Essai d’un dromadaire et d’une moto de hipster chez BMW

Bon à force de regarder les photos de l’ami Chazter, a doucement germé dans mon faible esprit l’envie d’essayer une moto différente, la nine T bmw urban (R nineT Urban G/S) gs. Rien que le nom déjà ça fait peur !

Une jolie moto qui semble pouvoir être à l’aise aussi bien à la ville que dans les champs voir plus loin encore et j’ai toujours aimé la couleur orange 🙂

Nous voila donc parti avec l’ami Ian scott pour essayer ces merveille, enfin lui a fait preuve de mauvais goût en réservant un dromadaire au doux nom de 1250 GS qui a autant d’option qu’un abonnement à canal+

Nous voila donc chez le concessionnaire BMW du coin qui nous explique que l’heure c’est l »heure et que on aura donc une demie heure pour essayer. On lui explique que pour faire des photos et un billet c’est court et on est venu sur l’heure du déjeuner pour rouler un peu plus longtemps. Là on se heurte à une discipline et logique toute allemande, ils ferment pendant l’heure du déjeuner donc faut ramener la moto avant. nous on lui explique qu’il n’y a pas de différence si on lui ramène après déjeuner à l’ouverture, arghh non ça coince.

Bon on obtient 45 minutes et on part à la découverte de la machine après deux, trois explications du vendeur ingénieur. De toute façon sur la GS urban il n’y a rien à part les poignées chauffantes 🙂 Pour l’autre je m’en tape car je sais que ne monterai même pas dessus mais ça ressemble à un porte avion le cockpit 🙂

Je m’installe donc sur la teutonne et là effet bizarre…. Le premier au démarrage avec le flat twin qui oscille grassement de gauche à droite, le second avec  le guidon qui est tout petit en diamètre et les poignées encore plus mais le pire c’est le sélecteur de vitesse et la pédale de frein. Là c’est simple tu te demandes si il y a un partenariat avec Jardialand vu la gueule de ladite pédale qui ressemble plus à un outil pour désherber que pour freiner.

Pour freiner ça freine et au premier rond point ça me colle le casque à la figure et le nez au dessus du guidon ! Rien à voir avec le freinage de ma Harley en mode Bob l’éponge.

La position est moyenne car on est sur un roadster donc pied en arrière et buste penché mais pourtant elle fait pas 160 chevaux et vu l’absence de protection tu oublies au dessus de 140 kmh en croisière.

Alors ma plus grosse déception reste le moteur qui est bien trop linéaire, faut vraiment tourner et monter dans les tours pour avoir quelques sensations. En tenue de route c’est un formidable jouet avec une garde au sol plus que généreuse , un poids léger et un bon équilibre mais rien à faire pour moi c’est pas une #joymachine.

Ian me propose d’échanger ce que bien entendu je refuse car je veux bien essayer une moto de hipster mais pas un dromadaire avec pare-brise électrique, embrayage semi automatique et garde au sol pour passer des rivières sans se mouiller les pieds. En plus ça m’amuse beaucoup de le voir faire des pointes et se battre avec la bavaroise pour comprendre comment éviter les départs en mode canon ball 🙂

En revanche comme c’est un copain on s’arrête pour prendre quelquesphotos et lui permettre d’essayer le jouet BMW. Le verdict sera le même.

Finalement ils avaient raison chez BMW 45 minutes c’était largement suffisant.

Ces motos doivent être géniales pour certains mais ce n’est pas du tout ce que je recherche pour ma part et je ne parle même pas de l’univers BMW très spécial et un peu froid.

On était limite déprime et c’est là ou en repartant on s’est rappelé qu’il y avait une concession Indian juste à côté et là…

On remercie BMW de chez Pontault combault pour nous avoir confié leurs bécanes, bon leur avait laissé nos cartes bleues quand -même hein 🙂

Suite au prochain billet en scout mode bec à foin est dans le vent !

Montage d’un Easyclutch sur une Harley Street Bob

Hé bien oui j’ai cédé à cet accessoire qui fait aussi honte à certains bikers que de rouler sur une allemande ou une japonaise ou boire une menthe à l’eau en compagnie du HOG.

A propos d’allemande je précise de suite que c’est bien easy clutch et non easy dutch donc pour les plans teutons allez voir ailleurs ! Quoique l’on vous proposera le compte rendu d’essai d’une teutonne bientôt 🙂

J’avoue j’en ai eu marre d’avoir des crampes avec un embrayage aussi dur qu’une brioche de 10 jours et un point mort aussi fluctuant que les prévisions météo.

Alors j’ai trouvé cette pièce, le easy clutch et pas cher, enfin la pièce environ 40 € car votre concessionnaire vous prendra bien dans les 300 € tout compris pour la mettre en place.

La solution ? Vous mettre à la mécanique ! Bon là certains qui me connaissent pouffent et ils ont raison puisque je ne suis même pas capable de régler le jeu de ma poignée d’embrayage pourtant il parait que c’est facile selon mon maître en mécanique Eric dit Rico pour les intimes.

A le voir onduler son corps autour de la moto ça semble en effet facile mais pour ma part dès que j’essaie de dévisser un truc ça part en sucette.

Alors messieurs dames grâce à la coopération de Rico deluxe voici le montage de la fameuse pièce qui va vous changer la vie en adoucissant cette foutue poignée d’embrayage.

En premier on détend l’embrayage, genre 1 ou 2 jack et une clope puis une petite discussion tranquille… ou plus efficace en le dévissant.

Il faut ouvrir ensuite la jolie trappe de l’embrayage avec ses 6 vis qui font bien sûr de la résistance mais beaucoup moins les malines quand le rico il leur a mis un coup de marteau sec dans la gueule. Ca je sais faire aussi  sur ceux qui critiquent mon goût vestimentaire à moto !!!

