Choisir la Panamerica : La raison ou la trahison ?

Il n’est pas un jour sans que le nouveau modèle de Harley-Davidson ne soit décrié sur les réseaux sociaux comme étant la fin de la marque, un reniement de son esprit, une trahison .

La Panemerica après la livewire fait craquer les amoureux de la marque qui ne jurent que par le carbu et les stages de 1 à 4.

En fait toute la gamme évolue et il sera de plus en plus difficile de toucher aux parties moteurs vu les nouvelles réglementations et le contrôle technique en vue.

Alors les purs resteront avec leurs anciens modèles dans une nostalgie partagée du bon vieux temps de la bidouille, aftermarket, customisation maison des Harley et c’est vrai que le son Harley que l’on a sur ses machines reste inimitable et envoûtant.

Je dois pourtant l’avouer la roue a tourné et je suis prêt à remplacer mon Dyna Street bob par le destrier du diable : La panamerica S !

MY21 Pan America Photography. Beauty

Pour quelles raisons ?

Les ballades en île de France pour faire broaam broaam entre deux bouchons c’est plus mon truc

Partir en roadtrip avec une Harley comme la mienne bien sur que c’est possible mais c’est se prendre le vent dans la quiche, arrimer ses bagages comme on peut et être limité par le revêtement des routes.  Je me souviens de mise à l’équerre à 80 kmh sur routes mouillées…

On a en a fait des bornes et des roadtrips avec le street-bob et j’ai eu la banane  au guidon avec des moments de partage de superbes routes en France entre copains.

Mais bon faut bien l’avouer, là ou avant le moindre rayon de soleil me voyait sortir le Street-bob, là il reste sagement au garage attendant un éventuel roadtrip sans que cela ne me manque vraiment.

Work less Ride More

Il faut dire qu’ y a plus joueur et plus léger ailleurs comme chez Indian pour des sorties se limitant à une journée, soit il y a les trails tellement faciles et sympa comme le Vstrom pour partir à l’aventure au bout de la rue ou de l’Europe

Alors oui j’attends avec impatiente l’essai de la Panamerica, je n’en suis pas encore à signer le bon de commande les yeux fermés mais cette moto réveille en moi l’envie de rouler, de redécouvrir différemment la route avec une partie cycle et un moteur à la hauteur de toutes les envies d’évasion.

Alors bien sur le kiff serait de pouvoir avoir un Dyna Low rider S pour les ballades musclées le WE, une BMWR18 pour faire les bords de Loire et une Panamerica pour le désert des bardenas mais ça je pourrai le faire lors des essais pour broaam et je choisirai donc comme nouveau destrier la plus polyvalente.

Alors au final sur le papier c’est la raison qui m’amène à m’orienter vers la Panamerica mais aussi la passion de la marque et suivre son évolution car ce type de moto existe chez BMW par exemple sans éveiller chez moi la moindre envie. Harley-Davidson reste une marque à laquelle je suis attaché sans me sentir prisonnier des modèles historiques et iconiques.
essai Harley Street Glide 107

La route reste juge de notre passion et j’espère continuer à la partager avec mes potes de nouveau bientôt !

Dédicace au rollex et nuit à la belle étoile ;-)

La Pan America est taillée comme Jason Momoa !

En tout cas c’est bien le message que tiens à nous faire passer la Moco avec la sortie de son film ce lundi 22 février sur leur tout nouveau modèle et premier trail : La PAN AMERICA.

I am the Pan-America, I am the Harley-Davidson…

Ce qui était intéressant dans ce film promotionnel c’est le souci de la marque Harley-Davidson de rappeler que la moto tout-terrain, offroad, est dans leur ADN.

En effet Harley en tant que premier constructeur avec Indian aux USA a sorti des motos quand on voyageait encore à cheval et que les routes ne permettaient guère de faire plus de 50 km par jour.

« Lors de sa création, il y a plus d’un siècle, alors que de nombreuses routes n’étaient encore que
dessentiers de terre, Harley-Davidson rimait avec aventure. Je suis donc trèsfier de présenter Pan
America comme la moto Touring Adventure conçue et fabriquée en Amérique» déclare Jochen
Zeitz, Président directeur général d’Harley-Davidson.

Les harley-davidson ont même combattu durant la première puis la seconde guerre mondiale avec des modèles renforcés pour suivre les jeeps. Elles étaient basées sur un modèle civil existant, la WL du type 45 solo et oui pas de big twin alors. On lui donna le surnom de « Liberator » et à la fin de la guerre ces motos se transformèrent en bobber !

la baja 1000, course mythique aux US a vu des petites harley de 125 s’élancer ainsi que les XR750  mais c’est en 1986 que des doux dingues préparèrent un sportster 1100 pour cette course réputée comme l’une des plus dures du Monde avec le son mythique grâce à des échappements bassani sur mesure !

Les autres concurrents sur des BMW,   Husqvarnas se foutaient des gars au départ leur prédisant une fin rapide. La Comet qui devait juste illuminer un moment cette course termina quatrième !

Alors bien sur Harley a quitté ce domaine au profit des modèles pouvant cruiser sur les  higway qui se développaient mais la marque veut nous assurer que cet esprit de faire une moto capable de tout est bien dans leurs gênes

« The bike could do everything »

La MOCO nous promet une moto légère, puissante, avec des suspensions adaptées qui au passage redescendent automatiquement à l’arrêt et permettra aux plus petits pilotes de toucher plus facilement pied par terre.

Ce système de suspension révolutionnaire fait automatiquement passer la moto d’une position basse à l’arrêt à une hauteur de conduite optimale lorsque la moto est en mouvement.
Le système permet au pilote d’enfourcher le modèle Pan America 1250 Special avec facilité et de poser le pied au le sol en toute confiance lors de l’arrêt, en abaissant la hauteur du siège de 2,5 à 5 cm (en fonction de la précharge arrière automatiquement sélectionnée, ce qui détermine la garde au sol lorsque la moto est en mouvement).

