Le look français en bécane , la tendance 2020

Bon bien sur nous avons tous nos marques habituelles de fringues pour rouler mais aussi se sentir bien quand on va boire un coup après une bonne ballade. Certains aiment porter la marque de leur bécane, Harley, Indian… d’autres des vêtements US, anglais ou japonais , Von dutch, Deus, Edwin, Pike brothers ….

Mais ce qui est nouveau depuis quelques temps c’est l’arrivée de marques françaises sur ce marché. Des marques qui misent sur l’originalité et la qualité que nous avons décidé de vous présenter malgré le prix et ne me traité pas de bobo ou hipster avant d’avoir vu, touché, essayé ces produits bien loin des usines chinoises .

A PIECE OF CHIC

Marque française basée à Lyon,

Nos créations s’inspirent d’une esthétique subtilement rétro, d’une certaine idée de l’élégance à la française, d’un art de vivre inspiré du temps où l’on prenait le temps, où l’on accordait de l’importance « au diable dans les détails », à la noblesse des matières et à leur durabilité. La plupart de nos articles sont fabriqués en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Piece of chic, développé par Sébastien Chipraz, vise les élégants bipèdes se déplaçant en deux roues motorisées et quelque peu nostalgique d’une époque que peu d’entre-nous ont connu autrement qu’en films et photographies noir et blanc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La qualité est au rendez-vous que ce soit dans leurs pulls ou bien ce qui a fait leur renommée de superbes foulards en soie. La soie et le cambouis voila la classe française surtout que Sébastien incarne l’esprit de sa marque et roulera en en Terrot 350cc dans une course qui s’annonce palpitante « L’Intrépide » 🙂

Au passage ils ont aussi de superbes tee-shirt !
https://www.a-piece-of-chic.com/

FLEURS DE BAGNE  

Marque française créée en 2012

Nous puisons notre inspiration dans les vêtements civils et militaires d’autrefois, que nous retravaillons avec de nouvelles matières et des coupes plus contemporaines.
Notre travail de recherche s’appuie, essentiellement, sur des faits historiques du « MILIEU », l’histoire du tatouage français d’avant guerre, les chansons et clichés des bas-fonds, les récits militaires et autres faits historiques de la marine…
Ainsi, vous trouverez dans chaque modèle estampillé FLEURS DE BAGNE une histoire. Celle des « Vrais de Vrais »…
Une histoire qui s’est écrite dans la douleur et le respect.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nom de cette arque annonce la couleur : Fleurs de bagne. Les fleurs de bagne c’étaient ces tatouages que se faisaient les bagnards souvent avec les moyens du bord et donc des dessins simples et des phrases qui résumaient la philosophie de leur vie.

Mika Dumas, fondateur de la marque, tient à préciser que non seulement ses collections s’appuient sur l’histoire du milieu de la pègre en France mais que ses vêtements sont intégralement fabriqués en France avec un souci du détail qui en font là aussi des pièces uniques.

Pour porter des vêtements Fleurs de Bagne il faut assurer et assumer car Mika aime aller au bout de ses idées et de sa passion pour les Matafs de l’époque. Mais c’est surtout vrai pour les tricots puisque le reste de la collection n’a pas de dessins ou d’inscription rappelant l’idée de départ de cette marque mais une tendance affirmée de vêtement de travail.

https://www.fleursdebagne.com/

TONTON ET FILS

Pierre-Yves Oriol est le fondateur de Tonton et fils

« Mon point de départ, c’est ce goût particulier pour collectionner la mode américaine des années 50 à 70. Jeans, vestes de travail, vestes universitaires, vêtements militaires, blousons d’aviateurs, boots… »
Là encore on retrouve la passion du fondateur pour les vêtements authentiques de qualité, souvent d’origine US, adaptés, retouchés puis finalement qui donne une gamme complète avec l’envie de créer sa marque.
Tonton et Fils c’est la mise en avant de vêtement de travail intemporels, « vêtement de labeur » à priori solides et évitant d’être moches !
On revisite là aussi le célèbre pull commando en y ajoutant sa touche comme Fleur de bagne et si le foulard est la marque de fabrique de A Piece of chic, là c’est le gilet de nos grands pères qui est mis en avant.
Des gilets plus ou moins chics ou prévus pour être pratique avec de multiples poches. vous ajoutez à cela leur pantalon «PANT 001» avec de belles bretelles et vous pouvez poser en photo sépia comme il y a 60 ans !

RED’S LEATHER

Marque de maroquinerie Française fondée en 2014 par Jonathan Redor.
On sent la passion dans leur collection de portefeuilles et les chaines qui vont avec au travers de leurs produits d’une qualité irréprochable.
Cette qualité à un prix alors de façon intelligente ils ont développé une nouvelle gamme plus accessible en 2018.