Par contre faut démonter les silencieux si non ça passe pas et ça c’est toujours un peu chiant…

Ensuite c’est là différence entre un mec comme moi et Eric pour sortir l’ancienne pièce il faut enlever un serre clip et là moi, soit je le péte soit il se détend et je le mets sur orbite ! L’homme lui reste calme comme un chirurgien zen et réussit l’opération de changement de pièce puis celle de remettre le clip à la seconde tentative. Là on voit l’artiste,  il y a 3 petites billes d’acier et l’astuce pour les faire tenir : de la bonne graisse bien épaisse !

L’easyclutch c’est la pièce gris clair 🙂

On remet le boitier, on resserre les vis, on remonte les silencieux, on retend le câble et on vérifie l’embrayage qui doit s’être bien adoucit.

Après on test comme lors d’une bonne arrache bike de 4 jours de 700 km sous la borne et on comprend au retour qu’il y a un problème. Plus de point mort…du tout ! Des vitesses qu’on passe à grands coups de latte et une moto qui en première, poignée tirée d’embrayage à fond continue d’avancer !

Cool je dois éteindre le moteur à chaque feu rouge et tenter de rouler le plus possible sur la même vitesse.

Je prends donc RDV avec le docteur Rico qui aura besoin de 5 minutes pour remettre tout cela d’équerre en retendant cette connerie de câble qui avait trop de jeu.

Pour fêter cela on se fait une petite ballade et là satisfaction le point mort est ressuscité d’entre les pignons et la poignée demeure virile mais supportable en revanche grosse surprise après essai l’embrayage de sa nouvelle Deluxe est plus doux que le mien avec le easyclutch ! Ce gars est un sorcier !

Vous avez mis cette pièce ou vous y pensez ?

 

See you on the ROAD !

 

Streetfighter, trail Harley-Davidson : entre stupeur et tremblement !

Harley-Davidson vient d’annoncer par voie de presse des nouveaux modèles  (streetfighter, custom, trail, éléctrique) pour les 3 années à venir et le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne laisse pas indifférent la communauté des bikers !

Harley conscient du rétrécissement du marché, de ses mauvais résultats aux US, de sa clientèle vieillissante qui malgré ses efforts comporte peu de jeune et de femmes, se creuse les méninges pour assurer son avenir.

Ces dernières années les concurrents de Harley n’ont cessé de s’affuter et venir lui prendre des parts de marché. Toutes les grandes marques, BMW, Honda, Kawasaki, Triumph… ont sorti des modèles custom ou néo retro avec un certain succès. Ces marques ont donc un large éventail de motos couvrant les différents segments mais Harley reste exclusivement sur du custom lourd et cher comme d’ailleurs Indian qui lui aussi se montre vorace.

Vous me direz la gamme sportser est plus abordable ! Oui certainement et nous avons salué la modification pour en faire un scrambler (http://broaam.fr/un-scrambler-harley-pour-affronter-le-desert) mais le moteur est loin de la concurrence en terme de performances et le prix reste une barrière.

Alors Harley  a décidé de passer à l’offensive en modernisant et en allant sur de nouveaux segments : Le trail et le roadster en particulier, tout en modernisant un modèle custom.

De plus la marque a en projet de lancer des modèles avec des moteurs de 250 cc et 500 cc dans les pays émergents ainsi que des motos électriques pour le marché urbain.

Après avoir supprimé la gamme Dyna et largement amélioré les softail, Harley voit encore plus loin en tentant de sortir du cadre dans lequel il s’est enfermé depuis 115 ans.

Maintenant la marque est tellement ancrée dans l’imaginaire collectif comme celle du grand ouest américain, des easy rider à Sons Of Anarchy qu’il lui faudra à la fois des modèles irréprochables pour venir concurrencer les reines du créneau Trail (BMW en tête) et Roadster (Yamaha, ducati, Honda…) et casser cette image sans se couper de sa cible d’origine.

Ces nouveaux modèles ne visent pas la clientèle actuelle mais une clientèle qui achète chez les concurrents des modèles qui n’existent pas chez Harley. Là on se dit qu’il va falloir qu’ils soient sacrément bons dans leurs rapport qualité/prix et leur communication pour réussir ce pari !

On ne va pas se cacher que pour les amoureux de la marque on aurait aimé voir des modèles peut être prenant le contraire de ce virage en proposant des modèles plus dépouillés et authentiques mais réjouissons-nous du custom 1250 qui a une sacré gueule et attendons un Sportster rajeuni et sexy.

Il y a peu d’enthousiasme sur les projets présentés et concernant le roadster rappelons-nous que le 1200 XR a été arrêté il y a quelques années… Il suffit de parcourir les commentaires de la page facebook de Freeway Magasine et autres commentaires en-dessous des photos de ces projets pour prendre la température qui reste assez fraîche.

 

A y regarder de plus près le  Streetfighter en 975 cc à tout de même une sacré gueule qui sent bon battle et testotérone :

Mais pour le trail il faut avouer que le projet tient plus de la créature en mode Frankenstein que d’une beauté mécanique. On dirait un hummer sur deux roues pour l’instant mais attendons de connaitre le poids, le moulin et surtout de pouvoir l’essayer pour la juger. On finit parfois par s’attacher à des laiderons qui touchent notre corde sensible 🙂

 

 

Finalement après une première réaction assez négative j’ai hâte de voir arriver les premiers modèles que l’on nous proposera à l’essai pour nous faire notre propre idée et ne pas condamner la marque pour sa tentative de ne pas se contenter de redécliner les mêmes codes tout en améliorant les différents modèles.

Les plus attachés à la marque resteront sur des modèles anciens et peuvent déjà se réjouir de voir la côte de l’occasion aussi haute. Ceux-là rouleront en chopper ou en custom largement modifiés avec le plaisir des sensations non filtrées, du son authentique  tout en redoutant les contrôles de plus en plus castrateurs et liberticides ou en s’en foutant largement pour certains.

Les autres primo-accédant (ça sent bon l’immobilier et son commercialJ) à la marque viendront peut-être rejoindre Harley sans adhérer aux codes des bikers les ayant précédés (vestimentaires et grégaires)

Dans le monde du trail on mise plus sur l’efficacité que le look ou la légende de la marque comme d’ailleurs un peu aussi pour les roadsters. Ca sera drôle de voir tout ce mélange de genre dans les concessions avec un HOG de plus en plus dépassé par ces bouleversements de positionnement de la marque.