La hauteur de selle à vide est de 32,7 pouces en position basse et de 33,7 pouces en position haute.
L’ARH maintient toutes les caractéristiques de la suspension avant et arrière semi-active. ARH ne compromet pas la course de la suspension – la course complète est toujours maintenue – et ne compromet pas l’angle d’inclinaison, la garde au sol ou la qualité de pilotage.
o Il existe trois sous-modes de hauteur de conduite adaptative sélectionnables :
Automatique : le système détermine la vitesse à laquelle la suspension doit être abaissée en fonction de l’agressivité du freinage, ce qui permet de l’abaisser
complètement lorsque la moto s’arrête.
Délai court et délai long : l’abaissement s’enclenche une foisla moto à l’arrêt, de sorte que la hauteur de conduite est maintenue à son maximum lorsque la moto roule à faible vitesse, comme lors de l’arrivée sur un parking.
Verrouillage : le système de hauteur de caisse adaptative maintiendra toujours la garde au sol normale et ne s’abaissera pas à l’arrêt. Ce mode peut être sélectionné par un motard de grande taille qui n’a pas besoin de la hauteur de conduite adaptative pour poser les pieds à plat à l’arrêt, ou pour la conduite off-road lorsque la garde ausol maximale est souhaitable à basse vitesse

Une cartographie modifiable en route comme c’est désormais la norme sur les nouveaux trails est au programme.
Cinq modes sont disponibles
sur le modèle de base (4 sont préprogrammés et 1 peut être personnalisé). Le modèle Pan America™ 1250 Special dispose de deux modes supplémentaires qui peuvent être personnalisés par le propriétaire

MY21 Pan America Photography. Beauty
MY21 Pan America Photography

Il y aura bien entendu une ligne de vêtements et accessoires pour coller a ce nouvel univers en collaboration avec Rev’it un spécialiste de ce type de vêtements techniques.

Il manquait bien entendu le témoignage de pilotes lambda pour sortir du schéma d’un film promotionnel ou tout est beau mais sincèrement les images donnent envie de se coltiner les Bardenas en Espagne  à son guidon !


 

 

 

 

 

La Pan America 1250 démarre à 15.990 euros et 18.290 euros pour la spéciale  sans les options qui sont…nombreuses.

Le film Harley
L’histoire de la comet Harley à la Baja

 

Sape et bikers : Solides, historiques, abordables

Précédemment j’ai fait un billet sur les marques françaises de vêtement pour biker et les retours que j’ai eu m’ont appris que finalement peu de biker portent ces marques !

Trop chères ou pas à leur goût et donc c’est une autre clientèle qui fait le bonheur de ces marques françaises qui ciblent l’excellence en pariant que certains auront les moyens de se l’offrir.

J’ai alors demandé aux copains qui roulent en Harley ce qu’ils aimaient vraiment porter.

l’équation est là : s’habiller avec un look cool mais sans que ça coûte plus cher que sa bécane !

Pour ma part comme diraient mes potes, en bécane, je cherche encore mon style entre les fringues Harley, les marques sympas et ce billet est donc en partie égoïste pour qu’on arrête de me jeter des pierres 🙂

Mon père lui avait le style avec son blouson rapporté des US dont je me souviens de la doublure en tartan  rouge ! Quelle classe le Padre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma part j’aime les choses authentiques et un peu roots, Pike brothers, Redwing mais me manque une belle pièce en cuir puisque je suis resté chez Harley et Zolki pour le cut.

Allez découvrez ce que portent nos potes et pas les mannequins des marques qui ne roulent pas !

Vince

Dickies et van’s. Le look. Le tarif. C’est costaud. Je les porte aussi bien la semaine que lorsque je fais de la moto. Bon esprit et pas de cliché. J’aime aussi la marque Harrington.

Alain :

Dickies en chaussures,chemise et pantalons Workwear dont la solidité est éprouvée, qui sont confortables avec un look sympa et les prix très attractifs.
Carahtt pour les mêmes raisons
Edwin pour les mêmes raison bien que ce soit moins typé vêtements de travail.
Et enfin Levi’s en pantalon pour les bons tarifs que l’on trouve aux puces(50€)
Voilà après l’occase fait le larron et si cela se présente je ne suis pas bloqué sur telle ou telle marque.

Streeter

Pour les jean une découverte kiplayhttps://www.facebook.com/KiplayVintage/) marque normande fait sur place, belle came plusieurs qualités teinte travail de la toile brut même apport de strecht pour le confort le prix entre 120 et 180 cher mais made in Normandie.

ils font aussi des fringues pour le boulot mais aussi des repos, de bleu de travail,combinaisons.

voilà pour le reste je marche au coup de cœur rumble 59 van s DC marteens catterpilar HD stance…

Présentation de Kiplay : L’entreprise à été crée en 1921 par Marcel Letard. C’est une société familiale transmise depuis 4 générations. Notre spécialité, ce sont les jeans et les vêtements de travail, nos modèles phares sont d’ailleurs notre jeans 100% coton et notre veste de travail des années 20 en tissu d’origine. Nous faisons nos vêtements dans notre atelier à saint Pierre d’entremont. Nos jeans sont entre 129 et 149 euros, nos vestes entre 160 et 220 euros. Comme vous le disiez, c’est donc une fabrication française, ce qui explique le coût du modèle. Comme nous sommes issus du monde du vêtement de travail, la qualité est l’atout de nos vêtements.

Chazter

Moi il y a une marque que j aime Kytone beaucoup car les produits sont bien pensés. C est créé par un motard pour un motard. Le choix de coupe et de matière sont donc adaptés.

Autrement., Red Wing. J ai 5 paires et je pourrai encore en acheter!

