Fat Bob 114CI, un essai en betteraverie !

Aguiché par un premier contact avec la nouvelle gamme Harley nous voilà parti avec Laurent en semaine pour tester plus sérieusement ces belles machines. La météo nous prévoit de belles éclaircies l’après-midi après dissipation des brumes matinales.

Une fois arrivé chez Harley France (avec un peu de difficulté pour Laurent Mouaaaarf !) nous prenons possession de nos montures du jour : le Breakout 114 ci pour Laurent, le fat Bob 114 ci pour ma pomme.

On décolle sans GPS mais direction Provins pour faire un tour à Blandy les tours. Je me méfie sur les premiers kilomètres de l’accélération et du freinage sur le Fat bob vu les échos que j’ai pu en avoir. En fait cette moto est un vélo ! Un équilibre incroyable et une sensation de légèreté peu commune dès qu’on saute la gamme sportser. Le freinage n’est pas brutal mais puissant et l’accélération tout à fait gérable. Je ne suis pas sur une machine de psychopathe prête à te mettre en difficulté à la moindre faute d’inattention.

On enquille les nationales pénibles pour s’extirper du 94 et les ronds-points à la chaine.

Enfin on arrive en terre de betteraverie et le temps qui était couvert passe carrément à la bruine et un ciel de plus en plus bas qu’un breakout s’est perdu. L’horreur, on attendait de chauds rayons de soleil, on se retrouve à essuyer nos casques et se geler sur nos bécanes. Bon du coup on a un peu de mal à tirer dans le gras du moulin car la visibilité est vraiment mauvaise et on roule plus sur le couple. Au passage prendre un rond-point en 4 ème avec le fat bob n’est pas une bonne idée, non non :-).

Parvenu à Blandy les tours grâce à mon prodigieux sens de l’orientation en bon biker on se prend un café et un chocolat chaud mais en terrasse car le temps à défaut de nous inonder d’un radieux soleil le ciel est  dégagé et la brume s’est enfin levée. On fait la causette avec quelques connaisseurs qui flashent sur le Fat bob et son aspect massif, trapu. Peut-être une association avec les tracteurs du coin 😉

Le fat bob 114 ci
Fat bob 114 ci

Quelques photos et nous voilà reparti et là on peut un peu tordre la poignée. En départ arrêté le Fat bob est un sérieux concurrent, bon faudrait passer les rapports à la volée, ça éviterait de venir chatouiller le rupteur. Le 114 Ci à un comportement bien particulier, vous ne retrouverez pas le coup de pied au cul des fat boy et Low rider S dès l’ouverture des gaz mais un comportement plus linéaire qui pousse sans fin. Sans aucune protection au-dessus de 140  la tête et le coup prennent chers et obligent à lever le pied alors que le moulin est très loin lui de s’essouffler. Vu la tenue de route, le moteur plein et la qualité du freinage, on a vite fait de s’amuser à prendre les courbes et enchaîner les virages à bonne allure. Là encore les sensations seront bien meilleures en jouant avec le sélecteur plutôt qu’en restant calé en 4 ème ou 5 ème.

C’est donc objectivement une bonne machine mais cependant beaucoup de propriétaires de Harley ont un apriori négatif  vu son look et le comportement de son moteur d’origine. Le poum poum poum s’éloigne pour des machines bien plus performantes. Harley vise clairement une nouvelle clientèle avec ce Fat bob et celle-ci semble séduite par cette nouvelle approche.

Comme à Broaam on ne pratique pas la langue de bois je vous avouerai qu’étrangement j’ai préféré le Street bob avec le moteur de 107 qui est bien plus dans l’esprit de harley avec un côté joueur et relax moi qui pensais être conquis par ce gros moulin.

Ah je vous annonce au passage que les CVO passent désormais en 117 CI !!!

Le breakout 2018 : un essai qui laissera un bon souvenir

Chez Broaam.fr on vous propose des essais de purs amateurs de belles motos. Nos essais ne ressemblent donc en rien à ce que vous pourrez trouver sur des blogs de professionnels. Pourquoi ? Tout simplement car nous ne cherchons qu’à vous transmettre notre ressenti sans nous appuyer systématiquement sur les références techniques des motos essayées. Et c’est aujourd’hui le Breakout qui va en faire les frais.