 

Et vous qu’en pensez-vous :

un gros beurk,

un essai s’impose,

un chouette j’attendais de niquer les japs dans la vallée de chevreuse

une moto aussi moche que moi 🙂

 

A vos commentaires !

Le portrait d’un Harleyiste en verve : Nico

Dans Broaam on aime aussi faire les portraits des copains de virée et par ce caniculaire mois de juillet je vous propose de faire connaissance avec un animal placide en apparence mais dont les réflexions plongent régulièrement les membres du groupe France street bob dans un état de stupeur et tremblement.

Avec Nico on ne sait jamais si il a fumé, bu, avalé l’ensemble de la pharmacie ou si son état naturel l’emporte vers les hautes cimes d’un lyrisme incompréhensible mais joyeux et détonnant.

L’homme discret dans la vie, gentil comme un poney arc en ciel devient Mr Hyde derrière le clavier pour le plaisir de tous dont voila un aperçu

Nombre de messages : 2896
Age : 41
Localisation : gironde ou perdu dans un univers parallele ……. ou DTC…
Millésime du Street Bob : 2006
Taux classe intergalactique : 4638
Date d’inscription : 20/09/2015

Sujet: attention, sniper sur le fofo …   Mar 22 Mai – 19:05  
salut les bobbers et bobbeuses, un serial sniper du clavier a pénétré le fofo, son pseudo s’apparente à un surnom de teckel écrasé couper de choux fleur arrosé au pastis fermenté.De plus il se pourrait que cet individu du type pseudo humanoïde ai des chipolatas à la place des doigts, nous remarquerons une forte  addiction au vocabulaire des rues et une présence mais des moindres d’un cailloux à la place du cerveau. Cet chose qui rôdait jadis sur les routes y laissa plus d’un indices en matériel motocycliste sur le bord des routes. A chacun et chacune……………..attention à vous.

Alors à défaut de le coucher sur un divan on lui a proposé de se livre pour broaam.

« A 40 piges, me voilà fier possesseur d’une magnifique harley dyna Street bob et je ne sais pas pour vous mais à l’heure où j’enfourche cette belle mécanique, j’ai comme l’impression de sortir d’un long sommeil couvert de brouillard et de découvrir pour la première fois ce que c’est de « rider ».

En effet, ce n’est pas pour tomber dans le cliché ou le péjoratif mais je viens de la campagne, la belle campagne, la rurale, celle aux mille senteurs, celle des film ou les amours d’été sont les plus beaux lorsqu’on est ado, et malgré un cadre quasi idyllique, je fais partie de ceux qui vivait un peu en recul des modes de la société tels que les mouvements musicaux ou des fringues. Par rapport à mon éducation et vie familiale, mes références sont pus vielle France et ce n’est pas non plus un mal car c’est tout ce qui fait que je suis ce que je suis.

Heureusement, dans ces terres de recul ( ça va je plaisante ) Une personne en particulier m’as appris quelques petites choses mais que j’ai laissé entrer pour laisser sortir aussi sec dans mon petit cerveau de jeune freluquet.

Bien des années plus tard, une envie soudaine de rouler en Harley me chatouille les guibolles en voyant mon ami, mon frère même, Laurent, cette même personne qui essaya de m’inculquer quelques petites choses , démarrer sa magnifique dyna street bob. La crise de la quarantaine ?? Non, je ne les avaient pas encore même si tout juste deux année me séparait de cet âge de raison. C’est plutôt un déclic, une envie toujours rester coincée là et que l’on décadenasse d’un coup.

Maintenant, « harleytiste » J’apprends, je m’abreuve de tout ce que ce « monde » me montre, tel que les préparateurs, les pièces, la mécaniques, le style, les manifestations et ce n’est pas si facile quand on est novice car il y a toujours des « puristes » qui vous ramène au niveau du sol mais c’est bien rare car le reste m’importe plus et ce qui me procure le plus de fun dans tout ça, c’est la fraternité, une cohésion de personne d’univers différents mais qui se rassemblent par un point commun, harley-davidson et par le biais de Laurent me poussant à m’inscrire sur le forum  » FSB » France Street bob.

Je ne saurais pas bien décrire ce que je ressens vraiment mais je sais que je ne me suis jamais aussi bien senti que depuis que je fais partie de ce petit monde à tel point que lorsqu’une rencontre se termine, il me tarde d’être déjà à la suivante. Qu’importe le tempérament, la vision du monde des femmes et hommes qui forme ce groupe ou ces groupes, un lien indescriptible fait que nous sommes, du moins pour moi, une famille. »

Alors le Nico se sentant pousser des ailes avec le support des gars du forum et  la détermination de son copain Laurent, s’est décidé à le rejoindre pour un défi  : Organiser la SUD BIKE 2019.

La Sud bike pour FSB c’est une rencontre mythique qui déplace les hordes de la France entière pour se retrouver dans un endroit en dessous de Bordeaux. Organiser un WE de 3 jours pour plus d’une centaine de gars en Harley qui sont loin des clichés du HOG c’est un vrai défi qu’il a eu l’audace et le courage de relever. On s’attend à des plats gargantuesques, des histoires de Poney dont les flatulences produisent des arc en ciel et des belles tranches de rigolade et d’amitié.

Souhaitons-lui bonne chance à notre Nico et notre Lolo47 !

Un ride sous la pluie en Harley street bob

Le WE dernier je suis descendu pour un ride mon street bob dans le sud pour participer à l’un des événements majeurs de France Street bob son rassemblement sous un nom qui fait briller le soleil : la SUD.

Je raconterai certainement dans un autre billet notre descente au travers des terres magiques de l’Auvergne et le plaisir de nous retrouver pendant 3 jours tous ensembles. Mais là je voudrai vous raconter le retour sous la pluie de Martigues à Paris.

La veille du départ, la météo ne nous laissait guère d’espoir, noir de noir je ne vois que du noir mais comme on est des bikers on ne va pas changer nos plans de remonter d’un coup sur Paris.

Donc le dimanche un doux réveil à 5h20 et à 6h nous voilà sur le parking avec affaires chargées et….il ne pleut pas …encore. Prudent on met tout de même un pantalon de pluie. Oui tu sais ce pantalon dont les élastiques pour le maintenir bien en bas ont pété au bout de la 3 ème fois. Bon tu serres à mort le velcro sur tes bottes et broaaam on y va.

Ca roule impeccable pendant 1 heure puis la pluie fine arrive et on fait halte pour compléter l‘équipement. C’est parfait on ressemble à des sacs poubelles mais on a confiance, une confiance relative,  pour résister aux averses perfides.

200 km plus loin j’ai un aquarium dans les bottes, les doigts comme plongé dans un bac de chez picard depuis 3 heures, la morve au nez et plus que 40 km d’autonomie car je roule en ayant le cerveau déconnecté et les douces lumières de la station-service n’ont pas freiné ma chevauchée humide.

Je suis bien obligé d’arrêter devant la barrière de péage et là c’est le drame… Le point mort a disparu donc je coupe le contact, ensuite j’essaie d’enlever ces saloperie de sur moufles en plastique et c’est un combat à mort, j’essaie avec mes dents mais la bulle de mon casque m’en empêche. Au bout de 5 minutes j’arrive à me débarrasser de cette première couche, j’essaie alors d’ouvrir la tenue de pluie et mon blouson car bien sur j’ai laissé ticket et carte bleue dans ma poche intérieure. Je comprends du coup que le mec qui a pensé à mettre une petite lanière sur le clip de fermeture a du galérer comme moi à chopper ce truc tout fin qui se planque dans le velcro de la combi ou dans les replis du cuir. ARGHHHHHHHHH je suis obligé d’enlever un gant en cuir pour enfin parvenir au graal. Le ticket du péage mouillé accepte toute fois de passer dans la machine. Je vois mes potes arrêtés sur le côté après le péage donc je remets tout en vrac et je les rejoint comme la terre promise.

Le point mort est toujours dans le triangle des Bermudes et mon envie féroce de pisser m’amène à ne guère m’en soucier. La bataille recommence pour parvenir à pisser ailleurs que dans mon froc ou sur mes pompes et enfin libéré un bref soulagement empli mon être.

Retour à la bécane mais j’ai les cannes qui flageolent tellement j’ai froid, mon fidèle coéquipier m’informe qu’une station de service se trouve 15 bornes plus loin et que l’autre déserteur est parti y pisser au chaud.

Je me rééquipe comme un roumain mais là impossible de retrouver ce point mort et le froid rend mon pied  et cheville aussi sensibles  qu’un biker envers un bmwiste. Je galèrrrrrrrrrre jusqu’à penser que mon sélecteur est pété ! Mais non Éric me démontre que je suis une quiche détrempée et je démarre en prise pour m’envoler vers la terre promise.

On arrive à la Station-service qui devient mon arche de Noé, j’échoue comme une merde devant le grand Stax mouillé mais imperturbable et me dit que je vais rester 2-3 heures pour me réchauffer et sécher. Bon après 15 minutes et 3 cafés américains je retrouve forme humaine. Je maudis les bottes harley qui ne sont pas étanches et tellement larges que ça fait entonnoir, les tenues de pluie qui ne sont étanche qu’un moment, tu as toujours un filet de flotte qui finit par entrer par le cou ou la nuque pour bien te tremper ensuite et encore plus les Bmwistes qui avec leur balai dans le cul trace à 130 imperturbable, la laideur n’empêche pas l’efficacité !

On repart en se disant qu si les conditions ne s’améliorent pas ça va être un calvaire cette remontée, d’ailleurs on se fait avec le stax de beaux zigzag en accélérant sur la sortie de la station.

On réussira ensuite à supporter quelques averses pour arriver avec un temps plus clément sur Paris mais je me souviendrai de ce départ un bon moment mais surtout que sans les autres, les potos, en bécane on est pas grand-chose !

Un scrambler Harley pour affronter le désert !

On va vous présenter notre aventurière du mois qui est une jeune femme n’ayant pas eu peur d’affronter le désert  et les montagnes du Maroc au guidon d’un sportster Harley-Davidson transformé en scrambler.

 

Bonjour Céline, je suis bien content que tu ais accepté de nous répondre car normalement on a que des gros chauves et tatoués qui acceptent de nous parler 😉 

Peux –tu te présenter en quelques mots et nous dire comment tu es arrivée dans l’univers Harley ?

Bonjour Vincent ! Merci à toi pour l’invitation.

En quelques mots : j’ai encore tous mes cheveux, je rentre toujours dans mon slim et je n’ai aucun tatouage.

L’univers Harley (et moto en général) est initialement très loin de mon monde. J’ai découvert la marque dans le cadre de mon travail. A force de (très) belles rencontres et d’implications, je me suis prise au jeu, enfin j’ai carrément chopé le virus. Je me suis rendue sur différents rassemblements et en rentrant en 2015 des Morzine Harley Days, je me suis jurée que 2 ans plus tard les rides ne se feraient pas sans moi. J’ai obtenu mon permis en mai 2016 (alors que je n’avais jusque-là jamais conduit de 2 roues) et j’étais au guidon l’été dernier.

Tu avais juré de passer ton permis moto après avoir encadré des essais Harley-Davidson et tu as tenu promesse, alors depuis tu roules sur quoi comme machine ? 

Attention, cette question blesse. Pour différentes raisons je n’ai pas encore eu l’occasion d’acheter de moto. Premiers essais après le permis : l’Iron 883 et le Roadster (qui est sorti à 10 jours prêts lorsque j’ai eu mon papier rose). J’ai également testé le Forty-Eight, la Street 750 et la Street Rod. Je n’ai pas encore testé de Softail, ça ne serait tarder. Pour ma première acquisition, un Sportster probablement… J’attends avec impatience de pouvoir essayer le nouvel Iron en 1200 avant de me décider.