La qualité, le style, c est bien fait, c est solide. Un modèle est souvent décliné en différents coloris et matières.

 

Laurent

je ne suis pas vraiment fidèle en terme de marque de fringues et encore moins pour rider. Je traîne mon vieux cuir été comme hiver avec ou sans doublure de la marque Segura, le modèle vintage 70’ et un bon jean de chez Lévis.

Increvable et confortable.

Je traîne aussi mes vieilles boots depuis 2010 je crois, un modèle anglais de chez All Saints. Un super cuir très souple et bien vivant mais pas très secure je le reconnais.

Pour le reste, rien de précis, je suis fan de tee-shirts en tout genre (une cinquantaine environ) et je prends le premier qui vient. Pour les choisir, mon critère principal, la douceur du 100 % coton et de préférence très fin et léger pour sécher plus vite quand j’ai eu trop chaud avec mon cuir .

Nava

Des marques de vêtements de travail Américains.
Solide, durable et jolie patine au fil du temps.

Vêtements,
– Dickies
– Carhartt

Pour les chaussures
– Doc Martens
– Sendra

Il faut se rappeler que dans les années 40-50 les biker ne portaient pas de vêtements de marque car c’était trop cher mais juste leurs vêtements de travail.  C’est cela que j’aime dans les marques citées ci-dessus, elles sont parfaitement en phase avec l’esprit biker et ne sont pas tombées dans la mode hors de prix.

J’ai gardé en dernier les deux BG de la fringue 😉

Fred Sinner :

Moi c’est simple en bécane:
– t shirt de marque moto (Deus ou autre)
– Jean brut (pas forcément de la toile japonaise mais selvedge)
– l’été : converse, l’hiver redwing
– et surtout un cuir! Eastman leather, buzz ou real mc coy

Je kiffe les blousons WW2 type A2, B3, B2, M455, B10/15 ou Corée G1, M65…

Top aussi, un blouson moto années 30-50 : aero ou autre type perfecto ou NY police

Si on pousse un peu Fred dans ses retranchement alors il devient encyclopédique et lyrique sur son blouson Hartmann par exemple :

Un de mes blousons… le Hartmann par exemple, le blouson ww2 cuir de cheval de la Luftwaffe, porté par Erich Hartmann pendant la seconde guerre mondiale (le plus grand pilote de tous les temps avec 352 victoires!!!) pour comparer un américain était nommé un AS avec 5 avions descendus… et 10 chez la RAF…
Alors ce blouson à une histoire particulière d’abord parce que c’est le modèle de l’as des as (bon dommage il était allemand) et ensuite parce que son blouson en fait est français ! Il l’a acheté dans une boutique de vêtement pour « motocyclistes ».
Et oui, pendant la WW2 contrairement aux pilotes US ou britanniques, les as du ciel de la Luftwaffe n’avaient aucun blouson réglementaire de vol d’été pour se faufiler dans la carlingue des BF109 Messerschmidt très exiguë.
Chaque pilote se procurait un blouson avec ses deniers, le major E. Hartmann a acheté un « cycliste », un blouson des années 30, court, en cuir de cheval souple avec différents réglages (taille, manche) avec plusieurs particularités :
Une ceinture intégrée à la taille de type razor blade et la seconde, une doublure de type tartan…
Un blouson fantastique, un tannage végétal (veg tan), un cuir d’origine italienne et une doublure écossaise, le tout fermé par une fermeture zip suisse (riri) et des boutons en corne…
les premiers modèles cyclistes sont, dit-on les prémices des futurs perfectos ! Grand col pointu, poches poitrine zippées et ceinture de serrage…

Jean-Marc

J’aime bien les jeans japonais EDWIN car ils ont une belle coupe vintage avec une toile 14oz bien rigide et des prix encore accessibles pour ce niveau de qualité ( un secret jamais lavé ou a froid sans essorage conseil gratuit mère Denis 😄😄)
Ensuite shoes redwings qualité US drôle indémodable  dont mes modèles préférés sont les Beckman 9011.
Mais j’adore aussi Helstons marque française qui allie qualité et style ( mon chouchou le blouson Ace)
Si tu me cherches on attaque aeroleather et là c’est le père noël 365j\an mais c’est une  autre histoire…

Bon alors bien sur que ça nous intéressait alors on a continué à le questionner notre J2M pour en savoir plus sur sa passion du blouson en cuir !

En week-end à Édimbourg passage obligé chez aero leather qui se situe à environ 100 km de là dans une petite ville.

En sortant du hangar aero leather se trouve sur la gauche l’atelier avec une vingtaine de couturières et a l’accueil Christine.
D’entrée j’ ai essayé un perfecto que je ne quitterai plus. Quand je pense que j’étais venu pour un bombardier 😀
Bref le couturier prend mes mesures pour le B ANJ4 et l’affaire est faite.

 

USAAF Type AN-J-4
Le soir en rentrant en France je kiff aussi pour le perfecto et zak le lendemain je téléphone pour me faire expédier le blouson !
Moralité si tu vas chez Aero prépare a faire fumer ta carte à la vitesse d’un spitfire se mettant en chasse !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la rencontre des Morfals : un HDC historique

Vous me direz pourquoi il nous parle des Morfals le Broaam ?

Et bien mes amis premièrement car

  • Premièrement quand on est biker on aime souvent mieux connaitre notre milieu et comme on croise forcément des bikers avec plein d’écussons (oui je parle comme ma défunte grand-mère !) sur leurs blousons on aimerait savoir à quoi tout cela correspond.
  • Deuxièmement j’ai eu la chance de croiser des membres des morfals et des liens d’amitié se sont créés qui m’ont donné envie de mieux connaitre leur histoire.
  • Troisièmement car j’aimerai alerter les innocents de la signification des couleurs pour un club qui ne correspond pas vraiment au fait de se coller un patch Son Of Anarchy dans le dos et se pavaner ensuite devant des MC authentiques…

Commençons par un peu d’histoire : Ce club des Morfals est né de l’idée vers la fin des années 1970 de quelques copains roulant en Harley et adepte comme Gargantua, Gérard Depardieu ou Jim Harrisson de la bonne bouffe et des kilos qui vont parfois avec…A l’époque d’ailleurs l’un des critères pour rejoindre les Morfals était de dépasser le quintal !

En 1986 Walter succèdera au Président historique des Morfals pour lui aussi transmettre le flambeau en 2018 après avoir fêté les 40 ans du club en 2018.

Il nous  a semblé intéressant de raconter l’histoire des Morfal pour mieux comprendre l’univers des clubs Harley mais surtout de la vivre au travers de la rencontre avec Walter, différents membres et témoignages en terminant par une présentation du nouveau Président.

Commençons par préciser que dans l’univers biker il y a :

  • ceux qui roulent en Harley parfois seul parfois avec des amis mais sans engagement d’aucune sorte.
  • Il y a les fameux clubs MC 1% qui font fantasmer certains par leur caractère parfois hors la loi, violent et illégal.
  • Il y a les MC qui dépendent souvent des MC 1% avec comme organisation, un président un vice-président un trésorier un secrétaire et un responsable sécurité pour les sorties. Les MC peuvent s’inscrire dans un cadre associatif avec la loi 1901 ou être juste un rassemblement sous des couleurs avec des règles internes voir s’appeler MCP pour MC Pirates.
  • Il y a les HDC dont nous allons parler et faire partie d’un MC, HDC est un vrai engagement, avec des contraintes et des obligations propres à leurs codes de conduite.
  • Puis il y a le puissant H.O.G de la marque Harley-Davidson

Le H.O.G souvent décrié par les bikers en particulier membres de MC comme étant des bases marketing des concessions Harley composés de cadres et professions libérales jouant les rebelles le temps d’un Week-end. Le H.O.G c’est près de 1 millions de membres et un chapter par concession, des rassemblements dans le monde entiers de milliers de personnes mais le carcan de la marque pour offrir une image lisse et rassurante du biker « rolex » en mode  « Ride safe and Have Fun ! ». Mais le HOG permet souvent aux nouveaux possesseurs d’une Harley de découvrir en douceur cet univers et ses coutumes.

Ces différentes associations, clubs portent généralement des couleurs avec 3 éléments précis :

– un nom de club ;

– un patch, insigne, dessin qui par sa symbolique traduit l’esprit, les valeurs du club ;

– un lieu, une région qui correspond à la zone « d’influence » du club. A noter que les H.D.C historiques peuvent porter l’appellation France pas les récents.

Les morfals sont eux l’un des plus vieux H.D.C de France Harley Davidson club (Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/), ils ont porté fièrement leurs couleurs avant nombre de MC Harley et rapidement organisé des rallyes, des rassemblements ouverts ou non à d’autres clubs ou même public.

On ne rentre pas dans un H.D.C comme les Morfals comme on rentre au H.O.G, il faut qu’un membre accepte de vous proposer et vous devrez faire vos preuves avant de pouvoir mettre les couleurs du club sur votre cut après une AG qui permettra aux membres de vous les accorder.

La période probatoire permet au club d’évaluer la compatibilité de la nouvelle recrue avec l’esprit du club mais comme me disait Lolo , membres des Morfals depuis 5 ans, elle permet aussi à celui qui veut rejoindre le club de valider son choix et ne pas s’engager à la légère. Devenir, membre d’un club, porter les couleurs implique aussi de respecter les règles et l’esprit du club sous peine d’en être exclu. Ainsi chez les morfals au bout d’un an on a une barrette de « Membre ami » mais il faudra encore attendre entre six mois et un an pour se voir remettre les couleurs si on est accepté par le club.

Là encore ne croyez pas que les couleurs  vous permettent de vous la jouer beau comme dans un épisode de Son Of Anarchy mais elles impliquent de s’engager à supporter les activités du club et être solidaire entre membres. Cela demande de l’engagement et de la sincérité sur la durée que certains ne peuvent assumer.

J’ai eu la chance grâce à Pascal d’être invité à l’AG des Morfals pour rencontrer les membres, pouvoir échanger librement et constater moi-même sur une journée l’esprit du club.

 

Ce qui m’a marqué c’est d’une part le travail sérieux du bureau qui a été élu par les membres pour faire vivre le club et d’autre part la profonde fraternité entre ses membres qui s’épaulent et se soutiennent dans les aléas de la vie. La marque des morfals c’est aussi le sens de l’humour comme l’avait souhaité Walter son Président durant 30 ans et qui permet d’évoluer dans une atmosphère amicale.

Les Morfals savent aussi faire la part des choses et quand celles-ci deviennent trop compliquées les anciens sont là pour rappeler que oui le Club est important mais que la famille et le travail passe avant si on ne veut pas se retrouver à fond de six dans le mur.

 

Président Morfals

Le club des Morfals avec Jean-Louis son nouveau Président depuis un an,garde l’empreinte de son Président historique Walter qui a su faire vivre ce club et ses couleurs et se faire respecter des autres MC tout en organisant des rallyes réunissant des centaines de motards. Rares sont les clubs qui ne connaissent pas les Morfals et quelques histoires sur Walter qui ont fait sa réputation et celle du club, ce qui permet aux Morfals d’être respectés ou tolérés où qu’ils aillent.

A près de 70 ans Walter garde un œil sur le club et épaule son nouveau Président, Jean-Louis, un fidèle qui compte 25 années au club et a été formé à bonne école.

La vie d’un HDC comme d’un MC n’est pas un  long fleuve tranquille et est parfois semée d’affrontements, de scissions en interne  mais les Morfals sont toujours là et bien vivants après 40 ans !

