La Thaïlande : des roadtrips aux pièces aftermarket, découvrez le portrait de Thibaut

Thibaut tu vis en Thaïlande depuis 5 ans et tu travailles dans le commerce du bois mais par passion tu as lancé une seconde activité : des pièces aftermarket pour les Harley. On est bien curieux de comprendre un peu ton parcours et savoir comment tu en est venu à développer différents produits et lesquels .

– Cela vient sûrement du fait de vouloir tout faire par moi même, j’aime confectionner des choses et les installer sur ma bécane pour avoir une certaine fierté à rouler sur une bécane unique.

Quand la fabrication de certaines pièces demande trop de savoir faire ou d’avoir l’outillage approprié je passe par des pros comme pour les selles et les fairings fxr, mais tout est dessiné ou étudié par mes soins au préalable.

Ton produit phare semble être les selles sur mesure et avec un look qui séduit en particulier ceux qui ont penché du côté obscur du Clubstyle (dont nous avons déjà parlé sur Broaam). Il me semble que toi même d’ailleurs tu roules sur une Harley modifié dans ce style.

– C’est exact je roule actuellement avec une dyna low rider de 2013 modifiée club style, qui à été refaite 2 fois déjà en 1 an et qui va changer de look l’an prochain, je crois que ma femme a raison je suis un éternel insatisfait 🙂

Tu as la chances d’être vers chiang-Mai où il y a de très belles routes alors tu roules quotidiennement sur ta Harley ou seulement pour des ballades, roadtrips ?

-Disons que quand j’ai un moment je la prend pour décompresser mais la plus part du temps je la sort pour des long trips .

Quels sont les joies mais aussi les dangers de rouler en bécane en Thailande? (tu peux parler des paysages, climat et des potes thai)

La Thaïlande est connue pour être le pays le plus meurtrier sur les routes et 70 % des accidents concernent des moto alors je pense toujours a embrasser ma famille avant de prendre la route . Hors des highway et dans le nord de la Thaïlande les routes de montagnes sont superbes et proposent pour les plus aguerris des courbes à en arracher le pot d’échappements, d’où le rehaussement des suspension et du pot de ma bécane.

Quel est le dernier gros raodtrip que tu as réalisé ?

De Chiang-Mai (Nord de la Thaïlande)  à Chaam ( Petchaburi situé au sud de Bangkok ) 1700 km en 3 jours pour participer à l’événement DFFD on the beach, événement spécial pour les fans de Club style .

Elles ont un look dingue et tout est permis en option semble-t-il mais peux tu détailler ce que tu proposes et grâce à quel savoir faire sur place tu assures une qualité sans failles ?

Selles, carénages fxr, bras oscillant et risers entre autre. Bien évidemment je n’ai pas tous développé seul, il m’aura fallu m’entourer de personne ayant des connaissances plus approfondie des Harley et aussi trouver des professionnels de qualité, puis tester tous les produits sur de nombreux kilomètres avant de les commercialiser.


Alors Tibo on va te demander un coup de main pour la transformation de notre placide Dyna edition spéciale de 2013 en Clubstyle et en commençant par la selle. Que nous conseillerais-tu comme coloris, couleur des surpiqûres, broderie… A toi de jouer sans exploser notre budget !

Clairement je dirais un mixte de deux couleur pour les surpiqûres, bordeaux pour le rappel des jantes et bleu foncé pour le rappel de la magnifique carrosserie bleu chine, diamants sur le dossier et l’assise pilote. J’imagine bien aussi des parties plus texturées avec un effet carbone sur les parties latérales et l’assise passager. Il faut prévoir un budget de moins de 400 euro ( avec livraison )

 

Thibaut quel sont les prochains projets moto si tu continues aussi fort que ce premier lancement ?

– Je suis actuellement sur un projets de shop en ligne qui réunit plusieurs des meilleurs marque Thaï de pièces destinées au custom club style et à la performance Harley et je continue à développer mes propres pièces qui seront aussi disponibles dans mon shop . FB@performanceandcustom

Chok Di Khrap !

Sape et bikers : Solides, historiques, abordables

Précédemment j’ai fait un billet sur les marques françaises de vêtement pour biker et les retours que j’ai eu m’ont appris que finalement peu de biker portent ces marques !