Alors, ce breakout ? Bien ou bien ? Pour l’occasion, l’équipe « relations presse » d’Harley France, nous a une fois de plus fait confiance en nous prêtant deux « Softail » de la gamme 2018 pour un après-midi complet. Et comme nous avions le choix, j’ai moi-même tenté l’aventure avec ce joli bolide, que trop souvent l’on associe aux terrasses de café. Non, je suis sérieux, il vous suffira d’approfondir vos recherches sur ce modèle pour vous rendre compte que ce qu’il en ressort se résume à « Elle est superbe pour frimer mais pas très docile une fois sur la route ».

Le breakout en version 114
Le breakout en version 114

Imaginez une seconde avec quel à priori je partais !

En ce jeudi d’automne, nous voici donc en train de quitter la banlieue parisienne pour rejoindre les plaines de Seine et Marne en direction de Vaux le Vicomte. Ok, vous allez me dire que pour tester la bête sur ses capacités à aborder les courbes, il y a mieux comme destination. Oui, mais cela est sans compter les 40 ronds-points à passer avant de rejoindre les étendues de champs de betteraves ! Et là d’ailleurs fut ma première surprise. Elle sait aussi tourner cette moto J.

Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent
Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent

Non, sans déconner, je ne tenterai pas d’expliquer le pourquoi du comment mais la relation entre la grande roue avant positionnée sur cette fourche qui essaie de ressembler à celle d’un chopper, et ce pneu énorme de 240 à l’arrière, provoque finalement un sentiment de légèreté sur l’avant qui fait, qu’après le 6ème rond-point, je les abordais plus vite que je ne le fais avec mon vieux Dyna FXDF 2009 et son gros pneu avant. Pour ceux qui connaissent la version précédente, 2017 et moins, il paraît que la différence de maniabilité est incroyable (dixit le staff Harley)

Une fois arrivé en rase campagne, qui plus est, avec une météo hostile, un plafond très bas et du brouillard, j’ai tout de même pu ouvrir les gaz pour en prendre un peu plein la g….. Je vous confirme que le 114 CI, pousse énormément ! Il n’était pas prudent sur les petites départementales de monter le compteur vers des sommets mais la rapidité d’expression du moteur fait, qu’en un rien de temps, vous vous retrouvez dans l’obligation de freiner. Et là…le freinage, mais quel progrès !!! Merci d’avoir enfin compris qu’il était indispensable de pouvoir freiner correctement. La reprise de mon vieux Dyna m’a d’ailleurs fait tout drôle après cet essai J

Une fois la maniabilité, la puissance et le freinage testés, que reste t il ? Et bien plein de petites choses qui font que l’on aime ou pas une machine. La position de conduite avancée par exemple. Personnellement j’en suis un adepte depuis 8 ans alors celle-ci est adaptée à cette moto et oui, mieux vaut ne pas être trop petit au risque de devoir faire comme Michel Sardou et mettre des talonnettes.

Compteur digital
Compteur digital

Le compteur, lui par contre, n’a pas vraiment retenu mon attention. Bien que très lisible, je préfère tout de même les compteurs classiques. L’assise, elle est bonne. Associée au nouveau cadre et à cette suspension centrale, unique sur la gamme, le confort est vraiment présent et je ne sais pas si le 240 y est pour quelque chose, mais j’ai eu le sentiment de pouvoir absorber les défauts de route avec moins de souffrance dorsale. Pour finir sur quelques commentaires tout à fait subjectifs sur l’esthétique, je ne trouve pas l’optique avant très beau même si je ne doute absolument pas de son efficacité, et vu du pilote, ça fait vraiment              « plastoc ».

Par contre la mise en valeur du bloc moteur dans un ensemble chromé est très réussie à mon gout et la ligne d’échappement en 2 tons est assez jolie également. Bien sûr, même si Harley a tout fait pour sortir le meilleur son autorisé selon les normes européennes, ça reste tout de même très aseptisé. Il vous faudra devenir un hors la loi si vous souhaitez retrouver le potatopotato mythique de la marque.

Laurent, essayeur et rédacteur 🙂

A bientôt pour d’autre aventures et n’hésitez pas à partager vos avis, que vous l’ayez vous aussi testée, ou pas.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais