question.

Alain

« J’ai laisser tomber très vite Freeway trop HD / MOCO ont est les meilleurs,pareil pour MotoHeroes le magazine des gravures de mode qui vont chercher le pain avec un roadster et qui connait par coeur la Vallée de Chevreuse  » Putain qu’est ce que c’est loin ». Il n’y avait que Wild que j’ai acheté longtemps. »

 

Vince

« Un magazine qui traite que d’une marque c’est pas de l’information c’est de la publicité.
Je ne lisais pas wild non plus. Trop élitiste et pas fan de la fonte.
Je suis abonné à High side sur YouTube au moins ils parlent de tout en plus en se marrant et sans se regarder le nombril. J aime plutôt ça. »

 

Laurent

« Je ne lis plus aucune de ces merdes. Je me concentre plutôt sur des reportages vidéos sur YouTube de mecs qui racontent leurs road trip. Genre blkmrkt et autres sans le genre »

 

Lolo
« Alors, voilà, la presse c’est ça ? Et bien je dirais que pour les gros magazines oui. Et Freeway est, à mon avis, le pire exemple. Ils ne parlent à 90% que d’une marque ! Comment pourraient-ils être objectifs et partiaux ? Le custom ça n’est pas qu’Harley. Et ça n’est pas d’hier, j’ai de vieux numéros et dedans c’est 9/10 Harley. Et puis le summum c’est que 1 à 2 fois par an tu retrouves un beau poster avec tous les modèles de la marque Laughing Laughing Laughing une vraie brochure. Ce qui est fou c’est que cette revue est lue par une majorité de mecs qui aiment les customs mais si demain Harley se met à ne faire que des sportives un ne trouvera plus que ça dans freeway …
Il y avait Wild que j’aimais bien même si ils se la pétaient genre puristes et poseurs, il y avait de super motos et des gars qui connaissaient leur boulot.

Après, le milieu custom en France c’est un microcosme où les gens se connaissent tous, ce qui fait que si tu connais le gars qui connait le gars, tu fais une prépa en changeant trois pièces de ta meule et tu as un article dans freeway.

Personnellement, pour les essais je vais sur le net et je recoupe un max, entre vidéos objectives et articles de pros on peut se faire une idée. Mais on retrouve aussi le phénomène des essais en mode club-med sur le net. La différence c’est que le choix est beaucoup plus vaste et gratuit.

Pour le reste et le plaisir de voir des belles motos avec des articles variés et fait par des passionnés, je lis café-racer depuis de nombreuses années et je pense que c’est un des rares, voire le seul magazine généraliste dans lequel on trouve régulièrement des Harleys. Mais effectivement à part des rares mags qu’on peut garder et relire dix ans après comme café-racer ou moto-héros pour ceux que je connais, la presse moto ne m’intéresse plus depuis plusieurs années. »

Doc
« Ça fait un bail que j’achète plus freeway car leurs articles sont redondants…et surtout axé sur de la pub déguisée.

Je me contente d’avantage de roadtrip magazine…car centré sur des destinations  :  la Corse…la Provence…la presqu’ile du Cotentin.. Les routes du Cachemire..les routes de la soie en orient..tout ça ne se démode pas…
Société de consommation de merde qui cherche a nous fourguer des saloperies aussitôt achetées..  Aussitôt l’attrait de la chose s’évanouira.
Freeway c’est bien pour les gogo…ou le type fraîchement débarqué dans le milieu….tout beau tout nouveau…
Wild disparu  ?  Même pas au courant…je regrette un peu mais en meme temps voir des articles de masochistes rouler sur des fritures a huile hors d’age et proclamé haut et fort qu’ils détiennent la vérité tout en etant vetu a l’identique de la même chemise a carreau de bucheron, ça me fait pouffer de rire »

Conclusion

Alors en conclusion ces magazines survivent certainement grâce au budget pub et aux nouveaux entrants dans le mondes biker , rider et tant mieux ! Mais je crains que peu d’entre-nous y trouvent encore un quelconque intérêt.