Trop chères ou pas à leur goût et donc c’est une autre clientèle qui fait le bonheur de ces marques françaises qui ciblent l’excellence en pariant que certains auront les moyens de se l’offrir.

J’ai alors demandé aux copains qui roulent en Harley ce qu’ils aimaient vraiment porter.

l’équation est là : s’habiller avec un look cool mais sans que ça coûte plus cher que sa bécane !

Pour ma part comme diraient mes potes, en bécane, je cherche encore mon style entre les fringues Harley, les marques sympas et ce billet est donc en partie égoïste pour qu’on arrête de me jeter des pierres 🙂

Mon père lui avait le style avec son blouson rapporté des US dont je me souviens de la doublure en tartan  rouge ! Quelle classe le Padre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma part j’aime les choses authentiques et un peu roots, Pike brothers, Redwing mais me manque une belle pièce en cuir puisque je suis resté chez Harley et Zolki pour le cut.

Allez découvrez ce que portent nos potes et pas les mannequins des marques qui ne roulent pas !

Vince

Dickies et van’s. Le look. Le tarif. C’est costaud. Je les porte aussi bien la semaine que lorsque je fais de la moto. Bon esprit et pas de cliché. J’aime aussi la marque Harrington.

Alain :

Dickies en chaussures,chemise et pantalons Workwear dont la solidité est éprouvée, qui sont confortables avec un look sympa et les prix très attractifs.
Carahtt pour les mêmes raisons
Edwin pour les mêmes raison bien que ce soit moins typé vêtements de travail.
Et enfin Levi’s en pantalon pour les bons tarifs que l’on trouve aux puces(50€)
Voilà après l’occase fait le larron et si cela se présente je ne suis pas bloqué sur telle ou telle marque.

Streeter

Pour les jean une découverte kiplayhttps://www.facebook.com/KiplayVintage/) marque normande fait sur place, belle came plusieurs qualités teinte travail de la toile brut même apport de strecht pour le confort le prix entre 120 et 180 cher mais made in Normandie.

ils font aussi des fringues pour le boulot mais aussi des repos, de bleu de travail,combinaisons.

voilà pour le reste je marche au coup de cœur rumble 59 van s DC marteens catterpilar HD stance…

Présentation de Kiplay : L’entreprise à été crée en 1921 par Marcel Letard. C’est une société familiale transmise depuis 4 générations. Notre spécialité, ce sont les jeans et les vêtements de travail, nos modèles phares sont d’ailleurs notre jeans 100% coton et notre veste de travail des années 20 en tissu d’origine. Nous faisons nos vêtements dans notre atelier à saint Pierre d’entremont. Nos jeans sont entre 129 et 149 euros, nos vestes entre 160 et 220 euros. Comme vous le disiez, c’est donc une fabrication française, ce qui explique le coût du modèle. Comme nous sommes issus du monde du vêtement de travail, la qualité est l’atout de nos vêtements.

Chazter

Moi il y a une marque que j aime Kytone beaucoup car les produits sont bien pensés. C est créé par un motard pour un motard. Le choix de coupe et de matière sont donc adaptés.

Autrement., Red Wing. J ai 5 paires et je pourrai encore en acheter!

La qualité, le style, c est bien fait, c est solide. Un modèle est souvent décliné en différents coloris et matières.

 

Laurent

je ne suis pas vraiment fidèle en terme de marque de fringues et encore moins pour rider. Je traîne mon vieux cuir été comme hiver avec ou sans doublure de la marque Segura, le modèle vintage 70’ et un bon jean de chez Lévis.

Increvable et confortable.

Je traîne aussi mes vieilles boots depuis 2010 je crois, un modèle anglais de chez All Saints. Un super cuir très souple et bien vivant mais pas très secure je le reconnais.

Pour le reste, rien de précis, je suis fan de tee-shirts en tout genre (une cinquantaine environ) et je prends le premier qui vient. Pour les choisir, mon critère principal, la douceur du 100 % coton et de préférence très fin et léger pour sécher plus vite quand j’ai eu trop chaud avec mon cuir .

Nava

Des marques de vêtements de travail Américains.
Solide, durable et jolie patine au fil du temps.

Vêtements,
– Dickies
– Carhartt

Pour les chaussures
– Doc Martens
– Sendra

Il faut se rappeler que dans les années 40-50 les biker ne portaient pas de vêtements de marque car c’était trop cher mais juste leurs vêtements de travail.  C’est cela que j’aime dans les marques citées ci-dessus, elles sont parfaitement en phase avec l’esprit biker et ne sont pas tombées dans la mode hors de prix.