 IN MEMORIES SPORTSWEAR

Soyons honnêtes je n’ai rien trouvé pour ma pomme, vous pourrez toutefois regarder les foulards, mais en revanche les bikeuses trouveront de chouettes sacs de ville d’inspiration militaire, allez les bikeurs aussi, si non je vais me faire lyncher 🙂

https://www.inmemories-sportswear.com/ 

Vous pourrez  aussi trouver toutes ces marques chez T-Bird , 16 bis, Rue Mayet 75006 Paris, un lieu qui réunit un assortiment de marques aussi bien françaises qu’étrangères avec comme unique critère qualité et originalité.

Pas de grandes séries ici mais des pièces choisies avec amour car la place est comptée ici et Stéphane accompagné de Bettina font le tri !

On a donc demandé à Stéphane et Bettina un coup de main pour notre sélection et son avis sur le renouveau des marques françaises :

En fait pour moi les marques françaises ne sont pas une nouveauté. On va dire qu En France malheureusement nous n’avons pas su faire perdurer notre savoir-faire dans l’esprit des gens. À contrario des autres pays européens. Au shop on travaille avec ces marques depuis le début parce que notre style de vie est celui-ci. Cela fait parti de notre éducation ; et c’est pourquoi nous avons choisi notre camp en proposant une sélection de qualité ; et curieusement c’est vers cela que va la clientèle sans en connaître le coût. Notre job c’est de laisser les clients se rendent compte par eux même tout en leurs expliquant ce qu’est la contrepartie de la vraie valeur.

Il est clair que la qualité a souvent un  prix de mais je préfère désormais acheter moins et mieux. On  alors un vêtement qui nous donne la banane à chaque fois qu’on le met de par son esthétique, son aspect intemporel et son côté unique, artisanal.
Stéphane : Oui. Effectivement on ne vois plus du tout le produit de la même façon et par conséquent le fait de le porter avec fierté.
Si vous voulez continuer la conversations les commentaires sont ouverts ci-dessous et si non passez à la boutique rencontrer Stéphane et Bettina 😉 T-BIRD

ERODE : un Sac à dos dédié à la protection du motard

Vous me direz Broaam ça tient pas la la route côté éditorial car après nous avoir fait vibrer avec Sylvain Tesson et sa folie  voilatipas qu’il, nous parle de protection à nous les guerriers de l’asphalte, du sable et de la boue !

Bon c’est pas faux mais on n’est pas à un paradoxe près et je ne vous parle pas d’une dorsale de tortue Ninja mais d’un sac à dos pour partir en WE et qui en plus vous assure de prendre soin de votre dos en cas de « Houston nous n’avons plus de liaisons avec le sol ! »

De plus les petits jeunes de la société Erode ils ont bien compris qu’on n’est pas de tafiolles puisque’ils nous proposent de Braver l’impact !

 

 

Bon moi perso il m’a rien fait l’impact donc je vais pas aller lui chercher la bagarre sous prétexte que j’ai un super sac en mode Mission impossible.

Le sac en tout cas est vraiment bien fini on a pu le manipuler au salon Moto Légendes. Le dos est une coque rigide en polycarbonate et la partie en contact avec votre dos bénéficie de mousse pour absorber en partie le choc. enfin un sac en toile vient se glisser à l’intérieur pour une contenance de moins de 20 litres, parfaite pour un WE sauvage de rider et bikers.

Des attaches rapides devant pour bien le maintenir et même des poches accessoires à glisser sur la ceinture de maintien.

Le tout à une bonne gueule et dégage une impression de sérieux et solidité.

Bon après le sac est bien homologué par le  marquage CE et NF EN 1621-2 de niveau 2 mais on a encore eu aucun  beta testeur pour mesurer son efficacité dans un vrai crash et donc on vous recommande de plutôt pas vous fâcher avec l’impact.

Ceci étant on a tous connu un pote qui s’est viandé avec un sac à dos et malheureusement si vous avez autre chose que du linge sale dedans ça devient une arme mortelle en cas de chute donc ce type de sac à dos est vraiment un plus pour votre sécurité et intégrité.

Son prix est dans les 400 € mais vous pouvez bénéficier de réduction en le commandant en avant ici : https://www.kickstarter.com/projects/sac-a-dos-protecteur/erode

En tout cas chouette innovation française Monsieur et le sac sera produit en petite quantité en France mais en cas de succès (+500) en Chine pour des raisons de rapidité.