Pourtant je rêverai d’un magazine entre Freeway et Roadtrip qui nous raconterait des aventures de virée du coin de la campagne française ou du bout des mondes avec nos machines à gros cylindres ! On est avides de reportages plus libres, d’un esprit plus aventurier moins business, de belles rencontres avec des ITW qui touchent le coeur et non le portefeuille.
Comme dirait l’autre « Nous devons tous nous renouveler, haut les cœurs les gars ! »

 

MAJ

au moment de publier ce billet, Freeway balance un numéro spécial
« Le nouveau FREEWAY Magazine #341 est désormais disponible ! Aux circonstances exceptionnelles il fallait un numéro exceptionnel. Celui-ci marquera les esprits pour plusieurs raisons : sa couverture illustrée par David Vicente et son cahier central spécial “Stay in your Garage”, qui servira de témoignage futur de la manière dont les bike builders français meublent leur confinement.
En vente dès aujourd’hui dans tous les kiosques encore ouverts et supermarchés, à qui nous apportons notre soutien et nos remerciements. #stayinyourgarage »
Freeway

Last ride

C’était le 13 juin 2020, à 6 h00 du matin le ciel était déjà bleu et la température frôlait les 18 degrés.

On était sous confinement TOTAL depuis 52 jours mais la pandémie continuait à décimer mondialement les populations, la pénurie était globale, le rationnement drastique et la fin à venir catastrophique.

Alors je me suis levé, j’ai embrassé doucement les miens puis j’ai sortir ma Harley en la poussant sur 300 mètres.

J’ai mis le contact, le moteur a un peu hésité après ses longs mois au repos mais tout d’un coup le formidable rugissement venu de milwaukee a surgit. Un grondement presque animal, un tremblement de la moto qui se propageait dans tout mon corps. J’ai passé la première et je suis parti doucement vers ma liberté.

J’avais passé le mot à quelques à quelques bros pour ce Last Ride avec des points de rassemblement. Une fois rendu sur les routes secondaires j’ai poussé les rapports, enchaîné les virages, me suis laissé enivrer de l’odeur, du bruit, du vent, des vibrations.

Bientôt on s’est retrouvé une bonne douzaine, juste un signe de la main, un hochement de tête et la meute continuait  en direction de la mer. On s’est arrêté après avoir déjoué plusieurs barrages et on a refait les pleins avec des jerrycans qui étaient nos seuls bagages.

On s’est tous fait l’accolade avec de la brume dans les yeux, certains ont sorti du jack, des cigares mais on parlait peu, juste des sourires sur nos visages hirsutes, juste cette putain de vibration qui nous unissait encore pour ce last ride.

On a senti le bon moment pour repartir, il nous restait encore un peu plus de 100 kilomètres pour atteindre la mer.

On roulait à 5 de front prenant toute la route et le mot était passé, les hélicoptères nous survolaient, les gens sortaient de leur maison, ils applaudissaient, ils pleuraient et nous on continuait plein d’énergie et de fureur.

A moins de 5 kilomètres de la mer, qu’on apercevait au loin, on a vu au loin un énorme barrage. On s’est arrêté, on a pris le temps de descendre de nos bécanes, de tous s’embrasser. On entendait au loin hurler leurs mégaphones et les hélicoptères tournaient autour de nous comme des abeilles affolées.

J’ai ajusté mes gants, mes lunettes, regardé mes potes une dernière fois et j’ai réussi le premier et dernier run de ma vie pour me projeter vers ma liberté.

Je souriais quand ils ont levé leurs armes et que j’ai passé la sixième vitesse pour le septième ciel….

Sape et bikers : Solides, historiques, abordables

Précédemment j’ai fait un billet sur les marques françaises de vêtement pour biker et les retours que j’ai eu m’ont appris que finalement peu de biker portent ces marques !

Trop chères ou pas à leur goût et donc c’est une autre clientèle qui fait le bonheur de ces marques françaises qui ciblent l’excellence en pariant que certains auront les moyens de se l’offrir.

J’ai alors demandé aux copains qui roulent en Harley ce qu’ils aimaient vraiment porter.

l’équation est là : s’habiller avec un look cool mais sans que ça coûte plus cher que sa bécane !

Pour ma part comme diraient mes potes, en bécane, je cherche encore mon style entre les fringues Harley, les marques sympas et ce billet est donc en partie égoïste pour qu’on arrête de me jeter des pierres 🙂

Mon père lui avait le style avec son blouson rapporté des US dont je me souviens de la doublure en tartan  rouge ! Quelle classe le Padre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma part j’aime les choses authentiques et un peu roots, Pike brothers, Redwing mais me manque une belle pièce en cuir puisque je suis resté chez Harley et Zolki pour le cut.

Allez découvrez ce que portent nos potes et pas les mannequins des marques qui ne roulent pas !

Vince

Dickies et van’s. Le look. Le tarif. C’est costaud. Je les porte aussi bien la semaine que lorsque je fais de la moto. Bon esprit et pas de cliché. J’aime aussi la marque Harrington.