Car des HDC assez proches des Morfals n’ont plus la même vitalité qu’à leur début. Walter m’a parlé des « Clodos sauvages » l’un des premiers H-DC à avoir porté des couleurs en France (1974) avec celui de « la Grotte aux fous » comme des HDC partageant cet esprit tourné autour du plaisir de passer du bon temps sur la route, autour d’une bière et d’un esprit qui mélange humour et fraternité.

C’est d’ailleurs de leurs efforts commun que le HDC France renaît en 1992, où Les Clodos, Les Morfals, La Grotte aux Fous et les Old Stars « réaniment » le H-DCF dont Walter sera Président plusieurs années.

On ne peut vivre une telle vie sans que sa famille soit aussi impliquée et c’est le cas de Walter avec sa femme, sa fille, son frère, ses neveux et comme beaucoup des membres des Morfals.

J’ai été honoré de leur confiance et leur accueil et ce sera avec plaisir que je roulerai à leurs côtés si l’occasion se présente.

 

 

 

 

Ressources 🙂

Le site Web des Morfals

Liste des HDC  http://fhdcf.free.fr/

L’assaut des motards Frank Rooney
par Henri Loevenbruck et Jean-William Thoury

https://www.serious-publishing.fr/product-53-L’assaut-Des-Motards-

Présentation de la FTR 1200 de Indian

Alors soyons clair, à une soirée Indian je suis comme un indien dans la ville et encore je ne suis pas venu avec un blouson harley mais tout de même aucune tête de connue si non les proprios de la concession Indian de Pontault combault  et un gars de la presse moto.

Du coup je ne suis pas resté longtemps mais assez pour prendre ces quelques clichés et me dire que cette 1200 FTR doit être un sacré jouet.

D’ailleurs on le verra à l’essai mais ce sera peut-être paradoxalement son défaut car l’engin semble plus fait pour le fun que pour devenir votre fidèle destrier à tout faire bien que l’on puisse considérer cette moto comme un roadster.

Des essais statiques il ressort que les plus petits bikers devrons passer par la pharmacie pour s’acheter des semelles compensées car pas mal étaient sur la pointe des pieds !

Indian

Côté moteur c’est celui de la Scout (essayé http://broaam.fr/essais-scout-indian-bobber-et-sixty ) revu pour en tire non plus 100 chevaux mais 120 et là je pense que ça va un peu déboîter poignée dans le coin.

En revanche grosse différence dans la position ou on se retrouve plus en position de jockey que de chaise longue… Les pieds sont en arrière typiquement en mode roadster et non cruiser.

Il y avait du monde pour cette soirée de présentation et une grosse attente des essais à venir mais pas de date encore précise.

En tout cas c’est sympa de voir que cela bouge dans notre milieu et que le temps des copies et fini avec de belles innovations même si certains bikers ne daigneront même pas jeter un regard à cette Indian hors des entiers battus, j’ai des noms 😉

 

 

Montage d’un Easyclutch sur une Harley Street Bob

Hé bien oui j’ai cédé à cet accessoire qui fait aussi honte à certains bikers que de rouler sur une allemande ou une japonaise ou boire une menthe à l’eau en compagnie du HOG.

A propos d’allemande je précise de suite que c’est bien easy clutch et non easy dutch donc pour les plans teutons allez voir ailleurs ! Quoique l’on vous proposera le compte rendu d’essai d’une teutonne bientôt 🙂

J’avoue j’en ai eu marre d’avoir des crampes avec un embrayage aussi dur qu’une brioche de 10 jours et un point mort aussi fluctuant que les prévisions météo.

Alors j’ai trouvé cette pièce, le easy clutch et pas cher, enfin la pièce environ 40 € car votre concessionnaire vous prendra bien dans les 300 € tout compris pour la mettre en place.

La solution ? Vous mettre à la mécanique ! Bon là certains qui me connaissent pouffent et ils ont raison puisque je ne suis même pas capable de régler le jeu de ma poignée d’embrayage pourtant il parait que c’est facile selon mon maître en mécanique Eric dit Rico pour les intimes.

A le voir onduler son corps autour de la moto ça semble en effet facile mais pour ma part dès que j’essaie de dévisser un truc ça part en sucette.

Alors messieurs dames grâce à la coopération de Rico deluxe voici le montage de la fameuse pièce qui va vous changer la vie en adoucissant cette foutue poignée d’embrayage.

En premier on détend l’embrayage, genre 1 ou 2 jack et une clope puis une petite discussion tranquille… ou plus efficace en le dévissant.

Il faut ouvrir ensuite la jolie trappe de l’embrayage avec ses 6 vis qui font bien sûr de la résistance mais beaucoup moins les malines quand le rico il leur a mis un coup de marteau sec dans la gueule. Ca je sais faire aussi  sur ceux qui critiquent mon goût vestimentaire à moto !!!

Par contre faut démonter les silencieux si non ça passe pas et ça c’est toujours un peu chiant…

Ensuite c’est là différence entre un mec comme moi et Eric pour sortir l’ancienne pièce il faut enlever un serre clip et là moi, soit je le péte soit il se détend et je le mets sur orbite ! L’homme lui reste calme comme un chirurgien zen et réussit l’opération de changement de pièce puis celle de remettre le clip à la seconde tentative. Là on voit l’artiste,  il y a 3 petites billes d’acier et l’astuce pour les faire tenir : de la bonne graisse bien épaisse !

L’easyclutch c’est la pièce gris clair 🙂

On remet le boitier, on resserre les vis, on remonte les silencieux, on retend le câble et on vérifie l’embrayage qui doit s’être bien adoucit.

Après on test comme lors d’une bonne arrache bike de 4 jours de 700 km sous la borne et on comprend au retour qu’il y a un problème. Plus de point mort…du tout ! Des vitesses qu’on passe à grands coups de latte et une moto qui en première, poignée tirée d’embrayage à fond continue d’avancer !