Bonne glisse 🙂

En avant, calme et fou

Sylvain Tesson est un écrivain que j’ai découvert au travers de ses récits aventuriers de traversée de la Russie en moto et side.  Puis son destin a basculé un soir du haut d’un toit après quelques verres de trop et une terrible chute qui l’a laissé brisé physiquement et lui a demandé tellement d’efforts pour peu à peu se réparer. Il a raconté cette remontée ver la vie au travers de son roman Sur les chemins noirs, tout en légèreté et en pudeur.

De Belle gueule à gueule cassée Sylvain Tesson est un formidable auteur qui raconte à merveille ses voyages à pied à travers la France ou sur les pistes du monde entier dans tout ce qui est à deux ou trois roues motorisés.

Ce n’est pas un roman que je vous propose de découvrir mais un livre qu’il a co-écrit avec son ami, compagnon de voyage et remarquable photographe : Thomas Goisque.

La magie opère dès le titre et la couverture « En avant, calme et fou » avec trois dingues en side car roulant sur la banquise craquelée.

Le livre est une ode au voyage sauvage mais toujours alimenté en carburant de qualité, Vodka ou Mouton cadet ! On va de page en page, transporté à des milliers de kilomètres par deux trois ligne à la Bukowski et des photos splendides.

 

 

 

« Le Monde est dans un tel désordre que c’est déjà quelque chose d’avoir un moteur en marche »

Sylvain Tesson doit adorer cette phrase de Bukowski « C’est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S’il se passe un truc moche, on boit pour essayer d’oublier; s’il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s’il ne se passe rien, on boit pour qu’il se passe quelque chose. »

On sent en effet que le voyage n’est rien sans l’amitié des camarades le soir autour du feu et des verres qui se lèvent jusque tard dans la nuit. Le voyage est épique et poétique chez Tesson et nous permet d’entrevoir le plaisir de partir non pas pour poser dans les magazines mais pour avaler du kilomètre dans des paysages qui t’arrachent la tête et tenter de se la remettre droite dans le plaisir des rencontres et des bivouacs.

« Mettre les gaz, manger la route, vider son vin et s’écrouler le soir sur le bord d’un fossé.
Serait-ce moins noble que de vouloir passer à la postérité ? »

On se sent des envies de paquetage, d’asphalte, de terre et de sable à parcourir en lisant ce livre moi qui n’ai jamais fait de trip plus long que 5 jours en France ou des randonnées dans les montagnes du nord de la Thaïlande d’une journée avec guide !

Je ne suivrai jamais les traces de Sylvain puisque qu’à part les douches et les bains je déteste le froid et les photos de la Sibérie me glacent jusqu’aux os mais en revanche se donner le temps de partir loin sans contraintes d’étapes obligées mais de grandes directions alors 1000 fois oui !

 

« Se lever de table.

S’asseoir sur sa moto.

Se coucher dans la tombe. »

 

Informations

Dentelles et peau de chamois : Harley-Davidson au féminin

A Broaam nous sommes pour une élégance du bipède en mode biker et cela passe par le plaisir de partager notre passion avec des femmes.

Non non messieurs, pas la femme en mode passif qui vous cale bien, vous tient chaud dans la tente, vous parle dans le vent à 130 khm mais la rideuse, celle qui en remontre aux barbus dans les pires conditions sans se départir de sa féminité. Nous avons eu le plaisir d’en croiser plusieurs, de partager ensemble la route et de vous faire découvrir Valérie, de son petit surnom Val ( je ne sais pas si il y a une référence à Val l’empaleur mais vu son regard noir parfois je préfère ne pas savoir !)

A la plume aussi aiguisée que son pilotage, Val nous permet de voir notre monde Harley au travers des yeux d’une femme, sans cacher le paradoxe d’un sexisme qui ramène parfois les femmes au rang d’accessoires du catalogue de la MOCO mais aussi de la fraternité , de l’amitié qui rend tout cela supportable et même agréable.

Je vous laisse donc en compagnie de mon amie Val !

Le titre aurait pu être aussi Dentelles et peau de CHAMEAU !  Car être une femme dans un univers qui fleure bon la testostérone n’est pas toujours aisé.  Le ton fut donné dès que j’ai voulu passer mon permis moto, c’était en 2006, j’avais 43 ans, mieux vaut tard que jamais, oui je sais, on peut dire aussi vieux motard que jamais, haha ha, désopilant…. Le moniteur était hyper macho, pour lui une femme motarde c’était aussi antinomique qu’un taliban pacifiste et quand je lui ai dit que ma moto serait une Harley, il est devenu encore plus désagréable, pour lui une Harley n’était pas une moto mais un tracteur. Il n’a donc eu de cesse de me décourager et il a failli arriver à ses fins, car prise de doutes sur mes capacités, j’ai arrêté les leçons pendant plusieurs mois et je me suis achetée une 125 Virago pour continuer à m’entraîner, notamment sur des parkings déserts à slalomer entre des cannettes de coca.