Alain :

Dickies en chaussures,chemise et pantalons Workwear dont la solidité est éprouvée, qui sont confortables avec un look sympa et les prix très attractifs.
Carahtt pour les mêmes raisons
Edwin pour les mêmes raison bien que ce soit moins typé vêtements de travail.
Et enfin Levi’s en pantalon pour les bons tarifs que l’on trouve aux puces(50€)
Voilà après l’occase fait le larron et si cela se présente je ne suis pas bloqué sur telle ou telle marque.

Streeter

Pour les jean une découverte kiplayhttps://www.facebook.com/KiplayVintage/) marque normande fait sur place, belle came plusieurs qualités teinte travail de la toile brut même apport de strecht pour le confort le prix entre 120 et 180 cher mais made in Normandie.

ils font aussi des fringues pour le boulot mais aussi des repos, de bleu de travail,combinaisons.

voilà pour le reste je marche au coup de cœur rumble 59 van s DC marteens catterpilar HD stance…

Présentation de Kiplay : L’entreprise à été crée en 1921 par Marcel Letard. C’est une société familiale transmise depuis 4 générations. Notre spécialité, ce sont les jeans et les vêtements de travail, nos modèles phares sont d’ailleurs notre jeans 100% coton et notre veste de travail des années 20 en tissu d’origine. Nous faisons nos vêtements dans notre atelier à saint Pierre d’entremont. Nos jeans sont entre 129 et 149 euros, nos vestes entre 160 et 220 euros. Comme vous le disiez, c’est donc une fabrication française, ce qui explique le coût du modèle. Comme nous sommes issus du monde du vêtement de travail, la qualité est l’atout de nos vêtements.

Chazter

Moi il y a une marque que j aime Kytone beaucoup car les produits sont bien pensés. C est créé par un motard pour un motard. Le choix de coupe et de matière sont donc adaptés.

Autrement., Red Wing. J ai 5 paires et je pourrai encore en acheter!

La qualité, le style, c est bien fait, c est solide. Un modèle est souvent décliné en différents coloris et matières.

 

Laurent

je ne suis pas vraiment fidèle en terme de marque de fringues et encore moins pour rider. Je traîne mon vieux cuir été comme hiver avec ou sans doublure de la marque Segura, le modèle vintage 70’ et un bon jean de chez Lévis.

Increvable et confortable.

Je traîne aussi mes vieilles boots depuis 2010 je crois, un modèle anglais de chez All Saints. Un super cuir très souple et bien vivant mais pas très secure je le reconnais.

Pour le reste, rien de précis, je suis fan de tee-shirts en tout genre (une cinquantaine environ) et je prends le premier qui vient. Pour les choisir, mon critère principal, la douceur du 100 % coton et de préférence très fin et léger pour sécher plus vite quand j’ai eu trop chaud avec mon cuir .

Nava

Des marques de vêtements de travail Américains.
Solide, durable et jolie patine au fil du temps.

Vêtements,
– Dickies
– Carhartt

Pour les chaussures
– Doc Martens
– Sendra

Il faut se rappeler que dans les années 40-50 les biker ne portaient pas de vêtements de marque car c’était trop cher mais juste leurs vêtements de travail.  C’est cela que j’aime dans les marques citées ci-dessus, elles sont parfaitement en phase avec l’esprit biker et ne sont pas tombées dans la mode hors de prix.

J’ai gardé en dernier les deux BG de la fringue 😉

Fred Sinner :

Moi c’est simple en bécane:
– t shirt de marque moto (Deus ou autre)
– Jean brut (pas forcément de la toile japonaise mais selvedge)
– l’été : converse, l’hiver redwing
– et surtout un cuir! Eastman leather, buzz ou real mc coy

Je kiffe les blousons WW2 type A2, B3, B2, M455, B10/15 ou Corée G1, M65…

Top aussi, un blouson moto années 30-50 : aero ou autre type perfecto ou NY police

Si on pousse un peu Fred dans ses retranchement alors il devient encyclopédique et lyrique sur son blouson Hartmann par exemple :

Un de mes blousons… le Hartmann par exemple, le blouson ww2 cuir de cheval de la Luftwaffe, porté par Erich Hartmann pendant la seconde guerre mondiale (le plus grand pilote de tous les temps avec 352 victoires!!!) pour comparer un américain était nommé un AS avec 5 avions descendus… et 10 chez la RAF…
Alors ce blouson à une histoire particulière d’abord parce que c’est le modèle de l’as des as (bon dommage il était allemand) et ensuite parce que son blouson en fait est français ! Il l’a acheté dans une boutique de vêtement pour « motocyclistes ».
Et oui, pendant la WW2 contrairement aux pilotes US ou britanniques, les as du ciel de la Luftwaffe n’avaient aucun blouson réglementaire de vol d’été pour se faufiler dans la carlingue des BF109 Messerschmidt très exiguë.
Chaque pilote se procurait un blouson avec ses deniers, le major E. Hartmann a acheté un « cycliste », un blouson des années 30, court, en cuir de cheval souple avec différents réglages (taille, manche) avec plusieurs particularités :
Une ceinture intégrée à la taille de type razor blade et la seconde, une doublure de type tartan…
Un blouson fantastique, un tannage végétal (veg tan), un cuir d’origine italienne et une doublure écossaise, le tout fermé par une fermeture zip suisse (riri) et des boutons en corne…
les premiers modèles cyclistes sont, dit-on les prémices des futurs perfectos ! Grand col pointu, poches poitrine zippées et ceinture de serrage…

Jean-Marc

J’aime bien les jeans japonais EDWIN car ils ont une belle coupe vintage avec une toile 14oz bien rigide et des prix encore accessibles pour ce niveau de qualité ( un secret jamais lavé ou a froid sans essorage conseil gratuit mère Denis 😄😄)
Ensuite shoes redwings qualité US drôle indémodable  dont mes modèles préférés sont les Beckman 9011.
Mais j’adore aussi Helstons marque française qui allie qualité et style ( mon chouchou le blouson Ace)
Si tu me cherches on attaque aeroleather et là c’est le père noël 365j\an mais c’est une  autre histoire…

Bon alors bien sur que ça nous intéressait alors on a continué à le questionner notre J2M pour en savoir plus sur sa passion du blouson en cuir !

En week-end à Édimbourg passage obligé chez aero leather qui se situe à environ 100 km de là dans une petite ville.

En sortant du hangar aero leather se trouve sur la gauche l’atelier avec une vingtaine de couturières et a l’accueil Christine.
D’entrée j’ ai essayé un perfecto que je ne quitterai plus. Quand je pense que j’étais venu pour un bombardier 😀
Bref le couturier prend mes mesures pour le B ANJ4 et l’affaire est faite.

 

USAAF Type AN-J-4
Le soir en rentrant en France je kiff aussi pour le perfecto et zak le lendemain je téléphone pour me faire expédier le blouson !
Moralité si tu vas chez Aero prépare a faire fumer ta carte à la vitesse d’un spitfire se mettant en chasse !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la rencontre des Morfals : un HDC historique

Vous me direz pourquoi il nous parle des Morfals le Broaam ?

Et bien mes amis premièrement car

  • Premièrement quand on est biker on aime souvent mieux connaitre notre milieu et comme on croise forcément des bikers avec plein d’écussons (oui je parle comme ma défunte grand-mère !) sur leurs blousons on aimerait savoir à quoi tout cela correspond.
  • Deuxièmement j’ai eu la chance de croiser des membres des morfals et des liens d’amitié se sont créés qui m’ont donné envie de mieux connaitre leur histoire.
  • Troisièmement car j’aimerai alerter les innocents de la signification des couleurs pour un club qui ne correspond pas vraiment au fait de se coller un patch Son Of Anarchy dans le dos et se pavaner ensuite devant des MC authentiques…

Commençons par un peu d’histoire : Ce club des Morfals est né de l’idée vers la fin des années 1970 de quelques copains roulant en Harley et adepte comme Gargantua, Gérard Depardieu ou Jim Harrisson de la bonne bouffe et des kilos qui vont parfois avec…A l’époque d’ailleurs l’un des critères pour rejoindre les Morfals était de dépasser le quintal !

En 1986 Walter succèdera au Président historique des Morfals pour lui aussi transmettre le flambeau en 2018 après avoir fêté les 40 ans du club en 2018.

Il nous  a semblé intéressant de raconter l’histoire des Morfal pour mieux comprendre l’univers des clubs Harley mais surtout de la vivre au travers de la rencontre avec Walter, différents membres et témoignages en terminant par une présentation du nouveau Président.

Commençons par préciser que dans l’univers biker il y a :

  • ceux qui roulent en Harley parfois seul parfois avec des amis mais sans engagement d’aucune sorte.
  • Il y a les fameux clubs MC 1% qui font fantasmer certains par leur caractère parfois hors la loi, violent et illégal.
  • Il y a les MC qui dépendent souvent des MC 1% avec comme organisation, un président un vice-président un trésorier un secrétaire et un responsable sécurité pour les sorties. Les MC peuvent s’inscrire dans un cadre associatif avec la loi 1901 ou être juste un rassemblement sous des couleurs avec des règles internes voir s’appeler MCP pour MC Pirates.
  • Il y a les HDC dont nous allons parler et faire partie d’un MC, HDC est un vrai engagement, avec des contraintes et des obligations propres à leurs codes de conduite.
  • Puis il y a le puissant H.O.G de la marque Harley-Davidson

Le H.O.G souvent décrié par les bikers en particulier membres de MC comme étant des bases marketing des concessions Harley composés de cadres et professions libérales jouant les rebelles le temps d’un Week-end. Le H.O.G c’est près de 1 millions de membres et un chapter par concession, des rassemblements dans le monde entiers de milliers de personnes mais le carcan de la marque pour offrir une image lisse et rassurante du biker « rolex » en mode  « Ride safe and Have Fun ! ». Mais le HOG permet souvent aux nouveaux possesseurs d’une Harley de découvrir en douceur cet univers et ses coutumes.

Ces différentes associations, clubs portent généralement des couleurs avec 3 éléments précis :

– un nom de club ;

– un patch, insigne, dessin qui par sa symbolique traduit l’esprit, les valeurs du club ;

– un lieu, une région qui correspond à la zone « d’influence » du club. A noter que les H.D.C historiques peuvent porter l’appellation France pas les récents.

Les morfals sont eux l’un des plus vieux H.D.C de France Harley Davidson club (Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/), ils ont porté fièrement leurs couleurs avant nombre de MC Harley et rapidement organisé des rallyes, des rassemblements ouverts ou non à d’autres clubs ou même public.

On ne rentre pas dans un H.D.C comme les Morfals comme on rentre au H.O.G, il faut qu’un membre accepte de vous proposer et vous devrez faire vos preuves avant de pouvoir mettre les couleurs du club sur votre cut après une AG qui permettra aux membres de vous les accorder.

La période probatoire permet au club d’évaluer la compatibilité de la nouvelle recrue avec l’esprit du club mais comme me disait Lolo , membres des Morfals depuis 5 ans, elle permet aussi à celui qui veut rejoindre le club de valider son choix et ne pas s’engager à la légère. Devenir, membre d’un club, porter les couleurs implique aussi de respecter les règles et l’esprit du club sous peine d’en être exclu. Ainsi chez les morfals au bout d’un an on a une barrette de « Membre ami » mais il faudra encore attendre entre six mois et un an pour se voir remettre les couleurs si on est accepté par le club.

Là encore ne croyez pas que les couleurs  vous permettent de vous la jouer beau comme dans un épisode de Son Of Anarchy mais elles impliquent de s’engager à supporter les activités du club et être solidaire entre membres. Cela demande de l’engagement et de la sincérité sur la durée que certains ne peuvent assumer.

J’ai eu la chance grâce à Pascal d’être invité à l’AG des Morfals pour rencontrer les membres, pouvoir échanger librement et constater moi-même sur une journée l’esprit du club.

 

Ce qui m’a marqué c’est d’une part le travail sérieux du bureau qui a été élu par les membres pour faire vivre le club et d’autre part la profonde fraternité entre ses membres qui s’épaulent et se soutiennent dans les aléas de la vie. La marque des morfals c’est aussi le sens de l’humour comme l’avait souhaité Walter son Président durant 30 ans et qui permet d’évoluer dans une atmosphère amicale.

Les Morfals savent aussi faire la part des choses et quand celles-ci deviennent trop compliquées les anciens sont là pour rappeler que oui le Club est important mais que la famille et le travail passe avant si on ne veut pas se retrouver à fond de six dans le mur.

 

Président Morfals

Le club des Morfals avec Jean-Louis son nouveau Président depuis un an,garde l’empreinte de son Président historique Walter qui a su faire vivre ce club et ses couleurs et se faire respecter des autres MC tout en organisant des rallyes réunissant des centaines de motards. Rares sont les clubs qui ne connaissent pas les Morfals et quelques histoires sur Walter qui ont fait sa réputation et celle du club, ce qui permet aux Morfals d’être respectés ou tolérés où qu’ils aillent.

A près de 70 ans Walter garde un œil sur le club et épaule son nouveau Président, Jean-Louis, un fidèle qui compte 25 années au club et a été formé à bonne école.

La vie d’un HDC comme d’un MC n’est pas un  long fleuve tranquille et est parfois semée d’affrontements, de scissions en interne  mais les Morfals sont toujours là et bien vivants après 40 ans !

Car des HDC assez proches des Morfals n’ont plus la même vitalité qu’à leur début. Walter m’a parlé des « Clodos sauvages » l’un des premiers H-DC à avoir porté des couleurs en France (1974) avec celui de « la Grotte aux fous » comme des HDC partageant cet esprit tourné autour du plaisir de passer du bon temps sur la route, autour d’une bière et d’un esprit qui mélange humour et fraternité.

C’est d’ailleurs de leurs efforts commun que le HDC France renaît en 1992, où Les Clodos, Les Morfals, La Grotte aux Fous et les Old Stars « réaniment » le H-DCF dont Walter sera Président plusieurs années.

On ne peut vivre une telle vie sans que sa famille soit aussi impliquée et c’est le cas de Walter avec sa femme, sa fille, son frère, ses neveux et comme beaucoup des membres des Morfals.

J’ai été honoré de leur confiance et leur accueil et ce sera avec plaisir que je roulerai à leurs côtés si l’occasion se présente.

 

 

 

 

Ressources 🙂

Le site Web des Morfals

Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/

L’assaut des motards Frank Rooney
par Henri Loevenbruck et Jean-William Thoury

https://www.serious-publishing.fr/product-53-L’assaut-Des-Motards-

Le look français en bécane , la tendance 2020

Bon bien sur nous avons tous nos marques habituelles de fringues pour rouler mais aussi se sentir bien quand on va boire un coup après une bonne ballade. Certains aiment porter la marque de leur bécane, Harley, Indian… d’autres des vêtements US, anglais ou japonais , Von dutch, Deus, Edwin, Pike brothers ….

Mais ce qui est nouveau depuis quelques temps c’est l’arrivée de marques françaises sur ce marché. Des marques qui misent sur l’originalité et la qualité que nous avons décidé de vous présenter malgré le prix et ne me traité pas de bobo ou hipster avant d’avoir vu, touché, essayé ces produits bien loin des usines chinoises .

A PIECE OF CHIC

Marque française basée à Lyon,

Nos créations s’inspirent d’une esthétique subtilement rétro, d’une certaine idée de l’élégance à la française, d’un art de vivre inspiré du temps où l’on prenait le temps, où l’on accordait de l’importance « au diable dans les détails », à la noblesse des matières et à leur durabilité. La plupart de nos articles sont fabriqués en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Piece of chic, développé par Sébastien Chipraz, vise les élégants bipèdes se déplaçant en deux roues motorisées et quelque peu nostalgique d’une époque que peu d’entre-nous ont connu autrement qu’en films et photographies noir et blanc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La qualité est au rendez-vous que ce soit dans leurs pulls ou bien ce qui a fait leur renommée de superbes foulards en soie. La soie et le cambouis voila la classe française surtout que Sébastien incarne l’esprit de sa marque et roulera en en Terrot 350cc dans une course qui s’annonce palpitante « L’Intrépide » 🙂

Au passage ils ont aussi de superbes tee-shirt !
https://www.a-piece-of-chic.com/

FLEURS DE BAGNE  

Marque française créée en 2012

Nous puisons notre inspiration dans les vêtements civils et militaires d’autrefois, que nous retravaillons avec de nouvelles matières et des coupes plus contemporaines.
Notre travail de recherche s’appuie, essentiellement, sur des faits historiques du « MILIEU », l’histoire du tatouage français d’avant guerre, les chansons et clichés des bas-fonds, les récits militaires et autres faits historiques de la marine…
Ainsi, vous trouverez dans chaque modèle estampillé FLEURS DE BAGNE une histoire. Celle des « Vrais de Vrais »…
Une histoire qui s’est écrite dans la douleur et le respect.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nom de cette arque annonce la couleur : Fleurs de bagne. Les fleurs de bagne c’étaient ces tatouages que se faisaient les bagnards souvent avec les moyens du bord et donc des dessins simples et des phrases qui résumaient la philosophie de leur vie.

Mika Dumas, fondateur de la marque, tient à préciser que non seulement ses collections s’appuient sur l’histoire du milieu de la pègre en France mais que ses vêtements sont intégralement fabriqués en France avec un souci du détail qui en font là aussi des pièces uniques.

Pour porter des vêtements Fleurs de Bagne il faut assurer et assumer car Mika aime aller au bout de ses idées et de sa passion pour les Matafs de l’époque. Mais c’est surtout vrai pour les tricots puisque le reste de la collection n’a pas de dessins ou d’inscription rappelant l’idée de départ de cette marque mais une tendance affirmée de vêtement de travail.

https://www.fleursdebagne.com/

TONTON ET FILS

Pierre-Yves Oriol est le fondateur de Tonton et fils

« Mon point de départ, c’est ce goût particulier pour collectionner la mode américaine des années 50 à 70. Jeans, vestes de travail, vestes universitaires, vêtements militaires, blousons d’aviateurs, boots… »
Là encore on retrouve la passion du fondateur pour les vêtements authentiques de qualité, souvent d’origine US, adaptés, retouchés puis finalement qui donne une gamme complète avec l’envie de créer sa marque.
Tonton et Fils c’est la mise en avant de vêtement de travail intemporels, « vêtement de labeur » à priori solides et évitant d’être moches !
On revisite là aussi le célèbre pull commando en y ajoutant sa touche comme Fleur de bagne et si le foulard est la marque de fabrique de A Piece of chic, là c’est le gilet de nos grands pères qui est mis en avant.
Des gilets plus ou moins chics ou prévus pour être pratique avec de multiples poches. vous ajoutez à cela leur pantalon «PANT 001» avec de belles bretelles et vous pouvez poser en photo sépia comme il y a 60 ans !

RED’S LEATHER

Marque de maroquinerie Française fondée en 2014 par Jonathan Redor.
On sent la passion dans leur collection de portefeuilles et les chaines qui vont avec au travers de leurs produits d’une qualité irréprochable.
Cette qualité à un prix alors de façon intelligente ils ont développé une nouvelle gamme plus accessible en 2018.

 IN MEMORIES SPORTSWEAR

Soyons honnêtes je n’ai rien trouvé pour ma pomme, vous pourrez toutefois regarder les foulards, mais en revanche les bikeuses trouveront de chouettes sacs de ville d’inspiration militaire, allez les bikeurs aussi, si non je vais me faire lyncher 🙂

https://www.inmemories-sportswear.com/ 

Vous pourrez  aussi trouver toutes ces marques chez T-Bird , 16 bis, Rue Mayet 75006 Paris, un lieu qui réunit un assortiment de marques aussi bien françaises qu’étrangères avec comme unique critère qualité et originalité.

Pas de grandes séries ici mais des pièces choisies avec amour car la place est comptée ici et Stéphane accompagné de Bettina font le tri !

On a donc demandé à Stéphane et Bettina un coup de main pour notre sélection et son avis sur le renouveau des marques françaises :

En fait pour moi les marques françaises ne sont pas une nouveauté. On va dire qu En France malheureusement nous n’avons pas su faire perdurer notre savoir-faire dans l’esprit des gens. À contrario des autres pays européens. Au shop on travaille avec ces marques depuis le début parce que notre style de vie est celui-ci. Cela fait parti de notre éducation ; et c’est pourquoi nous avons choisi notre camp en proposant une sélection de qualité ; et curieusement c’est vers cela que va la clientèle sans en connaître le coût. Notre job c’est de laisser les clients se rendent compte par eux même tout en leurs expliquant ce qu’est la contrepartie de la vraie valeur.

Il est clair que la qualité a souvent un  prix de mais je préfère désormais acheter moins et mieux. On  alors un vêtement qui nous donne la banane à chaque fois qu’on le met de par son esthétique, son aspect intemporel et son côté unique, artisanal.
Stéphane : Oui. Effectivement on ne vois plus du tout le produit de la même façon et par conséquent le fait de le porter avec fierté.
Si vous voulez continuer la conversations les commentaires sont ouverts ci-dessous et si non passez à la boutique rencontrer Stéphane et Bettina 😉 T-BIRD

ERODE : un Sac à dos dédié à la protection du motard

Vous me direz Broaam ça tient pas la la route côté éditorial car après nous avoir fait vibrer avec Sylvain Tesson et sa folie  voilatipas qu’il, nous parle de protection à nous les guerriers de l’asphalte, du sable et de la boue !

Bon c’est pas faux mais on n’est pas à un paradoxe près et je ne vous parle pas d’une dorsale de tortue Ninja mais d’un sac à dos pour partir en WE et qui en plus vous assure de prendre soin de votre dos en cas de « Houston nous n’avons plus de liaisons avec le sol ! »

De plus les petits jeunes de la société Erode ils ont bien compris qu’on n’est pas de tafiolles puisque’ils nous proposent de Braver l’impact !

 

 

Bon moi perso il m’a rien fait l’impact donc je vais pas aller lui chercher la bagarre sous prétexte que j’ai un super sac en mode Mission impossible.

Le sac en tout cas est vraiment bien fini on a pu le manipuler au salon Moto Légendes. Le dos est une coque rigide en polycarbonate et la partie en contact avec votre dos bénéficie de mousse pour absorber en partie le choc. enfin un sac en toile vient se glisser à l’intérieur pour une contenance de moins de 20 litres, parfaite pour un WE sauvage de rider et bikers.

Des attaches rapides devant pour bien le maintenir et même des poches accessoires à glisser sur la ceinture de maintien.

Le tout à une bonne gueule et dégage une impression de sérieux et solidité.

Bon après le sac est bien homologué par le  marquage CE et NF EN 1621-2 de niveau 2 mais on a encore eu aucun  beta testeur pour mesurer son efficacité dans un vrai crash et donc on vous recommande de plutôt pas vous fâcher avec l’impact.

Ceci étant on a tous connu un pote qui s’est viandé avec un sac à dos et malheureusement si vous avez autre chose que du linge sale dedans ça devient une arme mortelle en cas de chute donc ce type de sac à dos est vraiment un plus pour votre sécurité et intégrité.

Son prix est dans les 400 € mais vous pouvez bénéficier de réduction en le commandant en avant ici : https://www.kickstarter.com/projects/sac-a-dos-protecteur/erode

En tout cas chouette innovation française Monsieur et le sac sera produit en petite quantité en France mais en cas de succès (+500) en Chine pour des raisons de rapidité.

Bonne glisse 🙂

En avant, calme et fou

Sylvain Tesson est un écrivain que j’ai découvert au travers de ses récits aventuriers de traversée de la Russie en moto et side.  Puis son destin a basculé un soir du haut d’un toit après quelques verres de trop et une terrible chute qui l’a laissé brisé physiquement et lui a demandé tellement d’efforts pour peu à peu se réparer. Il a raconté cette remontée ver la vie au travers de son roman Sur les chemins noirs, tout en légèreté et en pudeur.

De Belle gueule à gueule cassée Sylvain Tesson est un formidable auteur qui raconte à merveille ses voyages à pied à travers la France ou sur les pistes du monde entier dans tout ce qui est à deux ou trois roues motorisés.

Ce n’est pas un roman que je vous propose de découvrir mais un livre qu’il a co-écrit avec son ami, compagnon de voyage et remarquable photographe : Thomas Goisque.

La magie opère dès le titre et la couverture « En avant, calme et fou » avec trois dingues en side car roulant sur la banquise craquelée.

Le livre est une ode au voyage sauvage mais toujours alimenté en carburant de qualité, Vodka ou Mouton cadet ! On va de page en page, transporté à des milliers de kilomètres par deux trois ligne à la Bukowski et des photos splendides.

 

 

 

« Le Monde est dans un tel désordre que c’est déjà quelque chose d’avoir un moteur en marche »

Sylvain Tesson doit adorer cette phrase de Bukowski « C’est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S’il se passe un truc moche, on boit pour essayer d’oublier; s’il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s’il ne se passe rien, on boit pour qu’il se passe quelque chose. »

On sent en effet que le voyage n’est rien sans l’amitié des camarades le soir autour du feu et des verres qui se lèvent jusque tard dans la nuit. Le voyage est épique et poétique chez Tesson et nous permet d’entrevoir le plaisir de partir non pas pour poser dans les magazines mais pour avaler du kilomètre dans des paysages qui t’arrachent la tête et tenter de se la remettre droite dans le plaisir des rencontres et des bivouacs.

« Mettre les gaz, manger la route, vider son vin et s’écrouler le soir sur le bord d’un fossé.
Serait-ce moins noble que de vouloir passer à la postérité ? »

On se sent des envies de paquetage, d’asphalte, de terre et de sable à parcourir en lisant ce livre moi qui n’ai jamais fait de trip plus long que 5 jours en France ou des randonnées dans les montagnes du nord de la Thaïlande d’une journée avec guide !

Je ne suivrai jamais les traces de Sylvain puisque qu’à part les douches et les bains je déteste le froid et les photos de la Sibérie me glacent jusqu’aux os mais en revanche se donner le temps de partir loin sans contraintes d’étapes obligées mais de grandes directions alors 1000 fois oui !

 

« Se lever de table.

S’asseoir sur sa moto.

Se coucher dans la tombe. »

 

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