Cool je dois éteindre le moteur à chaque feu rouge et tenter de rouler le plus possible sur la même vitesse.

Je prends donc RDV avec le docteur Rico qui aura besoin de 5 minutes pour remettre tout cela d’équerre en retendant cette connerie de câble qui avait trop de jeu.

Pour fêter cela on se fait une petite ballade et là satisfaction le point mort est ressuscité d’entre les pignons et la poignée demeure virile mais supportable en revanche grosse surprise après essai l’embrayage de sa nouvelle Deluxe est plus doux que le mien avec le easyclutch ! Ce gars est un sorcier !

Vous avez mis cette pièce ou vous y pensez ?

 

See you on the ROAD !

 

Un ride sous la pluie en Harley street bob

Le WE dernier je suis descendu pour un ride mon street bob dans le sud pour participer à l’un des événements majeurs de France Street bob son rassemblement sous un nom qui fait briller le soleil : la SUD.

Je raconterai certainement dans un autre billet notre descente au travers des terres magiques de l’Auvergne et le plaisir de nous retrouver pendant 3 jours tous ensembles. Mais là je voudrai vous raconter le retour sous la pluie de Martigues à Paris.

La veille du départ, la météo ne nous laissait guère d’espoir, noir de noir je ne vois que du noir mais comme on est des bikers on ne va pas changer nos plans de remonter d’un coup sur Paris.

Donc le dimanche un doux réveil à 5h20 et à 6h nous voilà sur le parking avec affaires chargées et….il ne pleut pas …encore. Prudent on met tout de même un pantalon de pluie. Oui tu sais ce pantalon dont les élastiques pour le maintenir bien en bas ont pété au bout de la 3 ème fois. Bon tu serres à mort le velcro sur tes bottes et broaaam on y va.

Ca roule impeccable pendant 1 heure puis la pluie fine arrive et on fait halte pour compléter l‘équipement. C’est parfait on ressemble à des sacs poubelles mais on a confiance, une confiance relative,  pour résister aux averses perfides.

200 km plus loin j’ai un aquarium dans les bottes, les doigts comme plongé dans un bac de chez picard depuis 3 heures, la morve au nez et plus que 40 km d’autonomie car je roule en ayant le cerveau déconnecté et les douces lumières de la station-service n’ont pas freiné ma chevauchée humide.

Je suis bien obligé d’arrêter devant la barrière de péage et là c’est le drame… Le point mort a disparu donc je coupe le contact, ensuite j’essaie d’enlever ces saloperie de sur moufles en plastique et c’est un combat à mort, j’essaie avec mes dents mais la bulle de mon casque m’en empêche. Au bout de 5 minutes j’arrive à me débarrasser de cette première couche, j’essaie alors d’ouvrir la tenue de pluie et mon blouson car bien sur j’ai laissé ticket et carte bleue dans ma poche intérieure. Je comprends du coup que le mec qui a pensé à mettre une petite lanière sur le clip de fermeture a du galérer comme moi à chopper ce truc tout fin qui se planque dans le velcro de la combi ou dans les replis du cuir. ARGHHHHHHHHH je suis obligé d’enlever un gant en cuir pour enfin parvenir au graal. Le ticket du péage mouillé accepte toute fois de passer dans la machine. Je vois mes potes arrêtés sur le côté après le péage donc je remets tout en vrac et je les rejoint comme la terre promise.

Le point mort est toujours dans le triangle des Bermudes et mon envie féroce de pisser m’amène à ne guère m’en soucier. La bataille recommence pour parvenir à pisser ailleurs que dans mon froc ou sur mes pompes et enfin libéré un bref soulagement empli mon être.

Retour à la bécane mais j’ai les cannes qui flageolent tellement j’ai froid, mon fidèle coéquipier m’informe qu’une station de service se trouve 15 bornes plus loin et que l’autre déserteur est parti y pisser au chaud.

Je me rééquipe comme un roumain mais là impossible de retrouver ce point mort et le froid rend mon pied  et cheville aussi sensibles  qu’un biker envers un bmwiste. Je galèrrrrrrrrrre jusqu’à penser que mon sélecteur est pété ! Mais non Éric me démontre que je suis une quiche détrempée et je démarre en prise pour m’envoler vers la terre promise.

On arrive à la Station-service qui devient mon arche de Noé, j’échoue comme une merde devant le grand Stax mouillé mais imperturbable et me dit que je vais rester 2-3 heures pour me réchauffer et sécher. Bon après 15 minutes et 3 cafés américains je retrouve forme humaine. Je maudis les bottes harley qui ne sont pas étanches et tellement larges que ça fait entonnoir, les tenues de pluie qui ne sont étanche qu’un moment, tu as toujours un filet de flotte qui finit par entrer par le cou ou la nuque pour bien te tremper ensuite et encore plus les Bmwistes qui avec leur balai dans le cul trace à 130 imperturbable, la laideur n’empêche pas l’efficacité !

On repart en se disant qu si les conditions ne s’améliorent pas ça va être un calvaire cette remontée, d’ailleurs on se fait avec le stax de beaux zigzag en accélérant sur la sortie de la station.

On réussira ensuite à supporter quelques averses pour arriver avec un temps plus clément sur Paris mais je me souviendrai de ce départ un bon moment mais surtout que sans les autres, les potos, en bécane on est pas grand-chose !

Un scrambler Harley pour affronter le désert !

On va vous présenter notre aventurière du mois qui est une jeune femme n’ayant pas eu peur d’affronter le désert  et les montagnes du Maroc au guidon d’un sportster Harley-Davidson transformé en scrambler.

 

Bonjour Céline, je suis bien content que tu ais accepté de nous répondre car normalement on a que des gros chauves et tatoués qui acceptent de nous parler 😉 

Peux –tu te présenter en quelques mots et nous dire comment tu es arrivée dans l’univers Harley ?

Bonjour Vincent ! Merci à toi pour l’invitation.

En quelques mots : j’ai encore tous mes cheveux, je rentre toujours dans mon slim et je n’ai aucun tatouage.

L’univers Harley (et moto en général) est initialement très loin de mon monde. J’ai découvert la marque dans le cadre de mon travail. A force de (très) belles rencontres et d’implications, je me suis prise au jeu, enfin j’ai carrément chopé le virus. Je me suis rendue sur différents rassemblements et en rentrant en 2015 des Morzine Harley Days, je me suis jurée que 2 ans plus tard les rides ne se feraient pas sans moi. J’ai obtenu mon permis en mai 2016 (alors que je n’avais jusque-là jamais conduit de 2 roues) et j’étais au guidon l’été dernier.

Tu avais juré de passer ton permis moto après avoir encadré des essais Harley-Davidson et tu as tenu promesse, alors depuis tu roules sur quoi comme machine ? 

Attention, cette question blesse. Pour différentes raisons je n’ai pas encore eu l’occasion d’acheter de moto. Premiers essais après le permis : l’Iron 883 et le Roadster (qui est sorti à 10 jours prêts lorsque j’ai eu mon papier rose). J’ai également testé le Forty-Eight, la Street 750 et la Street Rod. Je n’ai pas encore testé de Softail, ça ne serait tarder. Pour ma première acquisition, un Sportster probablement… J’attends avec impatience de pouvoir essayer le nouvel Iron en 1200 avant de me décider.

Alors parle-nous de ta dernière aventure car on a vu sur twitter des photos superbes de sportser Harley transformés en scrambler pour traverser les montagnes du Maroc alors que nous on se gelait ici !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière, et finalement première grande aventure. Je suis partie 8 jours avec Roadtrip Factory pour le voyage inaugural de Terres de Scrambler au Maroc. 1500km pour découvrir les secrets de l’Atlas. Soit plus de routes que ce que je n’avais fait jusque-là depuis l’obtention de mon permis. Imaginez le challenge.

Au démarrage, mes premiers mètres furent laborieux. Clairement je les soupçonne tous d’avoir pensé que je n’arriverais même pas à sortir de Marrakech. J’ai finalement pris rapidement mes marques.

Nous avons fait 150 à 250 km par jour en traversant des paysages à couper le souffle : canyons, montagnes, cols, sable, neige, routes en épingle à cheveux, il était parfois difficile de savoir exactement où nous nous trouvions tellement les vues étaient différentes et spectaculaires. J’ai fait mes premières pistes, pris des routes que je n’aurais même pas osé arpenter en vélo, roulé sous la pluie, le vent, dans le brouillard, la neige, bref ce fut un stage de perfectionnement complet.  Les journées se sont enchainées, à travers les contreforts de l’Atlas, alternant les points de vue, les décors et les couleurs. Téméraire mais pas inconsciente, il y a certains passages techniques durant lesquels j’ai été relayée. Dans l’ensemble, je crois que je ne m’en suis pas si mal sortie.

Je me suis sentie tellement libre durant ce voyage, presque perdue dans cette nature renversante, rencontrant des nomades et des gens que nous n’aurions jamais pu rencontrer si nous n’avions pas emprunté ces chemins secrets. Nous avons passé nos déjeuners, dîners et nuits dans des endroits merveilleux dans des habitations typiquement marocaines accueillies par des gens chaleureux et heureux de partager avec nous. Le groupe était attentionné, prévenant, tout l’esprit Harley-Davidson que j’avais perçu quelques temps avant et qui m’avait poussé à passer le permis.

J’ai grandi pendant ce voyage, j’ai beaucoup appris sur moi-même et je suis définitivement sortie de ma zone de confort. Ce premier voyage sur la route était un nouveau pas vers ma liberté, un rêve à poursuivre.

Et pour la petite histoire, on était gelés aussi là-bas ! Au milieu du voyage à près de 3000 mètres, on a roulé à côté de la neige, extrémités glacées et passé une petite nuit sans chauffage à – 7 degrés sous 4 couvertures tout habillés.

Quelques mots sur la moto :

La moto est un Sportster Iron avec des évolutions pour obtenir un Scrambler de caractère prêt au voyage :

– pneumatiques adaptés au off-road

– guidon style motocross

– grille de phare

– sabot moteur

– pots d’échappement surélevés

– stage 1

– ressort de fourche avant renforcé

– pare-jambe

– un porte paquet et une petite sacoche réservoir

Le concessionnaire de Casablanca a en supplément épuré au maximum l’avant en déportant le compteur à gauche et lui a réalisé une peinture ocre effet « rouille » pour se fondre dans les décors.

J’ai adoré cette moto, belle, au couple moteur généreux pour s’encanailler sur les plus beaux des chemins qu’ils soient faits d’asphalte ou off-road.

 

Merci Céline pour ce partage et on attend ton retour sur l’essai des nouveaux sportster qui nous ont aussi tapé dans l’œil chez Broaam, peut-être une occasion de rouler de nouveau ensemble.

Le breakout 2018 : un essai qui laissera un bon souvenir

Chez Broaam.fr on vous propose des essais de purs amateurs de belles motos. Nos essais ne ressemblent donc en rien à ce que vous pourrez trouver sur des blogs de professionnels. Pourquoi ? Tout simplement car nous ne cherchons qu’à vous transmettre notre ressenti sans nous appuyer systématiquement sur les références techniques des motos essayées. Et c’est aujourd’hui le Breakout qui va en faire les frais.

Alors, ce breakout ? Bien ou bien ? Pour l’occasion, l’équipe « relations presse » d’Harley France, nous a une fois de plus fait confiance en nous prêtant deux « Softail » de la gamme 2018 pour un après-midi complet. Et comme nous avions le choix, j’ai moi-même tenté l’aventure avec ce joli bolide, que trop souvent l’on associe aux terrasses de café. Non, je suis sérieux, il vous suffira d’approfondir vos recherches sur ce modèle pour vous rendre compte que ce qu’il en ressort se résume à « Elle est superbe pour frimer mais pas très docile une fois sur la route ».

Le breakout en version 114
Le breakout en version 114

Imaginez une seconde avec quel à priori je partais !

En ce jeudi d’automne, nous voici donc en train de quitter la banlieue parisienne pour rejoindre les plaines de Seine et Marne en direction de Vaux le Vicomte. Ok, vous allez me dire que pour tester la bête sur ses capacités à aborder les courbes, il y a mieux comme destination. Oui, mais cela est sans compter les 40 ronds-points à passer avant de rejoindre les étendues de champs de betteraves ! Et là d’ailleurs fut ma première surprise. Elle sait aussi tourner cette moto J.

Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent
Son pneu de 240 ne laisse pas indifférent

Non, sans déconner, je ne tenterai pas d’expliquer le pourquoi du comment mais la relation entre la grande roue avant positionnée sur cette fourche qui essaie de ressembler à celle d’un chopper, et ce pneu énorme de 240 à l’arrière, provoque finalement un sentiment de légèreté sur l’avant qui fait, qu’après le 6ème rond-point, je les abordais plus vite que je ne le fais avec mon vieux Dyna FXDF 2009 et son gros pneu avant. Pour ceux qui connaissent la version précédente, 2017 et moins, il paraît que la différence de maniabilité est incroyable (dixit le staff Harley)

Une fois arrivé en rase campagne, qui plus est, avec une météo hostile, un plafond très bas et du brouillard, j’ai tout de même pu ouvrir les gaz pour en prendre un peu plein la g….. Je vous confirme que le 114 CI, pousse énormément ! Il n’était pas prudent sur les petites départementales de monter le compteur vers des sommets mais la rapidité d’expression du moteur fait, qu’en un rien de temps, vous vous retrouvez dans l’obligation de freiner. Et là…le freinage, mais quel progrès !!! Merci d’avoir enfin compris qu’il était indispensable de pouvoir freiner correctement. La reprise de mon vieux Dyna m’a d’ailleurs fait tout drôle après cet essai J

Une fois la maniabilité, la puissance et le freinage testés, que reste t il ? Et bien plein de petites choses qui font que l’on aime ou pas une machine. La position de conduite avancée par exemple. Personnellement j’en suis un adepte depuis 8 ans alors celle-ci est adaptée à cette moto et oui, mieux vaut ne pas être trop petit au risque de devoir faire comme Michel Sardou et mettre des talonnettes.

Compteur digital
Compteur digital

Le compteur, lui par contre, n’a pas vraiment retenu mon attention. Bien que très lisible, je préfère tout de même les compteurs classiques. L’assise, elle est bonne. Associée au nouveau cadre et à cette suspension centrale, unique sur la gamme, le confort est vraiment présent et je ne sais pas si le 240 y est pour quelque chose, mais j’ai eu le sentiment de pouvoir absorber les défauts de route avec moins de souffrance dorsale. Pour finir sur quelques commentaires tout à fait subjectifs sur l’esthétique, je ne trouve pas l’optique avant très beau même si je ne doute absolument pas de son efficacité, et vu du pilote, ça fait vraiment              « plastoc ».

Par contre la mise en valeur du bloc moteur dans un ensemble chromé est très réussie à mon gout et la ligne d’échappement en 2 tons est assez jolie également. Bien sûr, même si Harley a tout fait pour sortir le meilleur son autorisé selon les normes européennes, ça reste tout de même très aseptisé. Il vous faudra devenir un hors la loi si vous souhaitez retrouver le potatopotato mythique de la marque.

Laurent, essayeur et rédacteur 🙂

A bientôt pour d’autre aventures et n’hésitez pas à partager vos avis, que vous l’ayez vous aussi testée, ou pas.

Merci à Harley-Davidson France pour cet après midi d’essais

Les Vieux pistons redonnais, un sacré spectacle de motos anciennes !

Tous les 1er mai la ville de Bain sur Oust de notre bien aimée Breizh organise un rassemblement des vieilles motos de 1920 à 1930 et surtout des courses de ces merveilles sur un circuit bien protégé. Tout cela grâce à la passion du club des Vieux pistons redonnais (voir leur site).

Vieux pistons redonnais

Les Vieux pistons redonnais

J’ai eu le plaisir de prendre quelques photos du rassemblement de cette année et les courageux ont été récompensés d’avoir bravé la pluie par de belles éclaircies et une chaude ambiance. C’est un plaisir de voir ses passionnés exposer et rouler sur leurs motos dont certaines frôlent désormais le centenaire !

Quand des bielles rencontrent des pistons ça fait du bruit et des odeurs de parc moto qui font vibrer les connaisseurs.

Voici les clichés que vous pourrez compléter par des légendes dans les commentaires car nous ne sommes pas des experts des vieilles machines. Cependant sacré souvenir de voir encore rouler cette fabuleuse Yamaha 350 RDLC dont on garde un souvenir ému d’une roue arrière en sortie de virage… Les magnifiques Honda 750 Four nous renvoient direct à la nostalgie des blousons noirs vers Bonneuil et Créteil dans les années 1970-75 qui passaient à fond dans la grande avenue en bande.

Bravo aux pilotes qui ont accordé leur tenue à l’age de leur vénérable monture malgré un temps capricieux qui pouvait passer du grand soleil à une belle averse digne de la Breizh.

En tout cas on essaiera de revenir l’année prochaine pour des interview de ces passionnés.

Vielles Harley-Davidson

Motos anciennes

La mythique Honda 750 four

La classe des vieux pistons

La Yamaha 350 RDLC, un moteur explosif !

Black & Red le side car d’époque assure le show

@vinceberthelot