Jusqu’à ce que je prenne la décision de passer mon permis, j’étais passagère et cela m’allait très bien, j’admirais les paysages en toute sérénité, je m’endormais même parfois d’un sommeil profond, bercée par le doux son Harley ; la notion de trajectoire, de force centrifuge, de regard porté au loin… tout cela m’était étranger. Mais bon, le confort du pouf rajouté sur un Softail Springer étant ce qu’il est, je me suis décidée à poser mon séant sur ma propre selle, j’ai donc persévéré pour obtenir le précieux sésame qui allait me permettre de m’acheter ma première Harley, un joli Sportster 1200 Low, noir et blanc, un amour de bécane qui allait devenir collector puisqu’à carbu. Je suis retournée voir mon moniteur, juchée sur ma moto toute neuve, je voulais qu’il entende le doux bruit de mes pots libérés, frustration, il n’était plus là, il ne pouvait plus exercer car, alors qu’il était passager pour une des épreuves du permis, l’élève, (une femme !!) a fait chuter la moto et il s’est éclaté l’épaule… Le karma, mon ami, le Karma…

J’ai fait deux voyages aux Etats-Unis en tant que passagère, mais grâce au joli papier rose, oui à mon époque, c’était encore un permis papier, j’ai pu faire un troisième voyage en tant que pilote au guidon d’un Softail Heritage. Grand moment de fierté, d’autant que mon compagnon devenait mon passager, 1m82 de prise au vent, cela faisait sourire, des papys sur un banc ont même applaudi notre singulier équipage, et j’ai eu droit à un « It’s amazing » de la part d’une femme flic. Le top !

Je devais également faire un road-trip dans l’Himalaya au guidon d’une Royale-Enfield, mais 3 mois avant de partir je me suis fracassée la cheville contre un plot, vous voyez ces ralentisseurs que beaucoup franchissent en passant sur les côtés ?  Bah voilà, c’est ce que je faisais jusqu’à ce que mon pied, légèrement en canard, position fort laide en plus, ne vienne rencontrer un des plots qui indiquaient la présence du ralentisseur…   Arrachements osseux, tendons en marmelade, bref le périple dans l’Himalaya s’avérait compromis, mais contre l’avis de tous et même de mon médecin, je suis partie quand même mais en tant que passagère, un grand merci à celui qui a accepté de me trimballer derrière lui, il se reconnaîtra.

Cette cheville  m’a value 1 an de rééducation avant de pouvoir marcher normalement et surtout remonter sur ma moto, j’avoue que lorsque je l’ai reprise, j’avais un peu (beaucoup) d’appréhension, je partais dans le sud de la France et je ne savais pas si j’allais retrouver les bonnes sensations, si j’allais être à l’aise, et bien si, et dès les premiers kilomètres, j’ai éprouvé une sensation de légèreté, de plaisir retrouvé, c’était tellement bon et quand j’ai rejoint mes potes et que nous roulions ensemble, j’avais un sourire béat et je me disais que j’étais là où je devais être, ni plus ni moins.

J’ai gardé mon Sportster pendant 10 ans, des milliers de km au compteur, et quand je m’en suis séparée, ça m’a fait un pincement au cœur, mais l’ayant vendue à un copain, je la croise encore et je sais qu’il en prend soin.

Je l’ai abandonnée pour acheter un Streetbob et je ne regrette pas mon choix, la conduite est différente, plus fluide, plus souple, j’ai l’impression qu’elle prend les courbes toute seules, elle est magique cette moto, c’est du velours. Elle et moi, on fait une bonne équipe surtout depuis que je n’évite plus les ralentisseurs.

Mais revenons à ma découverte du milieu biker, la première fois où j’ai goûté au machisme ambiant, c’était lors d’une soirée, j’entends un mec dire que les passagères sont des sacs à dos et qu’elles n’ont pas voix au chapitre, en gros elles doivent la fermer puisqu’un sac à dos ça ne parle pas… puis soudain, il m’avise : Bon d’accord toi ce n’est pas pareil, tu pilotes ta bécane donc tu es tolérée… TOLEREE ???  J’adore ce genre de rebelle des bacs à sable qui bombe le torse, parle haut et fort, mais qui, une fois dans l’intimité du foyer, met les patins pour ne pas rayer le parquet de maman.  C’est le même genre d’individu que tu retrouves l’été dans certaines concentres, en short hawaïen, torse-poil mais… mais avec le cut ! Bien plus qu’un rebelle, une icône !

Vint ensuite le mécano du garage où je fais entretenir ma moto qui m’appelle: Bonjour c’est pour le Streetbob / Oui je vous écoute c’est ma moto / Non, mais je voudrais parler à votre mari…

Puis le vendeur dans un magasin de vêtements moto : Non mais ça c’est trop pour vous (je regardais des vêtements techniques), vous êtes un peu protégée derrière…  Derrière quoi ? Mon guidon ??

Ou encore l’officier de police qui me reçoit suite à une sombre histoire de pots bruyants : C’est vous qui roulez en Harley ? / J’acquiesce et là il me scanne de la tête aux pieds et dit, très détendu, c’est marrant je ne vous voyais pas comme ça / Ah et vous m’imaginiez comment ? / Bah masculine quoi…

J’en ai tellement des anecdotes de ce genre, mais la plus jolie est celle-ci : lors d’une descente Fontainebleau- Labenne-Océan, dans des conditions météorologiques dantesques, genre mousson, un pote me dit à la fin du voyage : tu roules bien, tu envoies quand il faut envoyer, c’est bien, on ne s’est jamais aperçu qu’on avait une fille dans le groupe…  C’était un compliment et je l’ai pris comme tel, mais c’était aussi furieusement sexiste

Sexisme, préjugés, je crois que toutes les femmes qui roulent à moto, peu importe la marque, y sont confrontées un jour ou l’autre.

Et puis, il y a les rassemblements, les sorties, les concentrations et c’est là que les choses sérieuses commencent.

En tant que femme, tu dois respecter certains codes, déjà un dress-code, tu ne t’habilles pas trop comme un sac mais pas trop sexy non plus. J’ai souvenir d’un jour où un pote m’a dit que mon pull ressemblait à celui de sa grand-mère. En soi rien de grave, sa grand-mère a du goût c’est tout. Mais il me désigne une copine qui se tient non loin de là et qui est en tenue très sexy, le pote en question me dit alors : tu ne veux pas te mettre à côté d’elle pour qu’on voit la différence entre une vraie femme et toi…

Ne jamais prendre la mouche fait partie de ces codes, parce que s’il t’arrive de craquer devant ce genre de délicats propos, tu passes pour une hystérique qui n’a aucun sens de l’humour.

Ne jamais montrer que tu es choquée par certaines blagues graveleuses au risque de passer pour une nana coincée et à nouveau dépourvue d’humour. Tu peux plaisanter sur le sexe mais avec modération sinon tu passes pour ce que tu n’es pas. Attention aussi à ton comportement, ne prend pas un pote dans tes bras sinon tu peux rapidement te retrouver avec une vilaine réputation. Sur ce sujet, il y a toujours de bonnes âmes qui viennent, à mots couverts, te répéter ce que certains disent ou pensent de toi. C’est digne d’une cour de maternelle, mais cela blesse parfois cruellement.   Je profite d’ailleurs de cette tribune pour dire à tous les malpensants que je les emmerde, oui c’est un gros mot, il me sied parfois d’être grossière, mais toujours à bon escient.

Il peut arriver aussi que tu sois le catalyseur d’un certain mal être ou de frustrations chez certains et tu reçois alors des messages privés dans lesquels on te dit tout le mal qu’on pense de toi et, en résumé, que tu n’es qu’une imposture…

Comment faire pour se préserver de tout cela ? On se blinde, on apprend à avoir de la répartie et quand besoin est, on frappe la première, la meilleure défense c’est l’attaque dit-on.

Mais à côté de tout cela, et fort heureusement, il y a de très belles amitiés qui durent depuis des années, des mecs et des nanas adorables qui rendent joyeux chaque moment passé en leur compagnie,  qui font de chaque sortie, de chaque rassemblement, une grande récréation où nous avons tous 15 ans d’âge mental, qui sont toujours là quand vous avez besoin d’eux, avec lesquels on partage les bons moments et les moins bons, bref de véritables amis ou de vrais potes qui vous font oublier ceux qui ne le sont pas. Et pour eux, je continuerai à trimballer mes œstrogènes au milieu de toute cette testostérone.

 

Pourquoi je n’irai pas au Midnight Garage ?

  1.  Parce que je n’ai pas été invité à la soirée gratuite du vendredi soir 🙂
  2. Parce que je ne savais même pas que ça se déroulait ce WE
  3. Notez la cohérence entre la réponse 1 et la réponse 2
  4. Parce que je n’ai pas la tenue adéquate à ce genre d’événement vu que j’ai raté les articles de 4h10
  5. Parce que j’ai regardé le programme avec le même plaisir qu’un moucheron sur ma visière
  6. Parce que c’est tellement nickel chrome que j’attendais à voir Monsieur Propre dans les sponsors
  7. Parce que je ne supporte plus les mecs qui se la jouent cool mais qui se tripotent sur des préparations de salon et des fringues hors de prix
  8. Parce que je n’aime pas faire semblant de m’amuser, de m’intéresser quand je me fais chier à regarder une BMW à grosse tétine (noté je n’ai pas dit grosse teutonne)
  9. Parce que je ne vais pas leur manquer et réciproquement
  10. Parce que j’aime l’odeur, le bruit, les rires, la route, l’amitié, le partage, la folie et les conneries de mes potes.

Voila en 10 réponses pourquoi je n’irai pas mais vous vous pouvez y aller et nous raconter : https://www.midnightgarage.fr/

 

Photo de chazster (https://www.facebook.com/chazsterhd)

 

Une rentrée 2020 chez Harley pleine de watt !

Bon on va pas se le cacher mais depuis un moment chez Harley les nouveaux modèles ne soulevaient pas l’enthousiasme des habitués de la marque. A Broaam un CVO ultrasuper limited à 40 000 boules on passe notre tour et on lorgne du côté de Mustang !

Alors on allait voir chez Indian, chez Triumph, on essayait des modèles retro, on versait une larme en pensant à la dernière Dyna S et son moteur de 110 diabolique.

Et puis là bada boum un CP (non pas classe primaire mais communiqué de presse) arrive sournoisement dans nos mails et t’as le sourcil qui se fronce, le palpitant qui démarre et l’imagination qui cavale.

La MOCO s’est réveillée Alléluia mes frères !

Deux modèles montrent cette révolution :

  • La livewire
  • La Low Rider S

Les doigts dans la prise

Alors je sais la livewire, trop chère, pas assez d’autonomie, plus vraiment une Harley et blabla, ressert moi un demi Simone…

Sauf que de plus en plus de motos électriques arrivent sur le marché et que forcément les recharges rapides vont se répandre sur le territoire. Mais surtout la Livewire correspond à un Telsa, c’est à dire une dynamo qui fout une branlée aux moteurs atmosphériques et avale le KM départ arrêté comme un red neck les hot dogs. Ce truc est une catapulte et Harley a prévenu, tout le monde ne pourra pas l’essayer vu l’arrivée massive de la puissance 120 bourrins ou watt, qui au passage peut passer à près de 170 sous les doigts d’un spécialiste.

Imaginez le rapport poids / puissance de la bête et ce que ça peut donner sur des routes viroleuses bon en tirant dessus faudra pas espérer plus de 150 km mais à ce rythme généralement tu fais une pause, là faudra là faire près d’une recharge :-))

Model Year 2020 Asset Capture Production MY20

Venons-en maintenant à celle qui va devenir si on en croit les caractéristiques techniques et les photos de Harley une icone de la marque.

La Low rider S s’affiche dans une livrée noire et bronze et on jurait revoir nos vielles dyna avec deux cadrans sur le réservoir, deux pots shotgun parallèle et un saute vent qui ajoute au caractère féroce de la bête.

Model Year 2020 Asset Capture Production MY20

295 kg pour le moteur de 114 de dernière génération, fourche inversée, amortissement du soft tail, 93 chevaux, un gommard de 180 et enfin un double disque à l’avant on se dit que Harley a mis le paquet pour répondre à la demande de nouveaux modèles qui conservent le « Harley spirit »

Model Year 2020 Asset Capture Photography.

Ils ont remis un feu arrière du même type que j’avais sur mon 883 sportser de l’époque, des risers pour le guidon, une selle basse, aaaah  c’est beau et la nostalgie des lignes alliée à la modernité du châssis comme de la mécanique permettent à Harley de taper fort avec ce modèle.

On à hâte de pouvoir essayer ces deux modèles et au passage on suivra la concession Borie de villiers sur Marne qui parle déjà de pousser encore plus loin le vice en préparant spécialement cette bouffeuse de gomme avec arbre et came et autre joyeusetés.

La bête arrivera en octobre et bouquet final…son prix sera en dessous de la barre fatidique de 20 000 €.

 

Steeve revient ils ressortent des scramblers ! Scrambler 1200 Triumph

On doit l’avouer pour nous scrambler c’est forcément Steeve McQueen , la grande évasion et cette moto de route qui termine en bécane de cross mais sans pouvoir lui permettre de s’envoler vers la liberté ! Il roulait en compétition avec une Scrambler Bonneville de Triumph et on comprend donc toute la légitimité de la marque à ressortir un modèle sous ce nom.

Alors Steeve à peaufiné cette idée et c’est amusé à alléger et modifier des bécanes de route pour lui permettre d’aller tâter tout type de terrain. On vous rappelle pour les plus jeunes et les plus ignares (gna gna) qu’à l’époque les trails n’existaient pas !

Ces machines avaient vraiment de la gueule et des décennies plus tard certaines marques se sont dit que vu le courant néo-retro ce serait peut-être une bonne idée de relancer ce type de machine avec toute la modernisation actuelle.

Nous avons donc été tester la Triumph scrambler 1200 XE. Une bien jolie moto qui donne envie de rouler et de la tester sur la route et chemin.

Les bons points de cette machine sont bien sur un look vraiment réussi, un moteur bien rempli et plus plaisant que celui de la BMW R nine T que nous avions essayé, une position cool, une instrumentation poussée qui permet comme on en a l’habitude désormais de choisir sa cartographie.

Libéré! Libéré!!!

Elle est facile à conduire avec une boite sans problème, une souplesse du moteur, une bonne patate dans les tours vu son couple généreux.

En revanche on n’est pas aussi dithyrambique que Motorlive qui s’enflamme sur sa vidéo à la limite de l’orgasme (si si J )car la machine a aussi ses revers.

Elle est haute et assez lourde ce qui est paradoxal pour une volonté de pouvoir l’emmener sur du hors route et en dessous de 1M75 vous serez sur la pointe des pieds (hauteur de selle 840 mm) donc méfiance dans les passages difficiles et à basse vitesse…

Les plus gros souci c’est ce pot qui remonte vers le haut de la selle et passe bien entendu près de votre jambe. En voyant ce pot j’ai kiffé, en conduisant cette bécane j’ai râlé ! C’est simple tu dois écarter les jambes pour ne pas rôtir… vous me direz en Harley j’ai l’habitude, oui mais je n’essaie pas de sortir de l’asphalte avec ou alors sous la torture ! Là c’est le look au prix du confort car les protège chaleur c’est nada en fait, ça évite la brulure mais pas la chaleur. La mauvaise foi de certains essayeurs qui t’expliquent q’un scrambler ça se conduit sans serrer la machine…et au feu rouge crétin si tu ne fais pas 2 mètres tu la serres pas la machine avec les pieds à terre ?

Revenons sur le moteur et ses sensations. Les sensations sont au rendez-vous et vous vous ferez plaisir mais quid de l’efficacité ? Et bien sur ce point je serai moins affirmatif pour avoir testé cette moto et la Triumph Tiger 800 avec le copain Ian Scott, on a pu se tirer des bourres, tester des départs lancés sur les mêmes rapports et….le 1200 a bien du mal à se débarrasser de la petite tigresse !

Cette Tiger est un 3 cylindre qui envoit 95 bourrins pour un poids de 200 kilos, la scrambler elle pèse 205kg et est un bicylindre de 90 chevaux…Et oui la cylindrée ne fait pas tout même si elle a du couple et plus d’allonge ! En effet sur la Tiger au feeling tu as envie de passer la 7 et la 8 au lieu de tirer sur la poignée alors que le scrambler lui fait sentir ses poumons.

J’ai aussi été un peu surpris par les manœuvres à basse vitesse sur la scrambler qui semble un peu tomber de sa hauteur dans les virages. En hors asphalte le peu que nous ayons pu tester m’a amené une réflexion philosophique, oui ça passe avec la scrambler qui est même sympa mais ça passe 10 fois mieux avec la Tiger !

Donc au bout d’un moment on se demande pourquoi relancer des scrambler maintenant que nous avons des trails ? Ne me jetez pas des pierres mais à vrai dire moi qui était chaud patate pour la scrambler je me suis attaché à la Tiger. Cette moto est d’une facilité déconcertante, elle donne envie de se barrer au loin sans se poser de question sur le terrain, l’état de la route. Les suspensions, les freins, l’instrumentation sont sans reproche.

On a discuté le bout de gras avec le possesseur d’une Tiger sur équipée et il en était ravi, il avait laissé tomber les efficaces mais lourdes teutonnes pour ce modèle et ne tarissait pas d’éloges sur sa monture. Si le moteur vous parait juste la 1200 offre elle 140 chevaux pour 40 kg de plus seulement.

La tiger commence dans les 11400 mais la plus équipée atteint les 15 000 et la scrambler faut rajouter au moins 2500 €

Comme quoi ne vous fiez ni aux essais trop complaisants parfois, ni aux caractéristiques sur le papier, ni au look mais essayez car vous pourriez bien être surpris et changer d’avis !

 

Merci à TRIUMPH RPM 77 de nous avoir prêté ces deux motos bien sympas !

 

Pour les prochains essais on essaiera la dernière gopro avec stabilisation d’image 😉

En route pour Punta Bagna !

Quand on prend la route, on a toujours comme les marins prenant le large, un fond de culpabilité de quitter sa famille qui dure généralement quelques virages pour être remplacé par le plaisir de s’échapper du confort habituel et d’enfiler les kilomètres de routes et les heures à moto à savourer ces moments pour ainsi dire hors du temps.