J’ai gardé en dernier les deux BG de la fringue 😉

Fred Sinner :

Moi c’est simple en bécane:
– t shirt de marque moto (Deus ou autre)
– Jean brut (pas forcément de la toile japonaise mais selvedge)
– l’été : converse, l’hiver redwing
– et surtout un cuir! Eastman leather, buzz ou real mc coy

Je kiffe les blousons WW2 type A2, B3, B2, M455, B10/15 ou Corée G1, M65…

Top aussi, un blouson moto années 30-50 : aero ou autre type perfecto ou NY police

Si on pousse un peu Fred dans ses retranchement alors il devient encyclopédique et lyrique sur son blouson Hartmann par exemple :

Un de mes blousons… le Hartmann par exemple, le blouson ww2 cuir de cheval de la Luftwaffe, porté par Erich Hartmann pendant la seconde guerre mondiale (le plus grand pilote de tous les temps avec 352 victoires!!!) pour comparer un américain était nommé un AS avec 5 avions descendus… et 10 chez la RAF…
Alors ce blouson à une histoire particulière d’abord parce que c’est le modèle de l’as des as (bon dommage il était allemand) et ensuite parce que son blouson en fait est français ! Il l’a acheté dans une boutique de vêtement pour « motocyclistes ».
Et oui, pendant la WW2 contrairement aux pilotes US ou britanniques, les as du ciel de la Luftwaffe n’avaient aucun blouson réglementaire de vol d’été pour se faufiler dans la carlingue des BF109 Messerschmidt très exiguë.
Chaque pilote se procurait un blouson avec ses deniers, le major E. Hartmann a acheté un « cycliste », un blouson des années 30, court, en cuir de cheval souple avec différents réglages (taille, manche) avec plusieurs particularités :
Une ceinture intégrée à la taille de type razor blade et la seconde, une doublure de type tartan…
Un blouson fantastique, un tannage végétal (veg tan), un cuir d’origine italienne et une doublure écossaise, le tout fermé par une fermeture zip suisse (riri) et des boutons en corne…
les premiers modèles cyclistes sont, dit-on les prémices des futurs perfectos ! Grand col pointu, poches poitrine zippées et ceinture de serrage…

Jean-Marc

J’aime bien les jeans japonais EDWIN car ils ont une belle coupe vintage avec une toile 14oz bien rigide et des prix encore accessibles pour ce niveau de qualité ( un secret jamais lavé ou a froid sans essorage conseil gratuit mère Denis 😄😄)
Ensuite shoes redwings qualité US drôle indémodable  dont mes modèles préférés sont les Beckman 9011.
Mais j’adore aussi Helstons marque française qui allie qualité et style ( mon chouchou le blouson Ace)
Si tu me cherches on attaque aeroleather et là c’est le père noël 365j\an mais c’est une  autre histoire…

Bon alors bien sur que ça nous intéressait alors on a continué à le questionner notre J2M pour en savoir plus sur sa passion du blouson en cuir !

En week-end à Édimbourg passage obligé chez aero leather qui se situe à environ 100 km de là dans une petite ville.

En sortant du hangar aero leather se trouve sur la gauche l’atelier avec une vingtaine de couturières et a l’accueil Christine.
D’entrée j’ ai essayé un perfecto que je ne quitterai plus. Quand je pense que j’étais venu pour un bombardier 😀
Bref le couturier prend mes mesures pour le B ANJ4 et l’affaire est faite.

 

USAAF Type AN-J-4
Le soir en rentrant en France je kiff aussi pour le perfecto et zak le lendemain je téléphone pour me faire expédier le blouson !
Moralité si tu vas chez Aero prépare a faire fumer ta carte à la vitesse d’un spitfire se mettant en chasse !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le breakout 2018 : un essai qui laissera un bon souvenir

Chez Broaam.fr on vous propose des essais de purs amateurs de belles motos. Nos essais ne ressemblent donc en rien à ce que vous pourrez trouver sur des blogs de professionnels. Pourquoi ? Tout simplement car nous ne cherchons qu’à vous transmettre notre ressenti sans nous appuyer systématiquement sur les références techniques des motos essayées. Et c’est aujourd’hui le Breakout qui va en faire les frais.