Alors parle-nous de ta dernière aventure car on a vu sur twitter des photos superbes de sportser Harley transformés en scrambler pour traverser les montagnes du Maroc alors que nous on se gelait ici !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière, et finalement première grande aventure. Je suis partie 8 jours avec Roadtrip Factory pour le voyage inaugural de Terres de Scrambler au Maroc. 1500km pour découvrir les secrets de l’Atlas. Soit plus de routes que ce que je n’avais fait jusque-là depuis l’obtention de mon permis. Imaginez le challenge.

Au démarrage, mes premiers mètres furent laborieux. Clairement je les soupçonne tous d’avoir pensé que je n’arriverais même pas à sortir de Marrakech. J’ai finalement pris rapidement mes marques.

Nous avons fait 150 à 250 km par jour en traversant des paysages à couper le souffle : canyons, montagnes, cols, sable, neige, routes en épingle à cheveux, il était parfois difficile de savoir exactement où nous nous trouvions tellement les vues étaient différentes et spectaculaires. J’ai fait mes premières pistes, pris des routes que je n’aurais même pas osé arpenter en vélo, roulé sous la pluie, le vent, dans le brouillard, la neige, bref ce fut un stage de perfectionnement complet.  Les journées se sont enchainées, à travers les contreforts de l’Atlas, alternant les points de vue, les décors et les couleurs. Téméraire mais pas inconsciente, il y a certains passages techniques durant lesquels j’ai été relayée. Dans l’ensemble, je crois que je ne m’en suis pas si mal sortie.

Je me suis sentie tellement libre durant ce voyage, presque perdue dans cette nature renversante, rencontrant des nomades et des gens que nous n’aurions jamais pu rencontrer si nous n’avions pas emprunté ces chemins secrets. Nous avons passé nos déjeuners, dîners et nuits dans des endroits merveilleux dans des habitations typiquement marocaines accueillies par des gens chaleureux et heureux de partager avec nous. Le groupe était attentionné, prévenant, tout l’esprit Harley-Davidson que j’avais perçu quelques temps avant et qui m’avait poussé à passer le permis.

J’ai grandi pendant ce voyage, j’ai beaucoup appris sur moi-même et je suis définitivement sortie de ma zone de confort. Ce premier voyage sur la route était un nouveau pas vers ma liberté, un rêve à poursuivre.

Et pour la petite histoire, on était gelés aussi là-bas ! Au milieu du voyage à près de 3000 mètres, on a roulé à côté de la neige, extrémités glacées et passé une petite nuit sans chauffage à – 7 degrés sous 4 couvertures tout habillés.

Quelques mots sur la moto :

La moto est un Sportster Iron avec des évolutions pour obtenir un Scrambler de caractère prêt au voyage :

– pneumatiques adaptés au off-road

– guidon style motocross

– grille de phare

– sabot moteur

– pots d’échappement surélevés

– stage 1

– ressort de fourche avant renforcé

– pare-jambe

– un porte paquet et une petite sacoche réservoir

Le concessionnaire de Casablanca a en supplément épuré au maximum l’avant en déportant le compteur à gauche et lui a réalisé une peinture ocre effet « rouille » pour se fondre dans les décors.

J’ai adoré cette moto, belle, au couple moteur généreux pour s’encanailler sur les plus beaux des chemins qu’ils soient faits d’asphalte ou off-road.

 

Merci Céline pour ce partage et on attend ton retour sur l’essai des nouveaux sportster qui nous ont aussi tapé dans l’œil chez Broaam, peut-être une occasion de rouler de nouveau ensemble.

Fat Bob 114CI, un essai en betteraverie !

Aguiché par un premier contact avec la nouvelle gamme Harley nous voilà parti avec Laurent en semaine pour tester plus sérieusement ces belles machines. La météo nous prévoit de belles éclaircies l’après-midi après dissipation des brumes matinales.

Une fois arrivé chez Harley France (avec un peu de difficulté pour Laurent Mouaaaarf !) nous prenons possession de nos montures du jour : le Breakout 114 ci pour Laurent, le fat Bob 114 ci pour ma pomme.

On décolle sans GPS mais direction Provins pour faire un tour à Blandy les tours. Je me méfie sur les premiers kilomètres de l’accélération et du freinage sur le Fat bob vu les échos que j’ai pu en avoir. En fait cette moto est un vélo ! Un équilibre incroyable et une sensation de légèreté peu commune dès qu’on saute la gamme sportser. Le freinage n’est pas brutal mais puissant et l’accélération tout à fait gérable. Je ne suis pas sur une machine de psychopathe prête à te mettre en difficulté à la moindre faute d’inattention.

On enquille les nationales pénibles pour s’extirper du 94 et les ronds-points à la chaine.

Enfin on arrive en terre de betteraverie et le temps qui était couvert passe carrément à la bruine et un ciel de plus en plus bas qu’un breakout s’est perdu. L’horreur, on attendait de chauds rayons de soleil, on se retrouve à essuyer nos casques et se geler sur nos bécanes. Bon du coup on a un peu de mal à tirer dans le gras du moulin car la visibilité est vraiment mauvaise et on roule plus sur le couple. Au passage prendre un rond-point en 4 ème avec le fat bob n’est pas une bonne idée, non non :-).

Parvenu à Blandy les tours grâce à mon prodigieux sens de l’orientation en bon biker on se prend un café et un chocolat chaud mais en terrasse car le temps à défaut de nous inonder d’un radieux soleil le ciel est  dégagé et la brume s’est enfin levée. On fait la causette avec quelques connaisseurs qui flashent sur le Fat bob et son aspect massif, trapu. Peut-être une association avec les tracteurs du coin 😉

Le fat bob 114 ci
Fat bob 114 ci

Quelques photos et nous voilà reparti et là on peut un peu tordre la poignée. En départ arrêté le Fat bob est un sérieux concurrent, bon faudrait passer les rapports à la volée, ça éviterait de venir chatouiller le rupteur. Le 114 Ci à un comportement bien particulier, vous ne retrouverez pas le coup de pied au cul des fat boy et Low rider S dès l’ouverture des gaz mais un comportement plus linéaire qui pousse sans fin. Sans aucune protection au-dessus de 140  la tête et le coup prennent chers et obligent à lever le pied alors que le moulin est très loin lui de s’essouffler. Vu la tenue de route, le moteur plein et la qualité du freinage, on a vite fait de s’amuser à prendre les courbes et enchaîner les virages à bonne allure. Là encore les sensations seront bien meilleures en jouant avec le sélecteur plutôt qu’en restant calé en 4 ème ou 5 ème.

C’est donc objectivement une bonne machine mais cependant beaucoup de propriétaires de Harley ont un apriori négatif  vu son look et le comportement de son moteur d’origine. Le poum poum poum s’éloigne pour des machines bien plus performantes. Harley vise clairement une nouvelle clientèle avec ce Fat bob et celle-ci semble séduite par cette nouvelle approche.

Comme à Broaam on ne pratique pas la langue de bois je vous avouerai qu’étrangement j’ai préféré le Street bob avec le moteur de 107 qui est bien plus dans l’esprit de harley avec un côté joueur et relax moi qui pensais être conquis par ce gros moulin.

Ah je vous annonce au passage que les CVO passent désormais en 117 CI !!!

Le breakout 2018 : un essai qui laissera un bon souvenir

Chez Broaam.fr on vous propose des essais de purs amateurs de belles motos. Nos essais ne ressemblent donc en rien à ce que vous pourrez trouver sur des blogs de professionnels. Pourquoi ? Tout simplement car nous ne cherchons qu’à vous transmettre notre ressenti sans nous appuyer systématiquement sur les références techniques des motos essayées. Et c’est aujourd’hui le Breakout qui va en faire les frais.

Alors, ce breakout ? Bien ou bien ? Pour l’occasion, l’équipe « relations presse » d’Harley France, nous a une fois de plus fait confiance en nous prêtant deux « Softail » de la gamme 2018 pour un après-midi complet. Et comme nous avions le choix, j’ai moi-même tenté l’aventure avec ce joli bolide, que trop souvent l’on associe aux terrasses de café. Non, je suis sérieux, il vous suffira d’approfondir vos recherches sur ce modèle pour vous rendre compte que ce qu’il en ressort se résume à « Elle est superbe pour frimer mais pas très docile une fois sur la route ».

Le breakout en version 114
Le breakout en version 114

Imaginez une seconde avec quel à priori je partais !

En ce jeudi d’automne, nous voici donc en train de quitter la banlieue parisienne pour rejoindre les plaines de Seine et Marne en direction de Vaux le Vicomte. Ok, vous allez me dire que pour tester la bête sur ses capacités à aborder les courbes, il y a mieux comme destination. Oui, mais cela est sans compter les 40 ronds-points à passer avant de rejoindre les étendues de champs de betteraves ! Et là d’ailleurs fut ma première surprise. Elle sait aussi tourner cette moto J.

Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent
Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent

Non, sans déconner, je ne tenterai pas d’expliquer le pourquoi du comment mais la relation entre la grande roue avant positionnée sur cette fourche qui essaie de ressembler à celle d’un chopper, et ce pneu énorme de 240 à l’arrière, provoque finalement un sentiment de légèreté sur l’avant qui fait, qu’après le 6ème rond-point, je les abordais plus vite que je ne le fais avec mon vieux Dyna FXDF 2009 et son gros pneu avant. Pour ceux qui connaissent la version précédente, 2017 et moins, il paraît que la différence de maniabilité est incroyable (dixit le staff Harley)

Une fois arrivé en rase campagne, qui plus est, avec une météo hostile, un plafond très bas et du brouillard, j’ai tout de même pu ouvrir les gaz pour en prendre un peu plein la g….. Je vous confirme que le 114 CI, pousse énormément ! Il n’était pas prudent sur les petites départementales de monter le compteur vers des sommets mais la rapidité d’expression du moteur fait, qu’en un rien de temps, vous vous retrouvez dans l’obligation de freiner. Et là…le freinage, mais quel progrès !!! Merci d’avoir enfin compris qu’il était indispensable de pouvoir freiner correctement. La reprise de mon vieux Dyna m’a d’ailleurs fait tout drôle après cet essai J

Une fois la maniabilité, la puissance et le freinage testés, que reste t il ? Et bien plein de petites choses qui font que l’on aime ou pas une machine. La position de conduite avancée par exemple. Personnellement j’en suis un adepte depuis 8 ans alors celle-ci est adaptée à cette moto et oui, mieux vaut ne pas être trop petit au risque de devoir faire comme Michel Sardou et mettre des talonnettes.

Compteur digital
Compteur digital

Le compteur, lui par contre, n’a pas vraiment retenu mon attention. Bien que très lisible, je préfère tout de même les compteurs classiques. L’assise, elle est bonne. Associée au nouveau cadre et à cette suspension centrale, unique sur la gamme, le confort est vraiment présent et je ne sais pas si le 240 y est pour quelque chose, mais j’ai eu le sentiment de pouvoir absorber les défauts de route avec moins de souffrance dorsale. Pour finir sur quelques commentaires tout à fait subjectifs sur l’esthétique, je ne trouve pas l’optique avant très beau même si je ne doute absolument pas de son efficacité, et vu du pilote, ça fait vraiment              « plastoc ».

Par contre la mise en valeur du bloc moteur dans un ensemble chromé est très réussie à mon gout et la ligne d’échappement en 2 tons est assez jolie également. Bien sûr, même si Harley a tout fait pour sortir le meilleur son autorisé selon les normes européennes, ça reste tout de même très aseptisé. Il vous faudra devenir un hors la loi si vous souhaitez retrouver le potatopotato mythique de la marque.

Laurent, essayeur et rédacteur 🙂

A bientôt pour d’autre aventures et n’hésitez pas à partager vos avis, que vous l’ayez vous aussi testée, ou pas.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais

Road King Spécial VS Fat Bob 114 : Un match hors catégorie

Il serait totalement inutile de vous refaire la mise en scène, Vincent vous a déjà tout dit dans le précédent billet sur le Street Bob 2018, sur le super accueil qui nous a été réservé par l’ensemble des équipes Harley-France.

Pour ma part, le tableau Excel magique de Manoël m’a réservé une très belle surprise. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’allais enfourcher le sublime Road King Spécial. Oui je sais, tous les goûts sont dans la nature et certains d’entre vous n’ont sans doute pas le même regard que moi sur cette machine. Mais, comme c’est moi le rédacteur, je m’autorise le droit de dire qu’elle est belle 🙂

La première fois que je l’ai vue sur le net en présentation en début d’année 2017 – oui celle-ci a été présentée plus tôt que les autres, un peu comme le mercato d’hiver pour les footballeurs – j’avais été surpris par la disparition du pare-brise. Non pas que je sois fan des pare-brises mais il faut reconnaître que sur les touring, ça rend service. Ma dernière aventure sur un Road King Classic remontait à 2008 lors d’un circuit de 3500 kms dans le Queensland en Australie, autant vous dire que j’avais eu le temps de le tester.

Road King Spécial
Road king Special 107 HD 2018

Mais aujourd’hui est un autre jour et j’aborde la moto par l’arrière. Waouh, avec sa ligne d’échappement intégrée aux nouvelles sacoches rigides plus basses, elle ressemble vraiment aux Road Glide CVO croisés une semaine plus tôt sur Washingthon Blvd à Venice Beach, petite Mecque HD en fin de journée au coucher du soleil. J’adore ! Bon, allez, Go maintenant ! Nous voilà donc partis pour cet essai en avant première sur les routes de banlieue du 94 avant de s’évader un peu plus loin en Seine et Marne, et ma première réaction fut dédiée au guidon. Je rêve ou il est haut ? Une fois renseignement pris au retour, il s’avère en effet qu’un petit Ape, qui plus est, bien large, a remplacé l’ancien modèle. Du haut de mon mètre 83 avec mes grands bras, aucun soucis, au contraire, reste à voir quel serait le ressenti d’un gabarit plus petit.

Certes, ce genre de moto, dans la densité de circulation rencontrée ce jour là, n’est pas forcément dans son élément idéal, mais honnêtement avec son parfait équilibre et son encombrement arrière équivalent à la largeur de son guidon, elle se faufile très bien.

Que dire alors de la partie route ? Pour moi ce fut un régal. Je précise « pour moi » car lorsque nous avons échangé nos motos en milieu d’essai, mon compagnon de route qui récupérait ce beau RKS après avoir testé le FatBob114 me disait au feu rouge « C’est quoi cet âne mort ?» :-)) . Bien sûr que l’on peut toujours demander plus, mais franchement le moteur 107 convient très bien à ce touring, faite moi confiance. Côté freinage, de la même manière, j’ai été totalement conquis. Il faut dire que je roule sur un FatBob de 2009, qui n’a finalement jamais vraiment freiné, alors je ne suis peut-être pas le meilleur testeur sur ce point.

Road King Spécial
Du pur plaisir ce Road King Spécial

Voilà, il m’est difficile d’aller plus loin sur les tests, disons de performance, il faudrait l’emprunter une journée complète (voir plus :-)), pour l’éplucher complètement et que les adeptes du pare-brise se rassurent, il est possible d’en mettre un qui se pose en 3 secondes.

One more please ! Oui, vous l’avez tous compris, après cet essai « Aller », j’ai vécu un essai « retour » ultra différent et totalement décoiffant avec le tout nouveau Fat Bob de la toute nouvelle gamme Softail ! Oui mesdames et messieurs, j’ai pu y goûter en vrai. Tout comme moi, vous êtes forcément curieux et vous avez déjà lu des tonnes d’articles sur cette moto. Enormément critiquée (dixit le staff Harley) et notamment sur les réseaux sociaux, je voulais absolument profiter de cette superbe occasion pour rouler sur ce bolide.

Par quoi commencer ? Et bien, comme je le disais après l’essai à Xavier Crepet, Directeur Marketing et Communication, Harley n’a gardé du Fat Bob, que le nom ! Bon d’accord, j’exagère un peu car je l’avoue, on retrouve bien le gros pneu à l’avant :-). Pour le reste, comment dire…Je ne m’étendrais pas sur les considérations esthétiques, ni même sur la stratégie de la Motor Company, encore que sur ce point, je trouve personnellement que pour attaquer de nouvelles cibles, ce Fat Bob risque bien de séduire ceux qui roulaient jusqu’à présent sur des machines du type « VMAX » pour ne citer que lui (d’ailleurs supprimé des ventes Yam fin 2016 pour non respect des normes Euro 4). Alors de quoi pourrais-je bien vous parler ? Des 30 mn passées sur ce jouet, par exemple 🙂 ?

Fat Bob 2018
Fat Bob 2018

Car oui, c’est un vrai jouet, ultra maniable, ultra réactif, propulsé par le 114 incroyable et doté d’un freinage hyper puissant (pour une harley). A peine enfourchée j’ai compris ce qui allait m’arriver et j’avoue avoir eu du mal les 10 premières minutes. La poignée de gaz est très sensible et répond immédiatement à votre sollicitation. Et comme la moto est plus légère que son ex-petite sœur de la famille Dyna, je ne vous raconte pas l’effet que ça fait. J’ai eu comme l’impression de revenir 10 ans plus tôt lorsque je roulais sur un gros roadster japonais. Je ne sais pas si c’est sa taille (je n’ai pas vérifié mais elle me semble plus courte) mais les commandes m’ont semblé moins avancées. Et pour autant, joueuse comme elle est, avoir des commandes plus rapprochées permet de la piloter dans les meilleures conditions. Le freinage maintenant…Là aussi il m’a fallu un peu de temps pour l’apprivoiser tellement il est puissant. Vous effleurez à peine la poignée que vous sentez déjà le parachute qui vous ralentit à l’arrière J. Autant vous dire qu’une fois prise en main, je me suis régalé à jouer avec elle, que ce soit en ligne droite qu’à l’attaque des multiples ronds-points que nous propose notre chère banlieue parisienne.

fat bob 2018 114 Inch
Fat Bob 114 – 2018

Là encore, au risque de me répéter, l’essai était un peu court pour aller plus loin et franchement s’attaquer aux virolos de nos belles régions montagneuses avec ce FatBob, devrait certainement apporter beaucoup de bonheur. Si je devais finir par, non pas un point négatif, mais plutôt un simple constat, « Habitués » des anciens FatBob, oubliez ce que vous connaissez, cette moto est totalement différente et si vous craquez un jour pour elle, vous n’en ferez pas le même usage.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais

 

Street-Bob 2018, Trahison ou géniale évolution de Harley-Davidson ?

Vendredi j’étais convié à découvrir la gamme 2018 de chez Harley avec d’autres blogueurs et journalistes. Après un tour au Food-Truck, Manöel Bonn, le nouveau responsable marketing Harley France nous explique les changements radicaux effectués sur cette gamme 2018 allant des pneus, aux nouveaux châssis en passant par l’amortisseur central et une cure d’amaigrissement qui font passer le projet Rushmore pour un aimable restylage. La gamme a été resserrée et les Dyna disparaissent du catalogue en passant dans la gamme Softail. Pour ceux intéressés par les détails techniques de tous ces changement je vous invite à passer sur leur site ou étudier ce résumé en image.

La révolution Harley-Davidson

On se dirige vers le parking, où Manoël nous sort son super tableau excel de la mort pour nous dire sur quoi on roule, 1200 custom puis Street bob pour moi. Bon je ne sais pas pourquoi mais je sens que ce ne sera pas aussi lisse qu’une feuille excel ces changements 🙂

J’ai le droit en premier découvrir le face lift de la 1200 custom alors certes elle est très, jolie mais quand tu roules avec d’autres joyeux lurons qui ont de bécanes avec des moteurs de 107 ou 114 inchs c’est plutôt face palm à chaque accélération !
C’est une bonne petite moto, impeccable pour découvrir Harley mais ça reste bien sage et on ne sentira pas le grand souffle à son guidon.

Bon ayant fait ma bonne action je repense à ma mission d’éclairer les copains de France street bob qui se déchirent sur ce nouveau modèle en criant pour certains à la trahison et en signant un bon de commande après essai pour d’autres ! En fait cette gamme 2018 bien plus que les autres demande à être essayée avant d’être jugée car le bond en tenue de route et en motorisation n’est pas un simple message marketing mais une réalité tangible.

A la pause je laisse mes affaires sur le street bob qui est l’objectif de cette journée pour ma part et ce n’est pas Alice la chick on a Bike qui pourra me la piquer même si on a décidé fuck the planning. Une fois établi mon manque total de galanterie, j’enfourche le street bob 2018 et là en sortant de l’essai du 1200 je ne sais pas ou mettre mes pieds ni mes mains !

Ah oui ils n’ont pas fait semblant c’est un joli ape Hanger que voilà tout de noir et franchement bien plus joli que celui de l’ancien modèle. Les commandes aux pieds sont légèrement avancées mais rien de rédhibitoire pour ma part alors que je suis un adepte des commandes médianes.

Le son n’est pas étouffé comme sur certains modèles Harley d’origine et au bout de 1 km on trouve facilement ses marques sur cette moto. La selle très réussie cale parfaitement le pilote alors que sur la 1200 j’avais tendance à glisser. En revanche j’ai un doute sur son confort passé quelques centaines de bornes car elle n’est pas bien épaisse cette jolie brioche.

Moi qui ai le dos en lego je note une énorme amélioration de l’amortissement qui ne te balance plus des méchants coups de raquette sur toutes les imperfections de la route. On n’est pas en classe pullman encore mais on ne craint plus pour ses vertèbres comme sur les versions précédentes et on peut mieux profiter de la route.

On en arrive au moteur de 107 inchs que je peux comparer avec mon street bob en 103 inchs et stage 1 bien réglé. Il faudrait essayer les deux versions de ce street côte à côte mais le 107 a vraiment du coffre et on sent moins la courbe du 103 un peu en mode attention je vais envoyer du pâté, attention…yeahhh BROAAAAM ! Non là tu ouvres et ça part direct dans un BROAAAM bien solide ! Bon on a fait ce test en zone urbaine et péri urbaine donc impossible de savoir ce que ça peut donner sur des belles routes quand on libère les chevaux mais je n’ai guère de doute sur l’efficacité de ce nouveau moulin vu les quelques accélérations à plus de 130 en troisième.

Après il faut des freins pour arrêter le bolide et là pas grand changement ce street comme ses aïeux ralenti très bien… Dommage qu’on ne note pas d’amélioration sur cette partie sécurité comme sur d’autres modèles car ça manque vraiment de mordant si vous ne serrez pas tout à fond!!!

Du point de vue esthétique ce Street bob 2018 a une très belle ligne, le réservoir ne me choque finalement pas tellement avec son nouveau design mais conduira son propriétaire à s’arrêter plus souvent. Sa robe dark lui va vraiment bien, sa nouvelle selle est top et cale très bien notre auguste séant bon reste la verrue qui fâche ce compteur digital !

Apparemment les ingénieurs de chez Harley ont flashé sur des formes anguleuses comme le phare du Fat bob ou ce compteur qui ressemble aux antiques pagers.

Alors certes la bête est pratique car vous avez directement sous vos yeux, le niveau d’essence, le compte tour, rapport engagé et bien sur la vitesse mais on aurait bien aimé une autre forme plus traditionnelle.


En résumé ce street bob est une belle évolution mais attention elle change aussi d’esprit. Elle devient plus joueuse que la précédente et moins destinée à jouer la machine increvable et polyvalente d’avant. Au lieu du « All for Freedom, Freedom for All » de la Motors company ce serait plus « All for joy, joy for All » tellement cette machine incite à une conduite décontractée et ludique et donne la banane. Harley davidson revient avec des joy machine plus légère et plus nerveuse et ça on aime !