Mon âme de poète (si, si!) se délecte alors des odeurs de la route, du changement de température entre l’asphalte brûlant et les passages en forêts où l’air devient plus léger, où les senteurs des bois nous parviennent, des virages pris plus ou moins vite ou avec une douce langueur, de mes ami(e)s qui m’entourent, de soleil qui nous cloue si tôt nos Harley arrêtées…

La route pour Punta Bagna fut encore une nouvelles fois un moment, je n’oserai dire de grâce vus les australopithèques qui m’entouraient mais d’une douce félicité réveillée par des éclats de rire et des échanges magnifique de répliques à la Audiard ou San Antonio.

Ensuite Punta Bagna et son cirque, le col du Galibier ou bien entendu la Gopro m’a lâchée, les apéritifs avec de bonnes doses d’alcools et d’amitié réunissant France Street bob avec le nord, le Sud, la Région Parisienne comme les Belges. Les Hell’s et les différents MC heureux comme si parvenus à Babylone. Enfin et pour certains surtout des bécanes incroyables, des groupes de music, des paysages grandioses et toujours le plaisir de se retrouver, de discuter, de rire.

See you soon Bros !

La route…
Work less Ride More

Punta Bagna

Soif !

 

 

Le Boss, J2M, un hédoniste en Harley

Jean-Marc, ou J2M dans le monde de la moto est l’exemple du bon Titi parisien qui se serait bonifié avec l’âge. Toujours le sourire au coin des lèvres, jamais avare d’un bon mot, d’une galanterie sans failles mais pas sans arrière-pensée pour la gent féminine et soucieux de son allure en mode élégance biker.

Notre J2M n’a pas commencé comme beaucoup de Harleyiste passé la quarantaine mais a grandi avec le monde de la moto.

On vous propose son portrait dans ce billet

 

J2M, tes premiers souvenirs à moto, pas celle des autres mais la tienne, remontent à quand ?

J’avais à peine 13 piges (1972) que je traînais rue Marcadet dans le 18ème ou la boutique LADEVEZE vendait des 50 italiens genre testi. flandria…

J’étais comme un fou !!

Ça commence là

Après c’est l’escalade 😂😂

Kreidler- YR5-500XT-TENERE-VFCH750- 1200 bandit -Trophy-GSXR-1200RT et j’en passe…

On se connait, car on roule en Harley tous les deux et on a partage des rides, mais tu as bien d’autres motos passions et en particulier un attachement au tout terrain avec pas mal de voyages à ton actif. tu peux nous donner quelques exemples ?

Oui j’aime la moto sous toutes ses formes.

Grâce à un copain j’ai fait stage de piste en 2017

Puis 1 mois en enduro pour traverser le Laos avec des potes et 2000km en Royal Enfield en Himalaya et cette année un raid humanitaire au Sénégal.

J’éprouve un sentiment de liberté, de gérer ma route qui fait partie de mon équilibre et j’éprouve à chaque fois le même plaisir!!! Les motards savent qu’en roulant l’esprit vagabonde et nous permet de sortir du quotidien.

Ce plaisir est avec les années resté Intact et puissant.

Je roule aussi avec un V11Le Mans (moteur d’anthologie), et une R80/7 de 79.

Le plus beau souvenir de toutes tes escapades en moto ce serait lequel si on ne devait en retenir qu’un seul ?

Le prochain…

Plus sérieusement Mes premiers tours de roues à Rungis en 74 en Testi.

Une anectode :

Dans les années 90 avec mon frangin en FJ1100 et moi en VMax.

Sur l’autoroute du Sud on se tire une bourré de ouf genre poignet vissée pendant 30 bornes et à la pause on constate qu’un Piaf était venu mourrir sur le carter de mon VMax

Un Paris -Fakker-See avec un MC à travers les Alpes et 11 cols à plus de 2000 mètres restera un super moment.

(NDL : en effet on imagine le trip grandiose !)

La Harley par rapport aux autres motos ça représente quoi de particulier pour toi ?

Un état d’esprit

Un moteur sympa, les potes, la bande la rock and roll attitude.

Un regard dans le miroir Brando roule avec toi et son célèbre BRMC.

J’aime ce côté moto simple un cadre un moteur et basta

Et avec toute cette répression actuelle tu fais moins le con en VTwin qu’en GSXR

Tu as encore de beaux projets de voyages, de rides  dans les années qui viennent ?

Oui un petit tour à Punta Bagna en juin avec les copains, traverser la France en juillet avec mon dernier fils en Africa Twin de 95

Puis en août l’Albanie avec ma chérie.

Merci à toi J2M pour cette interview, ta pêche, ta bonne humeur et ton humour souvent décapant !