Alors, ce breakout ? Bien ou bien ? Pour l’occasion, l’équipe « relations presse » d’Harley France, nous a une fois de plus fait confiance en nous prêtant deux « Softail » de la gamme 2018 pour un après-midi complet. Et comme nous avions le choix, j’ai moi-même tenté l’aventure avec ce joli bolide, que trop souvent l’on associe aux terrasses de café. Non, je suis sérieux, il vous suffira d’approfondir vos recherches sur ce modèle pour vous rendre compte que ce qu’il en ressort se résume à « Elle est superbe pour frimer mais pas très docile une fois sur la route ».

Le breakout en version 114
Le breakout en version 114

Imaginez une seconde avec quel à priori je partais !

En ce jeudi d’automne, nous voici donc en train de quitter la banlieue parisienne pour rejoindre les plaines de Seine et Marne en direction de Vaux le Vicomte. Ok, vous allez me dire que pour tester la bête sur ses capacités à aborder les courbes, il y a mieux comme destination. Oui, mais cela est sans compter les 40 ronds-points à passer avant de rejoindre les étendues de champs de betteraves ! Et là d’ailleurs fut ma première surprise. Elle sait aussi tourner cette moto J.

Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent
Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent

Non, sans déconner, je ne tenterai pas d’expliquer le pourquoi du comment mais la relation entre la grande roue avant positionnée sur cette fourche qui essaie de ressembler à celle d’un chopper, et ce pneu énorme de 240 à l’arrière, provoque finalement un sentiment de légèreté sur l’avant qui fait, qu’après le 6ème rond-point, je les abordais plus vite que je ne le fais avec mon vieux Dyna FXDF 2009 et son gros pneu avant. Pour ceux qui connaissent la version précédente, 2017 et moins, il paraît que la différence de maniabilité est incroyable (dixit le staff Harley)

Une fois arrivé en rase campagne, qui plus est, avec une météo hostile, un plafond très bas et du brouillard, j’ai tout de même pu ouvrir les gaz pour en prendre un peu plein la g….. Je vous confirme que le 114 CI, pousse énormément ! Il n’était pas prudent sur les petites départementales de monter le compteur vers des sommets mais la rapidité d’expression du moteur fait, qu’en un rien de temps, vous vous retrouvez dans l’obligation de freiner. Et là…le freinage, mais quel progrès !!! Merci d’avoir enfin compris qu’il était indispensable de pouvoir freiner correctement. La reprise de mon vieux Dyna m’a d’ailleurs fait tout drôle après cet essai J

Une fois la maniabilité, la puissance et le freinage testés, que reste t il ? Et bien plein de petites choses qui font que l’on aime ou pas une machine. La position de conduite avancée par exemple. Personnellement j’en suis un adepte depuis 8 ans alors celle-ci est adaptée à cette moto et oui, mieux vaut ne pas être trop petit au risque de devoir faire comme Michel Sardou et mettre des talonnettes.

Compteur digital
Compteur digital

Le compteur, lui par contre, n’a pas vraiment retenu mon attention. Bien que très lisible, je préfère tout de même les compteurs classiques. L’assise, elle est bonne. Associée au nouveau cadre et à cette suspension centrale, unique sur la gamme, le confort est vraiment présent et je ne sais pas si le 240 y est pour quelque chose, mais j’ai eu le sentiment de pouvoir absorber les défauts de route avec moins de souffrance dorsale. Pour finir sur quelques commentaires tout à fait subjectifs sur l’esthétique, je ne trouve pas l’optique avant très beau même si je ne doute absolument pas de son efficacité, et vu du pilote, ça fait vraiment              « plastoc ».

Par contre la mise en valeur du bloc moteur dans un ensemble chromé est très réussie à mon gout et la ligne d’échappement en 2 tons est assez jolie également. Bien sûr, même si Harley a tout fait pour sortir le meilleur son autorisé selon les normes européennes, ça reste tout de même très aseptisé. Il vous faudra devenir un hors la loi si vous souhaitez retrouver le potatopotato mythique de la marque.

Laurent, essayeur et rédacteur 🙂

A bientôt pour d’autre aventures et n’hésitez pas à partager vos avis, que vous l’ayez vous aussi testée, ou pas.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais